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Jane Birkin

actrice et chanteuse britannique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Birkin (homonymie).
Jane Birkin
Description de cette image, également commentée ci-après
Jane Birkin en 1985.
Nom de naissance Jane Mallory Birkin
Naissance (72 ans)
Londres (Angleterre)
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Drapeau de la France Française
Profession chanteuse, actrice
Films notables Blow-Up
La Piscine
Slogan
Don Juan 73
La Course à l'échalote
Je t'aime moi non plus
La Fille prodigue
Site internet janebirkin.fr

Jane Birkin, née le dans le quartier de Marylebone à Londres, est une actrice et chanteuse britannique francophone, installée en France depuis la fin des années 1960 puis naturalisée française[1].

Après des débuts cinématographiques en Angleterre notamment dans le film Blow Up, elle entame une carrière en France où elle rencontre son futur mentor, compositeur de chansons et partenaire, Serge Gainsbourg. L'une de ses premières collaborations avec Gainsbourg, le 45 tours Je t'aime… moi non plus, devient un succès international et atteint la première place au Royaume-Uni.

Dans les années 1970, elle devient une actrice reconnue par le grand public en jouant dans des comédies de Claude Zidi puis de Michel Audiard. Elle apparaît alors dans plusieurs films de publicité.

À la fin des années 1980, Birkin donne une série de concerts pour la première fois à Paris, en interprétant le répertoire que Gainsbourg lui a écrit. Elle continue depuis à se produire régulièrement sur scène.

BiographieModifier

Jane Birkin est la fille de David Birkin (1914-1991), commandant dans la Royal Navy, et de l'actrice Judy Campbell (1916-2004), muse de Noël Coward, le célèbre dramaturge britannique. Elle a une sœur cadette, Linda, et un frère aîné, Andrew Birkin, acteur et réalisateur, qui a joué avec Jane dans le film La Pirate et a dirigé Charlotte Gainsbourg (la fille qu'elle a eue avec Serge Gainsbourg) dans le film The Cement Garden (en). Le poète et musicien Anno Birkin (en) (mort en 2001) et l'acteur David Tristan Birkin (en) sont ses neveux[réf. nécessaire].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père a aidé la Résistance française en convoyant de nuit, entre l'Angleterre et la Bretagne[2],[3], des combattants de la France libre. Il aurait, entre autres, sauvé François Mitterrand, d'après l'ouvrage de Gabrielle Crawford publié en 2004.

Toujours selon Gabrielle Crawford, Jane Birkin est la descendante de Charles II roi d'Angleterre et d'Écosse, la petite-nièce de Freda Dudley Ward, maîtresse d'Édouard VIII roi de Grande-Bretagne, alors prince de Galles, dont la fille épousera le réalisateur Carol Reed, et elle est la cousine du mathématicien et philosophe Bertrand Russell par sa grand-mère paternelle.

Dans Jane B. par Agnès V., Jane Birkin raconte que, quand elle était enfant à l'internat, sur l'île de Wight, elle était appelée par son numéro de chambre : « Ninety-Nine » (soit 99). L'actrice préférée de Jane Birkin est probablement Marilyn Monroe (à qui Gainsbourg a consacré la chanson Norma Jean Baker sur l'album Baby alone in Babylone), comme elle l'explique dans le film d'Agnès Varda.

En 1964, elle débute au cinéma en Angleterre dans le film de Richard Lester, Le Knack... et comment l'avoir, film emblématique du Swinging London, avec d'autres débutantes, futures actrices de premier plan, Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling. Le film est un succès et Jane Birkin enchaîne, sous la direction de Michelangelo Antonioni, avec le film Blow-Up de Michelangelo Antonioni, lequel, présenté au Festival du film de Cannes, remporte la Palme d'or. Alors âgée de dix-neuf ans, elle pose pour l'objectif de Jeanloup Sieff pour Harper's Bazaar[4].

Elle épouse le compositeur anglais John Barry[5], auteur de la musique de plusieurs films de la série James Bond, du thème de The Knack ou de la série télévisée Amicalement vôtre, dont elle a une fille, Kate Barry[6], en 1967, et dont elle divorce peu après.

Elle décide alors d'aller en France pour tenter sa chance comme actrice. Engagée après des essais désastreux (elle aurait fini en pleurs) pour le film Slogan de Pierre Grimblat, elle rencontre sur le tournage Serge Gainsbourg, auteur-compositeur-interprète renommé, qui y participe occasionnellement en tant qu'acteur (c'est un de ses premiers rôles importants), en plus d'être l'auteur de la bande originale[7]. Elle devient alors la compagne de Serge Gainsbourg[8] ; ils forment pendant dix ans un couple très médiatisé, et ont une fille, Charlotte Gainsbourg, en 1971.

Elle s'accorde une pause dans sa carrière de 1971 à 1972, à la suite de la naissance de Charlotte. Elle joue un rôle d'amante de Brigitte Bardot dans Don Juan ou si Don Juan était une femme de Roger Vadim, en 1973. En 1975, elle tient un des rôles principaux du premier film que Serge réalise, Je t'aime moi non plus, dont le scénario, évoquant l’ambiguïté sexuelle et la sodomie, attire l'attention et suscite le scandale. Pour sa performance, elle est nommée au César de la meilleure actrice.

Menant en parallèle, entre 1975 et 1985, plusieurs incursions dans la comédie populaire, comme dans La moutarde me monte au nez, au côté de Pierre Richard, ou encore dans Catherine et compagnie, avec Patrick Dewaere, Birkin parvient à convaincre à la fois la critique et le grand public.

En septembre 1980 elle quitte Serge Gainsbourg. Plusieurs raisons sont avancées : l'alcool, le mode de vie et même des coups qu'elle a reçus de l'aveu même de Serge Gainsbourg (aveu qu'il fait à sa première femme).[réf. nécessaire] Après cette rupture, elle est, de 1980 à 1992, la compagne du réalisateur Jacques Doillon, avec lequel elle a une fille, Lou Doillon. On lui connaît ensuite une relation avec l'auteur Olivier Rolin.[Quand ?]

En , Jane Birkin perd, à quelques jours d'intervalle, Serge Gainsbourg (mort le 2 mars)[9] et son père David Birkin[10] (mort le 7 mars à 77 ans, le jour des obsèques de Serge).

Jane Birkin s'investit par la suite dans des actions humanitaires : porte-parole pour Amnesty International ; marraine du Téléthon en 2001 ; trois participations au Concert des Enfoirés (en 1994, Les Enfoirés au Grand Rex, en 1996, La soirée des Enfoirés, et en 1997, Le Zénith des Enfoirés).

CarrièreModifier

MusiqueModifier

Serge Gainsbourg a été son pygmalion dans le domaine musical, la propulsant au sommet des hit-parades internationaux en 1969 avec le sulfureux duo Je t'aime… moi non plus, initialement écrit pour et enregistré avec Brigitte Bardot. La chanson est jugée obscène par le journal du Vatican, l'Osservatore Romano. Ce succès de scandale marque les esprits (voir la reprise par Bourvil et Jacqueline Maillan) et connait un retentissement durable. (En 2000 une édition collector vinyle du titre Je t'aime… moi non plus remixé par Eiffel 65 voit le jour.) Un album intitulé Serge Gainsbourg – Jane Birkin suit en 1969. La voix enfantine et frêle de la chanteuse, parfois proche d'un simple souffle, son accent anglais prononcé, la rendent immédiatement reconnaissable. C'est le départ d'une longue collaboration qui aboutira à une œuvre à peu près unique dans la chanson française.[En quoi ?] Plusieurs albums de Jane Birkin, composés par Serge Gainsbourg ou constitués de reprises de ses chansons, ont été certifiés Disque d'or, dont Baby Alone in Babylone (1983) et Arabesque (2002). Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio (sept de 1969 à 1990) et les prestations télévisées, notamment dans les shows de Maritie et Gilbert Carpentier. Ce n'est qu'en , à quarante ans, qu'elle fait ses débuts sur scène au Bataclan.

À la mort de Serge Gainsbourg, après une nouvelle série de concerts au Casino de Paris, Jane Birkin enregistre deux albums où elle reprend ses chansons (celles qu'il lui a écrites pour elle, ou pour d'autres : Versions Jane (1996, album studio) et Arabesque (2002, album live) ; sur le premier interviennent des pointures comme Jean-Claude Vannier (qui a déjà collaboré avec Serge Gainsbourg, notamment sur Histoire de Melody Nelson) et Goran Bregović. Elle devient ainsi l'ambassadrice de l'œuvre de Gainsbourg et donne des concerts à travers le monde, de Tokyo à New York en passant par Israël. La série de concerts d’Arabesque rencontre un succès certain et propose une version orientalisée de sa musique.

Birkin tente aussi l'aventure hors de l'univers de Gainsbourg, convoquant de nombreux compositeurs pour trois albums à succès : À la légère (1999), auquel collaborent Miossec, Gérard Manset et MC Solaar ; l'album de duos Rendez-vous (2004) avec des reprises de Brigitte Fontaine, Michel Delpech, Paolo Conte (en duo avec ce dernier) ; puis Fictions (2006), où se côtoient les univers de The Divine Comedy, Neil Young, Kate Bush ou encore Hervé Guibert sur une musique de Maurice Ravel. Son statut d'icône internationale lui permet de collaborer avec des musiciens étrangers talentueux et variés tels que Brian Molko (du groupe britannique Placebo), Rufus Wainwright, Beth Gibbons (de Portishead), ou encore Caetano Veloso. Elle est également servie par des textes de musiciens français tels que Dominique A, Étienne Daho, Cali, Arthur H, Zazie, ou Alain Souchon (avec qui elle avait fait un duo pour le film Comédie de Jacques Doillon).

En , Birkin publie le premier album dont elle a écrit tous les textes, Enfants d'hiver. Certains textes ont été écrits sept ans auparavant, avant la tournée Arabesque ; D'autres ont été écrits pendant le tournage de son film Boxes ; et d'autres encore deux mois plus tôt. Le disque a une tonalité autobiographique. Jane a commencé à écrire à l'âge de douze ans, en rédigeant son carnet intime à l'internat. Elle aura ainsi mis 40 ans à sortir tout un album constitué de ses propres textes[11],[12].

En 2009, elle enregistre une relecture des Dessous chics en duo avec Étienne Daho, extraite de l'album Daho Pleyel Paris. En 2010, elle interprète Roissy en duo avec Florent Marchet sur le dernier album de celui-ci Courchevel. En 2011, elle participe au sein du Collectif Paris Africa à la chanson Des ricochets.

 
« Gainsbourg Symphonique » avec Nobuyuki Nakajima et l'Orchestre symphonique de Bretagne à Brest en 2017.

En juin 2012, Jane Birkin, qui devait donner onze concerts au mois de juillet en France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne et Suisse — où elle devait participer au festival de Montreux —, annule sa tournée en raison d’une péricardite aiguë suivie de récidives multiples[13]. Le 11 septembre 2012, son manager, Olivier Gluzman, annonce que la tournée nationale et internationale, passant par Bruxelles, Londres mais aussi Toulouse, Bordeaux, Monaco, Lille ou Strasbourg, avec pas moins de vingt-trois dates, est reportée à 2013 : « L’artiste n’a pas retrouvé l’énergie nécessaire à une série importante de spectacles. […] Elle doit continuer à se reposer, à reprendre des forces jusqu’à la fin de l’année[14]. »

En 2016, elle entreprend une tournée mondiale intitulée Gainsbourg symphonique ; une captation enregistrée avec l'orchestre de Varsovie paraît début 2017[15].

CinémaModifier

 
Jane Birkin dans Les Diablesses, d’Antonio Margheriti (1973).

Après ses débuts en Grande-Bretagne avec Richard Lester et Michelangelo Antonioni qui la lient déjà à un cinéma comique et/ou provocateur, en 1967 Birkin tourne en France dans Slogan, qui marque sa rencontre avec Serge Gainsbourg, et on la remarque dès l'année suivante dans La Piscine de Jacques Deray, huis clos avec Romy Schneider, Alain Delon et Maurice Ronet. Elle devient une vedette populaire en France, souvent employée pour des comédies où elle joue des rôles de « ravissante idiote » (ses duos avec Pierre Richard se concluent par de nombreux succès au box-office). Dans Don Juan 73 de Roger Vadim, elle joue avec Brigitte Bardot une scène homosexuelle, chose osée pour l'époque. Elle tourne plusieurs films avec Serge Gainsbourg dont Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun, sorti en 1975. Après Sex Power et Cannabis, elle travaille avec Claude Zidi, Michel Audiard, Pierre Granier-Deferre, Bernadette Lafont, Isabelle Huppert, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, mais aussi Christopher Lee et Bette Davis. Il y aura encore plus tard Patrice Leconte et Michel Blanc, Gérard Jugnot, Jean-Pierre Mocky ainsi que Paul Morrissey, cinéaste associé à Andy Warhol et à l'acteur Joe Dallesandro, déjà partenaire de Birkin dans Je t'aime moi non plus mis en scène par Serge Gainsbourg 1976.

