Jacques Doillon

réalisateur français
Jacques Doillon
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Jacques Doillon en 2013.
Naissance (77 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Monteur
Acteur
Films notables La femme qui pleure,
La Drôlesse,
La Pirate,
La Vie de famille,
Comédie !,
La Fille de 15 ans,
La Vengeance d'une femme,
Le Petit Criminel,
Le Jeune Werther,
Ponette

Jacques Doillon est un réalisateur, producteur et scénariste français, également monteur et acteur à l'occasion, né le à Paris 20e.

BiographieModifier

Jacques Doillon naît le à Paris dans une famille modeste : son père est comptable, sa mère standardiste. Élève au lycée Voltaire à Paris, il fréquente le ciné-club animé par le professeur de littérature Henri Agel[1].

Doillon commence comme monteur, notamment sur des documentaires tels que Paris-secret d'Édouard Logereau en 1965 et Paris top secret de Pierre Roustang en 1969. En 1973, il réalise son premier long métrage L'An 01 d'après la bande dessinée de Gébé (la partie Afrique est réalisée par Jean Rouch et la partie à New York par Alain Resnais).

En 1994, il s'inspire de l'histoire de Germaine de Staël et Benjamin Constant pour réaliser un long métrage de cinéma Du fond du cœur et une version longue en douze épisodes pour la télévision Germaine et Benjamin.

Ses films, intimistes et personnels, proposent une réflexion sur l'enfance, la frustration, le tourment, la complexité du sentiment et le rapport de classe. Son œuvre se caractérise principalement par des récits linéaires et ténus, marqués par une grande tendresse pour les personnages en perdition. Elle fait également le choix récurrent d'espaces clos et de décors naturels, réduits au strict minimum. On note par ailleurs des dialogues foisonnants et des plans inscrits ostensiblement dans la durée.

En 2013, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective[2].

En 2019, il est l'invité d'honneur du Festival Films Courts Dinan où il retrouve le réalisateur Jean Becker.

De son couple avec Noëlle Boisson, monteuse, est née Lola Doillon (réalisatrice) en 1975. Puis il vit avec Jane Birkin de 1980 à 1992, il est le père de l'actrice Lou Doillon (1982). Il est aussi le père de Lili (1995) dont la mère est Brune Compagnon. De sa relation avec la réalisatrice Amélie van Elmbt naîtra ensuite Lina Doillon (2010). Il a un fils, Lazare Doillon-Tencer (2016), dont la mère est Marianne Doillon-Tencer.

FilmographieModifier

CinémaModifier

Longs métragesModifier

Courts métragesModifier

  • 1969 : Trial (documentaire)
  • 1970 : La Voiture électronique (documentaire)
  • 1970 : Vitesse oblige (documentaire)
  • 1971 : Tous risques (documentaire)
  • 1971 : On ne se dit pas tout entre époux d'après un scénario de Gébé
  • 1971 : Bol d'or (documentaire)
  • 1973 : Laissés pour compte (documentaire)
  • 1973 : Les Demi-jours (documentaire)
  • 1973 : Autour des filets (documentaire de 11 minutes sur les gardiens de but de handball)
  • 1991 : Contre l'oubli - segment Pour Anstraum Aman Villagran Morales, Guatémala

TélévisionModifier

DistinctionsModifier

Festival de CannesModifier

Mostra de VeniseModifier

    • 1987 : en compétition pour le Lion d'or avec Comédie !
    • 1996 : en compétition pour le Lion d'or avec Ponette, lauréat du Sergio Trasatti Award, de l'OCIC Award et du Prix FIPRESCI de la Critique internationale
    • 2003 : en compétition pour le Lion d'or avec Raja

BerlinaleModifier

  • 1991 : en compétition pour l'Ours d'or avec Le Petit Criminel, lauréat de l'OCIC Award et du Prix FIPRESCI de la Critique internationale
  • 1993 : en compétition pour l'Ours d'or avec le Jeune Werther, lauréat du Prix de l'Ange Bleu et du Prix du jury œcuménique
  • 1998 : en compétition pour l'Ours d'or avec Trop (peu) d'amour

César du cinémaModifier

AutresModifier

  • Festival de Moscou :
    • 1989 : en compétition pour le Golden St. George avec La Fille de 15 ans
  • 1990 : Prix Louis-Delluc pour Le Petit Criminel
  • Festival de Sao Paulo :
    • 1996 : Critics Award pour Ponette
  • Festival de San Sebastian :
    • 1996 : en compétition pour l'OCIC Award - Honorable Mention pour Ponette
  • Festival de Valladolid :
    • 1999 : nommé au Golden Spike pour Petits frères
  • 2004 : Prix France Culture pour Raja
  • Prix Cahiers du cinéma :
    •  : Prix DVD pour le coffret Doillon Enfances, réalisation Jacques Doillon, édition MK2
  • Prix Jean-Vigo :
    • 2008 : Mention spéciale à Jacques Doillon pour son œuvre afin de saluer sa « ligne de conduite indépendante, originale et toujours novatrice »
  • Festival de Rome :
    • 2012 : en compétition pour le Grand Prix du Festival

Notes et référencesModifier

  1. Vincent Pinel, Cinéma français, Cahiers du cinéma, , p. 260
  2. « 10 raisons de sortir ce week-end », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Documentaires sur Jacques Doillon et son œuvreModifier

  • 1998 : Jacques Doillon : les mots, l'émotion... d'Anne Brochet et Françoise Dumas, production INA et La Sept ARTE, 52 minutes
  • 2007 : Jouer Ponette - Autour du film de Jacques Doillon de Jeanne Crépeau, production Box Film, 92 minutes
  • 2020 : Il était une fois, Doillon de Pierre Chassagnieux, collection Parole de cinéaste, production INA et Ciné+, 53 minutes

Liens externesModifier