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Sept morts sur ordonnance

film de Jacques Rouffio, sorti en 1975
Sept morts sur ordonnance
Réalisation Jacques Rouffio
Scénario Georges Conchon
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Genre Drame
Durée 106 minutes
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sept morts sur ordonnance est un film franco-hispano-allemand réalisé par Jacques Rouffio, sorti en 1975.

SynopsisModifier

Dans une ville de province (Clermont-Ferrand), à dix ans de distance, deux chirurgiens vont connaître le même destin : ils seront tous deux victimes de manœuvres, rumeurs, pressions et réprobations les poussant en fin de compte au suicide…

Les deux médecins sont pourtant aussi différents qu'il est possible de l'être, hormis par leur professionnalisme et leur refus des compromis. C'est ce qui gêne le professeur Brézé et son clan (trois fils et un gendre, tous médecins) pour les pertes de clients que subit la clinique qu'il dirige.

Un psychiatre en bonnes relations avec tout le monde (Mathy, joué par Michel Auclair) est le seul à connaître tous les éléments de l'affaire, mais ceux-ci ne se dévoilent que peu à peu après plusieurs fausses pistes.

Détails de réalisationModifier

Sept morts sur ordonnance s'inspire d'un tragique fait divers[1] : le suicide à Reims le 18 septembre 1969 d'un chirurgien présentant des similitudes avec le suicide d'un autre de ses confrères survenu dans la même ville, le 23 mars 1952. Dans le cadre d'une histoire de cercle de jeux, ces deux chirurgiens rémois réputés qui ont en commun leur probité, sont victimes d’une campagne de calomnies et de chantage du puissant mandarin local dont ils écornaient la clientèle et le prestige. Ces pressions les poussent à abattre leur famille (le premier sa femme, le second sa femme et ses trois enfants) à coups de carabine puis à se suicider avec la même arme[2]. Le personnage du Dr. Brézé joué par Charles Vanel ferait référence à Joseph Bouvier, éminent médecin et maire de Reims durant l'occupation allemande[3].

Partant de cette histoire vraie, le scénariste Georges Conchon s'est lancé dans un véritable travail d'enquête. Il s'est rendu à Reims, dans la ville même où avait eu lieu ce double suicide, et a fréquenté un bar où avaient coutume de se rencontrer les notables locaux, ceci afin de glaner un maximum d'informations qui pouvaient lui être utiles pour l'écriture du scénario[4][réf. non conforme].

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

TournageModifier

Le film a été tourné de juin à août 1975, principalement à Madrid, puis à Clermont-Ferrand[5].

Gérard Depardieu escalade la façade de l'Hôtel-Dieu, le balcon de Michel Piccoli et Marina Vlady fait face à la vaste place de Jaude et la cathédrale, on reconnaît la gare SNCF. Le garage et la station-service devant lesquels se gare à la fin Michel Piccoli sont aujourd'hui démolis. La mise à bas de l'îlot pour la réalisation d'un projet immobilier et commercial a également entraîné la démolition d'un cinéma du quartier.

Récompenses et distinctionsModifier

Adaptation théâtraleModifier

En 2019, Anne Bourgeois et Francis Lombrail adaptent le scénario au Théâtre Hébertot dans une mise en scène d'Anne Bourgeois avec notamment dans les rôles principaux Bruno Wolkowitch et Claude Aufaure[6].

Notes et référencesModifier

  1. Serge Champenier, « Sept morts sur ordonnance », La Revue du cinéma, no 331 bis,‎ , p. 236.
  2. 50 ans de vie rémoise: 1950-2000
  3. [1]
  4. sources : Allociné et le journal L'Union de Reims
  5. Marc Lemonier, Guide des lieux cultes du cinéma en France, Horay, , p. 133.
  6. Pièces de théâtre : funeste ambiance à l'hôpital, sur parismatch.com, consulté le 25 mars 2019

Liens externesModifier