Gare de Dijon-Ville

gare ferroviaire française

Dijon-Ville
Image illustrative de l’article Gare de Dijon-Ville
Le bâtiment voyageurs
et l'une des entrées de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Dijon
Adresse 31, cour de la Gare
21000 Dijon
Coordonnées géographiques 47° 19′ 24″ nord, 5° 01′ 38″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Lyria
TGV inOui
Thello
Intercités 100% Éco
TER
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles
Dijon-Ville à Is-sur-Tille
Dijon-Ville à Saint-Amour
Dijon-Ville à Vallorbe (frontière)
Dijon-Ville à Épinac (fermée)
Voies 11
Quais 5
Transit annuel 5 798 100 voyageurs (2018)
Altitude 246 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et tramways voir Intermodalité
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Dijon-Ville
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Dijon-Ville
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
(Voir situation sur carte : Côte-d'Or)
Dijon-Ville
Géolocalisation sur la carte : Dijon
(Voir situation sur carte : Dijon)
Dijon-Ville

La gare de Dijon-Ville est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles et d'une étoile ferroviaire comprenant plusieurs lignes. Dite aussi Gare Foch, elle est la gare principale de la ville de Dijon, dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. La gare secondaire de Dijon-Porte-Neuve est située sur la ligne de Dijon-Ville à Is-sur-Tille.

Elle est mise en service en 1849 par l'Administration des chemins de fer de l'État, avant de devenir en 1852 une gare du réseau de la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée (PLM).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV depuis 1981. Elle est également la principale gare du réseau régional TER Bourgogne-Franche-Comté.

Situation ferroviaireModifier

 
La gare de Dijon-Ville, vue côté voies et la Cathédrale Saint-Bénigne.

Établie à 246 m d'altitude, la gare de Dijon-Ville est située au point kilométrique (PK) 314,208 de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, entre les gares ouvertes de Velars et de Gevrey-Chambertin. C'est une gare de bifurcation, centre d'une étoile ferroviaire avec les lignes de Dijon-Ville à Is-sur-Tille, de Dijon-Ville à Vallorbe (frontière), de Dijon-Ville à Saint-Amour et de Dijon-Ville à Épinac, ligne dont la fermeture est intervenue le 6 février 1939.

HistoireModifier

Les origines de la gare de Dijon-Ville remontent à l’adoption de la loi du 11 juin 1842. Celle-ci prévoit de faire passer la ligne Paris-Lyon-Méditerranée notamment par Dijon, avec l’établissement d’une voie de Chalon-sur-Saône à Dijon[1]. La ville pense à un tunnel sous la place Darcy pour l’emplacement de la gare, avant de choisir le site actuel. La gare doit alors être aménagée en tranchée entre le quartier des Perrières et de l’Arquebuse[2].

Le , la ligne entre Montereau et Tonnerre est mise en service, suivie par celle entre Dijon et Chalon-sur-Saône le , par le PLM. La section de Paris à Tonnerre est inaugurée le par Louis-Napoléon Bonaparte et le , la ligne entre Tonnerre et Dijon est mise en service par le PLM et inaugurée à son tour[3]'[2]. Paul Guillemot fonde cette année-là le buffet de la gare, considéré comme le premier de France[4].

Dijon ne possède, lors des mises en services des premières lignes de chemin de fer passant par la ville, qu’un débarcadère provisoire composé de baraques de bois construites à partir de décembre 1847. Elle seront par la suite démolies pour laisser place à l’édification de la nouvelle gare à partir de juillet 1853, pour un devis établi à 1 500 000 francs de l’époque, qui sera achevée à la fin de 1855[3].

Le PLM met en service plusieurs lignes entre 1854 et 1855 : la ligne entre Lyon-Guillotière et Valence le , la ligne entre Chalon-sur-Saône et Lyon-Vaise le puis la ligne entre Valence et Avignon le .

Le , la gare est dynamitée par l'armée allemande, du fait de son caractère stratégique. Une gare provisoire, installée en 1945 en récupérant les décombres, sera remplacée par une gare permanente dont la construction, dirigée par les architectes Alfred Audoul et Paul Peirani, s'est déroulée entre 1947 et 1962. Deux structures surmontées d’une toiture-terrasse à plusieurs niveaux composent l’édifice élaboré en forme de T, qui comprend un bâtiment central en rotonde, faisant partie du bâtiment des voyageurs et permettant de desservir le reste de la gare en étoile, et deux ailes rectilignes de chaque côté de l’esplanade. Le hall de la gare est fait de pierre polie ambrée de Buxy et de pierre Valore fleurie pour le sol[5].

