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Médecins du monde

association française
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Médecins du monde
Logo de l'organisation
Carte de l'organisation
  •      Pays d'intervention de Médecins du Monde
Situation
Région Crystal Clear app package network.png Monde
Création
Type Aide humanitaire
Aide sociale
Association à but non lucratif
Organisation de solidarité internationale
Organisation non gouvernementale internationale
Siège Paris, France
Langue Français
Organisation
Effectifs 3 815
Fondateurs Jacques Bérès
Gilles Brücker
Éric Cheysson
Alain Deloche
Bernard Granjon
Jean-Marie Haegy
Bernard Kouchner
Pierre Pradier
Vladan Radoman
Président Philippe de Botton
Membres du Conseil d'Administration Fyras Mawazini (vice-président)
Catherine Giboin (vice-président)
Christian Laval
Dr Florence Rigal
Bernard Juan
Dr Joël Le Corre
Sophie Alary
Dr Patrick Bouffard
Alexandre Kamarotos
Thierry Malvezin
Dr Françoise Sivignon
Anne Guilberteau
Mehdi Lahmar
Pr Antoine Lazarus

Site web Medecinsdumonde.org

Médecins du monde est une ONG médicale de solidarité internationale créée en 1980. En France et à l’international, elle soigne les populations les plus vulnérables, les victimes de conflits armés, de catastrophes naturelles, celles et ceux qui n’ont pas accès aux soins, celles et ceux que le monde oublie peu à peu. Association humanitaire indépendante, Médecins du Monde agit au-delà du soin. Elle dénonce les atteintes à la dignité et aux droits humains et plaide pour améliorer la situation des populations. Elle milite pour un monde où tous les obstacles à la santé auront été abolis, un monde où la santé sera reconnue comme un droit fondamental et universel. En 2019, Médecins du Monde a plus de soixante programmes dans près de cinquante pays.  

Sommaire

HistoireModifier

En 1979, des divergences apparaissent au sein de Médecins sans frontières à l'occasion de l'opération « Un bateau pour le Viêt Nam », Bernard Kouchner défendant l'idée qu'il faut affréter un navire, avec à son bord médecins et journalistes, afin de pouvoir soigner et aussi témoigner des violations des droits de l'homme sur le terrain. Cette opération est jugée trop médiatique par les autres dirigeants. Kouchner, Patrick Aeberhard, Alain Deloche, Pierre Pradier, Patrick Laburthe-Tolra, Jacques Bérès, Pierre Fyot, Monique Donabedian, Jean-Élie Malkin, François Foussadier[1]… en tout et une quinzaine de responsables quitte l'association pour fonder, en mars 1980[2], Médecins du monde, avec le soutien du professeur Paul Milliez, qui en deviendra président d'honneur.

L'association se développe en intervenant lors des grandes crises qui ont marqué les années 1980 comme en Afghanistan — où l’association décide d'envoyer une équipe le soir même de sa création[3] —, au Salvador et en Arménie. Médecins du monde lutte aussi contre l'exclusion en France : elle ouvre, en 1986, un centre de soins gratuit rue du Jura à Paris et en 1987 le premier centre de dépistage du VIH, volontaire, anonyme et gratuit à Paris. Par la suite se créent d'autres centres en province. Il y en a 21 aujourd'hui répartis dans toute la France. L'association est reconnue d'utilité publique depuis 1989.

La chute du mur de Berlin marque le passage à un monde global et complexe. Médecins du monde milite avec d'autres ONG pour la création d'une Cour pénale internationale. Elle intervient en ex-Yougoslavie, en Somalie, au Rwanda, au Burundi, en République démocratique du Congo, en Iran, au Kosovo, en Turquie, au Timor, en Tchétchénie… L'association connaît une croissance importante : à la fin des années 1990, plus de 70 missions sont mises en œuvre à travers le monde, dans plus de 50 pays.

L’action humanitaire devient de plus en plus difficile sur le terrain. Les contours des conflits sont moins nets, les ONG entrent sur la scène diplomatique. Médecins du monde réaffirme sa position : une association de soignants militants et indépendants. Elle maintient sa présence auprès des plus vulnérables, partout dans le monde, et développe son action en matière de réduction de risques liés à l'usage des drogues. Elle intervient en Afghanistan, dans les Territoires palestiniens, en Tchétchénie, en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo, au Liberia, en Haïti, en Indonésie, et au Liban.

Début 2011, L'ONG Médecins du monde lance une campagne[4] : « la santé n'est pas un luxe » face à l’aggravation des inégalités en santé en France et dans le monde ; le 7 avril 2011, Médecins du monde s’installe au centre de Paris, place du Palais Royal, et réaffirme que la santé n’est pas et ne doit pas être un produit de luxe. Le 4 mars 2014, Médecins du monde lance une campagne internationale pour le droit des femmes à décider et pour un accès universel à la contraception et à l'avortement, opération intitulée “Names-not-Numbers[5] arguant que 22 millions de grossesses non-désirées se terminent chaque année par un avortement pratiqué dans des conditions impropres et que cela devait cesser[6]. Cette campagne fut lancée en réponse à l'agitation ayant suivi le projet de loi visant l'interdiction de l'avortement en Espagne[7].

Le 30 mai 2015, le conseil d'administration de Médecins du Monde élit le docteur Françoise Sivignon présidente de l'association[8],[9].

Depuis sa création, Médecins du monde a, plusieurs fois, changé de logo. Inspiré de celui de la Croix rouge, il prend comme symbole la colombe au rameau d'olivier pour la paix. Les cinq feuilles représentent les cinq continents alors que la forme ronde rappelle le globe terrestre.

Missions internationalesModifier

Médecins du monde est présent dans 40 pays[10]. L'association mène des missions d'urgence et maintient ses activités afin de participer à l'effort de reconstruction et mène entre autres des programmes de développement, de formation d'équipes médicales.

Médecins du monde agit selon :

Les urgencesModifier

  • Lors de catastrophes naturelles, d'épidémies, de conflits, les équipes de Médecins du monde se substituent ponctuellement à un système de santé anéanti et cherchent à répondre aux besoins fondamentaux, surtout lorsque le pronostic vital est en jeu (chirurgie, suivi de traitement…) Il s'agit à la fois de soigner les blessures physiques et psychiques provoquées par le drame et d'assurer à la population une continuité dans les soins jusque-là couverts : accouchements, soins de santé primaire, traitements chroniques.

Ces activités sont souvent prolongées par une phase de reconstruction destinée à rééquiper les centres de soins détruits et à faire redémarrer les systèmes de santé. Depuis sa création, l'association intervient dans la plupart des grandes catastrophes naturelles, notamment en Iran et en Algérie (2003), en Indonésie (2004 et 2006), au Pakistan (2007) en Birmanie (2008). Médecins du monde apporte un soutien aux populations victimes de conflits comme au Kosovo (1999), en Côte d'Ivoire (2002), au Liberia (2003), au Liban (2006) ou au Darfour (2004-2008) et se mobilise également sur des crises chroniques comme en Tchétchénie (1995) ou en Irak (2003 - 2008), et Haïti, lors du tremblement de terre en janvier 2010, sur les inondations au Pakistan en juillet 2010.

La plus importante mission depuis Haïti est en 2013-2014 la Syrie. Médecins du monde y déploie trois équipes aux frontières syriennes plus une équipe en Syrie[12]. Le 2 septembre 2013, le médecin référent du Desk Urgence de Médecins du monde, le docteur Rafik Bedoui reconnaît l'arrivée de victimes pouvant être dues à des attaques chimiques en Syrie et déclenche la mise en place de stocks supplémentaires d'atropine pour y faire face[13].

En 2014, l'association est engagée sur quatre programmes d'urgence : la Syrie, la République centrafricaine, les Philippines et la Somalie[14].

Les migrantsModifier

L'association milite pour la non-expulsion des étrangers malades qui ne peuvent pas être soignés dans leur pays d'origine et un droit universel et opposable à la santé pour tous.

