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Saint-Jean-d'Ormont

commune française du département des Vosges
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean et Ormont.

Saint-Jean-d'Ormont est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Saint-Jean-d'Ormont
La petite église surélevée.
La petite église surélevée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Raon-l'Étape
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Christian Demange
2014-2020
Code postal 88210
Code commune 88419
Démographie
Gentilé Ormontais(es)
Population
municipale
129 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 01″ nord, 6° 59′ 20″ est
Altitude 412 m
Min. 370 m
Max. 830 m
Superficie 5,29 km2
Localisation

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Saint-Jean-d'Ormont

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Saint-Jean-d'Ormont

Ses habitants sont appelés les Ormontais.

Sommaire

GéographieModifier

Saint-Jean-d'Ormont est une commune de la vallée du Hure, un affluent droit de la Meurthe, entre Ban-de-Sapt et Denipaire. Saint-Dié-des-Vosges est à 7 km au sud par le col des Raids (525 m).

Village de fond de vallée à 411 mètres d'altitude, il est surplombé par l'Ormont, montagne haute de 900 mètres.

ToponymieModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Dormont[1].

HistoireModifier

La commune a été décorée le 22 octobre 1921 de la croix de guerre 1914-1918[2].

Répercussions de TchernobylModifier

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (octobre 2011)

La région est l'une de celles où - en France - après les pluies tombées lors du passage du nuage de Tchernobyl (engendré par la catastrophe de Tchernobyl le 26 mai 1986 et dans le mois qui a suivi), des taux importants de radioactivité ont été enregistrés dans le sol (de 10 000 à 24 000 Bq/m2 près de Saint-Jean-d'Ormont) et dans certaines espèces-gibier (sangliers présentant une radioactivité mesurée de 1 500 à 2 000 Bq/kg[3], la norme européenne étant de 600 Bq, qui pourrait aujourd’hui, dérogatoirement et uniquement en cas de crise avec situation d'« urgence radiologique » être provisoirement portée au maximum à 1 000 Bq/kg selon le Codex alimentarius, pour pouvoir être commercialisée[4]). « Compte tenu des dépôts mesurés au sol, un nombre limité de champignons, de myrtilles et de pièces de gibiers issus de cette forêt » étaient d'ores et déjà à la fin des années 1990 « susceptibles de dépasser les limites de commercialisation »[3].

En 1995, des champignons venant de cette région et collectés au marché international de Rungis présentaient des teneurs en césium variant de 1 à 520 Bq/kg. Les études faites deux ans après confirmaient que le département présentait une radioactivité anormalement élevée, avec une campagne de prélèvements en mars 1997 démontrant la responsabilité du radiocésium de Tchernobyl (et des dépôts plus élevés que la moyenne en France). Trois échantillons de sol ont été faits sur un transect tracé du haut en bas du versant sud de la forêt de Saint-Jean-d'Ormont tous les 700 à 1 000 m, suivi d'un 4e échantillon prélevé dans une prairie permanente distante d'environ 1,5 km de la forêt[3]. La radioactivité de ces quatre échantillons, pour le césium 137 s'échelonnent de 11 000 à 13 000 Bq/m2 et le quatrième étant à 23 000 Bq/m2. On sait que les champignons bio-accumulent fortement la radioactivité, ce qui a été confirmé par l'analyse de champignons (chanterelles) à 200 Bq.kg-1 (en poids frais) pour le césium 137[3]. Les sangliers mangent les champignons et des venaisons de sangliers ont effectivement été mesurées à des niveaux de 1 500 à 2 000 Bq/kg de césium 137 auxquels il faut ajouter une vingtaine de becquerels de césium 134 par kilogramme[3]. Toujours en 1997 (le 17 avril), une télédétection de rayonnement gamma émis par le sol a été faite par hélicoptère sur une partie de la forêt de Saint-Jean-d'Ormont. Sur la base des données disponible et pour 1997, l'exposition moyenne cumulée (naturelle et due aux retombées) a été estimée à 7 mSv/an pour les habitants des Vosges[3].

