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Michel Blanc

acteur, réalisateur et scénariste français
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Ne doit pas être confondu avec Michaël Blanc ou Michelle Blanc.

Michel Blanc, né le à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un acteur et réalisateur français.

En 2012, il a reçu le César du meilleur acteur dans un second rôle pour L'Exercice de l'Etat.

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et débutsModifier

Issu d'un milieu modeste, fils unique de Marcel (déménageur, il termine sa carrière comme petit cadre, déclarant en douane) et Jeanine Blanc (dactylo qui finit chef comptable chez Lacoste), Michel Blanc est choyé par ses parents depuis qu'on lui a détecté un souffle au cœur à la naissance, au point de devenir hypocondriaque[1].

Il passe son enfance dans la banlieue ouvrière de Puteaux où il va quotidiennement déjeuner chez ses grands-parents, ses parents habitant la Garenne-Colombes et travaillant toute la journée. Il effectue sa scolarité au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où il rencontre ses futurs partenaires de comédie : Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot. Amateur de musique classique, il pratique le piano depuis le lycée grâce à un professeur qui lui donne des cours. À 20 ans, il décide de s'y consacrer pendant une année mais le succès n'est pas au rendez-vous, si bien qu'il choisit la comédie et rejoint les comédiens de la troupe du Splendid, jouant avec succès des sketches de café-théâtre et des pièces qu'ils écrivent eux-mêmes, notamment Amours, coquillages et crustacés (devenu le film Les Bronzés), Bunny's Bar[2].

CarrièreModifier

Longtemps cantonné aux comédies, dans les rôles d'hypocondriaques râleurs ou de dragueurs maladroits, Michel Blanc passe derrière la caméra et réalise Marche à l'ombre en 1984 qui devient, grâce à son sens du dialogue et au procédé du duo contrasté, le plus grand succès de l'année au cinéma avec 6,1 millions de spectateurs[3]. L'acteur est alors le premier à quitter la troupe du Splendid[4]. Il se risque à interpréter un homosexuel dans Tenue de soirée de Bertrand Blier (1986), un personnage sombre et ambigu dans Monsieur Hire (1989) avant de se glisser dans la peau d'un communiste épurateur dans Uranus (1990).

Dans les années 1990, il se consacre au théâtre, puis repasse à la réalisation avec Grosse Fatigue (1994) dans lequel il se fait « voler » sa vie par son sosie. Après Monsieur Hire, le réalisateur des Bronzés lui offre en 1996 le rôle d'un producteur véreux dans Les Grands Ducs[5] ; le tournage de cette comédie se passe mal[6] et, pour couronner le tout, le film est un échec commercial. En 1999, Michel Blanc réalise Mauvaise Passe (1999), un film de mœurs sombre avec Daniel Auteuil, qui traduit son humeur du moment.

C'est en 2002, qu'il renoue avec le succès en tant que réalisateur et acteur avec le long-métrage Embrassez qui vous voudrez dans lequel il s'offre un rôle sur-mesure[7] et trouve deux rôles dramatiques importants à la télévision en 2003 et 2004. Sa carrière de comédien au cinéma trouve un second souffle à partir de 2005 avec un succès public dans le premier film d'Isabelle Mergault Je vous trouve très beau. Suivent les retrouvailles en 2006 avec les Bronzés et le personnage de Jean-Claude Dusse (plus de 10 millions d'entrées) et, entre autres, deux films d'André Téchiné en 2007 (Les témoins) et 2009 (La fille du RER)

FilmographieModifier

CinémaModifier

Années 1970Modifier

Années 1980Modifier

Années 1990Modifier

Années 2000Modifier

Années 2010Modifier

TélévisionModifier

RéalisateurModifier

ScénaristeModifier

DialoguisteModifier

DoublageModifier

ThéâtreModifier

AdaptateurModifier

ComédienModifier

Metteur en scèneModifier

DiscographieModifier

Distinctions et récompensesModifier

DécorationsModifier

Répliques cultesModifier

Article détaillé : Réplique culte.

« Oublie que t'as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher. »

— réplique de Michel Blanc dans Les bronzés font du ski (1979).

« J'te préviens, si tu pars, j'te quitte ! »

— réplique de Michel Blanc dans Ma femme s'appelle reviens (1982).

Notes et référencesModifier

  1. Ghislain Loustalot, « Michel Blanc: L'heure de devenir père », sur parismatch.com,
  2. Françoise Puaux, Le Comique à l'écran, Corlet, , p. 145
  3. Jean-Michel Frodon, L'âge moderne du cinéma français, Flammarion, , p. 465
  4. « Michel Blanc : "Comme je ne m’aimais pas, j’avais envie de jouer des personnages qui n’étaient pas moi" », sur europe1.fr,
  5. « Les Grands Ducs », sur lesinrocks.com,
  6. « Leconte règle ses comptes en petit bout de chou », sur lesoir.be/,
  7. « C'est l'amer Michel Blanc », sur liberation.fr,
  8. Ordre du Mérite à Isabelle Mergault et Michel Blanc à la suite du film Je vous trouve très beau
  9. Chancellerie de la Légion d'honneur, Légion d'honneur - Promotion 14 juillet 2012
  10. Nouvel Observateur, Article inventoriant les récipiendaires célèbres

Voir aussiModifier