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La Garde-Freinet

commune française du département du Var
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lagarde et Freinet.

La Garde-Freinet
La Garde-Freinet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Le Luc
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Jean-Jacques Courchet
2014-2020
Code postal 83680
Code commune 83063
Démographie
Population
municipale
1 882 hab. (2016 en augmentation de 6,87 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 03″ nord, 6° 28′ 12″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 674 m
Superficie 76,64 km2
Localisation

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La Garde-Freinet

La Garde-Freinet est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La Garde-Freinet est l'une des douze communes composant la communauté de communes du golfe de Saint-Tropez.

Communes limitrophes :

  • Vidauban au nord
  • Plan de la Tour à l'est
  • Grimaud au sud
  • Collobrières au sud-ouest
  • Les Mayons et Le Cannet-des-Maures à l'ouest.

Géologie et reliefModifier

Installée sur les reliefs du massif des Maures, la position de sentinelle du village au sommet du col lui valut l’appellation de « garde » d’où le nom de La Garde-Freinet[1].

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

Départementale 558 Le Cannet-des-Maures - Grimaud.

Transports en communModifier

La Garde-Freinet est desservie par le réseau Varlib.

Lignes SNCFModifier

Les gares les plus proches sont : la gare des Arcs - Draguignan, la gare de Saint-Raphaël-Valescure et la gare d'Hyères.

Transports aériensModifier

Les aéroports les plus proches sont :

ClimatModifier

Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Csb[2].

Article détaillé : Climat du Var.

SismicitéModifier

La commune est classée en zone de sismicité faible[3].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • vallons des Bertrands, de Belleïman, de Sartouresse, de Vanadal, de Basset, du Débat, des Migraniers, du Cros d'Aillé, de Réoulet, de la Tourre, de Val Daubert,
  • ruisseaux de Fenouils, des Mourgues, de Règue Courte, de la Berthe, de Langastoua, de Val de Gilly, de Gagnal, de Brugassier, de Pignegut, du Pas de Sept Hommes,
  • val d'Arnaud.

ToponymieModifier

La Garde-Freinet s'écrit La Gàrdi provençal classique ou La Gàrdi (mais aussi La Gardo-Freinet) selon la norme mistralienne[5]. La prononciation est la même puisque le -a final du féminin est muet après un -i dans les dialectes maritimes et rhodaniens, raison pour laquelle Joseph Roumanille n'a pas voulu réintégrer cette lettre dans son écriture phonétique.

Freinet, du latin fraxinetum, « bois de frêne ».

HéraldiqueModifier

 
D'or, à un frêne arraché de sinople[6].

L'armorial[7] et le blason de La Garde-Freinet[8].

HistoireModifier

 
Fort Freinet et la Croix des Maures.

IXe siècle : traditionnellement, on localise le lieu d'implantation des Sarrasins en Provence occidentale dans les années 890 à la Garde-Freinet. Ce lieu est aussi évoqué sous d'autres patronymes dont celui de Fraxinet[9] ou Fraxinetum. Les Sarrasins lui donne le nom Jabal al-Qilal, « montagne des jarres », car ils y auraient trouvé les restes d’une industrie gallo-romaine[10].

L'histoire rapporte que c'est le comte de Provence Guillaume Ier dit le Libérateur qui chasse les Sarrasins en 973 après sa victoire à la bataille de Tourtour après 80 années de présence Omeyyade au sud de l'actuelle France.

Philippe Sénac[11], en s’appuyant sur les sources arabes et les données de l’archéologie[12], montre combien le Fraxinet, ne constituait pas un simple repaire de brigands mais un emplacement stratégique pour les musulmans qui semblaient vouloir « entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale ». Toujours selon Philippe Sénac il n'est pas « du tout exclu que le Fraxinet ait été le théâtre d'une symbiose communautaire, ce qui tendrait à expliquer sa longévité »[13].

XIIe siècle : à 450 m d'altitude, on découvre le Fort Freinet (XIIe au XVIe siècle) et les vestiges d'un ancien village fortifié du Moyen Âge, constitué d'une trentaine d'habitations taillées dans la roche. Ils dominent le massif forestier des Maures sur la voie reliant la vallée de l'Argens et le golfe de Saint-Tropez. Ce fort stratégique, classé monument historique, servait à contrôler le passage entre la vallée du Vidauban et le Golfe de Grimaud. Une grande fosse servait de réservoir d'eau. Il s'étend sur 120 m2 et est composé de cinq vastes pièces. La rue principale le sépare du reste du village constitué des maisons troglodytes.

XIIIe siècle : les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : « La Garde du Freinet ». Un Rostagni (?-v.1341) était connu pour être seigneur de Châteaudouble (1324) et de La Garde-Freinet (1327)[14]. Il reçut donation de l'albergue de ces deux villages[15].

XIXe siècle : l'industrie du bouchon se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. À cette époque, la production de marrons et de magnan (ver à soie) est également bien développée.

En 1900, l'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m), restaurée en 1978. Le Christ pesait 175 kg.

Politique et administrationModifier

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 André Werpin    
mars 2008 octobre 2009 Jean-Claude Deletang   démission
novembre 2009 en cours Jean-Jacques Courchet    

Budget et fiscalité 2016Modifier

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 683 000 , soit 1 439  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 121 000 , soit 1 137  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 855 000 , soit 458  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 880 000 , soit 472  par habitant.
  • endettement : 707 000 , soit 379  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,05 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 67,47 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,33 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 23,83 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 732 [17].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Frédéric Mistral a confirmé que le nom du village était "La Gardi",vocable relevé dans un document datant de 1143.

Les habitants se nomment :

  1. appellation usuelle : d’après Frédéric Mistral les habitants se nomment les Gardois et les Gardoises ou Gardiòu et Gardiolo en provençal. Il confirme qu'en dialecte provençal varois, ils s'appelaient Garduou et Garduelo.
  2. L'appellation Fraxinois ou Fraxinetains n'est absolument pas fondée historiquement.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2016, la commune comptait 1 882 habitants[Note 1], en augmentation de 6,87 % par rapport à 2011 (Var : +4,25 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5051 8411 7971 9692 1122 3482 3862 4332 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5892 5952 6492 6872 6512 5152 3312 0921 872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5691 7811 7701 4351 1901 2041 1321 0151 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1341 3321 2411 4021 4651 6191 7341 7461 878
2016 - - - - - - - -
1 882--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune est située dans l'académie de Nice

  • École maternelle et élémentaire[22].

Les établissements scolaires les plus proches[23] :

  • Collèges à Cogolin,
  • Lycées à Gassin, Les Arcs, Le Muy, Lorgues.

SantéModifier

Professionnels de santé sur la commune[24] : Médecin, pharmacie, dentiste, kinésithérapeute, cabinet d'infirmiers.

CultesModifier

Culte catholique, paroisse La Garde Freinet[25], secteur : Saint Tropez. Diocèse Fréjus-Toulon[26],[27]

LoisirsModifier

 
Réservoir d'eau de Fort Freinet taillé dans la roche.

De nombreuses promenades sont proposées :

  • La croix des Maures : balade de 40 min à travers un sentier botanique avant d'arriver à la croix. On a une vue superbe du village, des Alpes du Sud, du massif des Maures, du rocher de Roquebrune-sur-Argens, du golfe de Saint-Tropez et parfois de la montagne Sainte-Victoire ;
  • Visite guidée du fort et de son histoire pendant 45 min ;
  • Le chemin des crêtes : balade d'1 h 15 en passant par la croix et le fort.

La commune dispose d’un panorama sur le massif des Maures et jusqu'à la Méditerranée, avec forêts de chênes-lièges et de châtaigniers. Dans les campagnes, poussent une végétation de maquis, adaptée au climat de la Provence (ciste de Montpellier, lavande, immortelles, genêts épineux...).

Il y a également plusieurs fêtes tout au long de l'année : foire aux santons avant Noël, fête de la transhumance au printemps, foires de la châtaigne en octobre.

