Geraldine Chaplin

actrice américaine
Geraldine Chaplin
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Geraldine Chaplin en 2016.
Nom de naissance Geraldine Leigh Chaplin
Naissance (76 ans)
Santa Monica, Californie, États-Unis
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Actrice
Films notables Les Feux de la rampe
Le Docteur Jivago
La Comtesse de Hong-Kong
Cría cuervos
Parle avec elle
Séries notables Au-delà des murs

Geraldine Chaplin, née le à Santa Monica (Californie), est une actrice britannique. Quand son père Charlie Chaplin est expulsé des États-Unis en , sa femme Oona O’Neill a renoncé à sa nationalité américaine et elle et leurs quatre enfants, dont Geraldine est l’aînée, ont pris la nationalité britannique de Charles Chaplin.

BiographieModifier

Née à Santa Monica, Geraldine Leigh Chaplin, quatrième enfant de Charlie Chaplin, est l'aînée des huit enfants qu'il a eus avec sa quatrième et dernière femme, Oona O'Neill. À 8 ans, elle part en vacances en Europe avec sa famille mais l'administration Hoover en profite pour annuler le visa américain de Charlie Chaplin et sa famille. La famille erre d'hôtels en locations, puis s'installe dans le manoir de Ban[1],[2].

Dès 8 ans, Geraldine Chaplin commence à faire de la figuration dans les films de son père dont Les Feux de la rampe (Limelight - 1952), Un roi à New York (1957), et La Comtesse de Hong-Kong (1967)[3].

Bonne danseuse classique, elle semble se destiner à cette carrière quand David Lean l'engage pour incarner l'épouse d’Omar Sharif dans Docteur Jivago : les critiques l'attendent au tournant, mais Geraldine Chaplin se révèle bonne comédienne (1965). Ce rôle lui vaut une nomination aux Golden Globes[4].

Puis elle devient la muse et compagne du cinéaste espagnol Carlos Saura, dont elle est l'interprète de neuf films, de Peppermint frappé (1967) à Maman a cent ans (1979).

En 1981, elle est remarquée dans le film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch dans lequel lors de la grande scène finale elle vocalise le Boléro de Maurice Ravel.

Dans le film Chaplin de Richard Attenborough (1992), consacré à son père, elle tient le rôle de sa propre grand-mère, Hannah Chaplin.

Au cours de son brillant parcours, elle tourne aussi avec Richard Lester, Robert Altman, Alan Rudolph, Jacques Rivette, James Ivory, Michel Deville, Alain Resnais, Daniel Schmid, Martin Scorsese et Pedro Almodovar.

En 2011, elle est présidente du jury du 33e Festival de Moscou.

En 2013, elle incarne Coco Chanel dans The Return, un court métrage de mode réalisé par Karl Lagerfeld pour la maison Chanel[5].

Filmographie sélectiveModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

DistinctionsModifier

En 2003, elle reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports espagnol[6].

En 2004, la FIAF lui attribue le FIAF Award.

Vie privéeModifier

Elle a longtemps été la compagne de Carlos Saura avec lequel elle a eu un fils, Shane Saura Chaplin (1974). Avec son mari actuel, Patricio Castilla, elle a eu une fille Oona Castilla Chaplin, devenue comédienne[2].

Elle affirme avoir cédé les droits des productions audiovisuelles de son père à ses frères et sœurs pour se défaire des mésententes familiales sur le sort de ces productions[2]. Elle souhaitait tout déposer dans le domaine public jusqu'à ce que Marin Karmitz rachète les droits mondiaux du catalogue Chaplin en 2001. Ses frères s'occupent du musée Chaplin établi dans le manoir de Ban[3].

Notes et référencesModifier

  1. Florence Millioud-Henriques, « A 72 ans, Géraldine Chaplin navigue à vue avec sérénité », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2020)
  2. a b et c Marine Laurent, « Geraldine Chaplin: "Vous avez vu la différence entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien!" », L'Écho,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2020)
  3. a et b Odile Tremblay, « Entretien avec Geraldine Chaplin - Le retour du Dictateur », Le Devoir,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2020)
  4. (en) « Actress Geraldine Chaplin: old age is horrible, it drives me crazy », EFE,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2020)
  5. Anne-Françoise Moyson, « Amanda Harlech, le troisième œil de Lagerfeld », Mode, sur weekend.levif.be, (consulté le 26 février 2015)
  6. (es) « Relación de premiados del año 2003 », sur Ministère de la Culture, (consulté le 18 janvier 2015) [PDF].

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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