Montceau-les-Mines

commune française du département de Saône-et-Loire

Montceau-les-Mines
Montceau-les-Mines
L'hôtel de ville.
Blason de Montceau-les-Mines
Blason
Montceau-les-Mines
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Intercommunalité Communauté urbaine Le Creusot Montceau-les-Mines
Maire
Mandat
Marie-Claude Jarrot (Horizons)
2020-2026
Code postal 71300
Code commune 71306
Démographie
Gentilé Montcelliens, Montcelliennes
Population
municipale
17 678 hab. (2019 en diminution de 6,81 % par rapport à 2013)
Densité 1 064 hab./km2
Population
agglomération
38 419 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 04″ nord, 4° 22′ 11″ est
Altitude Min. 274 m
Max. 326 m
Superficie 16,62 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Montceau-les-Mines
(ville-centre)
Aire d'attraction Montceau-les-Mines
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Montceau-les-Mines
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web montceaulesmines.fr

Montceau-les-Mines est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

C'est une ancienne ville minière du bassin minier de Saône-et-Loire exploité dès le Moyen Age, mais de façon industrielle à partir du XIXe siècle et ce jusqu'en 2000, permettant l'essor de l'industrie sidérurgique et mécanique dans la région.

Il s'agit de la 13e commune de Bourgogne-Franche-Comté en nombre d'habitants.

GéographieModifier

LocalisationModifier

  Saint-Berain-sous-Sanvignes Blanzy  
N
O    Montceau-les-Mines    E
S
Sanvignes-les-Mines Saint-Vallier

Géologie et reliefModifier

La commune repose sur le bassin houiller de Blanzy daté du Stéphanien (daté entre -307 et -299 millions d'années)[1].

HydrographieModifier

Le territoire de la commune est traversé par la Bourbince.

TransportsModifier

La ligne Montchanin – Paray-le-Monial dispose une gare ferroviaire au centre-ville de Montceau, à laquelle desservie par la liaison TER Montchanin – Moulins.

Pour le transport local, la commune est desservie par 5 lignes d'autobus, dont une permet de rejoindre la gare TGV du Creusot-Montchanin-Montceau-les-Mines.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Montceau-les-Mines est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montceau-les-Mines, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[5] et 38 419 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montceau-les-Mines, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (75,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,5 %), prairies (16,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (11,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), eaux continentales[Note 3] (3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

Le terme de Montceau apparaît pour la première fois en 1266 sur un titre des archives de la Côte-d'Or.

La mention des mines apparait avec l'intensification de l'activité houillère au XIXe siècle.

HistoireModifier

En 1475, Montceau compte environ 25 âmes et il faut attendre 1645 pour trouver trace du nom actuel : Le bar. Les siècles passant, les communes voisines se développent. Au départ, une auberge et quelques fermes forment un hameau. Un des domaines s'appelant Le Montceau, le nom de la commune est vite trouvé. La construction du canal du centre entre 1783 et 1791 puis l'installation de la Compagnie des mines de houille de Blanzy en 1833, sont les deux principaux événements entraînant la naissance de la ville[12]. A l'initiative de Jules Chagot, le une loi instaure la commune de Montceau-les-Mines, communauté de 1300 habitants, sur un territoire ponctionné sur les communes de Blanzy, Saint-Vallier, Saint-Berain-sous-Sanvignes, et Sanvignes-les-Mines. En 1857, Léonce Chagot, premier maire de la ville et gérant des Mines de Blanzy, fait construire une église et réaliser un cimetière. Un bureau de poste est mis en place en 1869, un nouvel hôpital en 1871 et l'hôtel de ville est achevé en 1876, mais la devise de la République ne viendra s'y ajouter qu'en 1996. C'est donc l'exploitation du charbon à Blanzy qui fait prospérer la ville. Véritable laboratoire social du paternalisme, Montceau vit une fin de XIXe siècle et un début du XXe particulièrement agités par des mouvements sociaux (voir Grèves ci-dessous).

Par son expansion économique et industrielle, la commune connaît une croissance exceptionnelle de sa population, atteignant un maximum de près de 29 000 habitants en 1901, contre moins de 20 000 depuis 2005. Vingt maires se succèdent en 144 ans à la tête de la commune, depuis Léonce Chagot en 1856 jusqu'à Marie-Claude Jarrot en 2020.

La ville fait partie des 17 villes françaises décorées, par décret du 24 avril 1946, de la médaille de la Résistance[13]. La citation précise "dès 1943, malgré de nombreuses et cruelles déportations, la torture, les exécutions capitales, Montceau-les-Mines devient un centre très actif de sabotage et de renseignements. Le "Centre Noir" redouté des allemands s'affirme comme la capitale résistante de la Région... Montceau fournit au département un tiers de ses maquisards. Les "gueules noires" reconnues et recherchées forcent l'admiration par l'audace de leurs innombrables sabotages et embuscades..."[14].

GrèvesModifier

En , les Montcelliens élisent un républicain à la tête de la commune, le Dr Jeannin. La pilule passa plutôt mal au sein de la Compagnie. Quinze mineurs de tendance républicaine furent licenciés en février. Aussitôt une grève vit le jour, à la grande surprise des autorités. Les gendarmes interviennent quelques jours plus tard. Les bases d'un syndicat des mineurs étaient jetées. Ces syndicalistes tenaient des réunions en plein air et de nuit, d'où le surnom de bande noire. Les troubles et attentats anarchistes qui émaillèrent les années 1882-1884 à Montceau leur furent imputés. Début 1899, des mouvements ont déjà commencé avec succès au Creusot, à la faïencerie de Digoin, aux forges de Gueugnon et aux chantiers de Chalon-sur-Saône. Le , un groupe de grévistes se rend au puits Saint-François et réussit à débaucher ses camarades. L'opération est réitérée avec succès au puits Sainte-Eugénie, puis Saint-Pierre et la Maugrand. Une grève générale est en cours. Un comité de grève s'érige en bureau syndical et rallie 8 000 adhérents. Le 1er juillet, les grévistes obtenaient gain de cause, renvoi de la police de la mine, dite Bande à Patin, et reconnaissance du syndicat. Plus tard le patronat aida à la constitution de syndicats dissidents, constitués d'ouvriers acquis à leur cause. Ces syndicats jaunes virent le jour en 1899 au Creusot puis à Montceau où le premier fut officiellement fondé le par un petit groupe de mineurs[15].

En 1900, la dynastie Chagot cède la place à la Compagnie des mines de houille de Blanzy, société anonyme. Un polytechnicien, M. Coste, est nommé directeur de la mine. Jean Bouveri est élu maire le . C'est le premier maire issu d'une liste socialiste élu en France. Un certain réveil libertaire voit le jour parmi les ouvriers. Le directeur avait décidé de réduire les effectifs afin d'augmenter production et productivité. Les ouvriers étaient payés selon la valeur du charbon extrait. Un travail identique ne rapportait pas, malheureusement, un salaire identique. Le , le syndicat, qui avait entrepris des négociations le 19, est débordé par sa base. La grève est déclenchée. Des députés viennent soutenir les mineurs grévistes. La Soupe Populaire est mise en place le . La collecte des vivres et des victuailles s'organisait dans l'arrière-pays. De janvier à , une troupe qui compte jusqu'à 25 000 hommes est déployée à Montceau-les-Mines. Le discours du à l'Assemblée nationale n'eut pas le retentissement escompté par les Montcelliens. La grève de 1901 a été une des plus longues du mouvement ouvrier : 108 jours. Elle se termina le .

Bande noireModifier

Le nom de Bandes noires fut associé aux bandes anarchistes qui commirent des attaques entre 1882 et 1885. Les premières actions spectaculaires furent dirigées contre différents symboles de la religion chrétienne, comme les croix. Le clergé local était alors accusé de beaucoup de zèle envers les ouvriers peu habitués à fréquenter l'église[16].

En 1883 leurs attaques prennent une tournure différente, et sont majoritairement dirigées contre ceux considérés comme bourgeois, ou informateurs, on peut par exemple citer l'ingénieur Michalowski qui voit sa chambre à coucher dynamitée à trois reprises entre le et le mais qui y échappe à chaque fois[17].

Le un piège monté par la gendarmerie et un informateur nommé Claude Brenin, mais l’exécutant (et cible) nommé Jean Gueslaff, censé poser une bombe, tire alors sur deux gendarmes et sur un maréchal des logis qui sont tous les trois grièvement blessés[18],[19]. Gueslaff est arrêté et dénonce de nombreux membres de la bande noire.

À la suite de cet attentat raté et des arrestations qui suivirent, le procès a lieu en . Durant celui-ci trente-deux accusés sont jugés : Jean Gueslaff le tireur est condamné à dix ans de travaux forcés, Brenin l'informateur à cinq ans et huit autres membres sont condamnés à des peines allant de quatre ans de prison à vingt ans de travaux forcés. Douze accusés sont finalement acquittés. À la suite de ces lourdes condamnations les Bandes noires font beaucoup moins parler d'elles [20].

C'est en 1885 qu'on assiste aux derniers attentats des Bande noires dans le bassin minier et ses alentours.

Mine de MontceauModifier

Les premiers travaux d'exploitation débutent à Blanzy en 1813 et se propagent ensuite à Montceau en 1820. Depuis 1833 le charbon a toujours été extrait en sous-sol. En 1884 on dénombre 6500 mineurs pour une population de 24 000 individus. Une part importante de cette population dépend donc directement de la Compagnie, compte tenu que les enfants en fréquentent les écoles. L'emploi des enfants est réglementé. L'entrée à la mine se fait à 12 ans. Une loi du interdit le travail de nuit aux enfants de moins de 16 ans de 9 heures du soir à 5 heures du matin. Le travail souterrain est interdit aux femmes et aux filles. Quant aux jeunes gens, certaines exceptions les amènent à travailler dans les galeries, où les conditions de travail sont particulièrement pénibles. La journée est de 10 heures. Dans l'eau, la chaleur, la poussière, l'angoisse, l'obscurité, les cris. La maladie les guette tous, La Compagnie est très hiérarchisée. Les femmes travaillent aussi mais pas au fond. Les différentes explosions et accidents ont causé près de 400 décès du début de l'exploitation jusqu'à 1882 (voir Coup de grisou). La Grande Guerre permet à la SA des Mines de Blanzy de battre des records de production (2 786 500 tonnes) en 1918. Les puits Darcy et Plichon voient le jour après la guerre.

L'agglomération de Montceau-les-Mines compte une importante communauté polonaise qui, 70 ans après l'arrivée des mineurs polonais, est toujours très active. A la sortie de la Seconde guerre mondiale, en 1946, on trouve encore 8 puits, et 10 000 ouvriers y travaillent. Vers 1960 ce seront plus de 100 puits pour une production annuelle atteignant 2,5 millions de tonnes[21]. Mais de plus en plus concurrencées par les productions étrangères, particulièrement par le charbon des pays de l'Europe de l'Est et d'autres sources d'énergie, la production passe sous les 2 millions de tonnes en 1965 puis sous le million en 1985. Le procédé d'exploitation en découverte apparaît dans les années 1980 comme le moyen de sauvegarder des emplois et de maintenir l'extraction du charbon dans la région. Le site d'exploitation de Darcy cesse toute activité le , après 159 ans d'activité. Il n'y a dès lors plus d'exploitation du fond. Le vendredi , l'extraction du charbon dans le bassin minier montcellien se termine avec la fin de l'exploitation en découverte de Saint-Amédée à Sanvignes.

Depuis la fermeture des minesModifier

Depuis la fermeture de la dernière mine à Montceau en 2000, la ville a su se transformer : la zone minière entre le centre-ville et la route express est, en partie, devenue un ensemble de deux parcs, le parc Maugrand, au sud, et le parc Saint-Louis, au nord. De nombreux quartiers ont été réhabilités, et la vie culturelle a été entretenue, notamment à travers le centre culturel créé en 1979 baptisé « Centre d'animation et de rencontres », puis renommé en 2003 « l'Embarcadère »[22].

La ville maintient donc une dynamique de modernisation et continue sa transformation. Parmi les grands projets en cours de réalisation on trouve :

  • la transformation en des logements écologiques d'ensembles sociaux des années 1960.
  • la poursuite de la mise à 2×2 voies de la route express qui dessert la ville et qui fait partie d'un axe qui traverse la France, la Route Centre-Europe Atlantique (ou RCEA).

En 2010, Montceau-les-mines est la 18e ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France et celle possédant le taux de chômage le plus élevé en Bourgogne[23].

Elle est en déclin démographique (- 20 % de population en 20 ans).

Quelques chiffres significatifs de l'évolution des effectifs des houillères
  • 1850 - 975 mineurs
  • 1914 - 6 700 mineurs
  • 1918 - 12 700 mineurs
  • 1939 - 8 300 mineurs
  • 1948 - 12 000 mineurs
  • 1991 - 651 mineurs
  • 2000 - Fin de l'exploitation des découvertes[24].

Catastrophes minièresModifier

  • Cinq Sous
  • Ravez
  • Sainte-Eugénie
    • 41 morts le .
    • Le dimanche , un incendie se déclare dans une galerie du puits Sainte-Eugénie. Une formidable explosion le lendemain matin balaie le barrage mis en place pour étouffer l'incendie et tue tous ceux qui s'y trouvaient. 21 morts, 7 disparus, portant à 28 le nombre de victimes de la catastrophe. Deux ans plus tard, un autre accident dans ce même puits coûte la vie à 4 mineurs. À chaque catastrophe, la Compagnie recherche un coupable. En l'espèce, elle désigne le mineur ayant voulu rallumer sa lampe, alors qu'un délégué mineur alertait l'attention des responsables depuis plus de six mois sur l'absence de sécurité et les risques du grisou.
  • Plichon
    • Le , un coup de poussière ébranle le puits Plichon. Ce que beaucoup redoutaient s'est malheureusement produit. Il s'agit certainement de la catastrophe minière la plus marquante du xxe siècle pour la région (20 morts).

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[26],[Note 4]

En 2019, la commune comptait 17 678 habitants[Note 5], en diminution de 6,81 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2063 3375 3778 28711 01113 10815 31319 61222 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
28 77926 30526 83024 62926 60628 17326 90226 72628 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
29 36427 42128 17726 92522 99920 63419 53819 12418 722
2019 - - - - - - - -
17 678--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Depuis 1997, à l'initiative du député-maire Didier Mathus, Montceau-les-Mines organise le festival « TSB » (Tango, Swing et Bretelles) qui accueille durant quelques semaines divers artistes, tels que Louise Attaque, Renan Luce, Adrienne Pauly, Benabar, Cali, Bernard Lavilliers, Patrick Bruel, Yves Jamait, La Grande Sophie, Alain Bashung, La Ruda, Anaïs Croze, Olivia Ruiz. Ce festival a attiré en 2007 un public venu de toute la Bourgogne pour assister à ces spectacles[réf. nécessaire].

L'Orchestre Symphonique de la Communauté Le Creusot-Montceau né en 1976, avec une cinquantaine de musiciens recrutés dans la Communauté Urbaine et au-delà, popularise la musique classique et symphonique. Constitué d'un mélange d'amateurs et de professionnels, il travaille en liaison avec les professeurs des Conservatoires du département et se produit sur les scènes de la région.http://orchestreccm.monsite.orange.fr

SantéModifier

SportsModifier

RugbyModifier

Le rugby, sport majeur dans les années 1960 et 1970, a vu le Rugby club montcellien (RCM) évoluer en 1re division nationale et 2e division nationale.

Champion de Bourgogne en 2009, le club refuse néanmoins de monter en Fédérale 3 faute de moyens. Alors qu'il évolue en Promotion d'Honneur pour la saison 2011-2012, le RCMB devient premier de sa poule et obtient la remontée en Honneur pour la saison 2012-2013, puis gagne le bouclier de Champion de Bourgogne. Après une activité en sommeil l'équipe fanion est relancée pour la saison 2017-2018 et le RCMB devient champion de Bourgogne Franche Comté 2ème série. Promu en 1re série, il remporte un nouveau bouclier de champion de Bourgogne Franche Comté en 2019 et accède à la promotion d'honneur régionale.

En 2020, le RCMB accède au niveau honneur.

FootballModifier

Le football est une activité sportive majeure à Montceau-les-Mines. L'Entente de Montceau, devenue le FC Montceau Bourgogne, a évolué pendant sept saisons en Division 2 dans les années 1980, dont cinq de professionnalisme. Son meilleur résultat fut la 4e place du groupe A en 1987-1988[29].

En 2007, le FC Montceau Bourgogne, évoluant en bas de la quatrième division (CFA), a accédé aux demi-finales de la coupe de France de football après avoir éliminé les Girondins de Bordeaux aux tirs au but en huitièmes de finale. En quart de finale, ils éliminèrent le deuxième du championnat de France de Ligue 1, le RC Lens (1-0). Ce fut une grande surprise et l'équipe fut considérée de ce fait comme le « Petit Poucet » de la compétition. Son parcours s'arrêta en demi-finale face au FC Sochaux (0-2 après prolongations).

Depuis, le FC Montceau Bourgogne (FCMB) évolue toujours en bas du tableau de CFA.

BasketModifier

L'équipe féminine de Basket de la Gerbe Montceau-les-Mines fut Championne de France deux années de suite en 1966 et 1967. Le club a disparu en 1982.