ÉvénementsModifier

Le , La Garde-Freinet est endeuillée par la mort de trois sapeurs-pompiers du centre de secours principal de La Seyne-sur-Mer, sur la D 14 commune de la Môle, lors d'un feu de forêt provenant de La Garde-Freinet[28].

Le 15 août 2006, La Garde-Freinet est de nouveau endeuillée par un accident de camion de pompiers sur la D 558, avec la mort de trois pompiers du centre de secours de Puget-Ville.

Le 12 août 2014, François Hollande y fêta son soixantième anniversaire dans la résidence secondaire de la belle-sœur de Jean Pierre Jouyet, secrétaire général de la Présidence de la République.

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

TourismeModifier

La commune dispose de 3 hôtels, d'un camping et de chambres d'hôtes[29].

CommercesModifier

La commune dispose de 15 restaurants et 3 cafés[30].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La chapelle Saint-Jean, face à la mairie a été achetée par la commune afin de proposer un centre culturel rayonnant sur toute la région. L'office de tourisme s'est implanté dans le bâtiment.
  • La cloche de 1680 de la chapelle Notre-Dame de la Moure (de-Bonne-Garde)[31]
  • La ville possède bien sûr une église avec une cloche de 1698, typique de la région[32] et un autel en marbre.
  • Une vieille fontaine se trouve non loin d'un lavoir, entre la place du marché et l'église.
  • Le monument aux morts[33],[34].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Henri Andréani, acteur et réalisateur.
  • Anna Karina, actrice, a vécu dans ce village.
  • Serge Rezvani, peintre et écrivain, a vécu dans ce village.
  • Jan Vakowskaï, artiste peintre, a vécu dans ce village.
  • Jeanne Moreau, actrice, a vécu à Préverger et a participé au tournage du film « Lumière ».
  • André Pousse, acteur, y a vécu et y a été incinéré.
  • Xavier Bohl, architecte, y vit.
  • Henri Fille-Lambie, alias Jacques Morlane ou Morlanne , résistant , colonel et fondateur du service Action.
  • François-Régis Bastide , écrivain et ambassadeur.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Rapport de présentation du plan local d'urbanisme : Chapitre 4 : État Initial de l’Environnement, p. 92 à 155
  2. Diagramme climatique
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Gardo-Freinet, Lou Tresor dou Felibrige, Frédéric Mistral, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=gardi
  6. Canton de Grimaud : La Garde-Freinet, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  7. La Garde-Freinet - La Gardo-Freinet
  8. Blason de La Garde-Freinet
  9. Note sur le Fraxinet des Maures, Annales du Sud-Est varois, tome XV, 1990, p. 19-23.
  10. « Des Maures et des Sarrasins en France »,
  11. Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen Âge à nos jours, sous la direction de Mohammed Arkoun, préface de Jacques Le Goff, A. Michel, 2006, (ISBN 2-226-17503-2), p. 40
  12. Islam et chrétiens du Midi (XIIe au XIVe siècles), Colloque de Fanjeaux (18 ; 1982) / Éd. Privat / 1983 / (ISBN 2-7089-3417-1)
  13. Philippe Sénac, Provence et piraterie sarrasine, Maisonneuve et Larose, 1982, p. 70
  14. AD du 13, série B1519f162 et B1835f200
  15. AD du 13, série B1519f162
  16. Les comptes de la commune
  17. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. École maternelle et élémentaire
  23. Les établissements scolaires les plus proches
  24. Professionnels de santé
  25. Paroisse Saint-Clément de La Garde-Freinet
  26. La Garde-Freinet
  27. Chapelle de la Moure
  28. La cérémonie officielle à la mémoire de ces pompiers.
  29. Accueil touristique
  30. Restauration
  31. Notice no PA00107323, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Notre-Dame de la Moure (de-Bonne-Garde)
  32. Notice no PM83000324, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église Saint-Clément
  33. Monument aux morts de La Garde-Freinet
  34. Monument aux morts, Mémoires de guerres du Var
  35. « bourg castral de la Garde-Freinet », notice no IA83001287, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « bourg castral de la Mourre », notice no IA83001171, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « bourg castral de Miraval », notice no IA83001170, base Mérimée, ministère français de la Culture