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Lisa Azuelos

cinéaste, romancière, actrice, productrice française
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Lisa Azuelos
Description de cette image, également commentée ci-après
Liza Azuelos en janvier 2018 au dîner des révélations des César du cinéma.
Nom de naissance Élise Azuelos
Naissance (52 ans)
Neuilly-sur-Seine, Seine, France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Réalisatrice
Scénariste
Productrice
Films notables LOL
Une rencontre

Lisa Azuelos (ou Lisa Alessandrin), née le à Neuilly-sur-Seine, est une réalisatrice et femme de lettres française.

Sommaire

BiographieModifier

Famille et jeunesseModifier

Lisa Azuelos est la fille de la chanteuse et actrice Marie Laforêt et de Judas Azuelos, homme d'affaires marocain[1]. Son père aurait été très proche de l'homme politique Ben Barka, et son petit frère aurait été appelé Mehdi en son honneur[2]. À douze ans, elle a une demi-sœur, Deborah[2].

Son prénom, Lisa, ayant été refusé par l'administration, ses parents déclarent celui d'Élise[1]. Elle fait par la suite modifier son état-civil pour officialiser son prénom d'usage, Lisa[3].

Ses parents se séparent quand elle a deux ans, et elle reste avec sa mère, dont elle considère n'avoir jamais été proche[1]. Elle est placée avec son frère dans une pension suisse, « Les Sept Nains », à propos de laquelle elle déclare que les enfants y étaient maltraités physiquement et moralement[1]. Les enfants sont ensuite envoyés vivre chez une femme habitant un petit village de la Sarthe[1].

À l'âge de douze ans, elle commence à vivre avec son père, et découvre sa culture séfarade[2].

Après son baccalauréat obtenu à seize ans, Élise Azuelos s'inscrit en sciences de la gestion à l'université Dauphine[1]. Elle devient gestionnaire de portefeuille[2] jusqu'au moment du krach d'octobre 1987 où, voyant la fragilité du monde des affaires, elle décide d'arrêter[1].

Carrière au cinémaModifier

Elle entame ensuite une seconde carrière, entre dans le monde du cinéma et travaille sur des tournages[1] où elle rencontre Luc Besson qui lui achète le scénario d'un film qui ne sera jamais tourné, et qui la conforte dans son choix professionnel. Il lui présente aussi son futur mari, le réalisateur Patrick Alessandrin. Ils ont trois enfants, Carmen, Illan et Thaïs[2]. Ils divorcent néanmoins onze ans plus tard.

En 2006, Élise Azuelos réalise Comme t'y es belle. Elle souhaite y rendre hommage à une communauté, celle des juifs séfarades de Paris, qu'elle connaît bien par ses attaches familiales, ainsi qu'« aux femmes de cette communauté », notamment à sa grand-mère et à ses tantes paternelles pour qui elle avait beaucoup d'affection et dont elle estime qu'elles lui ont beaucoup apporté[2].

Elle a choisi le prénom de son arrière-grand-mère, Bethsabée, pour appeler sa société de production, Bethsabée Mucho[2]. Le nom de la société fait également écho à un titre d'une chanson de la chanteuse Dalida .

En 2009, elle remporte un important succès commercial avec LOL, un film sur les relations mère-fille interprété par Sophie Marceau et Christa Theret, qui attire plus de trois millions de spectateurs dans les salles françaises.

En 2012, Nadia Farès et Orlando lui proposent de réaliser le biopic prévu sur la vie de la chanteuse Dalida, mais elle y renonce suite à un désaccord avec Nadia Farès. Orlando rappelle finalement Lisa deux ans plus tard pour reprendre le projet. Elle déclare aimer les films de Maurice Pialat et Raymond Depardon et vouloir passer à une esthétique différente après Une rencontre[1].

En 2015 elle tourne le court-métrage Noctambule, dont le rôle principal est attribué à Jean-Baptiste Maunier. Elle annonce également reprendre le projet laissé à l'abandon du biopic de Dalida et offre à une Sveva Alviti, une mannequin sans expérience qui rêvait de devenir actrice, son premier grand rôle au cinéma ; le film sort en 2017 et est présenté l'année suivante à la 43e cérémonie des César, où Sveva Alviti est nommée dans la catégorie meilleur espoir féminin. Le film ne remporte aucun prix mais la prestation de la jeune Italienne est saluée par le public et lui permet d'être découverte par le milieu du cinéma français.

La même année, elle co-réalise avec Thierry Teston le clip Immobile pour promouvoir le second album de Louane. Au cours de l'année 2018, elle annonce être en préparation de son sixième film, Mon bébé. Le film traite des relations mère/fille, un sujet déjà abordé par la réalisatrice dans LOL en 2008. L'un des rôles titres est attribué à Sandrine Kiberlain ; le film est prévu pour début 2019. En 2018, elle co-produit le premier film de sa fille Carmen, intitulé Interrail.

Engagements sociaux et humanitaires (depuis 2014)Modifier

Lisa Azuelos est une fervente défenseure des droits des femmes, et s'est mobilisée de nombreuses fois en faveur de ceux-ci. En 2014, elle dénonce le mariage forcé dans le court-métrage : 14 millions de cris porté notamment par Julie Gayet . En 2015, elle invente un nouveau mot pour désigner les agissements contre les femmes : la gynophobie, dans un livre intitulé Ensemble contre la Gynophobie, édité par Éditions Stock, qui regroupe plusieurs témoignages de femmes violentées. Elle dénonce également le harcèlement sexuel, notamment dans le contexte de l'affaire Harvey Weinstein. Elle participe à la marche des femmes lors du Festival de Cannes de 2018 avec notamment son amie, l'actrice Sveva Alviti.

Le 6 mars 2018, elle fait partie du jury du concours d'éloquence #BalanceTonSpeech, organisé par Women Safe et Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, en soutien aux femmes victimes de violences[4].

FilmographieModifier

RéalisatriceModifier

Longs métragesModifier

Courts métragesModifier

ScénaristeModifier

ActriceModifier

ProductriceModifier

Œuvre écriteModifier

  • Lisa Azuelos, La guerre de toi n'aura pas lieu, Paris, éd. Intervista, , 255 p., 22 cm (ISBN 2-910753-12-3, notice BnF no FRBNF38860172)
    Le titre de ce livre est la reprise de la phrase « La guerre de toi n'aura pas lieu », figurant dans le refrain de la chanson La Guerre de toi, écrite par Guy Carlier, composée et interprétée par Phil Barney dans son album Partager tout (1995), expression elle-même dérivée du titre de la pièce de Giraudoux "La Guerre de Troie n'aura pas lieu".
  • Lisa Azuelos, Manuel à l’usage des filles qui auraient dû dire non, Boulogne-Billancourt, éd. Pictorus, coll. « Réflexions », , 169 p., 19 cm (ISBN 2-9518463-7-1, notice BnF no FRBNF39210882)
  • Lisa Azuelos, Le Bras blanc : roman, Paris, éd. J.-C. Lattès, , 157 p., 21 cm (ISBN 2-7096-2716-7, notice BnF no FRBNF39966099)
  • Lisa Azuelos, Éloge du silence pendant l'amour : roman, Paris, éd. Plon, , 151 p., 20 cm (ISBN 978-2-259-20781-2, notice BnF no FRBNF4118972)
  • Lisa Azuelos, Mon journal intime, Paris, éd. J.-C. Lattès, , 141 p., 20 cm (ISBN 978-2-7096-3318-5, notice BnF no FRBNF41428215)
    Le sous-titre « roman » ne figure pas dans la notice bibliographique de cette édition originale. Le texte est censé être celui du journal intime du personnage de Lola, co-héroïne du film LOL, co-écrit et réalisé par Lisa Azuelos et sorti sur les écrans deux semaines avant la publication du livre.
  • Lisa Azuelos, Laissez-moi danser : roman, Paris, Stock, , 200 p., 22 cm (ISBN 978-2-234-08252-6)

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Anne Diatkine, « lisa azuelos. la fille aux œufs d’or », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g Laurence Durieu, « Lisa Azuelos », VSD,‎ (lire en ligne)
  3. « Lisa Azuelos : « Le mariage est un contrat type qui ne devrait pas l’être », émission Tout et son contraire. », sur franceinfo.fr, (consulté le 15 septembre 2014)
  4. « #BalanceTonSpeech: un concours d'éloquence sur les violences faites aux femmes », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « Ti Amo (2002) », sur www.unifrance.org (consulté le 7 février 2017)