Chenôve

commune française du département de la Côte-d'Or

Chenôve (prononcer [ʃə.no.v]) est une commune française appartenant à Dijon Métropole située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté dans la banlieue de Dijon.

Chenôve
Chenôve
Vue de la ville de Chenôve
Blason de Chenôve
Blason
Chenôve
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Dijon Métropole
Maire
Mandat
Thierry Falconnet
2020-2026
Code postal 21300
Code commune 21166
Démographie
Gentilé Cheneveliers, Chenevelières
Population
municipale
14 445 hab. (2021 en augmentation de 3,46 % par rapport à 2015)
Densité 1 949 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 30″ nord, 5° 00′ 29″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 392 m
Superficie 7,41 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Dijon
(banlieue)
Aire d'attraction Dijon
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Chenôve
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Chenôve
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Chenôve
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
Chenôve
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Chenôve
Liens
Site web www.ville-chenove.fr

Géographie

modifier

Localisation

modifier

C'est une ville de Dijon Métropole.

À l’ouest de Chenôve, au-dessus du vieux bourg, se trouve le plateau de Chenôve qui culmine à 387 m d’altitude. Il offre un point de vue magnifique sur la ville, ses alentours et au loin la plaine de la Saône, le massif du Jura. Par beau temps il nous permet d’apercevoir les contours du mont Blanc.

Le plateau s’étend sur 240 hectares avec une grande diversité de paysages, alternant combes et plaines, forêts de pins noirs d’Autriche, de chênes, de frênes ou d’arbustes de taillis, vastes étendues planes hérissées de bosquets. De nombreuses sentes sont utilisées pour l'usage du VTT en mode Freeride (FR) ou Enduro (DO) par les sportifs locaux. Elles sont balisées d'une discrète peinture jaune et marron.

On peut y observer également une flore très riche à composante méditerranéenne.

De plus, on trouve les anciennes carrières de Chenôve dont la pierre blanche calcaire qui en était extraite a servi à bâtir de nombreux monuments dijonnais.

Communes limitrophes

modifier
  Dijon  
Corcelles-les-Monts N Longvic
O    Chenôve    E
S
Marsannay-la-Côte

Protection de l'environnement

modifier

La côte et l'arrière-côte de Dijon, sur le territoire de la commune de Chenôve, sont des zones protégées classées sous plusieurs titres : Zone de protection spéciale Natura 2000 et Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II. La Combe de Gouville est classée ZNIEFF de type I.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 739 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Marsannay la Cote », sur la commune de Marsannay-la-Côte à 3 km à vol d'oiseau[3], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 803,0 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Statistiques 1991-2020 et records MARSANNAY LA COTE (21) - alt : 280m, lat : 47°16'00"N, lon : 4°59'12"E
Records établis sur la période du 01-06-1938 au 31-05-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,1 0,2 3,1 5,9 9,9 13,5 15,5 15 11,2 7,6 3,4 0,6 7,1
Température moyenne (°C) 2,8 4 7,8 11,1 15,2 19,1 21,3 20,8 16,6 11,8 6,6 3,5 11,7
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,7 12,6 16,4 20,6 24,7 27,1 26,7 22 16,1 9,8 6,3 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−19,5
09.01.1985
−14
10.02.1986
−11,5
02.03.05
−4,5
12.04.1986
−2
01.05.1939
4
02.06.06
6
04.07.1980
5,5
30.08.1988
1,5
30.09.1995
−4,5
25.10.03
−10,5
27.11.1985
−16
20.12.09
−19,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16
16.01.1974
21,5
27.02.19
25,3
31.03.21
28,5
21.04.18
32
25.05.09
39,5
27.06.19
40
31.07.20
40
12.08.03
34
16.09.20
27,5
04.10.11
21,6
07.11.15
17,5
16.12.1989
40
2020
Précipitations (mm) 66,8 53,8 55,9 60,4 75,3 70,5 65 61 60,9 75 84,1 74,3 803
Source : « Fiche 21390001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base


Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Chenôve est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dijon, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[8],[9]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 1],[9]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (29,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (28,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,6 %), terres arables (7,3 %), forêts (6,1 %), cultures permanentes (5,2 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire

modifier

Antiquité

modifier

Le village de Chenôve est un des plus anciens de toute la Côte-d'Or[13]. Il a dû être habité lors de l'époque romaine. Entre Chenôve et Longvic se trouvait un chemin des Romains, qui tirait en droite ligne des bois de Perrigny à la Colombière[14]. L'étymologie de Chenôve vient de "Chenave", terrain planté en chanvre, nom d'une plante qui a été cultivée dans l'antiquité sur certaines parties du territoire.

Moyen Âge

modifier

Dans l'histoire de la Bourgogne, le village Chenôve-les-Dijon est cité depuis l'an 600. À l'époque, le territoire dépendait de l'abbaye de Saint-Benigne de Dijon[15]. Le roi mérovingien Gontran, héritiaire de l'ancien royaume de Burgondie, donna en 584 l'abbaye des fonds à Chenôve[16]. Saint Léger céda le village à sa cathédrale en 653[17]. Cette donation est confirmée en 1132 par le pape Innocent III. Cependant, les droits de justice feront l'objet d'un disput entre les ducs de Bourgogne, la ville de Dijon, l'abbaye de Saint-Benigne, le roi de France, et le chapitre d'Autun.

Époque contemporaine

modifier
 
Quartier Le Mail.

Petit village vigneron au début du XXe siècle, Chenôve commence en 1955 à appliquer un projet d'urbanisation de grande envergure à la suite de l'explosion démographique de Dijon[16].

La commune passe de moins de 4 000 habitants en 1954 à plus de 21 000 en 1977 grâce à la création d'un grand ensemble. La population régresse ensuite très fortement avec environ 14 000 habitants en 2018. Le quartier du Mail, classé prioritaire, regroupe plus du tiers de la population avec 5 000 habitants[18].

Les natifs de Chenôve se nomment les « bombis » du patois « le bon pain bis » depuis que Louis XIV en visitant la région vu un vigneron et lui demanda si son pain était bon et celui-ci répondit : le bon pain bis. Les habitants sont les Cheneveliers et les Chenevelières.

Politique et administration

modifier

Tendances politiques et résultats

modifier
 
L'hôtel de ville

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 (Décès) Roland Carraz PS puis MDC Député de Côte d'Or (1981-1993 et 1997-1999)
décembre 1999 Jean Esmonin PS Député de Côte d'Or (1983-1986)
En cours Thierry Falconnet[19] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable

modifier

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2011[20].

Démographie

modifier
 
Le marché de Chenôve.

Avec environ 14 000 habitants, Chenôve est la 3e commune de la Côte-d'Or et le deuxième pôle économique de l'agglomération dijonnaise. En 2020, elle reste cependant l’une des villes les plus pauvres de Côte d’Or, dont 26% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté[21].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[22],[Note 2].

En 2021, la commune comptait 14 445 habitants[Note 3], en augmentation de 3,46 % par rapport à 2015 (Côte-d'Or : +0,44 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
612665632684771767793784759
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
786778819745739721776812780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8007818188701 1001 7262 5042 7633 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 51717 15521 44819 38917 72116 25714 92114 01413 802
2021 - - - - - - - -
14 445--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

modifier

Industrie

modifier
  • société CordenPharma, industrie chimique et chimie médicale ; cette entreprise de 180 p. participe à la fabrication du vaccin COVID-19 de Moderna[25].
  • La ville est aussi le siège des laboratoires Urgo.

Vignoble

modifier

Chenôve est une commune viticole du vignoble de Bourgogne ayant l'autorisation de produire l'AOC Marsannay (citée ci-dessus) mais aussi les appellations génériques : AOC Bourgogne, AOC Bourgogne Passe-tout-grains, AOC Coteaux-bourguignons, AOC Crémant de Bourgogne et l'AOC Bourgogne mousseux[26].

Culture locale et patrimoine

modifier
 
Vergers et vignes à proximité du Jardin Public du Clos du Roy, devant l'église Saint-Nazaire.

Lieux et monuments

modifier

Personnalités liées à la commune

modifier

Héraldique

modifier
  Blasonnement :
De gueules à la croix d'argent remplie de sable, au chef parti : au I d'azur semé de fleurs de lys d'or et à la bordure componée d'argent et de gueules, au II bandé d'or et d'azur de six pièces et à la bordure de gueules.

Notes et références

modifier
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Chenôve et Marsannay-la-Côte », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Marsannay la Cote », sur la commune de Marsannay-la-Côte - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Marsannay la Cote », sur la commune de Marsannay-la-Côte - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  7. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Dijon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  13. Marc 1892, p. 18.
  14. Marc 1892, p. 19.
  15. Marc 1892, p. 20.
  16. a et b Marc 1892, p. 21.
  17. Marc 1892, p. 22.
  18. Quartier Prioritaire : Le Mail sur sig.ville.gouv.fr
  19. « Chenôve : rebondissements au conseil municipal », sur Le Bien Public, .
  20. « Chenôve », sur Agenda 21 de Territoires (consulté le ).
  21. [1] sur bienpublic.om
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  25. Adrien Beria, « Covid-19 : une partie du vaccin Moderna fabriquée à Chenôve », sur francebleu.fr, (consulté le ).
  26. Placido Llorca, « Chenôve, commune viticole », sur Vin Vigne, (consulté le ).

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Henri Marc, Chenove près Dijon, Dijon, imprimérie Darantière, , 354 p. (lire en ligne).
  • Atelier Mémoire Vive, Chenôve Images d’hier et d’aujourd'hui.
  • Jean-Luc Duthu, Le clos de Chenôve : Côte-d'Or, Bourgogne Service Régional de l'inventaire.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :