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Eurydice (sous-marin)

sous-marin français

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L’Eurydice est un sous-marin français de type classe Daphné (800 tonnes, dit « à hautes performances »). Il a coulé au large de Saint-Tropez le .

L’EurydiceModifier

L’Eurydice, numéro de coque S644, numéro de projet Q245, fait partie de la classe de sous-marins français Daphné, 11 sous-marins construits pendant les années 1950 et années 1960 pour la Marine nationale. Mis sur cale en à Cherbourg, il est baptisé le et mis à flot le . Entré en service actif le , il est affecté à la première escadrille des sous-marins.

Le , l’Eurydice sombre corps et biens au large du cap Camarat en faisant 57 disparus. Le naufrage est dû à l'implosion du bâtiment[1] vers 600 mètres de profondeur. Comme pour la Minerve en 1968, le sismographe de Nice a enregistré l'implosion qui a été ressentie jusqu'à Toulon à environ 60 km de distance.

L'épave de l’Eurydice est repérée ( Latitude : 43.16 N, Longitude : 6.80 E ) et photographiée le par 750 mètres de fond grâce au Mizar, un engin spécialisé de la marine américaine[2].

La cause exacte du naufrage n'est pas clairement établie. Deux hypothèses ont été émises :

  • La plus probable est une collision à très faible profondeur avec un cargo tunisien, le Tabarka, sur la coque duquel des traces de rayures récentes furent repérées.
  • À la suite de la reprise des recherches pour retrouver la Minerve, dont le naufrage pourrait être dû à une défaillance du gouvernail de plongée, on envisage la même cause pour expliquer le naufrage de l'Eurydice.

ChiffresModifier

  • Déplacement : 869 t en surface, 1 043 t en plongée
  • Dimensions (m) : 57,75 × 6,74 × 5,25
  • Vitesse : 16 nœuds en plongée
  • Équipage : 6 officiers, 44 hommes d'équipage
  • Armement : 12 tubes lance-torpilles
  • Propulsion : 2 groupes électrogènes, 2 moteurs électriques de propulsion, 2 hélices
  • Immersion : 300 m
  • Autonomie : 30 jours

L'équipageModifier

OfficiersModifier

  • Commandant : lieutenant de vaisseau Bernard de Truchis de Lays
  • Commandants en second : lieutenant de vaisseau Jacques Petit, lieutenant de vaisseau Alain Lagadec
  • Enseignes de vaisseau Alain Briand, Marc Robert, Bernard Georges des Aulnois
  • Lieutenant-mécanicien Khatak, officier pakistanais

Officiers-mariniersModifier

  • Premiers maîtres mécaniciens : Le Paih Gerard, Cedrini Georges.
  • Maître électricien : Yves Daniel
  • Maître détecteur ASM : René Ruel
  • Maître missilier : Serge Piegay
  • Maître détecteur : Alain Guiguen
  • Maîtres mécaniciens : Gérard Lannuzel, Bernard Denommey, Denis Pluchon, Marceau Viennot,
  • Seconds maîtres électriciens : Jean-Claude Popieul, Noël Devainon
  • Seconds maîtres détecteur ASM : Alain Duchanois, Michel Rozanes
  • Second maître radio : Gilles Merle
  • Second maître missilier : Yves Labreuille
  • Seconds maîtres : Yves Castaing, Noël Joson, Jean-Claude Julien

ÉquipageModifier

  • Quartiers-maîtres électriciens : Yvon Guis, Robert Bauer, Alain Capua, Daniel Szalkowski, Jean-Claude Tolza, Didier Franzina, Roger Biondo
  • Quartier-maître détecteur : Francois Furgaux
  • Quartiers-maîtres missiliers : Jean-Pierre Godefroy, Philippe Béranger, Victor Demisson, Jean-Claude Marchal, Rigaud Bourcheix
  • Quartiers-maîtres radio : Jean-Louis Lemarquer, Jean-Marc Philip
  • Quartier-maître détecteur : Patrick Simiand
  • Quartier-maître infirmier : François Borca
  • Quartier-maître commis : Roland Dufour
  • Quartiers-maîtres mécaniciens : René Sala, Daniel Couturier, Dominique Plouvin, Jean-Louis Pidal, Pierre Romane, Michel Gorin, Jean-Luc Gautreau, Alain Moulinas, Gilles Robert
  • Quartier-maître cuisinier : Robert Lebacle
  • Quartiers-maîtres : Alain Malinowski, Guanel Marcel
  • Quartier-maître DASM : Gérard Jeunesse

Sources et bibliographieModifier

Voir aussiModifier