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Jean-Claude Carrière

écrivain, scénariste et dramaturge français
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Jean-Claude Carrière
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Claude Carrière en 2008.
Naissance (87 ans)
Colombières-sur-Orb, Hérault (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Jean-Claude Carrière, né le à Colombières-sur-Orb, dans l'Hérault, est un écrivain, scénariste, parolier et metteur en scène français, également acteur à l'occasion. Lui-même se définit comme un « conteur ». Se partageant entre le cinéma, le théâtre et la littérature, travaillant souvent sur des adaptations, tant pour le théâtre que pour le cinéma ou la télévision, il rencontre très fréquemment un succès critique et public.

Sommaire

BiographieModifier

Né dans une famille de viticulteurs à Colombières-sur-Orb, Jean-Claude Carrière passe son enfance dans ce village. Alors qu'il a quatorze ans, sa famille s'installe à Montreuil-sous-Bois, où ses parents prennent la gérance d'un café[1].

Ancien élève du lycée Voltaire puis du lycée Lakanal à Sceaux et de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, après une licence de lettres et une maîtrise d'histoire, il abandonne rapidement sa vocation d'historien pour le dessin et l'écriture[2].

Il publie en 1957 son premier roman, Lézard, et rencontre Jacques Tati et Pierre Étaix[2] avec qui il co-signe des courts et des longs métrages. À ses débuts, il publie également plusieurs romans d'épouvante chez Fleuve noir, sous le nom de Benoît Becker (pseudonyme collectif utilisé par divers auteurs travaillant pour cet éditeur).

Bien qu'il soit l'auteur d'un très grand nombre de scénarios, Jean-Claude Carrière doit une partie de sa renommée à sa collaboration avec le cinéaste Luis Buñuel. Celle-ci s'amorce en 1964 et durera dix-neuf ans, jusqu'à la mort du réalisateur. Les deux hommes travaillent ensemble une première fois en adaptant le roman d'Octave Mirbeau Le Journal d'une femme de chambre. Le film, qui met en vedette Jeanne Moreau, est le premier que Buñuel réalise en France depuis le classique surréaliste L'Âge d'or.

Carrière et Buñuel retravaillent ensemble sur cinq autres films, dont deux des plus célèbres du réalisateur : Belle de jour, une adaptation d'un roman de Joseph Kessel qui sera grand succès commercial, et Le Charme discret de la bourgeoisie, une satire d'esprit surréaliste qui permet à Buñuel et Carrière d'obtenir une nomination à l'Oscar du meilleur scénario original, fait assez rare pour un film français.

Carrière travaillera aussi occasionnellement avec le réalisateur d'origine tchèque Miloš Forman, une première fois à la fin des années 1960 avec Taking Off, comédie de mœurs sur le conflit des générations, une seconde fois à la fin des années 1980 avec Valmont, adaptation du roman Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, et une dernière fois en 2005 avec Les Fantômes de Goya.

Il participe aussi au scénario de deux des films les plus célèbres de Jacques Deray, le drame psychologique La Piscine, présenté en 1969 et qui met en vedette Alain Delon et Romy Schneider, puis le film de gangster Borsalino, lancé l'année suivante, immense succès commercial dans lequel on retrouve les deux plus grandes vedettes du cinéma français de l’époque, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Il scénarise plusieurs autres films de Deray, comme le drame Un peu de soleil dans l'eau froide, adaptation du roman de Françoise Sagan, ou le film noir Un homme est mort, entièrement tourné aux États-Unis, ainsi que, en 1966, le film tiré du roman de Georges Darien, Le Voleur, réalisé par Louis Malle avec Belmondo.

Parallèlement, il poursuit sa carrière de dramaturge et adaptateur en particulier avec André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Peter Brook.

Parmi les nombreux scénarios[2] écrits par Jean-Claude Carrière, notons Le Tambour, Un papillon sur l'épaule ou encore Le Retour de Martin Guerre qui lui vaut le César du meilleur scénario en 1983. Il s'attaque également à l'adaptation d'œuvres littéraires comme Cyrano de Bergerac, Le Roi des aulnes ou encore L'Insoutenable Légèreté de l'être. En 2007, il co-signe avec le réalisateur le scénario du film de Volker Schlöndorff, Ulzhan qui est présenté au festival de Cannes.

En 2000, il prend part à la fondation de la Société des amis de Victor Hugo.

En 2005, il crée, aux côtés de Carole Bouquet, Gérard Depardieu et Sophie Rigon, le festival Un réalisateur dans la ville qui a lieu chaque été à Nîmes[3].

Vie privéeModifier

Il est veuf[4] de Nicole Janin, originaire de Marsillargues et proche amie de Jean Lafont — dont il prononce l'éloge de son vivant en 2004[5].

Il s'est remarié avec Nahal Tajadod, femme de lettres iranienne, avec qui il a une fille née en 2002[6].

DécorationModifier

Romans, essais, poèmesModifier

Filmographie (sélection)Modifier

Réalisateur et scénaristeModifier

Courts métragesModifier

ScénaristeModifier

 
Jean-Claude Carrière en 2006[12].

Au cinémaModifier

À la télévisionModifier

ActeurModifier

ThéâtreModifier

AuteurModifier

AdaptateurModifier

Prix et distinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Participations événementiellesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Entretien sur Radio Classique, émission Passion Classique de Olivier Bellamy, du 9 mars 2017.
  2. a b et c « Jean-Claude Carrière », sur Ciné ressources (consulté le 6 janvier 2010).
  3. « Nîmes : "Il faut défendre à tout prix notre liberté d’expression" », MidiLibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2018).
  4. Hocine Rouagdia (dir.) (préf. Benoît Duteurtre, ill. Stéphane Barbier), Jean Lafont, Nîmes, Atelier baie, (ISBN 978-2-919208-51-7), p. 83.
  5. Jacky Siméon (préf. Carole Delga), Jean Lafont : le roi de Camargue, Vauvert, Au diable Vauvert, , p. 12.
  6. « Hollywood honore l'écrivain-scénariste Jean-Claude Carrière », Le Parisien, 8 novembre 2014.
  7. Décret du 14 avril 2017 portant promotion.
  8. a b c d e f g h et i Sous le nom de Benoît Becker.
  9. a et b Préface de l'édition revue et augmentée, p. VIII et p. XIV.
  10. Catherine Portevin, « Le livre est une invention aussi indépassable que la roue ou le marteau », Télérama, no 3117,‎ (lire en ligne).
  11. a et b « Croyance, 10e prix de l'essai Psychologies Magazine - Fnac », fiche de l'ouvrage, sur l'enseigne du Prix Psychologies-Fnac..
  12. Photo studio Harcourt.
  13. Fiche du film sur cinema-francais.fr.

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier