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Antonin Mercié

sculpteur et peintre français
Antonin Mercié
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Ramon Casas, Portrait d'Antonin Mercié (vers 1900), Barcelone, musée national d'art de Catalogne.
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Paris
Nom de naissance
Marius Jean Antonin Mercié
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Élève
Distinctions
Œuvres principales

Antonin Mercié[1], né à Toulouse le [2] et mort à Paris le , est un sculpteur et peintre français.

Sommaire

BiographieModifier

Années de formationModifier

Antonin Mercié entre à l'École des beaux-arts de Paris où il a pour professeurs Alexandre Falguière et François Jouffroy. Il remporte le prix de Rome en sculpture de 1868.

Avec Jean-Marie Mengue, Laurent Marqueste[3], Victor Segoffin et Auguste Seysses entre autres, il fait partie du « groupe des Toulousains ».

Carrière artistiqueModifier

SculptureModifier

 
Antonin Mercié dans son atelier du 115, boulevard Saint Michel à Paris.

Ses premiers grands succès sont David et Gloria Victis, présentés au [[Salon de peinture et de sculpture |Salon de Paris]] de 1872, où ils reçoivent la médaille d'honneur. Le bronze de David est une de ses œuvres les plus connues. Le héros de la Bible est montré avec la tête de Goliath à ses pieds, comme le David de Donatello, il rengaine son épée. Ce bronze sera ensuite exposé dans le square Montholon à Paris. La Maison Barbedienne en a produit une édition en bronze à cent exemplaires. De nombreuses copies existent, dont certaines avec cache-sexe. Le grand bronze original est conservé à Paris au musée d'Orsay.

Son bas-relief Le Génie des arts (1877) a remplacé un Napoléon III d'Antoine-Louis Barye sur les guichets du Carrousel (face au pont du Carrousel) du palais du Louvre. Il existe une version similaire ornant la tombe de Jules Michelet (1879) au cimetière parisien du Père-Lachaise. La même année, Mercié sculpte le Monument à Arago érigé à Perpignan.

Au salon de 1882, il renouvelle le succès patriotique de 1874 pour son bronze de Gloria Victis avec le groupe Quand même !, dont des exemplaires sont conservées à Belfort (bronze) et dans le jardin des Tuileries (marbre) à Paris, ultérieurement déposée au musée d'Orsay . Ces deux œuvres commémorent la guerre franco-prussienne de 1870. Le Souvenir (1885), est une allégorie en marbre qui orne la tombe de l'épouse de Charles Ferry. À cette époque, il a pour praticiens François Pompon[4]. Regret, pour la tombe d'Alexandre Cabanel, date de 1892, comme son Guillaume Tell aujourd'hui à Lausanne.

Mercié conçoit également le Monument à Meissonier (1895), érigé dans le jardin de l'Infante du palais du Louvre, et le Monument à Louis Faidherbe (1896) à Lille, le Monument à Jules Ferry à Saint-Dié-des-Vosges (1896), un Monument à Adolphe Thiers à Saint-Germain-en-Laye, le Monument à Paul Baudry au cimetière du Père-Lachaise, et le Monument à Louis-Philippe et à la reine Amélie pour leur sépulture dans la chapelle royale de Dreux. Son groupe en pierre La Justice est conservé à l'hôtel de ville de Paris. Il conçoit aussi, avec son maître Falguière, le Monument à Goudouli qui orne maintenant le bassin du square de la place Wilson à Toulouse.

De nombreuses autres statues, bustes ou médaillons de sa main permettent à Mercié de remporter une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1878 et le grand prix à celle de 1889.

PeintureModifier

Parmi les peintures exposées par l'artiste figurent une Vénus avec laquelle il obtient une médaille au Salon de 1883, Léda (1884), et Michel-Ange étudiant l'anatomie (1885), entre 1902 et 1925 Colère d'amour musée des Augustins de Toulouse, et une oeuvre de très grand format dans le salles des illustre du Capitole de Toulouse, qui est restée inachevée.

Hommages et distinctionsModifier


Il repose à Toulouse au cimetière de Terre-Cabade.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

Aux États-Unis
En France
En Suisse


SalonsModifier

  • 1872 : David et Gloria Victis, médaille d'honneur.
  • 1883 : Vénus, huile sur toile, obtient une médaille.

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Né Marius Jean Antonin Mercié.
  2. Extrait d'acte de naissance, sur le site de la base Léonore.
  3. Prix de Rome de 1871.
  4. Bernard-Morot-Gaudry, La sculpture en Morvan au XXe siècle et au début du XXIe, éditions de l'Académie du Morvan, n°82, 2017, p. 6.
  5. Brevet de grand officier de la Légion d'honneur, sur le site de la base Léonore.
  6. Notice sur e-monumen.net
  7. « Monument au Général Faidherbe – Lille », notice sur e-monumen.net.
  8. a b et c Paris sculptures, sur le site parissculptures.centerblog.net, consulté le 10 octobre 2014
  9. Notice sur le site du musée d'Orsay
  10. Notice sur e-monumen.net
  11. « Monument à Meissonier », notice sur musee-orsay.fr.
  12. « Monument à Jules Ferry – Rue Stanislas – Saint-Dié-des-Vosges », notice sur e-monumen.net.
  13. Notice sur e-monumen.net

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier