Claude Sautet

réalisateur français
Claude Sautet
Nom de naissance Claude Marie Sautet
Naissance
Montrouge, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 76 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Les Choses de la vie
Max et les Ferrailleurs
César et Rosalie
Vincent, François, Paul... et les autres
Un mauvais fils
Quelques jours avec moi
Un cœur en hiver
Nelly et Monsieur Arnaud

Claude Sautet, né le à Montrouge (Hauts-de-Seine) et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un scénariste et réalisateur français.

BiographieModifier

 
Tombe de Claude Sautet au cimetière du Montparnasse (division 1).

Claude Sautet commence sa vie professionnelle au journal Combat comme critique musical.
Il fait ses études de cinéma à l'IDHEC (aujourd'hui la Fémis). Après avoir été assistant et scénariste, notamment pour Les Yeux sans visage de Georges Franju, en 1959, il commence sa carrière cinématographique en tant que réalisateur, en 1951, avec un court-métrage, suivi quatre ans plus tard d'un long-métrage, Bonjour sourire (avec Henri Salvador, Louis de Funès et Jean Carmet), qu'il reniera ultérieurement. Il connaît le succès en 1960, grâce à Classe tous risques, avec, en vedettes, Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, qui joue aussi, en 1965, dans L'Arme à gauche. Ce troisième film est boudé par la critique et le public.

À la suite de cet échec, Sautet décide de changer de style et réalise, en 1969, sur un scénario de Jean-Loup Dabadie, Les Choses de la vie, avec Michel Piccoli et Romy Schneider, laquelle va devenir son actrice fétiche. L'accueil fait à ce film l'encourage à persévérer dans cette voie des comédies dramatiques. Il tourne ensuite de grands films tels que César et Rosalie, Vincent, François, Paul... et les autres, Max et les ferrailleurs, Une histoire simple, Un mauvais fils, Garçon !, Un cœur en hiver ou encore Nelly et Monsieur Arnaud, son dernier film, pour lequel il reçoit en 1996 le César du meilleur réalisateur, tandis que le César du meilleur acteur est attribué à Michel Serrault.

Il a été aussi scénariste de films comme La Vie de château, en 1965, et Borsalino, en 1970.

En , il signe le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».

Il meurt le , des suites d'un cancer du foie[1]. Il est enterré au cimetière du Montparnasse, à Paris.

Style et thèmesModifier

Au sujet du style de Claude Sautet, la critique Isabelle Potel évoque un naturalisme

« [qui] parle toujours du même malaise qui le désespère : entre les gens, ça ne marche pas, les mots comme les gestes, les idées comme les sentiments, tombent à côté de la plaque. C'est cette inadéquation tragique que traduit à l'écran ce naturalisme qui rend tout maladroit, décalé, faux, tout simplement. C'est le propre du naturalisme, qui voudrait imiter la vie, de faire sentir presque insupportablement le simulacre qui en découle[2]. »

FilmographieModifier

Réalisateur et scénaristeModifier

Scénariste, dialoguiste ou adaptateurModifier

Assistant réalisateurModifier

Récompenses et nominationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le réalisateur Claude Sautet est mort Nouvel Observateur
  2. Isabelle Potel, « Chasser le naturalisme », sur liberation.fr, (consulté le 19 mai 2020).
  3. Et premier assistant réalisateur.
  4. En collaboration avec Jean-Loup Dabadie pour Philippe de Broca, d'après un roman de Claude Farrère.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • 2001 : Conversations avec Claude Sautet, avec Michel Boujut, Actes Sud ; 2014, Actes Sud-Institut Lumière, 2e édition complétée

FilmographieModifier

Liens externesModifier