MédiasModifier

CultesModifier

Églises :

  • paroisse Saint-Jean plus communément appelée église Notre-Dame ;
  • église du Sacré-Cœur de Bellevue, construite par la Compagnie des Mines de Blanzy avec son presbytère en 1889, entre les deux écoles de la mine construites en 1880 (la construction de l'église s'acheva en 1891 par la réalisation du clocher et du portail). Son clocher, qui se dresse au-dessus de la croisée du transept antérieur, abrite trois cloches. L'église de Bellevue, néo-romane, se compose d'une nef et de deux collatéraux, d'un transept antérieur au niveau de la première travée et d'un transept postérieur. L’église est voûtée d’arêtes.[30] 
  • Chapelle de la saule ;
  • Chapelle du Bois de Verne ;
  • Église protestante évangélique.

Mosquées :

  • mosquée du Bois du Verne ;
  • mosquée Turque de Montceau ;
  • mosquée du Plessis.

ÉconomieModifier

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • L'hôtel de ville.
  • Le Musée des « fossiles », au no 74 du quai Jules-Chagot, spécialisé dans la conservation des archives de la terre du bassin houiller de Blanzy (créé à l'initiative de La Physiophile, société d'études des sciences naturelles et historiques de Montceau-les-Mines fondée en 1888 par Dupont de Dinechin)[31].
  • La « Maison d'école », musée fondé en 1977[32] et installé à l'École du Centre (au no 37 de la rue Jean-Jaurès), musée dépendant depuis 1981 de l'écomusée du Creusot. Musée représentatif de l'école publique sous la IIIe République[33].
  • Le lavoir des Chavannes, inscrit aux monuments historiques entre 2000 et 2020[34].
  • L'Embarcadère[35]
  • Le port de plaisance et la capitainerie.
  • Le monument aux morts de la mine, œuvre du sculpteur Antoine Bourdelle classée au titre des monuments historiques par arrêté du 30 septembre 2020, représenté sur le timbre poste de 12 francs « Commune de Montceau-les-Mines » émis en 1956 (no 1065 du catalogue Yvert et Tellier)[36].

Parcs et espaces vertsModifier

Patrimoine géologiqueModifier

  • Fossile de Myxineidus gononorum trouvé dans le puit Saint-Louis en 2001[38].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
Écartelé au 1) de gueules à la lampe de mineur ancienne d’argent, au 2) d'argent à la masse de sable et à la hache du même passées en sautoir, au 3) d’argent au marteau de sable et au pic du même passés en sautoir, au 4) de gueules à la lampe de mineur de sûreté d’argent ; au caducée de mercure d’or brochant en pal sur la partition ; le tout sommé d’un chef d’azur de trois étoiles d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Pierre Valabrègue, Le Montcellien. Dictionnaire du français régional parlé et écrit dans le bassin minier de Montceau-les-Mines, Génelard, Le Caractère en Marche, 1997.
  • G. Descus, Frédéric Lagrange, Montceau-les-Mines, une mine, une ville, revue « Images de Saône-et-Loire » no 62 (été 1985), p. 9–11.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. [PDF] C. Raymond, Synthèse géologique sur les ressources charbonnières de la Bourgogne, BRGM, (lire en ligne).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Montceau-les-Mines », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Montceau-les-Mines », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Frédéric Lagrange,, Chagot-ville ou la naissance de Montceau-les-Mines 1851-1856-1881,, Blanzy, Association la mine et les hommes,, 175 p..
  13. « Les collectivités médaillées », sur ordredelaliberation.fr (consulté le ).
  14. Léon Laroche et al., Montceau à 100 ans, Montceau-les-Mines, Brochure, , 124 p., p. 100.
  15. Jean-Yves Mollier, Jocelyne George, La Plus longue des Républiques : 1870-1940, Fayard, , p. 351.
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  33. « La Maison d'École à Montceau-les-Mines : le seul musée français de l'école primaire », article de Suzanne Régnier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 66 (été 1986), pages 3 à 6.
  34. Notice no PA71000013, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. officiel.
  36. Ce monument a ainsi rejoint en 2020 le monument aux morts de Montauban, ville natale du sculpteur, inscrit quant à lui le 29 avril 2005. Source : Michaël Vottero, « Les monuments aux morts de la Grande Guerre protégés en Saône-et-Loire », revue Images de Saône-et-Loire, n° 210, juin 2022, pp. 18-21.
  37. Villes et Villages Fleuris (palmarès 2007 des communes de Saône-et-Loire)
  38. Poplin C., Sotty D. & Janvier P., 2001. Un Myxinoïde (Craniata, Hyperotreti) dans le Konservat-Lagerstätte Carbonifère supérieur de Montceau-les-Mines (Allier, France). C. R. Acad. Sci. Paris Sciences de la Terre et des planètes 332, pages 345-350.