Ouvrir le menu principal

Bourgogne (ancienne région administrative)

région française (1972-2015)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bourgogne-Franche-Comté et Bourgogne.

Bourgogne
Image illustrative de l’article Bourgogne (ancienne région administrative)
Blason de Bourgogne
Blason
Drapeau de Bourgogne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Dijon
Départements et collectivités territoriales Côte-d'Or (21)
Nièvre (58)
Saône-et-Loire (71)
Yonne (89)
Arrondissements 15
Cantons 174
Communes 2 046
Conseil régional Conseil régional de Bourgogne
ISO 3166-2 FR-D
Démographie
Gentilé Bourguignon
Population 1 641 130 hab. (2012)
Densité 52 hab./km2
Langues
régionales
Bourguignon-morvandiau
Arpitan
Géographie
Superficie 31 582 km2
Liens
Site web www.région-bourgogne.fr

La Bourgogne est une ancienne région administrative française constituée de quatre départements : l'Yonne, la Côte-d'Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. Elle correspond à une partie de la province historique et culturelle située au centre-est de la France.

La région administrative, et avant elle la province, doivent leur nom aux Burgondes du temps d'avant les Mérovingiens, qui créèrent le royaume de Burgondie, devenu royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgognes[1],[2],[3] à l'époque carolingienne. Par la suite on distinguera le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté de Bourgogne), qui correspond à l'actuelle Franche-Comté, du duché de Bourgogne qui correspond à peu près à l'actuelle région de Bourgogne. Les 10 plus grandes villes de la région sont Dijon (la capitale des ducs de Bourgogne et le chef-lieu de la région), suivie de Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon, Sens, Le Creusot, Beaune, Montceau-les-Mines et Autun.

Ses habitants sont appelés les Bourguignons.

Dans le cadre de la réforme territoriale, la région Bourgogne a fusionné avec la Franche-Comté le [4] pour former la région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

HistoireModifier

Article connexe : Généralité de Bourgogne.
 
Philippe le Bon portant le collier de l'ordre de la Toison d'or.

La Bourgogne doit son nom à la peuplade des Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie. Ce dernier devint royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Au Moyen Âge, il convient de distinguer le comté de Bourgogne du duché de Bourgogne. Le premier (maintenant la Franche-Comté) était terre d'Empire, le second constitué des comtés de Mâcon, Chalon, Sens, Auxerre, Tonnerre, Nevers, Autun appartenait au royaume de France.

Aussi, les ducs de Bourgogne étaient vassaux du roi de France pour le duché de Bourgogne, l'Artois et la Flandre, et vassaux de l'Empereur pour le comté de Bourgogne, la Gueldre, le Hainaut, le Brabant et d'autres terres.

Enfin, en 1542, apparaîtra la généralité de Bourgogne, une des 17 recettes générales créées par le roi Henri II. Outre l'ancien duché, elle inclura à partir de 1601 la plupart des provinces savoyardes de la rive droite du Rhône et par la suite la souveraineté de Dombes, qui lui sera rattachée en 1781. Ces dernières acquisitions constitueront en 1790 le département de l'Ain.

La région se nomme Bregogne en bourguignon-morvandiau et Borgogne en arpitan.

 
La Bourgogne dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels. Le territoire de l'Ain était composé de cinq pays (Dombes, Bresse, Bugey, Gex et Valromey) qui ne faisaient pas partie du duché mais qui étaient rattachés à la généralité de Bourgogne.

AdministrationModifier

Article détaillé : Conseil régional de Bourgogne.

Identité visuelleModifier

Anciens logos de la région :

GéographieModifier

Article détaillé : Géographie de la Bourgogne.
Article connexe : Climat de la Bourgogne.
 
Relief et principales agglomérations.

La Bourgogne historique, ancien royaume européen, fut partagée par les grandes puissances en deux Bourgognes :

Le comté de Bourgogne ou Franche-Comté de Bourgogne (qui signifie « comté libre de Bourgogne »), constitue la majeure partie de la Franche-Comté actuelle. Le duché de Bourgogne correspond lui à peu près à l'actuelle région Bourgogne moins la Nièvre.

La région Bourgogne se situe dans le Centre-Est de la France. Elle est limitrophe de la Franche-Comté à l'est, de Rhône-Alpes au sud-est, de l'Auvergne au sud-ouest, du Centre-Val de Loire à l'ouest, de la Champagne-Ardenne au nord et de l'Île-de-France au nord-ouest.

NordModifier

La basse Bourgogne est une région de plaines sédimentaires : elle englobe le Sénonais agricole et le pays d'Othe forestier, qui domine les vallées de l'Yonne et de l'Armançon. On y trouve également la ville d'Auxerre.

EstModifier

Les pays de la Saône correspondent à des plaines d'effondrement couvertes de grasses prairies et de champs (blé, maïs, oléoprotéagineux, maraîchage).

CentreModifier

Les plateaux bourguignons, calcaires, s'inclinent doucement vers le nord-ouest, mais s'abaissent brusquement vers le sud-est. Ils comprennent l'Auxerrois, plate-forme rocailleuse où s'est établie la vigne (Chablis), le Tonnerrois, d'altitude plus basse, le Châtillonnais, région d'importants massifs forestiers, le carrefour dijonnais et la Côte-d'Or, dernier escarpement abrupt de la « Montagne », qui porte l'un des vignobles les plus fameux de France.

Le Morvan, massif ancien forestier, classé parc naturel régional, est entouré de plaines argileuses où l'on pratique l'élevage, incisé par la dépression houillère de la Dheune-Bourbince.

SudModifier

Le Mâconnais, pays de polyculture, d'élevage et de vignoble, s'appuie sur les premiers contreforts du Massif central. Le Mâconnais constitue la partie la plus méridionale de la Bourgogne et offre une géographie particulière avec la plaine de Saône et un paysage plus vallonné culminant à 771 mètres (commune de Montmelard), 758 mètres (commune de Tramayes) et 746 mètres (commune de Pierreclos).

TransportsModifier

FerroviaireModifier

 
La grande gare de l'Auxerrois, Laroche-Migennes.

TERModifier

Article détaillé : TER Bourgogne.

TGVModifier

  • Le TGV Sud-Est met depuis 1981 la capitale de la Bourgogne Dijon à portée de Paris (1 heure 37), de Roissy (1 heure 51), de Marseille (3 heures 22), et Montbard à 1 h tout juste de Paris, avec 4 TGV Montbard/Paris et 5 TGV Paris/Montbard chaque jour.

Des liaisons partent aussi de Chalon-sur-Saône vers Paris.

Des liaisons Paris-Lyon via la gare du Creusot-Montceau-les-Mines-Montchanin TGV et la gare de Mâcon-Loché-TGV.

La LGV Sud-Est passe par 6 départements dont 3 en bourgogne (l'Yonne, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire). La gare de secours de la LGV entre Paris et Lyon est située en Côte d'Or, dans le village de Lacour-d'Arcenay.

RoutierModifier

Réseau autoroutierModifier

Le siège d'Autoroutes Paris-Rhin-Rhône est situé à Saint-Apollinaire, dans la banlieue de Dijon.

FluvialModifier

 
L'Yonne à Auxerre.

Principales voies navigables en Bourgogne :

ÉconomieModifier

Article détaillé : Économie de la Bourgogne.

L'agriculture bourguignonne est dynamique, puissante et très spécialisée : céréales (blé et orge dans l'Yonne et la Côte-d'Or), oléagineux, élevage bovin (Charolais, Morvan, Nivernais), viticulture (Côtes de Beaune, Nuits, Hautes-Côtes, Côte Chalonnaise, Mâconnais, Beaujolais, Chablisien). L'agriculture emploie 5 % d'actifs. La surface agricole utile (SAU) représente près de 60 % de la superficie de la Bourgogne. Deuxième région productrice de bovins, derrière l'Auvergne, le territoire est surtout spécialisé dans les céréales, les oléagineux et bien sûr le vin, qui occupe près de 31 000 hectares, essentiellement plantés de pinot noir et de chardonnay.

Article détaillé : Vignoble de Bourgogne.

L'industrie, qui s'est développée dès le XIXe siècle (charbon de Montceau-les-Mines, sidérurgie du Creusot, mines de La Machine), a connu un nouvel essor après 1945, particulièrement dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon-sur-Saône), à Dijon et dans l'Yonne, mais n'a pas été épargnée par la crise. Parmi les entreprises internationales implantées en Bourgogne peuvent être citées Amora Maille (groupe Unilever), dont les usines d'Appoigny (Yonne) et de Dijon (Côte-d'Or) ont fermé fin août 2009, les laboratoires pharmaceutiques URGO à Chenôve et Chevigny-Saint-Sauveur, l'usine Fulmen, plus gros employeur d'Auxerre (usine fermée), les laboratoires Vendôme (Le petit Marseillais…) à Quetigny (Communauté urbaine dijonaise) et l'usine historique du groupe SEB à Selongey.

En revanche, le Nord de la région, pauvre en grandes entreprises, a profité de l'installation d'industries moins lourdes, plus diversifiées : parachimie, industrie pharmaceutique, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, agroalimentaire.

Enfin, le tourisme avec la gastronomie, l'histoire, la culture et le tourisme vert avec les nombreuses bases de loisirs aventure implantées dans les villages de la vallée de l'Armançon et du parc naturel régional du Morvan fournissent à la région ses plus grosses ressources complémentaires.

Le commerce et les services tiennent une place importante en Bourgogne (Avallon est le siège du groupe de distribution Schiever). À titre d'exemple, Dijon est classée ville où les entreprises sont les plus compétitives de France[citation nécessaire].

Depuis 2005, la Bourgogne affiche la présence de deux pôles de compétitivité : le pôle nucléaire Bourgogne et Vitagora Goût-Nutrition-Santé (agroalimentaire).

La Bourgogne a créé la Super Cocotte Seb, les avions Jodel et les collants Dim dans les années 1950. Désormais, elle fabrique le cœur des centrales nucléaires, les bogies du TGV, les pansements Urgo et les cosmétiques des laboratoires Vendôme[5].

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie de la Bourgogne.

Le peuplement de la Bourgogne est peu dense et inégalement réparti. La population se concentre sur les axes de communication alors que le Morvan se vide. La Bourgogne est actuellement moins peuplée qu'elle ne l'était en 1851. La région comptait 1 638 588 habitants en 2008.

Depuis 1990, le déséquilibre démographique s'est accentué entre la Bourgogne et les régions dominantes qui l'encadrent (Île-de-France et Rhône-Alpes). À ces deux fortes croissances, la Bourgogne n'oppose qu'une stagnation. Le solde migratoire annuel n'est passé que de –0,03 % à –0,04 % entre les deux derniers recensements mais l'excédent naturel annuel est tombé de 0,13 à 0,04 %. Cela se traduit par un vieillissement de la population, la région attire en effet davantage les retraités que les jeunes ménages.

Seule Dijon, la capitale de la Bourgogne et son agglomération, ainsi que la vallée de la Saône (de Chalon-sur-Saône à Mâcon) tirent leur épingle du jeu.

Culture et tourismeModifier

Région réputée pour sa gastronomie, la Bourgogne est également riche de son patrimoine naturel mais aussi bâti, des châteaux forts aux cadoles, en passant par les abbayes et les cathédrales[6].

Il y est possible de visiter le site d'Alésia, où Vercingétorix tint un siège contre les armées de Jules César en 52 av. J.-C., ainsi que le site de Cluny où les bénédictins firent de leur abbaye au Xe siècle le plus grand foyer spirituel et intellectuel d'Europe.

Aux XIVe et XVe siècles, le duché, indépendant de la couronne, était beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. Sous Charles le Téméraire, il s'étendait de l'Espagne à l'Angleterre et de l'Italie aux Flandres. Bien que rattaché au royaume de France en 1477, il réussit à garder jusqu'à la Révolution française une certaine forme d'autonomie. Les contours actuels de la Bourgogne, eux, datent de 1960[7].

La Bourgogne est une terre riche de sites culturels, certains uniques parmi lesquels le palais des ducs de Bourgogne à Dijon, les Hospices de Beaune, l'abbaye Saint-Philibert de Tournus, l'abbaye de Cîteaux, le château de Guédelon, l'arboretum de Pézanin, qui rendent ce territoire attractif et à fort potentiel touristique.

Grâce à Nicéphore Niépce (1765-1833) qui inventa la photographie, la Bourgogne a ainsi développé à Chalon-sur-Saône le musée de la photographie et un pôle image et son.

CinémaModifier

Plus de 50 films et téléfilms (répertoriés) ont été tournés — entièrement ou quelques scènes — en Bourgogne, entre 1938 et 2010. En voici les lieux de tournage (par département, anti-chronologiquement), ainsi que les titres et réalisateurs[8],[9].

PersonnalitésModifier

Emblèmes traditionnels de la BourgogneModifier

Les armoiries de la Bourgogne se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier et au quatrième, d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules ; au deuxième et troisième, bandé de six pièces d'azur et d'or à la bordure de gueules. Les armoiries combinent les armoiries des ducs Valois (1 et 4) avec celles des ducs capétiens (2 et 3).


La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (° à Dijon - † ). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne. En tant qu'emblème de la grande Bourgogne, cet emblème est aussi fréquemment employé en Franche-Comté.

En 2010, une pièce de 10  en argent, gravée par Joaquin Jimenez, a été mise en circulation en Bourgogne. Elle représente la carte et le drapeau armorié de la région. Elle a cours légal dans toute la France.

SciencesModifier

Gastronomie et vinsModifier

GastronomieModifier

Article détaillé : Cuisine bourguignonne.

La gastronomie bourguignonne se décline également par ses grands noms régionaux :

Il existe plusieurs congrégations gastronomiques comme celles de l'Escargot, de la Truffe, du Pain d'épice, du Cassis ou de la Moutarde de Dijon.

VinsModifier

 
Bouteille et verre de bourgogne rouge.
Article détaillé : Vignoble de Bourgogne.

La Bourgogne est réputée dans le monde entier pour ses vignobles, notamment la côte de Nuits, la côte de Beaune, la côte chalonnaise, le mâconnais, le beaujolais et le chablisien[10].

C'est parce que leur vin ne se vendait plus après la crise de 1929 que les Bourguignons ont eu l'idée de créer la confrérie des chevaliers du tastevin, à Nuits-Saint-Georges en 1934.[citation nécessaire]

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Charles-Laurent Salch, Gilles Auloy, Grands donjons romans en Bourgogne médiévale, Strasbourg, Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe (ISSN 1253-6008, lire en ligne).
  • Charles-Laurent Salch, et la collaboration de Gilles Auloy et de Michel Maerten, Donjons des XIIIe et XIVe siècles en Bourgogne médiévale, Strasbourg, Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe (ISSN 1253-6008, lire en ligne)
    Éditions du Centre d'étude des châteaux-forts, no 35/36.
    .
  • Jean-Robert Pitte, Dictionnaire amoureux de la Bourgogne, Paris, Plon, 2015.
  • Yves Baticle, Robert Chapuis, Jean-Bernard Charrier, Jean Chiffre, Danièle Legras, Pierre Levêque, La Bourgogne, Espace et société, civilisations populaires régionales, Éditions Horvath, 1987.
  • Albert Colombet, Bourgogne, multiples richesses, Paris, France Empire, .

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier