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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lion (homonymie).

Le Golfe du Lion est un golfe fermant l'extrême nord-ouest de la Méditerranée-occidentale, entre le Cap de Creus, situé en Catalogne à l'ouest et, selon les avis, le Cap Sicié[1] ou la Presqu'île de Giens[2], tous les deux situés dans le Var, à l'est.

Golfe du Lion
Carte du golfe du Lion.
Carte du golfe du Lion.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Subdivisions
territoriales
Région Occitanie,
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Catalogne
Géographie physique
Type Golfe
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° nord, 4° est
Superficie 15 000 km2
Longueur 220 km
Profondeur
· Moyenne 250 m
· Maximale 1 200 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Golfe du Lion

Géolocalisation sur la carte : Méditerranée

(Voir situation sur carte : Méditerranée)
Golfe du Lion

Son littoral relève donc principalement des régions françaises d'Occitanie à l'ouest, et de Provence à l'est.

La plus grande étendue du littoral du Golfe du Lion, correspondant essentiellement à la Côte du Languedoc au centre, se caractérise par un important complexe lagunaire jalonné de reliefs collinaires : Corbières maritimes, Montagne de la Clape, Volcan d'Agde, Mont Saint-Clair, Massif de la Gardiole et Costières. A l'est de ce complexe lagunaire, s'étendent d'ouest en est au-delà de la Crau, les chaînons provençaux suivants : Massif de l'Estaque, Massif de Marseilleveyre, Falaises Soubeyranes et Monts toulonnais. Au-delà de la Presqu'île de Giens située à l'est de ces derniers, s'étend le Golfe de Gênes. Cette partie occidentale de la Côte-Provençale est échancrée de nombreuses calanques : Calanques de Marseille, Côte Bleue... Au sud-ouest du Golfe du Lion, la Côte Vermeille entaillée de criques correspond au Littoral-Roussillonnais du Massif des Albères, dont le Cap de Creus est le promontoire oriental séparant le Golfe de Roses et le Golfe du Lion. Le littoral de ce dernier compte en outre de nombreux fleuves côtiers dont les principaux sont d'ouest en est le Tech, le Têt, l'Agly, l'Aude, l'Orb, l'Hérault, le Lez, le Vidourle, le Vistre et surtout le Rhône dont le delta constitue la Camargue.

Les ports de commerce et/ou de pêche principaux en sont d'ouest en est : Port-Vendres, Port-la-nouvelle, Sète, Le Grau-du-Roi, La Ciotat et surtout Marseille-Fos. A l'extrême-est du golfe se trouve le Port militaire de Toulon. Le littoral du Golfe du Lion a en outre fait l'objet de la création de nombreux ports de plaisance, impulsée par la Mission-Racine : Saint Cyprien, Port Barcarès, Port-Leucate, Gruissan, Cap d'Agde, La Grande-Motte, Port-Camargue, mais aussi Bandol...

Au niveau artistique, le golfe du Lion a été représenté dans de nombreux œuvres picturales, ainsi que dans de nombreuses œuvres cinématographiques et télévisuelles. Le golfe est également cité dans de nombreuses chansons françaises dont la célèbre Supplique pour être enterré à la plage de Sète, écrite et interprétée par l'auteur compositeur Georges Brassens, natif lui-même du port de Sète, mais aussi par d'autres auteurs compositeurs tel que Charles Trénet.

Sommaire

ToponymieModifier

Il existe au moins trois hypothèses pour expliquer l'origine du nom du golfe du Lion, les deux premières se référant à l'animal de la famille des félidés, la troisième se référant à une évolution sémantique :

1. Le « lion dangereux »

 
Le golfe du Lion à Sète

Le nom actuel du golfe est apparu au plus tard au XIIIe siècle (en latin médiéval sinus Leonis, mare Leonis, en occitan golf del/dau Leon, en catalan golf del Lleó, en espagnol golfo de León) et pourrait venir de la comparaison avec un lion : cela suggèrerait simplement que cette partie de la mer est aussi dangereuse qu'un lion, car elle connaît des vents violents et soudains qui menacent les bateaux (les marins et les pêcheurs connaissent très bien ces dangers[3]).

Cette comparaison avec un lion se retrouve dans plusieurs sources convergentes : le dictionnaire français de noms de lieux de Deroy et Mulon[4], le grand dictionnaire occitan de Mistral[5], la célèbre Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert[6] et plusieurs textes en latin depuis le XIIIe siècle[7]. Ces sources, notamment Deroy et Mulon, Diderot et d'Alembert, rejettent l'hypothèse selon laquelle le nom aurait une relation avec la ville de Lyon, qui est beaucoup trop éloignée du golfe.

2. Le « lion couché »

 
Le pic Saint Loup, lion couché

Une deuxième hypothèse traditionnelle, évoquée dans la région de Montpellier avancerait le fait que le Pic Saint-Loup, dont la crête rappelle un lion couché, est un amer qui aurait inspiré, par son aspect, le nom du golfe. Selon cette idée, le pic Saint-Loup, dernière éminence avant la côte et située à l'extrémité méridionale sud de Massif central, est le premier repère terrestre visible à partir d'une embarcation qui double les marais de Camargue pour s'engager dans le golfe. Cette observation serait particulièrement nette lorsque soufflent mistral et tramontane qui sont des vents de terre dégageant l'atmosphère.

L'aspect inquiétant de cette curiosité géologique, auquel s'ajoutent les rugissements du vent qui semblent en provenir, aurait stimulé l'imagination des marins et donné naissance à une tradition maritime retranscrite postérieurement[8].

3. Le « Sinus Gallicus »
Il reste donc une troisième possibilité : le nom antérieur, durant l'Antiquité romaine, était sinus Gallicus en latin classique, ce qui signifie « golfe Gaulois »[9]. Selon certains experts, cette appellation pourrait, dés lors, être due à une déviation de ce terme latin qui lui aurait été attribuée à la fin de l'Antiquité ou au début du Moyen Âge en raison de l'apparition de lagunes le long du Golfe. Cette appellation aurait ensuite été déformée en « Launis » puis francisée en Lion[10].

GéographieModifier

Des golfes dans le GolfeModifier

Le golfe du Lion englobe, dans son territoire maritime, trois autre golfes, tous situés dans sa partie nord :

  • Le « Golfe d'Aigues-Mortes ».

Celui-ci en occupe la partie la plus septentrionale, comprise entre Villeneuve-lès-Maguelone et la pointe de l'Espiguette et borde notamment les communes du Grau du Roi, de La Grande Motte et de Palavas-les-flots.

Article connexe : Golfe d'Aigues-Mortes.
  • Le « Golfe de Beauduc ».

Ce golfe, le plus petit des trois, est formé par les deux bras du delta du Rhône situé de chaque côté, face à la plaine de Camargue, l'unique port de ce modeste golfe étant Saintes-Maries-de-la-Mer. Il possède la particularité de ne présenter aucune construction.

Article connexe : Golfe de Beauduc.
  • Le « Golfe de Fos ».

Ce golfe occupe un renfoncement entre l'étang de Berre et le delta du Rhône au nord-ouest de Marseille. Il tient son nom de la ville portuaire de Fos-sur-Mer situé dans le fond de ce golfe.

Article connexe : Golfe de Fos.

Les fleuves et les canauxModifier

Les fleuves du golfeModifier

De nombreux petits cours d'eau côtiers, aux débits variés et de différentes longueurs, se jettent dans le golfe du Lion. Ces cours d'eau reçoivent, dés lors, la dénomination de « fleuve côtier » quand leur longueur totale est inférieure à deux cent kilomètres.

Il existe de nombreux cours d'eau d'une longueur inférieure à une vingtaine de kilomètres, notamment dans les Pyrénées-Orientales, tels que la Massane, la Muga, la Riberette (dénommée également « La Tassio », et la Baillaury. La Berre est le seul fleuve côtier de moins de vingt kilomètres du département de l'Aude.

Ci-dessous, voici la liste des dix principaux fleuves français se jetant dans le Golfe du Lion, depuis l'ouest (Frontière franco-espagnole), jusqu'à l'est (Département du Var) :

Les canauxModifier

Seuls sont notés ci-dessous, les canaux rejoignant directement ou indirectement le littoral du Golfe du Lion, le canal du Midi et le canal du Rhône à Sète étant des canaux latéraux qui ne font que de longer la côte.

Le canal de BourgidouModifier

Le canal de Bourgidou est un petit canal qui relie Aigues-Mortes au Petit-Rhône. C'est un ancien canal, aujourd'hui déclassé, qui reliait probablement dans sa partie amont le Vistre au Rhône, dont la limite entre les départements du Gard et des Bouches-du-Rhône suit encore le cours. Le décrochis de cette frontière est d'ailleurs un sujet d'étude à lui tout seul. Cela permet de comprendre pourquoi les Bouches-du-Rhône pénètrent sur 200 m de large pendant 1 ou 2 km dans le Gard.

Article connexe : canal de Bourgidou.
Le canal de la RobineModifier

La Robine ou « canal de la Robine » est un canal aménagé dans l'ancien lit de l'Aude. Cet ancien bras du fleuve fut, d'ailleurs, utilisé dés l'Antiquité et notamment par les Romains pour joindre Narbonne à la mer par bateau. De nos jours, ce canal de 32 km, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, constitue une branche latérale du canal du Midi et rejoint le Golfe du Lion à Port-la-Nouvelle.

Article connexe : Canal de la Robine.

Le littoral du golfeModifier

Le littoral de l'ancienne région du Languedoc-Roussillon s'étend sur 200 km environ depuis la Petite Camargue jusqu'à la frontière espagnole. Ce littoral présente de nombreux étangs de type lagunairesur la quasi-totalité de sa côte, jusqu'aux Pyrénées orientales. Des étangs qui sont, eux-mêmes longés par deux petits massifs montagneux auxquels on peut ajouter la présence très originale d'un ancien volcan sur le secteur d'Agde.

Les étangs du golfeModifier

Du fait de l'existence d'un plateau continental très développé en avant de la côte qui forme le golfe du Lion depuis le Delta du Rhône jusqu'aux Pyrénées, la lagune et ses étangs ont été formées lors de la montée des eaux marines pendant la transgression flandrienne qui marqua un déplacement de la ligne de rivage vers l'intérieur des terres, il y a 4000 à 6000 ans. La nature sableuse du rivage léonien laisse donc très peu de place à des espaces rocheux qui se limitent localement à quelques caps, notamment à Sête, Agde et Leucate et à la côte des Albères qui correspond à l'extrémité orientale du massif Pyrénéen jusqu'au cap Creus, laissant ainsi la place à de très nombreux étangs[11].

Ci-dessous, la liste présentant les principaux étangs du littoral du Golfe du Lion depuis l'agglomération marseillaise jusqu'aux Pyrénées-Orientales.

Les massifs montagneux du golfeModifier

  • Le Massif de la Clape

Le massif de la Clape est un petit massif calcaire de 15 000 hectares séparant Narbonne du littoral et de Narbonne-plage.

Une route, permettant de joindre ces deux villes, traverse la partie sud-ouest de cette montagne et offre de belles vues sur l'environnement de ce massif. Le nom de la Clape signifierait « tas de cailloux » en occitan. Ce petit massif est l'un des plus proche du littoral du Golfe du Lion.

Article connexe : Massif de la Clape.
  • Le Massif de la Gardiole

Le massif de la Gardiole est un massif situé dans l'Hérault entre Montpellier et Sète et longeant la mer Méditerranée. s'étale sur 18 kilomètres selon un axe nord-est/sud-ouest[12] pour une largeur comprise entre 3 et 4 kilomètres[13], entre Montpellier et les abords du bassin de Thau. Il se situe donc face au Golfe du Lion.

Article connexe : Massif de la Gardiole.
  • Le Massif des Albères

Le massif des Albères, (en catalan : serra de l'Albera ou massís de l'Albera, est un massif de montagnes qui constitue la partie la plus orientale de la chaîne pyrénéenne.

Le massif des Albères est délimité à l'ouest par le col du Perthus et la rivière de Rome, à l'est par la mer Méditerranée entre Argelès-sur-Mer en France et Port-Bou et Llançà en Espagne. Les Albères dominent la basse vallée du Tech et la plaine du Roussillon au nord et la plaine de l'Empordà au sud.

Article connexe : Massif des Albères.
  • Les Monts Toulonnais

Les Monts toulonnais sont l'appellation générale des nombreuses collines ou montagnes se trouvant autour de la ville de Toulon. Le massif du Cap Sicié avec ses 358 mètres d'altitude marque la partie la plus proche du littoral ainsi que la limite orientale du golfe.

Article connexe : Monts toulonnais.

Le Volcan d'AgdeModifier

Le « complexe volcanique d'Agde » s'étend sur environ 15 km2 et comprend trois cônes stromboliens dont les restes sont le Mont Saint-Loup (112 m d'altitude), le petit Pioch (35 m, mais ce sommet a été décapé en grande partie par une carrière d'exploitation de la pouzzolane, actuellement transformée en décharge de déchets) et le mont Saint-Martin (55 m) en partie englobé dans l'urbanisation de la station balnéaire du Cap d'Agde.

Une coulée basaltique est visible à hauteur de la « plage de la conque » qui est une plage de sable foncé constitué de débris basaltiques dont la forme concave, en conque, est le résultat de l'érosion entre des reliefs basaltiques plus résistants qui sont les restes de dykes, dont au sud les rochers dit des « deux frères ».

Les côtes du golfeModifier

Le golfe correspond à une portion de côte méditerranéenne française située à l’ouest de Marseille. Cette partie comprend quatre côtes touristiques qui se dénomment (d'est en ouest) :

Les courants maritimes du golfeModifier

Le courant Liguro-ProvençalModifier

Le golfe du Lion est concerné dans sa totalité par le courant liguro-provençal. Ce dernier trouve son origine dans le golfe de Gênes, à la suite de la fusion des courants marins Est Corse (en provenance du canal corse située entre la toscane et le cap Corse) et Ouest Corse, situé au large d'Ajaccio. Ce courant longe ensuite successivement les côtes italiennes, françaises et espagnoles, jusqu’au plateau des Baléares[14].