Des travaux sont réalisés pendant l’été pour améliorer l’accessibilité sur deux des cinq quais de la gare en installant des ascenseurs et des rampes. La mise en accessibilité des trois quais restants est prévue pour l’été 2021[6].

 
Plaque commémorative des cheminots résistants apposée sur la façade de la gare.
Dates-clés des autres événements à partir de l'année 1950

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FréquentationModifier

En 2018, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 5 798 100 voyageurs (nombre arrondi à la centaine la plus proche)[9].

InfrastructureModifier

 
L'ancien poste 2 à leviers d'itinéraires, quelques jours avant sa fin de fonctionnement.

La gare de Dijon-Ville dispose de dix voies banalisées, de la voie A – qui longe le B.V. – à la voie J. Toutes ces voies sont équipées de quais voyageurs, à l'exception de la voie B réservée à la circulation des trains de fret, principalement de sens impair. Certaines de ces voies autorisent, pour les deux sens de circulation, la traversée de la gare à la vitesse maximale de 60 km/h.

L'ensemble des installations de sécurité, après avoir été commandées par deux postes électriques néoclassiques à leviers d'itinéraires mis en service au moment de l'électrification de la ligne Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, ont cédé la place depuis fin août 2010 à un poste d'aiguillage informatique (PAI) commandé depuis la commande centralisée du réseau Bourgogne-Franche-Comté (CCR).

 
Schéma des voies de la gare.

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

DesserteModifier

Dijon-Ville est desservie par :

C'est ainsi la seule gare à être desservie depuis trois gares parisiennes (gares de Lyon et de Bercy, mais aussi la gare de l'Est).

Grandes lignesModifier

TERModifier

IntermodalitéModifier

La gare est desservie par les lignes T1 et T2 du tramway de Dijon ainsi que par les lignes de bus L3, L5, 13, 12, 18, 19, Pleine Lune et Express du réseau Divia. Elle est aussi desservie par les lignes 106, 109, 111, 112, 113, 117, 118, 119, 124 du réseau interurbain d'autocars Mobigo.

Une station DiviaVélodi située sur le parvis de la gare à côté de la station de tramway permet d'emprunter des vélos en libre-service.

Un garage à vélos fermé et gardé appelé Vélostation est accessible aux abonnés TER Bourgogne et Franche-Comté, Grandes lignes et Divia moyennant un abonnement mensuel ou annuel[11].

Train touristique Gentiane BleueModifier

Le train spécial TER Franche-Comté La Gentiane Bleue[12], est un train touristique pour les skieurs désirant rejoindre la station de ski de Métabief. Cette desserte fonctionne uniquement à l'occasion des dimanches ou des week-ends durant la saison d'hiver, lorsque l'enneigement du domaine skiable est suffisant pour la pratique des sports d'hiver.

ProjetsModifier

Dijon dispose d'une deuxième gare, Dijon-Porte-Neuve, actuellement réservée au trafic TER et marchandises. Avec le projet de branche ouest de la LGV Rhin-Rhône, Dijon disposera, en plus de la gare actuelle, d'une deuxième gare TGV à Dijon-Porte-Neuve, mais on ignore encore la façon dont elle se greffera sur les infrastructures actuelles. Les gares dijonnaises devraient alors être reliées par une future ligne du tramway de Dijon.

Galerie de photographiesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « La Revue de Bourgogne », sur Gallica, (consulté le 17 juillet 2020).
  2. a et b Jean François Bazin, Histoire de Dijon, Éditions Jean-Paul Gisserot, (ISBN 978-2-87747-595-2, lire en ligne).
  3. a et b Université de Bourgogne, « Annales de Bourgogne : revue historique trimestrielle publiée sous le patronage de l'Université de Dijon et de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon », sur Gallica, (consulté le 17 juillet 2020).
  4. Le Sommelier : revue mensuelle officielle de l'Union des sommeliers de Paris, numéro du 15 janvier 1924, page 19 disponible sur Gallica.
  5. Charlotte Becquart, « Gare SNCF de Dijon : une construction complexe », sur bienpublic.com, (consulté le 15 juillet 2020).
  6. « Dijon : des travaux importants à la gare pour la rendre accessible à tous », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté (consulté le 17 juillet 2020).
  7. « Gare SNCF de Dole-Ville : Historique », sur Christophe Lachenal, (consulté le 28 décembre 2019).
  8. Bernard Collardey, « 1978-2018, les 40 ans de service des rames TGV PSE 01 et 02 », sur railpassion.fr, (consulté le 29 juin 2020) : « Au 27 septembre 1981, le tronçon Saint-Florentin-Vergigny – Sathonay-Rilleux de la LGV PSE (LN1), associé aux raccordements Bourgogne et Savoie, est mis en service avec limite à 260 km/h ».
  9. « Fréquentation en gares : Dijon », sur SNCF Open Data, traitement du [cf. l'onglet des informations] (consulté le 1er avril 2020).
  10. « Gare de Paris-Bercy-Bourgogne - Pays-d'Auvergne », sur fiches-horaires.net (consulté le 13 novembre 2019).
  11. « Vélostation : un service en gare de Dijon », sur Conseil régional de Bourgogne, (consulté le 8 août 2014)
  12. Site TER ligne Dijon-Belfort, Evadez-vous à Métabief avec la Gentiane Bleue ! lire en ligne (consulté le 31 août 2010).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, éditions N.M., Paris, 1969.
  • Jean-Chaintreau, Jean Cuynet et Georges Mathieu, Les Chemins de fer du PLM, éditions La Vie du Rail et La Régordanne, 1993.
  • André Jacquot et Marc Gayda, Patricia et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, éditions de l'Ormet, Valignat, 1996.
  • Maurice Mertens et de Jean-Pierre Malaspina, TEE : La légende des Trans Europ Express, éditions LR-Presse.
  • « Les archives du PLM : l'histoire de la Compagnie des origines à 1899 », par Jean-Marc Dupuy, tome 1, revue Le Train, numéro hors série, 2008.

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon TGV Lyria Mulhouse-Ville Zurich-HB
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon TGV Lyria Dole-Ville Lausanne
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon
ou Montbard
TGV inOui Besançon-Franche-Comté-TGV Besançon-Viotte
ou Mulhouse-Ville
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon
ou Montbard
TGV inOui Dole-Ville Besançon-Viotte
Paris-Gare-de-Lyon Montbard TGV inOui Terminus
ou Beaune
Terminus
ou Chalon-sur-Saône
Lille-Europe
ou Lille-Flandres
Montbard TGV inOui Besançon-Franche-Comté-TGV Mulhouse-Ville
Luxembourg Besançon-Franche-Comté-TGV TGV inOui Lyon-Part-Dieu Montpellier-Saint-Roch
ou Marseille-Saint-Charles
Luxembourg Besançon-Franche-Comté-TGV TGV inOui Mâcon-Ville Montpellier-Sud-de-France
Metz-Ville Besançon-Franche-Comté-TGV TGV inOui Mâcon-Ville Montpellier-Saint-Roch
Nancy-Ville Besançon-Franche-Comté-TGV TGV inOui Beaune
ou Mâcon-Ville
Nice-Ville
Strasbourg-Ville Besançon-Franche-Comté-TGV TGV inOui Beaune
ou Mâcon-Ville
Marseille-Saint-Charles
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon Thello Milan-Centrale Venise-Santa-Lucia
Paris-Bercy Paris-Bercy Intercités 100% Éco
(week-ends et fériés)
Beaune Grenoble
Paris-Bercy Les Laumes - Alésia TER Bourgogne-Franche-Comté Terminus
ou Beaune
Terminus
ou Mâcon-Ville
ou Lyon-Part-Dieu
ou Lyon-Perrache
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté /
Auvergne-Rhône-Alpes
Beaune Lyon-Part-Dieu
ou Lyon-Perrache
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Beaune Nevers
ou Autun
Auxerre-Saint-Gervais Les Laumes - Alésia TER Bourgogne-Franche-Comté Terminus Terminus
Auxerre-Saint-Gervais
ou Les Laumes - Alésia
Velars TER Bourgogne-Franche-Comté Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Ouges
ou Saulon
Seurre
ou Bourg-en-Bresse
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Montchanin Clermont-Ferrand
ou Moulins-sur-Allier
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté /
Grand Est
Is-sur-Tille Culmont - Chalindrey
ou Nancy-Ville
ou Reims
ou Paris-Est
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté /
Grand Est
Dijon-Porte-Neuve Culmont - Chalindrey
ou Troyes
Les Laumes - Alésia
ou Terminus
Velars
ou Terminus
TER Bourgogne-Franche-Comté Dijon-Porte-Neuve Is-sur-Tille
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté Genlis Besançon-Viotte
Terminus Terminus TER Bourgogne-Franche-Comté
(saisonnier : l'hiver)
Genlis Les Longevilles - Rochejean