Dans les années 1980, sa carrière prend un tournant vers le cinéma d'auteur (même s'il y a déjà eu Le Mouton enragé de Michel Deville), à partir de sa rencontre avec Jacques Doillon et du film La fille prodigue. Si le film ne marche pas (il sort pendant l’élection présidentielle), il prouve que Birkin est capable de jouer dans les deux registres. Elle commente cette évolution un quart de siècle plus tard (mars 2006) : « C’était la première fois qu’une personne tournant des films dits intellectuels pensait à moi. Jacques Doillon était un réalisateur de films qui n’était pas intéressé à me voir sans mes vêtements. Il m’a dit : « Je vous veux boutonnée jusqu’au cou, je veux savoir ce qui se passe dans votre tête et je veux que vous fassiez une crise de nerfs ». J’ai donc fait La fille prodigue et dès lors j’ai été considérée comme une actrice sérieuse en France, et des réalisateurs comme Jacques Rivette, Agnès Varda ou Jean-Luc Godard m’ont sollicitée, alors qu’avant j’étais une vedette populaire, mais avec rien dans la tête »[16]. Devenue francophone, elle intervient elle-même pour le doublage en français de plusieurs de ses films internationaux parmi lesquels Mort sur le Nil et Meurtre au soleil, deux aventures d'Hercule Poirot[17].

 
Jane Birkin au Festival de Cannes 2001.

Dans Jane B. par Agnès V., Varda demande à Birkin de fixer son regard sur l'objectif de la caméra, ce que celle-ci a du mal à faire. Varda ne tarde pas à comprendre que finalement, dans le film, elle se dévoile autant (si ce n'est plus) que Birkin. Jane Birkin dit d'ailleurs cette phrase « Même si on déballe tout, finalement on ne dévoile pas grand-chose », qui explique l'essence même du film et son échec dans la compréhension de Birkin par Varda, ce qui n'est finalement pas l'enjeu principal.

Cette remise en question lui vaut de tourner avec certains des plus grands cinéastes contemporains : hormis ceux déjà cités, il convient de mentionner James Ivory, Alain Resnais, ou encore Bertrand Tavernier pour Daddy nostalgie où elle interprète la fille de Dirk Bogarde. Régis Wargnier et Marion Hänsel lui offrent également des rôles marquants dans La femme de ma vie et Dust, ce dernier étant un psychodrame à huis clos avec Trevor Howard dans le rôle de son père.

Presque totalement absente au cinéma dans les années 1990 (consacrées à la chanson, et marquées par le deuil suite à la perte successive de Serge Gainsbourg et de son père), elle y revient au début des années 2000 auréolée d'un statut d'icône, jouant dans des films tels que Merci docteur Rey d'Andrew Litvack ou encore Mariées mais pas trop de Catherine Corsini (les deux cinéastes lui font des hommages appuyés dans ces films), ainsi que des téléfilms comme Hiver rouge de Xavier Durringer (2012).

Lors du tournage de Jane B. par Agnès V., Agnès Varda la pousse à concrétiser ses projets d'auteur (scénariste-réalisatrice). C'est ainsi qu'elle écrira le scénario de Kung-Fu Master connu aussi sous le titre Le petit amour (également réalisé par Varda, juste après leur première collaboration) et qu'elle réalisera, pour la télévision, la pièce Oh ! pardon tu dormais avec Christine Boisson et Pierre Arditi.

En 2006 Birkin a tourné son premier long métrage de cinéma en tant que réalisatrice, Boxes (qui réunit Geraldine Chaplin, Natacha Régnier, et sa fille Lou Doillon). Le film est sorti en salles en .

Dans Gainsbourg, vie héroïque (2010) de Joann Sfar, son rôle est interprété par Lucy Gordon.

ThéâtreModifier

En 1985 Jane Birkin débute sur scène dans une pièce de Marivaux, dirigée par Patrice Chéreau, face à Michel Piccoli et Didier Sandre. Elle crée trois ans plus tard au Théâtre du Splendid Saint-Martin L'ex femme de ma vie de Josiane Balasko face à Thierry Lhermitte. Elle interprète ensuite Quelque part dans cette vie de l'américain Israël Horovitz, huis clos psychanalytique avec Pierre Dux, et la comédie L'Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière aux côtés de Pierre Arditi, succédant à Delphine Seyrig et Fanny Ardant. Au début de l'année 1995, en forme de consécration, Birkin joue quelques semaines Les Troyennes d'Euripide au National Theatre de Londres.

En 1999 c'est son propre texte, Oh ! pardon tu dormais, qui est mis en scène par Xavier Durringer. Suit une éclipse jusqu'en 2005 et 2006 où elle joue Sophocle et Shakespeare en France et en Grande-Bretagne.

PublicitéModifier

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Comme de nombreux artistes, Jane Birkin a été approchée par des marques afin de prêter son image pour des publicités. Des marques variées[18], tout autant que les supports de diffusion : télévision, radio, presse, affichage, etc.

L'une de ses premières prestations dans ce registre, en France, aurait été une réclame sonore pour la boisson Martini, vraisemblablement à destination de la radio, mais la source en est incertaine. Bien que disponible sur Internet[19], il n’en est fait mention dans aucune biographie. Rien ne permet donc de l’identifier avec certitude. On pourrait supposer que Serge Gainsbourg, qui a composé une dizaine de textes et de mélodies pour cette marque, en soit l’auteur. Parmi les publicités de Jane Birkin dûment identifiées, en 1970, sort Black… White[20], un disque 45 tours promotionnel réalisé pour le whisky Black & White, signé Pierre Bachelet (direction musicale : Hervé Roy). En face A, la version française, en face B une version anglaise. Ce disque existe en version vinyle « classique » et souple, avec la même pochette. Toujours dans l'univers musical, en avril 1972 sort un disque 45 tours promotionnel pour le parfum de la maison Caron, écrit par Serge Gainsbourg et interprété en duo avec Jane Birkin : Pour un homme. Ce disque, en hommage au parfum préféré de Serge Gainsbourg, peut-on lire, sera réédité en édition limitée par Caron en novembre 2010[21]. Pour l’achat de ce parfum, cette réédition en vinyle 45 tours, également un temps téléchargeable sur le site du parfumeur, était offerte. Un sticker annonçant cette promotion a été apposée sur les flacons de 125 ml mis en vente pour l’occasion.

Dans un numéro de Playboy de 1974, sur une double page, une publicité pour les ceintures Léo Isba. Très sobre, avec deux manuscrits. Le premier signé Serge Gainsbourg : « Les ceintures sont comme les femmes : des accessoires essentiels » ; le second, sur la page d’en face, de Jane Birkin : « Salaud ! ». Une photo recadrée ne laissant apparaître aucun visage accompagne cette publicité. Le 20 février 1975, une édition du single Di doo dah avec en face A la chanson Help camionneur est éditée (Fontana) avec le logo de la marque Calberson. La mention « hors-commerce, vente interdite » figure au dos de la pochette. À l'intérieur de la pochette, une mention signale que « Madame Jane Birkin dédicacera, si vous le souhaitez, ce disque que nous avons plaisir de vous offrir ». Il a été pressé pour les employés par le transporteur routier dont il est fait référence.

Serge Gainsbourg a réalisé trois publicités destinées à la télévision pour la marque Woolite. Celle de 1976 met en scène Jane Birkin (sur des paroles et une mélodie signées également Serge Gainsbourg). Le spot se conclut par : « Faites comme moi, utilisez Woolite », sans rien dévoiler toutefois du corps de l'actrice, enveloppé dans une vaste écharpe de laine qu'elle déroule en se tournant sur elle-même tout au long de la séquence. Le spot aura un fort impact, atteignant 85 % d'indice d'attention d'après les sondages. Toutefois, les chiffres des ventes ne suivront pas la même courbe. « Jane a littéralement vampirisé le produit », explique Serge Gainsbourg dans un article[22]. « Ce film, je l'ai tourné sciemment pour sa plus grande gloire », poursuit-il. « On ne voyait qu'elle, enveloppé dans une très longue écharpe de laine. Du coup, le public a oublié le côté pub de la chose », conclut Serge Gainsbourg.

Elle apparaît en 1977 (seule ou bien accompagnée d'un mannequin masculin) dans toute une série de publicités pour les jeans Lee Cooper, diffusées dans la presse. Dans une interview à L’Express, Jane Birkin déclarera[23] : « J'aime piocher dans les jeans, les pantalons, les chemises d'homme, j'ai l'impression d'être plus jolie que déguisée en fille. […] Quelqu'un a fabriqué dans les années 1970 des « Jeans Birkin », je n'étais même pas au courant. À l'époque, Serge et moi faisions une pub pour Lee Cooper. À Tokyo, je suis tombée des nues devant une boutique qui portait mon nom !… Aujourd'hui, j'aime toujours autant les vêtements usés jusqu'à la corde ». Le jeans — et plus particulièrement la marque Lee Cooper —, c'est une histoire de famille. En effet, quelque trente à quarante années plus tard, Lou Doillon, fille de Jane Birkin et de Jacques Doillon, dessinera une ligne de prêt-à-porter pour la marque, baptisée : Lou Doillon by Lee Cooper.

En 1979, Jane Birkin accompagne de nouveau Serge Gainsbourg en duo, dans une publicité composée par ce dernier et diffusée à la radio à partir du 27 septembre pour Men de Mennen (Cool Men)[24]. Ce dernier avait posé pour la marque Bayard, fabricant notamment de costumes pour hommes. Clin d'œil donc certainement en 1981, avec une publicité où c'est au tour de Jane Birkin d'assurer que « C'est vrai la Woolmark et Bayard ça vous change un homme ». Une publicité qui sera déclinée dans la presse et en affichage public. À compter de 1985 et sur trois ans environ, Jane Birkin passe au tricot pour la laine Bouton d'Or. Elle fera la couverture de quelques-uns des ouvrages pratiques de la marque et apparaîtra aussi dans des publicités diffusées dans la presse grand public avec toujours le même slogan (manuscrit) : « Tricoter Bouton d'Or, j'adore », suivi de sa signature. En 1986, Jane Birkin vante les mérites de la crème anglaise Alsa dans un spot télévisé[25]. L'originalité de celui-ci est d'être tourné dans sa cuisine, rue de la Tour, dans le XVIe arrondissement de Paris. Également en 1986, Jane Birkin fait une apparition dans le spot « Les voitures à vivre »[26] de la marque Renault. Pas de texte, juste quelques prises de vue au volant d'un véhicule et un pied de nez final. En 1989, elle loue son image à une autre marque d'automobile, apparaissant dans une réclame télévisée pour l'Opel Corsa Kadett Calypso.

Après une longue pause, c'est en 2008 que Jane Birkin réapparaît une publicité, pour les chaussures de la marque Converse. Pour ses 100 ans, celle-ci a lancé une campagne intitulée Connectivity mettant en scène diverses personnalités à travers le monde. De James Dean à Sid Vicious, en passant par Nina Hagen, Asia Argento, et donc Jane Birkin, qui symbolisera la marque pour la France. « Audacieuse et emblématique, cette campagne rend hommage aux personnages – du passé et du présent – qui repoussent les limites de la créativité, qui inspirent l'originalité et qui incarnent les valeurs de la marque », explique sur le site de la marque Geoff Cottrill, responsable marketing[27]. Deux ans plus tard, Jane Birkin prête sa voix pour une pub sur les bateaux Ferry reliant la France à l'Angleterre, diffusée quelque temps sur France Inter.

En 2006, sort le parfum L’Air de rien de Miller Harris, créé par Lyn Harris tout spécialement pour Jane Birkin[28]. Elle en fait la promotion dans une publicité que l’on peut trouver sur Internet. Sur le flacon et son emballage, ainsi que sur les autres produits dérivés, Jane Birkin laisse sa signature avec un dessin de fleurs et de nymphes qu’elle a personnellement réalisé. Après ce premier parfum, la marque confidentielle britannique sortira en 2010 une nouvelle fragrance : Un petit rien, évoquant la chanson Ces petits riens écrite par Serge Gainsbourg en 1960. « L’idée de cette collaboration olfactive est intéressante, car la plupart des parfums de la marque anglaise portent des noms français, la France étant une vraie source d’inspiration pour la parfumeuse Lyn Harris. Jane Birkin véhicule elle aussi cette double culture : française de cœur mais anglaise de naissance. De plus, Birkin a elle aussi un côté décalé. Si elle est célèbre, ses choix en matière de films et de chansons, mais aussi son âge (presque 65 ans) en font une célébrité un peu à part. Comme Tilda Swinton ou Rossy de Palma, on pourrait donc qualifier Jane Birkin de… célébrité alternative[29]. »

En 2011, elle apparaît dans une publicité télévisée pour le parfum Miss Dior Chérie, réalisée par Sofia Coppola. En fond sonore, un passage de la chanson Je t'aime… moi non plus en duo avec Serge Gainsbourg — un extrait méticuleusement choisi avec une coupure à un des moments les plus torrides de la chanson. Plus tard cette année-là, en novembre, Jane Birkin tourne sous la direction de Patrice Leconte dans la série baptisée Le casting pour les lunettes Krys, aux côtés d’Alain Delon, Michel Blanc, Frédéric Beigbeder et Frédérique Bel. Cette campagne pubicidaire place les stars au même niveau que n’importe qui[30], mettant en avant leurs petits travers ou complexes[31] — en l'occurrence, concernant Jane Birkin, son accent anglais prononcé : « Avant, j’avais oune accent épouvantable. Mais ça, c’était le avant ! » La séquence est déclinée sous forme de visuels visibles sur Internet.

Il est enfin possible de mentionner ses interventions à titre bénévole pour défendre diverses causes, comme Médecins du monde, la lutte contre le SIDA, ou contre l’homophobie[32], etc.

Sac BirkinModifier

En 1981, le directeur général d'Hermès, Jean-Louis Dumas, est assis à côté de Birkin sur un vol Paris-Londres. Elle se plaint (sans savoir qui il est) de son sac qui n'est pas adapté à la vie moderne, notamment les week-ends. Il lui propose alors de dessiner le type de sac qui lui conviendrait le mieux[33]. C'est ainsi qu'en 1984, la marque crée un sac en cuir noir spécialement pour elle, le sac Birkin, basé sur un dessin de 1982. Le succès est immédiat, jusqu'à devenir une icône pour la marque.

En juin 2015, un exemplaire de ce sac, le Diamond Birkin 35 en crocodile porosus fuchsia brillant, devient le sac Hermès le plus cher du monde en étant adjugé pour 202 000 euros lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's à Hong Kong[34],[35].

En juillet 2015, à la suite de la révélation par l'association de défense de animaux PeTA des conditions de vie et d'abattage des alligators servant à la fabrication de la version en peau de « crocodile » du modèle portant son nom, elle demande « à la Maison Hermès de débaptiser le Birkin Croco jusqu'à ce que de meilleures pratiques répondant aux normes internationales puissent être mises en place pour la fabrication de ce sac »[36].

EngagementsModifier

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, elle soutient Ségolène Royal[37].

En septembre 2018, à la suite de la démission de Nicolas Hulot, elle signe avec Juliette Binoche la tribune contre le réchauffement climatique intitulée « Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité », qui parait en une du journal Le Monde, avec pour titre L'appel de 200 personnalités pour sauver la planète[38].

FilmographieModifier

 
Jane Birkin au Festival de Cannes 2016.

ActriceModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

ScénaristeModifier

RéalisatriceModifier

ThéâtreModifier

ActriceModifier

AuteureModifier

ProductriceModifier

DiscographieModifier

Note : (SG) désigne les albums écrits et composés par Serge Gainsbourg pour Jane Birkin. D'autres enregistrements contiennent des titres signés Gainsbourg, conçus après la mort de celui-ci.

Albums studioModifier

Albums en publicModifier

Principales compilationsModifier

ParticipationsModifier

Quelques chansonsModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (octobre 2019)

VidéographieModifier

TournéesModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

DécorationsModifier

Royaume-Uni
France

Jane Birkin a refusé la Légion d'honneur en 1989 à cause des états de service de son père ; elle a déclaré : « Mon père a été un héros et seuls des héros reçoivent la Légion d'honneur. […] Mon père disait que les vrais héros étaient les Bretons, qui étaient extrêmement courageux et ne se refusaient jamais de donner abri à des aviateurs anglais en dépit du danger qu'ils encouraient. »[40].

Notes et référencesModifier

  1. Luc Le Vaillant, « Jane Birkin, 49 ans, entame deux mois de tournée. Quittant maisons et souvenirs, elle se risque sur ses routes à elle. Jane Bis. », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. (qui récupéra des aviateurs britanniques et des résistants français sur les côtes bretonnes pendant la Seconde Guerre mondiale avant de les rapatrier au Royaume-Uni Véronique Mortaigne, « Ce que Serge doit à Jane », Vanity Fair, no 40,‎ , p. 86-95).
  3. « Jane Birkin : ma Bretagne », CNews Matin,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins : 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, , 220 p. (ISBN 9782850183416, notice BnF no FRBNF35660421, présentation en ligne), « Témoignage de Jeanloup Sieff », p. 123
  5. Valérie Domain, « Jane Birkin, si fière d’avoir aimé John Barry. La star salue la mémoire de son ex-mari. », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 août 2017)
  6. plus tard connue en tant que photographe, elle meurt le 11 décembre 2013
  7. Grimblat raconte qu'au début du tournage, Birkin et Gainsbourg ne s'entendaient pas du tout (Gainsbourg sortait de sa relation avec Brigitte Bardot et n'appréciait pas trop cette Anglaise qui faisait des fautes de français) et qu'il les a invités à dîner au restaurant Maxim's, dîner auquel il n'est pas allé
  8. Prisma Média, « Jane Birkin & Serge Gainsbourg : à la vie, à l'amour - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2017)
  9. Prisma Média, « Jane Birkin & Serge Gainsbourg : à la vie, à l'amour - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2017)
  10. Prisma Média, « Jane Birkin: encore fragile, mais soutenue par ses filles Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2017)
  11. Le Soir du 3 décembre 2008 (titre en Une : « Birkin chante Jane »), page 2 du supplément MAD, article « Souvenirs d'enfance ».
  12. Audition et vente du disque sur http://www.janebirkin-lesite.com/.
  13. « Malade, Jane Birkin annule sa tournée d’été » sur le site figaro.fr du 25 juin 2012.
  14. AFP, « Musique : la tournée de Jane Birkin reportée à 2013 », sur leparisien.fr,
  15. Jane Birkin part en tournée avec "Gainsbourg symphonique" pour deux ans. culturebox.francetvinfo.fr. 25 octobre 2016. Consulté le 16 avril 2017.
  16. Jane Birkin : « Gainsbourg disait que j’étais amorale » - interview sur son parcours dans L'Humanité du 11 mars 2006
  17. « La gazette du doublage : Jean Roche » - interview de [[Jean Roche (acteur)|]] dans La Gazette du doublage du 13 mai 2012
  18. Site présentant de nombreuses publicités dans lesquelles Jane Birkin apparaît
  19. Bande son diffusée notamment par YouTube sous le titre: Pub martini - Jane Birkin https://www.youtube.com/watch?v=vEuKJTbBiLQ
  20. Disque édité sous le label Desk & Field
  21. http://www.sodandy.com/serge-gainsbourg-pour-un-homme-de-caron disque réédité par le parfumeur en édition vinyle collector
  22. La pub nourrit bien ses stars, article signé Marie-Hélène Normand
  23. Gilles Médioni, « Jane décrypte Birkin », L'Express,‎ (lire en ligne)
  24. Publicité radio
  25. Publicité réalisée par Havas Conseil
  26. Publicité réalisée par l'agence Publicis
  27. http://www.converse.com
  28. millerharris.com
  29. inspirations.com
  30. Campagne réalisée par l'agence H, 2011
  31. reklampub.com
  32. 2009, Canal + annonce la diffusion d'une série de clips contre l'homophobie avec celui réunissant entre autres Jane Birkin, Yvan Le Bolloc’h, Victoria Abril
  33. « Jane Birkin lève le voile sur le fameux sac qui porte son nom... », PurePeople,‎ (lire en ligne)
  34. « Voici le sac Hermès le plus cher du monde », sur challenges.fr,
  35. « Pourquoi un sac Diamond Birkin de Hermès a été adjugé 200.000 euros à Hong Kong ? », sur latribune.fr,
  36. « Jane Birkin demande à Hermès de "débaptiser" le sac en crocodile à son nom face à "l'abattage cruel" des animaux », sur huffingtonpost.fr,
  37. Valérie Gas, « Royal à Charléty: liberté, égalité… amour », rfi.fr, 1er mai 2007.
  38. « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2018)
  39. (en) La Femme et le TGV sur l’Internet Movie Database
  40. Paris Kiosque.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier


Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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