  • En 2005, le réseau de Médecins du monde en Europe (11 pays), "Huma", a créé un Observatoire européen de l'accès aux soins afin d'apporter son analyse sur l'accès aux soins des personnes vivant dans la précarité dans sept pays de l'Union européenne (Belgique, Espagne, Grèce, France, Italie, Portugal et Royaume-Uni). Médecins du monde demande un égal accès aux soins des personnes résidant sur le territoire européen, quel que soit leur statut administratif et milite pour la non-expulsion des étrangers gravement malades.
  • Médecins du monde apporte une aide spécifique dans le pays d'origine des migrants mais aussi dans les zones de transit.[réf. nécessaire] L'objectif est d'améliorer leur accès aux soins et de faire reconnaître leur droit à la santé. Programmes de santé auprès des migrants dans différentes parties du monde (Mayotte, Cayenne, Liban, Malte, Maroc, Mexique etc).
  • En France, Médecins du monde intervient auprès des migrants depuis 1986. Implantés sur l'ensemble du territoire, les 21 centres d'accueil, de soins et d'orientation accueillent près de 90 % d'étrangers, la plupart primo-arrivants. Les médecins bénévoles les soignent jusqu'à l'obtention de leurs droits ou les orientent vers des dispositifs mieux à même de les prendre en charge en fonction de leur situation [réf. nécessaire]. MdM mène également des actions de témoignage et de plaidoyer, notamment à travers le collectif ODSE.
  • Le 30 juillet 2010, le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans son discours de Grenoble pointait du doigt la communauté rom et annonçait la multiplication des expulsions. Un an après, Médecins du monde déplore les conséquences sanitaires des expulsions à répétition, publie une enquête sur la couverture vaccinale des populations roms et dénonce une mise en danger volontaire de personnes en grande précarité.[réf. nécessaire]

L'œuvre d'adoptionModifier

Médecins du monde est un organisme autorisé pour l’adoption (OAA). Sa priorité est de trouver des familles pour les enfants qui n'ont pu être adoptés dans leur pays, en particulier ceux présentant des besoins spécifiques (enfants de 6 ans et plus, fratries, enfants avec spécificités médicales). 2 965 enfants ont été adoptés entre 1990 et 2007.

Femmes victimes de violencesModifier

Au moins la moitié des 40 millions de personnes infectées par le virus[Quoi ?] sont des femmes.[réf. nécessaire] Médecins du monde assure une prise en charge pluridisciplinaire des victimes : l'association les soigne et leur assure un soutien psychologique. Elle les aide à faire valoir leurs droits, à se réinsérer, en lien avec des partenaires locaux. Médecins du monde travaille également avec les communautés locales afin de sensibiliser les familles sur les conséquences physiques ou psychologiques graves qu'engendrent ces violences. Les programmes de Médecins du monde en 2006 : Algérie, Liberia, République démocratique du Congo, Soudan/Darfour, Égypte, Pakistan. France, Moldavie. Haïti, Pérou, Guatemala, Nicaragua, Territoires palestiniens

Le sidaModifier

Afin de lutter plus efficacement contre la pandémie sur les missions internationales, le dépistage, l'accès aux traitements, notamment antirétroviraux et la formation du personnel local sont devenus indissociables de la prévention. Et ce toujours en collaboration avec des associations locales, mieux à même d'appréhender le problème sous tous ses aspects sociaux, culturels, politiques et économiques. Depuis 2007 Médecins du monde met en place une prise en charge du VIH, intégrée dans les centres de soins de santé primaire plus proches des villages que les centres spécialisés[réf. nécessaire] et milite pour leur développement.

  • 1987 : Médecins du monde ouvre son premier centre de dépistage du VIH.
  • 1989 : L'association devient en France un acteur majeur de la réduction des risques infectieux, VIH et hépatites virales, auprès des populations les plus vulnérables : usagers de drogues (programmes d'échange de seringues et d'accès à la méthadone), prostituées et migrants.
  • 2007 : Dans un souci d’approche combinant décentralisation, simplification et intégration, Médecins du monde met en place en zone rurale des programmes décentralisés de prise en charge du VIH/ sida.
  • 2008 : les délégations du réseau international de l'association coordonnent 33 programmes VIH dans 28 pays [réf. nécessaire].

Missions en France : la lutte contre l'exclusionModifier

La fin des années 1980 est marquée en France par l'épidémie de sida et la recrudescence de la pauvreté. Médecins du monde crée en 1986 la « Mission France » qui regroupe l'ensemble des actions menées sur le territoire français (centres, actions de proximité, réduction des risques). Avec ses « Dix propositions pour l'accès aux soins pour tous », publiées en 1995, Médecins du monde réaffirme la priorité des soins avant tout examen administratif, qu'il s'agisse de personnes sans couverture sociale ou d'étrangers en situation irrégulière. Cette idée a été reprise en 1999 lors de la mise en place de la Couverture maladie universelle (CMU). MdM a, au sein de collectifs, beaucoup agi pour mettre en place la loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 et la création des permanences d'accès aux soins de santé (PASS).

En 2011 la mission France de Médecins du monde représente 100 programmes dans 29 villes, 2,000 bénévoles et 60 salariés, 21 centres d’accueil, de soins et d’orientation qui reçoivent près de 26,000 patients et réalisent 35,000 consultations médicales par an, un centre de soins pédiatriques à Mayotte et 80 actions mobiles de proximité : campements roms, squats, raves, maraudes auprès des SDF, des personnes se prostituant. L’action de MdM en France se traduit souvent par des actions de promotion de la santé et l’ouverture des droits à la santé (CMU - AME)[15].

Les centres d'accueil de soins et d'orientation (CASO)Modifier

Les centres de soins ont pour objectifs d'offrir des soins gratuits aux personnes en situation d’exclusion ou de vulnérabilité. Une équipe pluridisciplinaire accueille les patients sans imposer de contraintes, les soulage de leurs maux en adaptant les pratiques médicales aux patients et travaille avec eux à la récupération de leurs droits pour accéder aux dispositifs publics de santé.

Sans-abris et mal-logésModifier

La grande majorité des patients vus par MdM France sont sans-abri ou demeurent dans des logements précaires.

Saturnisme infantileModifier

Médecins du monde repère les immeubles insalubres, informe les familles sur cette maladie, dépiste, et suit des familles d’enfants intoxiqués (au nombre de 85 000 en 2007). Elle mobilise également les acteurs locaux de la santé, de l’habitat et du droit.

Les migrantsModifier

Les équipes assurent des consultations, diffusent des messages de prévention, et orientent les migrants vers des partenaires et vers le système de santé de droit commun.

Gens du voyageModifier

Les gens du voyage sont menacés dans leurs droits, et cela se répercute physiquement et psychologiquement. L’objectif des équipes mobiles de Médecins du monde est donc double : rencontrer les gens du voyage sur leurs lieux de vie, et les aider à faire reconnaître leurs droits.[réf. nécessaire]

Les RomsModifier

Les Roms quittent leur pays d’origine pour fuir la discrimination raciale et la misère. Toutefois, la multiplication des expulsions, provoquant la rupture de la continuité des soins, les fragilise et rend leur vie encore plus précaire[16].

ProstitutionModifier

Depuis la mise en vigueur de la loi sur le délit de racolage passif en 2003, les conditions de vie des personnes se prostituant se sont largement dégradées, et les violences à leur encontre se sont multipliées.[réf. nécessaire]. En 2002, Médecins du Monde crée le Lotus Bus, un service d'information en matière de santé et de sécurité à destination des femmes chinoises qui se prostituent à Paris[17]. En 2009, un livret bilingue Chinois/Français a été rédigé pour les prostituées chinoises à Paris. Il donne des informations pratiques utiles aux prostituées[18].

Le 5 juin 2017[19], une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est déposée par Médecins du Monde et huit autres associations (dont le STRASS ) et cinq travailleuses du sexe contre la loi visant à pénaliser les clients de la prostitution. Selon leur avocat Patrice Spinosi : « Notre objectif est de démontrer que la loi qui devait davantage protéger les prostituées n'a pas rempli ses objectifs, bien au contraire, elle est contre-productive »[20].

La réduction des risques (RDR) et échange de seringuesModifier

La réduction des risques liées aux pratiques prostitutionnelles, à l’usage des drogues dans les raves ou auprès des jeunes marginalisés est aussi une priorité qui exige un accompagnement social, médical, administratif et juridique. Les programmes d’échange de seringues sont reconnus comme établissements médico-sociaux depuis 2006 et sont financés par l’assurance maladie. Les équipes vont au-devant des usagers de drogues dans la rue, les squats, et les raves pour fournir du matériel stérile et ainsi réduire les risques (hépatites, sida…) encourus par la consommation de drogues.

Parrainage des enfants hospitalisésModifier

Le soutien affectif est primordial dans le processus de lutte contre la maladie. De nombreux enfants aux pathologies souvent très lourdes et majoritairement de milieux défavorisés sont hospitalisés dans la région parisienne car impossible à traiter sur place. Beaucoup d’entre eux arrivent seuls et nécessitent le soutien affectif de bénévoles leur rendant visite trois fois par semaine.[réf. nécessaire]

La lutte pour la réduction du coût des médicamentsModifier

En juin 2016, Médecins du Monde France lance une campagne de communication pour dénoncer le prix des médicaments et les profits des entreprises pharmaceutiques. Selon la présidente de Médecins du Monde France, « la mainmise de l’industrie pharmaceutique sur le système de la brevetabilité doit cesser. Les autorités laissent les laboratoires dicter leurs prix et abandonnent leur mission, celle de protéger la santé des populations »[21]. À la suite d'un avis négatif émis par l'autorité de régulation professionnelle de la publicité, l'ONG n'a pas l'autorisation d'accéder aux panneaux publicitaires et lance donc sa campagne sur le seul internet le . Celle-ci est alors fortement relayée par les réseaux sociaux[22].

PolitiqueModifier

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Médecins du monde appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[23].

Le réseau internationalModifier

Aujourd’hui le réseau international de Médecins du Monde comporte quinze membres organisés autour d'une direction du réseau international. En 2018, le réseau international de MdM menait 316 programmes dans 78 pays grâce à 5 000 volontaires, et 3 000 salariés. De la première association en France, naîtra une dynamique qui conduira à la création de plusieurs associations Médecins du monde, en Europe, en Amérique et en Asie :

  • 1987 : Médecins du monde États-Unis (fermé en 2006 et rouvert en 2012)
  • 1990 : Médecins du monde Espagne, Médecins du monde Grèce
  • 1991 : Médecins du monde Suède
  • 1993 : Médecins du monde Italie, Médecins du monde Suisse
  • 1995 : Médecins du monde Chypre (fermé en 2008)
  • 1996 : Médecins du monde Canada
  • 1997 : Médecins du monde Pays-Bas
  • 1998 : Médecins du monde Argentine, Médecins du monde Royaume-Uni
  • 1999 : Médecins du monde Allemagne, Médecins du monde Belgique, Médecins du monde Portugal
  • 2000 : Médecins du monde Japon
  • 2013 : Médecins du monde Luxembourg
  • 2018: Médecins du monde Turquie

Ces associations se sont donné pour mandat de soigner les populations les plus vulnérables, mais aussi de témoigner de la situation de ces populations. Elles œuvrent à travers le monde, par le biais de missions médicales mises en œuvre tant à l’étranger que sur leur propre territoire. Ces missions viennent en aide aux populations les plus vulnérables sans distinction de sexe, d’âge, de religion, d’ethnie, d’orientation sexuelle ou de conviction politique.

Chaque association membre du réseau international de Médecins du monde regroupe des professionnels de santé souhaitant s’investir bénévolement. Les actions sont mises en œuvre avec le concours de professionnels issus majoritairement du milieu médical : médecins, chirurgiens, sages-femmes, infirmiers, psychologues cliniciens. Toutefois, d’autres compétences sont nécessaires : coordination, administration, logistiques, spécialistes des droits de l’homme, entre autres.

Campagne Pour un G20 utileModifier

Médecins du monde milite pour une campagne que l'association nomme Pour un G20 utile[24] :

  • la santé doit être reconnue comme l’un des piliers de la protection sociale à construire un niveau mondial ;
  • la gratuité des soins pour les plus vulnérables doit être considérée comme l’un des outils de l’accès aux soins ;
  • la déclaration finale du G20 doit inclure un soutien financier aux pays qui s’engagent sur cette voie.

FinancementModifier

Médecins du monde est financé par les dons du privé, ainsi que par des subventions administratives nationales ou internationales (à 35 %). Un soin est apporté pour que les dons privés restent majoritaires et ainsi pouvoir conserver une indépendance vis-à-vis des structures d'États.[réf. nécessaire]

En 2008, les ressources totales de l'association atteignent 62,3 millions d'euros. En 2016, elles atteindront 100 millions d'euros.[réf. nécessaire]

Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, la section française de l’organisation, en tant qu’association, adhère au Comité de la Charte.[réf. nécessaire]

Pour veiller au bon usage des dons privés, MdM s'est doté, dans les années 1990, d'un comité des donateurs.[réf. nécessaire]

La revue HumanitaireModifier

L'organisation édite une revue trimestrielle en langue française intitulée Humanitaire[25]. Lancée en novembre 2000 et tirée à environ 800 exemplaires, elle a pour objectif de porter des réflexions sur l’action humanitaire, en offrant notamment un support de débat et de réflexion à des acteurs du milieu humanitaire et des observateurs.

Sous la direction d'Olivier Bernard, l'organisation de la revue se structure ainsi :

  • un comité de pilotage (quatre personnes de Médecins du Monde) chargé de la définition et du respect de la ligne éditoriale.
  • un comité de rédaction (personnalités d’origines professionnelle et géographique multiples - membres d’ONG, journalistes, intellectuels, chercheurs), chargé de la conception intellectuelle de la revue sous la direction du rédacteur en chef, Boris Martin.

La revue se veut accessible au grand public, toutes les personnes intéressées par l’humanitaire (principalement des membres d’ONG, d’organisations internationales, d’administrations nationales, des chercheurs ou des étudiants).

Notes et référencesModifier

  1. Weber 1995, p. 345 et s.
  2. « Notre histoire », sur www.medecinsdumonde.org (consulté le 28 décembre 2017)
  3. Cheysson et Faure 2012, p. 6.
  4. Campagne La santé n'est pas un luxe, une couverture maladie pour tous
  5. http://www.names-not-numbers.org/fr_fr/
  6. http://news.names-not-numbers.org/?page_id=703
  7. François Musseau, « IVG, le grand retour en arrière espagnol : Le projet de loi réduisant drastiquement le droit à l'avortement a été approuvé par le gouvernement, et devrait l'être par le Parlement », sur Libération.fr,
  8. http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/breve/2015/06/01/le-dr-francoise-sivignon-la-tete-de-medecins-du-monde_758161
  9. http://www.medecinsdumonde.org/Bloc-news-Home/Francoise-Sivignon-Nouvelle-presidente-de-Medecins-de-Monde
  10. « Ici & Là-bas | Médecins du Monde », sur www.medecinsdumonde.org (consulté le 25 avril 2016)
  11. http://www.medecinsdumonde.org/Nos-Combats/Priorites-d-action
  12. http://mdm-me.org/mdm-in-the-middle-east/mdm-in-syria/
  13. http://www.trust.org/item/20130902144459-h57ad?view=print
  14. http://www.medecinsdumonde.org/A-l-international
  15. La mission France de Médecins du monde
  16. Juillet 2011 - Dossier de presse sur la situation sanitaire des roms en France. : [1]
  17. Camille Emmanuelle, « A Belleville, les prostituées chinoises sortent de l’ombre », sur Les Inrocks, (consulté le 14 septembre 2015).
  18. Lotus Bus - Informations pratiques et conseils de prévention à l’usage des femmes chinoises
  19. Conseil constitutionel
  20. Des associations et des travailleuses du sexe déposent une QPC contre la loi prostitution Europe 1, septembre 2018
  21. Eric Favereau, « Médecins du monde censuré pour ne pas fâcher le lobby des labos », Libération,‎ (lire en ligne)
  22. Juliette Garnier, « Une pub provocatrice de Médecins du monde dénonce les prix des médicaments », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 16 juin 2016)
  23. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  24. le Dossier de Presse de l'association au 29 septembre 2011
  25. ISSN 1624-4184

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Sources et bibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques Fontanel, Liliane Bensahel et Bénédicte Corvaisier-Drouart, Les organisations non gouvernementales : ou l'homme au cœur d'une mondialisation solidaire, L'Harmattan, 2009, 450 p. (ISBN 978-2296090668)
  • Éric Cheysson et Michel Faure, Au cœur de l'espoir, Robert Laffont, , 276 p. (ISBN 978-2221115527)  
  • Olivier Weber, French doctors : L'épopée des hommes et des femmes qui ont inventé la médecine humanitaire, Robert Laffont, , 583 p. (ISBN 978-2221091937)

Liens externesModifier