Les 303 habitants de la commune ont bénéficié d'un dépistage à la thyroïde dans deux « Masters Gémini » de l'OPRI[5],[6] (alors que la thyroïde fixe l'iode et non le césium dont la toxicité (qu'il soit inhalé ou ingéré) est fortement exacerbée par le fait qu'il est un analogue du potassium ; ce qui explique qu’il est rapidement assimilé, dans n'importe quelle partie de l’organisme, d’où il ne sera éliminé qu’avec une période biologique de 70 jours environ[7]) (16 avril 1997). Un seul sera jugé préoccupant (restaurateur de 53 ans, souffrant de la thyroïde et porteur de 1 800 Bq. Sur cette base, et sur celle de l'analyse faite en 1997 d'une centaine d'échantillons alimentaires apportés par la population parmi lesquels seuls six échantillons de champignons et un échantillon de myrtilles étaient au-dessus des seuils de détection des masters Gemini[8], l'Agence régionale de l'Environnement (AREL) et l'Association lorraine pour la qualité de l'air considéreront que les débits de doses sont encore du domaine des faibles doses et estimeront en 1999 que pour un habitant moyen la consommation des champignons, myrtilles ou gibier était sans risque pour la santé, même pour les consommateurs réguliers de bolets et de cochons sauvages, mais aucune étude épidémiologique ou écoépidémiologique n'a suivi, qui permettrait de confirmer ou infirmer cet avis. Entre temps de nombreux autres sangliers contaminés par le césium 137 ont été trouvés en Suisse et surtout en Allemagne[9].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 18 février 2015)
Christian Demange   Retraité de l'enseignement

Finances localesModifier

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 114 000 , soit 842 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 95 000 , soit 702 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 73 000 , soit 538 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 50 000 , soit 364 par habitant ;
  • endettement : 60 000 , soit 439 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 28,13 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 18,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 37,87 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 22,58 %.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 129 habitants, en diminution de -16,77 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
244 264 285 312 337 323 310 290 282
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
288 271 243 236 248 254 244 246 263
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
251 212 197 219 208 178 158 126 123
1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 - -
181 194 195 182 159 142 129 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

  • Activité agricole[14].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Jean-Baptiste surmontée d'un clocher à bulbe du VIIIe siècle, entourée de son cimetière civil et militaire.
  • Moulin à eau[15],[16].
  • Monuments commémoratifs[17].

Personnalités liées à la communeModifier

  • M. l'abbé Marie-Justin Legendre[18].

Héraldique, logotype et deviseModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918
  3. a, b, c, d, e et f Éléments d'information sur la contamination en France, N°163/164, reprenant et citant les pages 15 à 21 du rapport IPSN de mai 1997 concernant le secteur de Saint-Jean-d'Ormont
  4. Codex alimentarius, Limites indicatives pour les radionucléides dans les denrées alimentaires contaminées à la suite d'un accident nucléaire ou d'un événement radiologique ; pour l’emploi dans le commerce international de 2006 (Source : Ministère français de l'Agriculture ; Rapport du Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation radiologique (CODIRPA), déjà cité
  5. M. Linden, sous-directeur OPRI, Journée d'information scientifique sur les conséquences sanitaires de l'accident de Tchernobyl en Corse ; Campagne de mesure du Césium 137 en 2001 ; Objectifs et synthèse des résultats de la campagne de mesures environnementales et agro-alimentaires, PDF, consulté 2011-10-08
  6. Article d'Alain Morvan, intitulé [Dix ans après Tchernobyl : des sangliers vosgiens au césium 137 ; Des analyses effectuées sur des sangliers tués lors d’une partie de chasse à Saint-Jean-d’Ormont (Vosges) en 1996 ont révélé qu’ils étaient radioactifs], remis en ligne le 23/03/2011, consulté 2011-10-08
  7. (en) l Biological Half-life
  8. Ces véhicules-laboiratoires disposent de 4 postes de mesure par spectrométrie gamma (NaI),d e matériel d'analyse des végétaux, viandes, liquides, sols pouvant exécuter des comptages de 10 minutes pour 160 échantillons/jour, à partir de 50 Bq/kg (seuil de détection en réalité variable en fonction de la quantité de produit analysée) pour le césium 137, selon le rapport déjà cité en Notes de bas de page du présent article
  9. Hohmann, U. & D. Huckschlag (2004): Forschungsbericht – Grenzwertüberschreitende - Radiocäsiumkontamination von Wildschweinfleisch in Rheinland-Pfalz - Eine Mageninhaltsanalyse erlegter Wildschweine aus dem westlichen Pfälzerwald ; Internetdokument der Forschungsanstalt für Waldökologie und Forstwirtschaft Rheinland-Pfalz, PDF, 65pp.
  10. « Les comptes de la commune », sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 23 novembre 2016).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « maisons et fermes des XVIII et XIXe siècles », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges)
  15. « moulin à eau », notice no IA88001835, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Moulin à eau, sur la base Mémoire
  17. Monument aux Morts, Carré militaire, Corps restitué
  18. « M. l'abbé Marie-Justin Legendre », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 23 novembre 2016)