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Thierry Lhermitte

acteur français
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Thierry Lhermitte
Description de cette image, également commentée ci-après
Thierry Lhermitte au Festival du cinéma américain de Deauville en 2014.
Naissance (67 ans)
Boulogne-Billancourt (France)
Nationalité Drapeau : France Français
Profession Acteur
Scénariste
Producteur
Membre cofondateur de la troupe comique Le Splendid
Films notables Films du Splendid
trilogie Les Bronzés
Le père Noël est une ordure
Un Indien dans la ville
Le Dîner de cons
Séries notables Doc Martin
Les Témoins
Site internet twitter.com/t_lhermitte

Thierry Lhermitte, né le à Boulogne-Billancourt, est un comédien de théâtre, acteur de cinéma français, scénariste et producteur de films français.

Membre cofondateur de la troupe comique-satirique-autodérisoire de café-théâtre Le Splendid, il est notamment célèbre et populaire, avec ses complices du Splendid, pour ses rôles cultes de playboy séducteur, dans la trilogie Les Bronzés, Le père Noël est une ordure, Un Indien dans la ville, Le Dîner de cons, ou encore dans la trilogie Les Ripoux[1],[2].

BiographieModifier

Famille, formation et débutsModifier

 
Thierry Lhermitte au Festival de Cannes 1998.
 
Thierry Lhermitte avec Michel Blanc, Gérard Jugnot et Marie-Anne Chazel du Splendid et des Bronzés à la Fnac du Forum des Halles de Paris en 2006.
 
Dédicaces de Thierry Lhermitte avec Marie-Anne Chazel et Christian Clavier.
 
Thierry Lhermitte avec François Berléand au Festival de Cannes 2009.
 
Thierry Lhermitte à l'avant-première du film Nos femmes de Richard Berry en 2015.

Né à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, Thierry Lhermitte est l'arrière-petit-fils du peintre Léon Lhermitte[3], le petit-fils du neurologue et psychiatre Jean Lhermitte, et le neveu du neurologue François Lhermitte. Il a deux sœurs plus jeunes.

Élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, il y rencontre Michel Blanc, Christian Clavier et Gérard Jugnot, ses futurs partenaires et complices comiques de scène. Baccalauréat C en poche, il s'inscrit à des cours d’économie à l'université Paris-Dauphine, qu'il sèche[4] pour suivre avec ses complices les cours d'art dramatique de l'actrice Tsilla Chelton en 1970. Unis par la même passion du théâtre, ils débutent ensemble au café-théâtre et montent en 1972 leur premier spectacle comique Non Georges, pas ici, au café-théâtre du Poteau. S'inspirant du Café de la Gare de Coluche, ils forment en 1974 la troupe de comédiens comiques de Café-théâtre Le Splendid, de la rue des Lombards du 4e arrondissement de Paris[5] avec pour premier succès populaire les pièces de café-théâtre Amour, coquillages et crustacés, de 1977[6] écrite et jouée avec Marie-Anne Chazel, Michel Blanc, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Jacques Delaporte, Dominique Lavanant, Josiane Balasko, Bruno Moynot, et Le père Noël est une ordure (théâtre) (1979)...

« L'Expérience du Splendid nous a montré que les plus belles réussites, malgré les défauts de chacun, se forgent dans la recherche de l'unanimité »

— Thierry Lhermitte, Le Pélerin, « Entretien avec Thierry Lhermitte », no 6982, 2016, p. 8.

CarrièreModifier

Thierry Lhermitte commence sa carrière d'acteur avec ses complices avec des petits rôles de L'An 01 de Jacques Doillon en 1973, et Les Valseuses de Bertrand Blier en 1974..., puis devient célèbre avec tous les membres du Splendid avec son rôle culte de Popeye avec le film culte Les Bronzés de Patrice Leconte en 1978, suivi par Les bronzés font du ski de 1979 (adapté de leur pièce de théâtre Amour, coquillages et crustacés de 1977). Dans les années 1980, il enchaîne les grands succès populaires avec son physique de playboy séducteur jeune premier avec L'Année prochaine... si tout va bien avec Isabelle Adjani (1981), Les hommes préfèrent les grosses (1981), Le père Noël est une ordure (1982), Papy fait de la résistance (1983), La Femme de mon pote (1983), Les Ripoux (1984) avec Philippe Noiret et Grace de Capitani, Les Rois du gag (1985), Le Mariage du siècle avec Anémone (1985), Nuit d'ivresse (1986)…

En 1987, en plein succès, il fait un tour du monde avec sa famille à bord d’un voilier[7].

Dans les années 1990, il mène en parallèle sa carrière d'acteur à succès (Promotion canapé (1990), La Totale ! (1991), Le Zèbre (1992), La Vengeance d'une blonde (1993), Grosse Fatigue (1994), Le Dîner de cons (1998)...), et un début de carrière de producteur, qu'il abandonne après la déception commerciale relative du film Le Prince du Pacifique en 2000.

En 1994, il obtient son plus grand succès avec Un Indien dans la ville (près de 8 millions d'entrées[8]). Il s'essaye une fois à la réalisation d'un film à sketchs, Les Secrets professionnels du docteur Apfelglück, mais l’expérience est selon lui un échec.

Les années 2000 sont surtout marquées par les retrouvailles du Splendid dans Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, gros succès de l'année 2006. Retrouvailles encore avec les Ripoux 3, ou avec Jacques Villeret dans Effroyables Jardins, d’après le roman de Michel Quint.

En 2001, il tient le rôle principal du film Une affaire privée de Guillaume Nicloux, un grand rôle dramatique où il excelle[9].

Après quelques seconds rôles au cinéma, c'est à la télévision qu'il décide de faire son retour en janvier 2011 dans la série Doc Martin. Il quitte la série au terme de la quatrième saison, diffusée au printemps 2015. La même année, il remporte un joli succès dans la mini-série policière de France 2, Les Témoins.

Autres activités et prises de positionModifier

Le 5 novembre 1998[10], lors de son passage dans La Grosse Émission sur Comédie !, Thierry Lhermitte fait une démonstration réussie du patator à Alain Chabat, qui se prend lui aussi au jeu, popularisant cet instrument en France[11].

Thierry Lhermitte crée [Quand ?] une société de multimédia, France Cinéma Multimedia[12],[13] et, avec Louis Becker, les sociétés de production de cinéma ICE et ICE3 (avec lesquelles sont produits Nuit d'ivresse, Un Indien dans la villeetc.).

Le 15 octobre 2010, invité de l'émission C à vous sur France 5, il prend position en faveur de la loi Hadopi destinée à lutter contre le piratage des œuvres. Il défend le principe de cette loi, mais reconnaît qu'elle est « très, très imparfaite »[14]. Il est par ailleurs un des administrateurs de la société Trident Media Guard (TMG), prestataire choisi fin janvier 2010 par le gouvernement français pour la mise en œuvre de cette loi[15],[16].

Il affiche sa passion pour les sciences, en particulier l'informatique et les mathématiques[17]. A l'avènement de la micro-informatique personnelle dans les années 1980, il apprend en autodidacte la programmation et participe avec plus ou moins de succès à des investissements dans quelques entreprises spécialisées[17]. Il s’intéresse également aux sciences de la vie[18], avouant être « totalement sidéré par la complexité du vivant »[18]. Il est d'ailleurs depuis 2004 parrain porte-parole de la Fondation pour la recherche médicale[18],[19]. À ce titre et depuis 2011, il tient régulièrement une chronique dans Le Magazine de la santé sur France 5[20] dans laquelle il fait découvrir le travail de différentes équipes de recherche[18]. Il soutient en particulier la recherche médicale pour la maladie d'Alzheimer[21], entre autres avec son film à succès La Finale de 2018...

Il se déclare agnostique[18].

« Je suis agnostique. À la question du pourquoi, je ne vois qu'une réponse, intuitive, relevant de la foi, de la croyance - ce que je respecte. Seul le comment m'intéresse »

— Thierry Lhermitte, Le Pèlerin, Entretien avec Thierry Lhermitte , no 6982, 2016, p. 8.

Passionné d'équitation et possédant des chevaux, il pratique l'équitation éthologique au Haras de la Cense près de Paris[22],[23]. Il a également pratiqué le karaté pendant une dizaine d'années[23].

Vie privéeModifier

Thierry Lhermitte est marié à Hélène Aubert avec laquelle il vit en couple depuis le milieu des années 1970[24] et avec qui il a trois enfants: Astrée (1975), Victor (1979) et Louise (1993)[24]. Le couple habite à Paris. Thierry Lhermitte est atteint d'une déficience handicapante rare, la prosopagnosie (amnésie des visages)[25].

FilmographieModifier

CinémaModifier

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

Années 2010Modifier

Années 2020Modifier

DoublageModifier

TélévisionModifier

ClipModifier

ThéâtreModifier

PublicationModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Thierry Lhermitte www.linternaute.com
  2. Thierry Lhermitte www.imdb.com.
  3. [http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/les-plus-beaux-villages-au-pays-de-leon-lhermitte Les plus beaux villages / Au pays de Léon Lhermitte, dans L'Union, 2010.
  4. « Thierry Lhermitte : "Je me suis inscrit à la fac et je n'y suis jamais allé" », sur europe1.fr, .
  5. Jean-Loup Chiflet, Dictionnaire amoureux de l'Humour, Plon, , p. 357.
  6. Le spectacle : Amours, coquillages et crustacés data.bnf.fr.
  7. Stéphanie Gatignol, « Thierry Lhermitte, bien dans sa coquille », sur Pleine Vie, .
  8. « Un Indien dans la ville : chronique d'un succès inattendu », sur Premiere.fr, (consulté le 14 août 2019)
  9. « Thierry Lhermitte (Ca se soigne!) : "Une comédie sur la dépression, j'ai trouvé ça gonflé!" », sur LExpress.fr, (consulté le 29 janvier 2019).
  10. « Les EFAP1 tous Azimuts », Mathilde Barbier, sur le site http://www.efap.com (consulté le 15 août 2015).
  11. « Contre les drones, le hack des années 90 : le patator », Rémi Noyon, Rue89, 14 août 2015 (consulté le 14 août 2015).
  12. [« http://www.fcm.fr »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)]
  13. « France Cinema Multimedia (FCM) » sur IMDB.com (consulté le 15 août 2015).
  14. Le Point, magazine, « L'acteur Thierry Lhermitte flingue Hadopi », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2017)
  15. « Thierry Lhermitte se la joue chevalier du Web », Laurent Calixte, Challenges.fr, 26 novembre 2009.
  16. « HADOPI : Trident Media Guard désignée pour traquer les réseaux », Marc Rees, pcinpact.com, 25 janvier 2010.
  17. a et b Thomas Mahler, Guillaume Grallet, « Thierry Lhermitte, le geek le plus célèbre de France », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 3 novembre 2016).
  18. a b c d et e Pierre-Olivier Boiton, « Thierry Lhermitte : "je suis sidéré par la complexité du vivant (entretien) », Le Pèlerin,‎ , p. 7-8.
  19. « Notre parrain et notre marraine », sur Frm.org (consulté le 14 septembre 2015).
  20. « Thierry Lhermitte témoigne de sa rencontre avec un chercheur soutenu par la Fondation pour la Recherche Médicale », Centre-francais-fondations.org, 25 mai 2012.
  21. www.frm.org/alzheimer.
  22. « Quand Thierry Lhermitte murmure à l'oreille des chevaux », sur Le Parisien (consulté le 31 juillet 2017).
  23. a et b « Thierry Lhermitte : rando à cheval », sur Linternaute (consulté le 31 juillet 2017).
  24. a et b « Thierry Lhermitte : qui est Hélène, sa femme qui partage sa vie depuis plus de 40 ans », sur femmeactuelle.fr
  25. Alain LieuryJean-Loup Chiflet, Le livre de la mémoire, Dunod, , p. 156.
  26. Doublé par Hugh Jackman dans la version originale
  27. Clip 18 ans demain sur Youtube.
  28. Décret du 30 décembre 2000 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la légion d'honneur.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier