Arlon

ville du Luxembourg, Belgique

Arlon
(nl) Aarlen
(de) (lb) Arel
Arlon
L'église Saint-Donat (XVIIe siècle)
perchée sur la Knippchen.
Blason de Arlon
Héraldique
Drapeau de Arlon
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Arlon
Bourgmestre Vincent Magnus (cdH)
(ARLON 2030)
Majorité MR-ARLON 2030 (cdH)
Sièges
MR
ECOLO+
Pour vouS
ARLON 2030
29
6
7
4
12
Section Code postal
Arlon
Bonnert
Heinsch
Toernich
Guirsch
Autelbas
Sampont et Fouches
6700
6700
6700
6700
6704
6706
6700
Code INS 81001
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Arlonais(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
29 733 ()
49,77 %
50,23 %
251 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,02 %
63,39 %
14,58 %
Étrangers 10,35 % ()
Taux de chômage 10,62 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 15 918 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 01″ nord, 5° 49′ 00″ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
118,64 km2 (2005)
45,93 %
26,47 %
23,44 %
4,17 %
Localisation
Localisation de Arlon
Situation de la ville au sein de l’arrondissement d’Arlon et de la province de Luxembourg
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Arlon
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Arlon
Liens
Site officiel arlon.be

Arlon (Arel en arlonais[1] et en allemand[n 1]) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Il s'agit du chef-lieu de la province belge de Luxembourg, elle est également chef-lieu de son arrondissement administratif.

L’ancienneté de la ville remonte à la période gallo-romaine. Avec le français, la langue luxembourgeoise y est traditionnelle[2],[3].

La ville est aujourd'hui un grand centre administratif et commercial dans la région. C'est l'agglomération la plus peuplée du Pays d'Arlon. Le secteur tertiaire, notamment l'enseignement, y développe ses activités (faculté universitaire et enseignement secondaire).

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Orolauno vers 300 (copies VIIe et VIIIe siècle) ; Orolaun[enses] entre le Ier et le IVe siècle ; Arlon 870 (Regesta Imperii I.,1480); Erlont en 931 - 956 ; [de] Arlo en 1052 ; (de) Arlon 1055 (Prat,Hist.d´A.); Areleonis au XIe siècle (copie XIIe siècle) ; Arlon en 1095 ; (de) Arlon 1136 (Prat,Hist.d´A.); [de] Aralune en 1175 et 1182[4].

Il s'agit vraisemblablement d'une formation celtique (belge) qu'il convient de rapprocher de l'ancien nom de la forêt de Brotonne en Normandie mentionné sous les formes Arlauno avant 811 ; Arelaunum; Arelaunensi début IXe siècle ; [De] Arlauno [silva], [de] Arlauno [foreste], [forestem] Arlaunum avant 830 ; In Arlon [silva], [In] Arlonis [silva] en 849[5].

Le premier élément semble représenter le celtique are- « devant, près de », que l'on retrouve dans le nom de l'Armorique, Arlesetc. et connu en celtique insulaire : vieil irlandais air, gallois er, breton ar. Le second élément -launo- n'est pas identifié avec certitude. Il s'agit peut-être du même mot qu’Alauna, épithète désignant une divinité celtique des sources[6], la forme initiale serait alors du type *Aralauna (transcrite Orolauno, o s'étant substitué à a).

GéographieModifier

SituationModifier

La ville d'Arlon se situe à 185 kilomètres au sud-est de Bruxelles, sur l'axe ferroviaire européen et les axes routiers Bruxelles - Luxembourg - Strasbourg        .

La ville s'est développée autour d'une colline appelée la Knippchen et fut donc un lieu stratégiquement important dans l'histoire. Le vieux quartier situé autour de cette colline s'appelle la Hetchegass.

Communes limitrophesModifier

La commune est délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise.

GéologieModifier

La commune fait partie de la Lorraine belge, seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) en Belgique.

HydrographieModifier

La commune se situe à la jonction des bassins versants suivants :

SubdivisionsModifier

Localités de la communeModifier

La commune d'Arlon compte six sections comportant les localités suivantes :

Localités environnantesModifier

QuartiersModifier

Le centre-ville d'Arlon comporte différents quartiers, entre autres :

Urbanisation et environnementModifier

Sablière de Schoppach et ZAD d'ArlonModifier

Le , des militants écologistes installent une zone à défendre (ZAD) sur le site de grand intérêt biologique de la sablière de Schoppach afin d'empêcher la construction d'un projet de parc d'activités économiques par l'intercommunale Idélux[7].

La ZAD sera finalement démantelée le par la police sur base d'un arrêté de police administrative pris par le bourgmestre Vincent Magnus. Cette décision serait notamment motivée par les menaces qu'entrainerait la ZAD, particulièrement en ce qui concerne l'entrave à la circulation[8].


Voies de communication et transportsModifier

Réseau routierModifier

La commune est traversée par deux autoroutes, occupant une seule et même voirie, à savoir :

  • la E 411 qui la relie, au nord, à l'échangeur avec la E 42 puis Bruxelles et, au sud, au réseau français ( ) ;
  • la E 25 qui la relie, au nord, à Liège et aux autoroutes E 313, E 40 et E 42 et à, l'est, au réseau luxembourgeois (autoroute  /E 25).

Elle est également traversée par la   qui la relie, au nord, à Marche-en-Famenne, Namur et Bruxelles et, à l'est, au réseau luxembourgeois ( ).

Pour ce qui est des routes nationales, la   la relie à l'ouest à Neufchâteau et Mons, la   la relie à Athus et au réseau français ( ), la   la relie à Virton et la   la relie à Bouillon.

Enfin, la commune est également desservie par des routes nationales du quatrième réseau, à savoir :

  • la   reliant la   à la   via la rue Patton, un tronçon de la rue Albert Goffaux et la rue de la Semois;
  • la   reliant Arlon à la   vers Mersch (  Luxembourg);
  • la   traversant Schoppach et reliant Arlon à la   en partant du pont de Schoppach via la rue Zénobe Gramme, la place de l'Yser, la rue de Schoppach et la rue du Bois d'Arlon;
  • la   appelée aussi contournement Sud d'Arlon dont seulement deux tronçons ont été mis en place : la rue de Lorraine et la rue de la Gaume;
  • la   reliant Arlon à Halanzy (Aubange), en partant de la place de l'Yser par la rue de Toernich;
  • la   traversant Arlon du nord au sud via la rue de Bastogne, la rue Léon Castilhon, la rue de la Gare, rue Tesch, la rue des Déportés et enfin l'avenue de Luxembourg.
  • la   reliant Arlon à la   passant par Oberpallen (  Luxembourg), en partant de la rue des Deux Luxembourg.

Transport ferroviaireModifier

Arlon est traversée par la ligne de chemin de fer 162 reliant Luxembourg à Namur et à Bruxelles. La gare d'Arlon, bâtiment historique de la ville, est un point transfrontalier important pour tous les Belges travaillant au Luxembourg. Actuellement, il y a un train toutes les heures environ vers les capitales belge et luxembourgeoise.

Arlon est également le terminus de la ligne Athus-Meuse qui a été rouverte en 2007 et relie Arlon à Messancy, Athus, Rodange (L), Aubange, Halanzy, Virton, Florenville, Bertrix et Libramont.

En , l'activité subsistante de la gare de triage de Stockem est reprise par Athus. Elle dispose de nombreux matériels spécifiques de la SNCB comme un train de relevage.

Transport aérienModifier

L'aérodrome d'Arlon Sterpenich[9] (code OACI : EBAR), lieu d’activité du club ULM Arel-Air[10], est situé à 3 kilomètres du centre-ville au nord du village de Sterpenich. Il dispose d'une piste en herbe de 150 m de longueur et de 30 m de largeur orientée 85°/265°. L'altitude est de 1 138 pieds et la fréquence Arlon Radio est de 123,425 MHz.

Mobilité douceModifier

Sentiers de grande randonnéeModifier
  • GR 15 : Montjoie - Martelange - Arlon
  • GR 16 : Arlon - Monthermé ou le Sentier de la Semois
  • GR 129 : Bruges - Arlon ou la Belgique en diagonale
Itinéraires cyclablesModifier
  • Pré-ravel et voies vertes (en projet) sur les anciennes lignes vicinales suivantes
  • Liaison cyclable : Arlon - Steinfort
  • Boucles cyclables :
    • le Belarel (65 km)
    • boucle Gallor 7 : Arlon Fouches Nobressart Bonnert (28 km)
    • boucle Gallor 8 : Arlon Autelbas Sélange Wolkrange (36 km)
Itinéraire multi-récréatifModifier

Arlon est le point de départ de la Transsemoisienne, itinéraire permanent proposé par l'association Défense et Promotion de la Semois. Il s'agit d'une randonnée transfrontalière dédiée aux marcheurs, cavaliers, attelages et cyclistes. Ce parcours, balisé par des petits martins-pêcheurs, s'étend sur plus de 180 km entre Arlon et Monthermé.

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Arlon partage avec Tournai et Tongres le statut de plus ancienne ville de Belgique. Le bourg est né au croisement des voies romaines de communication entre Reims, Trèves et Cologne. C’est seulement en 1935 que des recherches archéologiques méthodiques sont entreprises pour découvrir les vestiges de la ville romaine. Le principal objectif est de retrouver l’enceinte romaine. C’est grâce aux multiples découvertes antérieures aux alentours du Vieux Cimetière que les archéologues vont orienter leurs recherches dans le sud de la ville. En effet, les vestiges d’un therme romain avaient été révélés sur ce site. De ce fait, c’est à cet emplacement que la plupart des objets appartenant à l’époque romaine seront retrouvés. Les archéologues trouvent, également de multiples frises, monuments funéraires et aussi une pierre sculptée qui représente deux hommes et une femme[11]. À cause de la Seconde Guerre mondiale, le travail est arrêté pour finalement reprendre en 1948[12]. À la suite des multiples recherches archéologiques faites entre 1936 et aujourd’hui et la découverte de 4 tours, les spécialistes estiment que l’enceinte romaine devait faire environ 850 mètres de long[11]. Parmi les nombreuses découvertes depuis 1936, les archéologues ont trouvé les tours du Dieu Neptune en 1948 et la colonne gallo-romaine du Dieu romain Jupiter à l'anguipède en 2009. Ces deux monuments faisaient partie des remparts au même titre que les vestiges de thermes et qu'un hypocauste déniché dans le vieux cimetière communal désaffecté.

La majorité de la collection d’artefacts trouvée lors des fouilles se trouve dans le Musée archéologique d’Arlon.

C’est grâce aux vestiges qui ont, aussi, été découverts par les fouilles que les spécialistes ont pu en savoir plus sur l'occupation romaine sur Orolaunum Vicus la bourgade Gauloise, qui ont duré entre le Ier et le IVe siècle.

Moyen ÂgeModifier

Après la chute de l'Empire romain, Arlon subit l'influence mérovingienne. Une nécropole de tombes de type « princières » a livré un riche mobilier, ce qui permet de penser qu'une famille princière, appartenant probablement à l'entourage des rois francs, s'était installée à Arlon. C'est probablement à la fin de la période mérovingienne que fut érigée la première église Saint-Martin d'Arlon, juste à côté des anciens thermes romains, dans l'édifice qui avait accueilli les tombes mérovingiennes quelques décennies plus tôt.

Au Moyen Âge, le bourg se transforme en place-forte, construite autour de la Knippchen, une colline du centre de la ville. Une dynastie de comtes d'Arlon débute avec Waléran Ier duc de Limbourg. À la mort du duc Waléran III en 1226, Arlon passa à son fils du second lit Henri V le Blond, comte de Luxembourg, et fut rattaché au comté de Luxembourg. Ainsi, dans le Tournoi de Chauvency, Henri le Lion, son fils, porte-t-il le titre de Marquis d'Arlon.

Période contemporaineModifier

Pendant les guerres de la Révolution française, cette place fortifiée fut l'objet de combats en 1793 et en 1794, ce dernier valant à Arlon une inscription sur l'Arc de Triomphe à Paris.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de la Bataille de France, les Alliés se portent en Belgique le et Arlon est ainsi défendue par des Français du 3e Régiment de dragons portés et du 2e Régiment d'automitrailleuses (unités de la 2e division légère de cavalerie du général André Berniquet)[13]. Dès la matinée, les Allemands de la 10e Panzerdivision (Generalleutnant Ferdinand Schaal) parviennent à proximité d’Arlon mais les tirs français les repoussent[13]. Ne voulant pas perdre de temps, la 10. Panzer-Division délaisse Arlon par le nord. La ville sera prise plus tard dans la journée[14] par le VII. Armee-Korps d'Eugen Ritter von Schobert.

HéraldiqueModifier

 
La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 18 novembre 1818 et confirmées le 24 novembre 1841.

À l'origine, elles étaient blasonnées en néerlandais : D'argent chargé de 5 traverses bleues sur lesquelles un lion de gueule s'élevant, le bouclier recouvert d'une couronne dorée.

Ces armoiries sont celles des Comtes de Luxembourg du fait que la ville était leur possession depuis le milieu du XIIIe siècle. Le plus vieux sceau d'Arlon connu date de 1311 et montre un lion. Entretemps, les sceaux de la ville ont montré un château et une porte sans aucun bouclier ou référence aux armoiries de la ville. Pour distinguer les armoiries de celles du Luxembourg, la couleur des griffes passa de l'or au rouge dans les armes de la ville en 1841.
Blasonnement : Burelées, d'argent et d'azur, au lion de gueules à la queue fourchue, couronné d'or, brochant sur le tout, l'écu timbré d'une couronne d'or[15].



 
Les armoiries de la ville, dont on peut en voir un exemplaire sur les vitraux de l’hôtel de ville (voir ci-contre), sont dérivées de celles des comtes de Luxembourg, dont Arlon était une possession depuis le milieu du XIIIe siècle. Depuis 1848, les griffes du lion sont de la même couleur que son corps, afin de distinguer les armes de la ville de celles du Grand-Duché de Luxembourg.
Blasonnement : Burelé d’argent et d’azur de dix pièces, au lion de gueules, la queue fourchée et passée en sautoir, couronnée d’or, brochant sur le tout.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, .



Politique et administrationModifier

BourgmestresModifier

Liste des bourgmestres de la ville :

SécuritéModifier

La ville fait partie de la zone de police Arlon/Attert/Habay/Martelange pour les services de police, ainsi que de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Arlon abrite d'ailleurs l'État-major de la zone Luxembourg et son chef est le capitaine Stéphane Thiry.

SecoursModifier

Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Projets et grands travauxModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

La ville d'Arlon est la plus peuplée des communes de la province de Luxembourg, devant Marche-en-Famenne et Aubange. À contrario, c'est le chef-lieu le moins peuplé des dix provinces du pays.

Évolution démographiqueModifier

Au , la ville d'Arlon compte une population totale (toutes les sections de la ville confondues) de 30 047 habitants, 14 979 hommes et 15 068 femmes[16], soit une densité de 253,26 habitants/km² pour une superficie de 118,64 km². Ces 30 047 habitants se répartissent en 13 528 ménages. On dénombre 24 885 personnes de nationalité belge (12 349 hommes et 12 536 femmes)et 5 162 personnes de nationalité non belge (2 630 hommes et 2 532 femmes)[16].

Le graphique suivant reprend la population totale résidente au 1er janvier de chaque année [17] pour la commune.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[18]

Liste des localités de la commune par nombre d'habitants au [16] :

LanguesModifier

Le recensement de 1846 n'enquêta que sur la langue couramment employée. À partir de 1866, le recensement portait sur la connaissance des différentes langues nationales. À partir de 1910, on questionnait sur la connaissance, mais également sur la langue utilisée le plus fréquemment, sans pour autant spécifier dans quel contexte (vie privée, publique, professionnelle).

Langues exclusivement connues :

Langue exclusivement ou le plus fréquemment parlée :

EnseignementModifier

Primaire et secondaireModifier

La ville compte 21 écoles primaires, pour 5 écoles secondaires[19] :

SupérieurModifier

La ville compte deux hautes écoles et le Département des Sciences et Gestion de l'Environnement de l'Université de Liège.

Les deux hautes écoles sont des implantations de l'Henallux sur le campus Callemeyn et de la Haute École Robert Schuman sur le campus Weyler. Le campus arlonais de l'Université de Liège est dédié aux sciences et gestion de l'environnement.

CultesModifier

La commune est très majoritairement catholique même si la pratique de la religion est en baisse comme partout en Belgique. Arlon fait partie du diocèse de Namur[20] et du doyenné d'Arlon[21]. La ville est cependant le seul endroit de la province de Luxembourg à disposer d'une synagogue. La ville dispose également d'une mosquée.

JumelagesModifier

La ville d'Arlon est jumelée avec[22] :

SportsModifier

ClubsModifier

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation
FC Arlon Football P1 Luxembourg Stade de l'Avenue de Longwy 1972
RE Fouches Football P2 Luxembourg Terrain de Fouches 1938
RJ Freylangeoise Football P2 Luxembourg Terrain de Freylange 1919
US Waltzing Football P2 Luxembourg Terrain de Waltzing 1973
Jeunesse Autelbas Football P3 Luxembourg Terrain d'Autelbas 1971
CS Toernich Football P3 Luxembourg Terrain de Toernich 1970
TT Schoppach-Arlon Tennis de Table P1 à P7 Luxembourg Salle Omnisports de l'Institut Cardijn Lorraine et

Salle de gymnastique de l'École Saint-Bernard à Arlon

1963
TT Freylange Tennis de Table P5 à P7 Luxembourg Centre Lorrain d'Hébergement à Freylange 2009

Economie et socio-économieModifier

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine immatérielModifier

La confrérie du maitrank d'Arlon est une association ayant pour but de faire découvrir et de promouvoir la ville via la boisson traditionnelle locale : le maitrank. Elle organise différentes activités tout au long de l'année et se rend dans de nombreuses autres villes belges et étrangères afin de faire connaître le breuvage et la cité. Elle entretient notamment des liens étroits avec certaines villes jumelées avec Arlon comme Saint-Dié-des-Vosges, Alba ou Market Drayton.

La confrérie est présente chaque année en nombre lors des traditionnelles Fêtes du maitrank où elle vend ce dernier.

La ville accueille par ailleurs régulièrement plusieurs manifestations comme :

La Fête du maitrank est une festivité locale ayant lieu chaque année au mois de mai. Elle est très populaire et attire la foule de tous horizons. Elle se caractérise par la traditionnelle fontaine de maitrank qui annonce l'ouverture des festivités le samedi ; s'ensuivent des animations dans toute la ville, des concerts et un bal le samedi soir sur la place Léopold. Le centre-ville est occupé par des stands vendant le traditionnel breuvage local jusqu'au dimanche soir.
  • Le carnaval
Le carnaval d'Arlon est une fête traditionnelle durant laquelle de nombreux chars défilent dans le centre-ville. Le soir, un grand bal est organisé sur la place principale. Il est, avec les fêtes du maitrank, une des grandes attractions de la ville.
  • Les Aralunaires
Le festival des « Aralunaires » est récemment venu compléter l'offre culturelle de la ville en proposant, durant une semaine, une grande variété de concerts organisés dans différents lieux de la ville.
Dans le clocher de l'église Saint-Donat se trouve un carillon qui joue chaque heure du jour la célèbre chanson locale À Arlon sur la Knippchen composée par Mathias Schou, originaire du Grand-Duché de Luxembourg. Elle est reconnue comme « hymne » officieux de la province de Luxembourg et fut également adaptée en tant qu'hymne par le Régiment des Chasseurs Ardennais.

Patrimoine immobilier classéModifier

Patrimoine civilModifier

Patrimoine religieuxModifier

Une grande partie du patrimoine culturel d'Arlon est religieux: les églises Saint-Donat et Saint-Martin. Sur la Knippchen et autour: l'église Saint-Donat: le chemin de Croix et l'ancien portail Saint-Martin. Ailleurs dans la ville, la chapelle Sainte-Croix et la synagogue. Le cimetière, avec une section juive, est également de grande ancienneté et comprend d’intéressants monuments funéraires.

Les différents édifices religieux de la commune sont les suivants :

MonumentsModifier

  • Le Jass, monument à la mémoire des arlonais morts (combattants, déportés et fusillés) durant la guerre 1914-1918. Cette statue de bronze de 2m30 est située en face de l'hôtel de ville, rue Reuter.
  • Le monument L'appel de la forêt, situé au square Astrid. Ce monument est parfois nommé le Cerf bramant, mais les Arlonais parlent simplement du Cerf.
  • Le buste de la reine Astrid, au square Astrid.
  • Le monument Albert Ier, au square Albert Ier.
  • Le buste de Godefroid Kurth, devant le musée archéologique, Rue des Martyrs.
  • Le buste de Paul Reuter, ancien bourgmestre d'Arlon, au square Elisabeth.
  • Le monument aux morts du 10ème régiment de Ligne, rue Godefroid Kurth.
  • Le monument aux Chasseurs ardennais, rue Godefroid Kurth.
  • Le monument à Etienne Lenoir, esplanade de la Rue Etienne Lenoir;
  • Le monument au lieutenant Félix Louis Liedel, au carrefour formé par la rue Godefroid Kurth, l'avenue de Longwy, la route de Mersch et la route de Bastogne.
  • Le monument en hommage à Léopold II de Belgique, au carrefour de la Spetz.
  • Le monument Baron Édouard Orban de Xivry, au croisement des rues Jean-Baptiste Nothomb, Joseph Netzer et Général Molitor.
  • Le monument à la mémoire des fusillés de Rossignol, au pied du pont de Schoppach à proximité de la gare d'Arlon.
  • Le monument aux morts (1914-1918), place Léopold.
  • Le monument en l'honneur du Général Patton, au croisement de la rue de Bastogne et de la rue du dispensaire; ainsi que des plaques commémoratrices du passage des troupes et des blindés de Patton à l'avenue du Général Patton.
  • Le char étatsunien M10, en cours de restauration, précédemment situé place Léopold, mais qui sera à terme délocalisé dans un autre lieu de la ville[23].
  • Arlon se situe sur l'itinéraire de la voie de la Liberté. On dénombre douze bornes de la voie de la liberté sur le territoire de la commune.

MuséesModifier

La ville abrite le Musée archéologique d'Arlon[24] riche en vestiges gallo-romains (la collection lapidaire est la plus riche de Belgique) et en vestiges mérovingiens, ainsi que le musée Gaspar, plus centré sur l'histoire de l'art, qui est aussi le siège de l'Institut archéologique du Luxembourg et de sa bibliothèque. Le village de Weyler accueille le musée du cycle. Bonnert héberge le musée du scoutisme international.

CimetièresModifier

Le cimetière de la ville[25] comporte une section juive qui est le plus grand cimetière juif de Wallonie. Le « carré israélite » du XIXe siècle a fait l'objet d'une campagne de restauration en 2005 sous la direction de Philippe Pierret et d'Olivier Hottois, conservateur et conseiller scientifique au Musée Juif de Belgique, en collaboration avec les volontaires européens de l'Aktion Sühnezeichen Friedensdienste (Berlin) et la communauté israélite d'Arlon.

Patrimoine militaireModifier

Seconde Guerre mondialeModifier

Dans les années précédant le début du conflit mondial, un centre de résistance de la ligne Devèze, composé de 28 abris fortifiés, est constitué autour de la ville d'Arlon. De nombreux de ces ouvrages sont encore visibles aujourd'hui. Des postes d'alerte sont également érigés le long de la frontière luxembourgeoise, deux postes sont encore visibles sur le territoire de la commune.

Personnalités liées à la communeModifier

Films tournés à ArlonModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans les autres langues de Belgique extérieures au pays d'Arlon :
    • Aarlen en néerlandais (dialecte flamand).
    • Årlon en wallon
    • Ièrlon en gaumais (dialecte lorrain parlé en Belgique). (cf. : Michel Feltz, « Revue SingulierS », Revue des parlers romans de la province de Luxembourg, 2011, p. 4).

RéférencesModifier

  1. Alfred Bertrang, Grammatik der Areler Mundart, Bruxelles, Académie royale de Belgique,
  2. « La langue luxembourgeoise en Belgique », sur luxembourg.public.lu ; site officiel du Grand-Duché de Luxembourg,  : « 15.000 à 20.000 personnes originaires de la région de l’Arelerland (pays d’Arlon, province de Luxembourg, Belgique), contiguë au Grand-Duché de Luxembourg, parlent le luxembourgeois comme langue maternelle. Dans les années 1960, ce furent encore approximativement 50.000 locuteurs. »
  3. Natalia Filatkina (Université de Trèves), « Les origines et l’histoire de la langue luxembourgeoise », Formatioun Lëtzebuergesch, Arlon, Fondation universitaire luxembourgeoise d'Arlon,‎ (lire en ligne)
  4. Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), 1960, p. 198 (lire en ligne) [1].
  5. Charles de Beaurepaire et Dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984, p. 151.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978 (ISBN 2-85023-076-6)
  7. Hadrien Migeaux, « La ZAD à Arlon fête son premier anniversaire dans les bois de la Sablière », sur Shootlux, (consulté le )
  8. La Libre.be, « Arlon : la ZAD a été démantelée », sur LaLibre.be, (consulté le )
  9. L’aérodrome se trouve en 49° 39′ 46″ N, 5° 53′ 13″ E.
  10. Arel-Air
  11. a et b Arsène Geubel, « Les fouilles d'Arlon en 1936 », L'Antiquité Classique, vol. 6, no 2,‎ , p. 303–304 (DOI 10.3406/antiq.1937.3057, lire en ligne, consulté le )
  12. Henrotay, Denis,, Arlon la gallo-romaine, 40 p. (ISBN 978-2-87522-096-7 et 2875220969, OCLC 838449973, lire en ligne)
  13. a et b Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 87-88.
  14. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 174.
  15. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 116
  16. a b et c Chiffres aimablement communiqués par le service Population de la Ville d'Arlon le 10 février 2020
  17. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20180101.pdf
  18. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  19. « Enseignement secondaire », sur Ville d'Arlon (consulté le )
  20. « Diocèse de Namur », sur Site du diocèse de Namur
  21. « Carte du doyenné d'Arlon », sur Site du diocèse de Namur
  22. Villes jumelées
  23. T. V. Lux, « Arlon. Le char a quitté la place Léopold pour être rénové - TV Lux », sur www.tvlux.be (consulté le )
  24. David Colling, Elodie Richard, Laetitia Zeippen, Le Musée Archéologique Luxembourgeois d'Arlon : à la découverte des plus belles collections, Arlon, 2009.
  25. L'entité d'Arlon compte, en 2004, 17 cimetières. Le principal cimetière de la ville est situé rue de Diekirch, en 49° 41,65′ N, 5° 48,98′ E.

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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