En hiver, ce courant se rapproche des côtes. Du mois de janvier à la mi-mars, il ne s'étend que sur 20 à 30 km de large; il est alors plus rapide. De juin à décembre, il est large de 40 à 50 km et ralentit sa vitesse en conséquence.

Article connexe : Courant liguro-provençal.

Les principaux ports de plaisance du golfeModifier

 
Le port Saint-Ange
 
Port de Gruissan
 
Le port de Cap d'Agde
 
Le port de La Grande Motte
 
Capitainerie de Port-Camargue
 
Port de Carry-le-Rouet
 
Port de la Ciotat

Ces ports sont classés géographiquement par département, depuis la frontière franco-espagnole jusqu'à Marseille avec, en indication, le nombre de places (chiffres arrondis).

Pyrénées-orientales

Cerbère 
190 places [15]
Banyuls-sur-Mer 
370 places
Port Vendres 
267 places[16]
Collioure 
106 places + 11 places à sec[17]
Argelès-sur-Mer 
790 places [18]
Saint-Cyprien 
2200 places
Canet-en-Roussillon
1000 places
Le Barcarès (Port-Saint-Ange) 
1070 places [19]

Aude

Port-Leucate 
1250 places[20]
Gruissan (2 ports) 
1650 places[21],
Narbonne-Plage 
600 places

Hérault

Cap d'Agde (2 ports et berges de l'Hérault) 
4100 places [22]
Sète (3 ports) 
507 places[23]
Frontignan 
600 places
Palavas-les-Flots 
1100 places[24]
Carnon 
700 places
La Grande-Motte 
1547 places [25]

Gard

Le Grau-du-Roi (Port-Camargue
5000 places [26]

Bouches du Rhône

Port-Saint-Louis-du-Rhône (3 ports) 
700 places (+2200 places à sec),
Fos-sur-Mer (Saint-Gervais) 
840 places
Carry-le-Rouet 
582 places [27]
Marseille (6 ports) 
6900 places.
La Ciotat (4 ports) 
1500 places [28]

Var

Bandol 
1600 places [29]

ClimatModifier

Climat méditerranéen dans son ensemble, le golfe du Lion présente localement des particularités météorologiques notamment dues à la présence d'un climat spécifiquement venteux dont deux régimes de vents régionaux connus tels Le Mistral et la Tramontane. Ces deux vents ont les mêmes causes météorologiques et sensiblement les mêmes effets, seules l'orientation et la localisation changent, les couloirs montagneux utilisés sont donc différents. Les couloirs d'accélération utilisés sont :

  • pour la Tramontane : entre le Nord des Pyrénées et le Sud du Massif central,
  • pour le Mistral : entre l'Est du Massif central et l'Ouest des Alpes (vallée du Rhône)..

Mistral et TramontaneModifier

  • Le Mistral
    • Le Mistral (en provençal mistrau, en languedocien magistrau, en catalan mestral, en corse maestrale) est un vent catabatique et un vent de couloir de nord-ouest à nord, très froid en hiver et souvent violent, qui concerne le nord du bassin de la Méditerranée occidentale. Il peut souffler à plus de 100 km/h en plaine, notamment dans la basse vallée du Rhône. Il concerne donc généralement le secteur Camargue, le Delta du Rhône, jusqu'au Grau du Roi mais quelquefois, il peut souffler du nord-nord-est sur toute la côte du Languedoc, jusqu'au cap Béar. Lorsque ce vent est accompagné de pluie, il est alors dénomme Mistral noir[30].
  • La Tramontane
    • La Tramontane est le nom donné à plusieurs vents soufflant en mer Méditerranée occidentale. En Catalogne et en Languedoc, la Tramontane est le vent du Nord-Nord Ouest provenant des massifs montagneux et soufflant en direction du golfe du Lion. Il s'agit d'un vent froid, sec et violent, cependant, dans le langage populaire, le mot tramontane peut aussi désigner un vent de la mer Méditerranée occidentale soufflant du continent vers la mer.

Vents marinsModifier

Les vents marins (c'est-à-dire en provenance de la mer) et qui sont souvent dénommés « vent d'autan » soufflent à l'opposé de la tramontane[31],[32]. Il existe également L’argade qui est un vent de sud.

GéologieModifier

 
La côte Vermeille, au sud-ouest du golfe du Lion.

Le golfe du Lion est le résultat d'une extension de la croûte et c'est donc géologiquement un domaine océanique : croûte océanique amincie bordée par des marges passives. Cette extension est due au déplacement vers le sud et le sud-est de la subduction de la plaque africaine à l'Oligocène-Miocène, à cause du retrait du slab sous l'effet du poids de la plaque en subduction. Cela a entraîné l'effondrement de la chaîne pyrénéo-provençale et la rotation vers l'est de la Corse et de la Sardaigne.

L'orogenèse des Pyrénées à l'Éocène a compressé et épaissi la croûte. Les géologues spécialisés dans le pétrole supposent l'existence de nappes aux frontières marines du talus.

HistoireModifier

La PréhistoireModifier

L'AntiquitéModifier

IlliberisModifier

Illiberis semble avoir été un important oppidum situé à proximité du Golfe du Lion, dans l'actuel départements des Pyrénées-orientales et l'actuel canton de la Plaine d'Illibéris, au nord d'Argelès sur mer. Le nom de cette cité a été indiqué par Tite-Live, celui-ci relatant qu'Hannibal y aurait établi son campement en 218 av. J.-C.. Des archéologues ont aussi prouvé qu'à la fin de l'âge du fer (VIIIe – IIe siècle av. J.-C.), le site d'Illiberris constituait l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[33].

Article connexe : Elne.

MassaliaModifier

La fondation de Marseille, qui remonte aux environs de 600 av. J.-C., est le fait de colons grecs venus de Phocée.

Article connexe : Marseille antique.

La colonie et le port de Narbo MartiusModifier

Les Romains fondèrent en 118 av. J.-C. une colonie romaine du nom de « Colonia Narbo Martius ». En 45 av. J.-C., Jules César installa dans cette colonie, qui deviendra bien plus tard la ville de Narbonne, les vétérans de la Xe légion. En 27 av. J.-C., l'empereur Auguste rendit visite à la ville, puis, en 22 av. J.-C., il en fit la capitale de la province romaine de la Gaule narbonnaise, qui couvrait un large territoire depuis le golfe et les Pyrénées orientales jusqu'aux Alpes.

La cité resta jusqu'à la fin de l'Antiquité romaine l'une des villes les plus importantes de la Gaule. Son port bordait, à l'époque, le rivage du golfe du Lion, et son entrée principale se situait à proximité de Gruissan.

Le port antique de Narbonne est considéré comme le deuxième port de l’Empire romain en Méditerranée nord-occidentale après Ostie, le port de Rome[34]. Durant les deux premiers siècles de l'ère chrétienne sa superficie avoisinait cent hectares, ce qui a amené à estimer sa population aux alentours de 35 000 habitants[35].

La période romaine fut l'âge d'or de ce grand port antique qui, après avoir été brièvement la capitale des Wisigoths, finit par décliner progressivement au cours de l'Antiquité tardive.

Article connexe : Chronologie de Narbonne.

Le Moyen ÂgeModifier

La création du Port d'Aigues-MortesModifier

En 1240, le roi Louis IX, veut se débarrasser de l'emprise des marines italiennes pour le transport des troupes pour les croisades. Il s'intéresse, alors, à la position stratégique que représente le secteur d'Aigues-Mortes pour son royaume. À cette époque, Marseille appartient à son frère Charles d'Anjou, roi de Naples, Agde au Comte de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon.

Le roi capétien souhaite un accès direct à la mer Méditerranée et obtint des moines de l'Abbaye, la ville et les terres aux alentours par échange de propriétés. Il fait ensuite construire une route entre les marais, y bâtit la tour Carbonnière pour servir de tour de guet et ainsi protéger l'accès à la ville, puis il fait bâtir, ensuite, la tour de Constance pour abriter sa garnison. En 1272, son fils et successeur, Philippe le Hardi, ordonne la poursuite de la construction des remparts, encore visible aujourd'hui, pour ceinturer complètement le bourg et ses habitants et les travaux ne s’achèveront définitivement que trente ans plus tard.

C'est de cette ville que Louis IX embarque par deux fois pour les Croisades : la septième croisade en 1248 et la huitième croisade en 1270 pour le siège de Tunis, où il meurt de dysenterie.

La plupart des études historiques le démontrent : la cité d'Aîgues-Mortes fut, dés cette époque, considérée non comme un port complet, mais comme une partie de celui-ci, car, fait, comme le confirment les investigations de l'ingénieur Charles Léon Dombre), l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait la cité médiévale proprement dite, qui se trouvait dans l'étang de la Marette, mais aussi le Canal-Viel et le Grau-Louis, le Canal-Viel étant le chenal d'accès à la mer. C'est approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite aujourd'hui La Grande-Motte.

Au début du XIVe siècle, le roi Philippe le Bel n'hésita pas à recourir au site fortifié d'Aigues-Mortes pour y détenir les Templiers, arrêtés sous son ordre[36].

Article connexe : Aigues-Mortes.

Les Temps modernesModifier

Le naufrage de la « Jeanne-Élisabeth »Modifier

Juste avant le début de la guerre de sept ans, la France a besoin de liquidités en prévision du conflit. La « Jeanne-Elisabeth », un brick du XVIIe siècle naviguant sous pavillon neutre, est missionnée par la France pour charger 24600 piastres d'argent depuis Cadix en Espagne jusqu'à Marseille. En raison de la présence de corsaires anglais qui harcèlent les navires français en Méditerranée, le navire est officiellement enregistrée à son port de départ comme transportant du blé, de la teinture et des fournitures diverses.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1755, alors que le navire marchand longe la lagune au large de Maguelonne, une grosse tempête pousse le navire vers la côte et celui-ci heurte des bancs de sable affleurant à la surface. En conséquence, le brick coule, avec sa cargaison, non loin du rivage. Les propriétaires des piastres tenteront de récupérer leurs biens, mais sans y parvenir[37].

En 2008, l'épave subit un pillage en règle effectuée par des plongeurs anonymes qui tenteront d'écouler leurs trouvailles clandestinement. À la suite d'une longue enquête menée par le service judiciaire des douanes, les responsables (dont un pêcheur de moule de Palavas-les-flots et un numismate de Montpellier) seront jugés et condamnés en 2016[38]. Dans le même temps, le DRASSM, un service du Ministère de la Culture français, organise les fouilles officielles de l'épave[39].

La bataille navale de MaguelonneModifier

 
Bataille navale

Une modeste bataille navale opposa six bâtiments de guerre anglais à quatre navires français (« La Borée », « La Pauline », « Le Lyon » et « Le Robuste ») en octobre 1809. Celle-ci se déroula entre le port de Sète et la lagune de Maguelone, non loin de Palavas-les-flots . La bataille fut dirigée et surveillée depuis la côte par le général Charles Louis Joseph de Gau de Frégeville[40].

Le naufrage de « l'Amphitrite »Modifier

En route pour l'île antillaise de Trinidad en novembre 1839, l'Amphitrite, un navire marchand de deux cents tonneaux en provenance du vieux port de Marseille, sombra après avoir croisé une trombe marine à quelques encablures de l'île de Maguelone, située entre Palavas-les-flots et Sète[41].

L'Époque contemporaineModifier

Le naufrage de l'« Obéron »Modifier

Dans la nuit du 17 au 18 février 1913, le caboteur français dénommé l'Obéron, navigant de Marseille en direction de Valence (Espagne) avec un chargement de morues, affronte une grosse tempête d'est au large de Marseillan-Plage et coule à pic. Sur 9 hommes d'équipage, 8 sont perdus en mer, y compris le capitaine.

Le Mur de la MéditerranéeModifier

Entre 1943 et 1944, le mur de la Méditerranée (en allemand, le Südwall, « mur du sud » ou « rempart du sud » ) était un système extensif de fortifications côtières, construit par le Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale le long de la côte française de la mer Méditerranée (de Cerbère à Menton) et destiné à empêcher une invasion par les Alliés. Dans le golfe du Lion, on peut encore apercevoir quelques traces de fortification au Cap Béar, à Port-Vendres et autres sites stratégiques.

L'attaque et le naufrage de l'« Embla »Modifier

Le 19 avril 1944, parti de Port-Vendres, après avoir subi un premier bombardement par des avions de guerre britannique, le cargo suédois, l'Embla appareille pour Marseille. Bien qu'affrété pour le Comité international de la Croix-Rouge (avec des indications sur son appartenance sur sa coque), il fut mitraillé et bombardé par douze bombardiers Beaufighter britanniques venus de la base d'Alghero. Durant cette attaque il n'y aura qu’un seul blessé léger et les 21 hommes d’équipage pourront embarquer dans un canot de sauvetage en direction de la Pointe de l'Espiguette, située en Petite Camargue. À la suite de cette attaque, le commandant du navire, le capitaine suédois Ericsson, parvenu au Grau-du-Roi, élèvera une protestation[42].

Le naufrage du « Roger-Juliette »Modifier

Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1947, lors d'un épisode de forte mer, le pinardier le Roger-Juliette fit naufrage à quelques centaines de mètres de la plage Les Mouettes à Frontignan. Ce naufrage fit six victimes sur un équipage de sept marins, et relança la nécessité d'avoir une force de sauvetage en mer sur cette partie de la côte méditerranéenne[43].

La catastrophe aérienne du Cap-SiciéModifier

Le un avion civil britannique Dakota de type DC3 qui assure le transport du courrier Le Caire - Londres s'écrase sur les rochers du Cap-Sicié. Cet accident est très probablement dû à l'intensité du brouillard présent lors de l'accident. Les quatre membres d'équipage et deux passagers, tous de nationalité britannique, ont été tués sur le coup. Les victimes ont été enterrées au cimetière Saint-Pierre de Marseille[44].

La Mission RacineModifier

 
La Grande Motte, station balnéaire et symbole architectural de la Mission Racine

La « Mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon », également connue sous le nom de « Mission Racine », est une structure administrative française créée le 18 juin 1963 par l'État pour conduire de grands travaux d'infrastructure en vue de développer le littoral de la mer Méditerranée dans les départements du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales (autrement dit la côte d'Améthyste). Cette mission était rattachée à la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR). Son dirigeant était Pierre Racine.

Cette mission due à une volonté politique économique pour concurrencer les sites balnéaires espagnols, est à l'origine de la création des stations balnéaires de Port-Camargue, la Grande-Motte, Le Cap d'Agde et son village naturiste, Gruissan, Port Leucate et son village naturiste, Port Barcarès et Saint Cyprien.

Le naufrage du « Chaouen »Modifier

Le , le Chaouen transporte 640 tonnes d’oranges de Casablanca vers Marseille. le soir même, le navire heurte un haut fond. Après plusieurs tentatives de sauvetage et à cause du temps forcissant le capitaine est contraint d'ordonner l'abandon du navire qui coulera le lendemain après-midi. Aucune victime ne sera à déplorer.

Article connexe : Chaouen (épave).

L'avion d'Antoine de Saint-ExupéryModifier

 
La Gourmette de Saint-Exupéry retrouvée en 1998 dans les eaux du golfe du Lion.

En septembre 1998, au large de l'île de Riou, un patron pêcheur marseillais, Jean-Claude Bianco, assisté de son second, le marin Habib Benhamor, remonte dans ses filets une gourmette en argent oxydée par un long séjour sous-marin et sur laquelle était gravée l'identité d'Antoine de Saint-Exupéry. La zone de disparition du célèbre écrivain et reporter français reconnu « Mort pour la France en 1948, auteur du petit prince et de Terre des Hommes alors pilote de guerre et disparu, le en mer, au large de Marseille, avait enfin été localisée.

En 2000, des morceaux d'un avion bimoteur P-38 Lightning, soit une jambe du train d'atterrissage gauche, des éléments de carlingue (partie gauche d'une des deux poutres de cet avion aux lignes très particulières) sont retrouvés dans les eaux du golfe du Lion, au large de Marseille, face nord-est de l'ïle de Riou par le plongeur professionnel marseillais Luc Vanrell.

Les pièces du Lightning F-5B # 42-69223 sont désormais exposées au Musée de l'air et de l'espace du Bourget, dans un espace consacré à l'écrivain reporter et aviateur.

Le crash du « Vol 888T XL » d'Airways GermanyModifier

Le vol 888T XL de la compagnie « Airways Germany » désigne un Airbus A320-232 de la compagnie Air New Zealand qui s'est abîmé dans les eaux du golfe du Lion, le , à 15 h 46 UTC à 7 km au large de Canet-en-Roussillon, non loin de Perpignan, alors qu'il effectuait un vol d'acceptation et était en phase d'approche de l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes. Des sept personnes qui se trouvaient à bord, six sont mortes et une, l'ingénieur néo-zélandais Murray White, est portée disparue.

L'avion s'est abîmé en pleine mer aux coordonnées suivantes 42° 39′ 48″ N, 3° 06′ 00″ E.

Article connexe : Vol 888T XL Airways Germany.

Les espaces naturels et la fauneModifier

Parcs nationauxModifier

Le Parc national des CalanquesModifier

Espace naturel terrestre et marin, le parc national des Calanques est situé aux portes de la ville de Marseille et s'étend sur un massif littoral constitué de falaises calcaires, de criques et d'îlots qui constituent des écosystèmes relativement préservés pour de nombreuses espèces vivantes. Ce vaste espace méditerranéen comprend le massif des Calanques, les îles de l'archipel du Riou, le massif de Saint-Cyr et une partie du massif Canaille, qui inclut les falaises Soubeyranes, plus hautes falaises maritimes d’Europe[45].

Parcs régionauxModifier

Le Parc naturel régional de CamargueModifier

Le Parc naturel régional de Camargue est un parc naturel régional situé dans le sud de la France, à l'ouest de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il a été créé le [46]. Il comprend une grande partie de la Grande Camargue entre les bras du delta du Rhône.

La plus grande partie de la Camargue gardoise et de l'Île de Camargue (partie centrale du parc) sont inscrits sur la liste des zones humides d'importance internationale de la convention de Ramsar[47]. Une partie du territoire est protégée par les directives européennes Oiseaux et Habitats, ce qui se traduit par des zones de protection spéciale (ZPS) et des Zones spéciale de conservation (ZSC), rassemblées au sein du réseau Natura 2000.

Avec la commune d'Arles, ce parc est essentiellement situé sur le territoire de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, située entre les deux bras du Rhône.

Articles connexes : Camargue et Delta du Rhône.

Le Parc naturel régional de la Narbonnaise en MéditerranéeModifier

Le territoire du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée (70 000 ha) est composé des Corbières maritimes et d’un vaste complexe lagunaire, il représente en France l’un des derniers grands sites naturels préservés de cette ampleur en bord de mer Méditerranée.

En 10 km à vol d’oiseau, on passe de la mer et des lagunes - vastes étendues d’eau saumâtre, appelées ici étangs (de Bages-Sigean, de La Palme, de Pissevaches, de l'Ayrolle, de Gruissan) et séparées de la mer par le cordon sableux du lido - au massif des Corbières avec son point culminant, sur le parc, à 707 m au Montoullié de Périllou.

Parcs marinsModifier

Le Parc naturel marin du golfe du LionModifier

Le Parc naturel marin du golfe du Lion est le troisième parc naturel marin français, en tenant compte des territoires de la France d'outre-mer, et le premier de l'espace Méditerranéen français. Cet espace protégé couvre l'ensemble des eaux situées au large du département des Pyrénées-Orientales et de l'Aude, soit un peu moins de 4 020 km2 d’espace marin pour environ un peu moins de cent kilomètres de côtes et concerne douze communes du littoral[48].

Le Parc naturel marin du golfe du Lion est un parc naturel marin destiné à protéger la zone maritime côtière qui s'étend sur plus de 100 km de côte entre Leucate dans l'Aude à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales (35 km de côte rocheuse et 65 km de côte sableuse).

Cet espace compte plus de 1200 espèces animales, et environ 500 espèces végétales dans les écosystèmes sous-marins.

La faune du golfeModifier

La faune aviaireModifier

Le golfe du Lion, et son ensemble lagunaire, abrite plusieurs espèces d'oiseaux essentiellement marin. Les principaux oiseaux facilement observables sur la côte sont :

 
Flamant rose à Sigean

La faune maritimeModifier

Les poissonsModifier

On peut dénombrer une grande variété de poissons dans les eaux du golfe du Lion, les plus connus étant ceux qui contribuent à l'activité piscicole :

 
banc de sardines
Les cétacésModifier
Le Grand DauphinModifier
 
Le grand Dauphin

Le golfe du Lion abrite dans ses eaux de nombreuses espèces de cétacé et historiquement, un cétacé à dents appartenant à la famille des Delphinidae dénommé Grand Dauphin. Alors qu'en ce début du XVIIe siècle, de nombreux spécimens de cette espèce sont toujours observés le long des côtes de la Sicile et dans la mer Adriatique, ceux-ci semblent être moins visibles vers le sud de la France et, notamment le golfe du Lion, alors qu'ils étaient encore nombreux autrefois. Pour cette raison, un programme de recherche et d’éducation, en vue de la conservation du Grand dauphin dans le Golfe du Lion a été mis en place[49].

Ce programme dénommé « GdL » (Grand Dauphin du Golfe du Lion) permet une meilleure connaissance scientifique de ce cétacé vivant près des côtes mais il permet aussi de comprendre quelle est l’importance du Golfe du Lion pour cette espèce. Son but principal étant d'impliquer les acteurs locaux, professionnels et institutionnels et cela en quatre points principaux :
1. Mieux s’impliquer sur le territoire concerné par cette espèce emblématique du golfe;
2. Mieux s’investir dans un programme visant à une meilleure protection de cette espèce;
3. Mieux participer à l’étude patrimoniale de cette espèce qui subit les menaces des activités humaines;
4. Donner les moyens aux institutions permettant une meilleure gestion intégrée des zones protégées.

Culture et traditions populairesModifier

LégendesModifier

La plage de Maguelone et sa belle princesseModifier

 
Pierre de Provence et la belle Maguelonne par Clémence Sophie de Sermézy

« Maguelone » (Magalona en occitan) est un lieu-dit appartenant à la commune de Villeneuve-lès-Maguelone située sur le littoral du golfe du Lion. C'est une ancienne île volcanique connectée actuellement au continent par des cordons littoraux et occupée principalement par la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Historiquement, après avoir été un site gaulois, Maguelone fut une cité occupée par les Wisigoths à partir du Ve siècle. Devenu le siège d'un évêché, le lieu fut ruiné par les Francs en 737.

Une légende médiévale relate la belle histoire d’amour de Pierre de Provence et de la belle Maguelonne, fille du roi de Naples qui évoque la plage de Maguelone et le golfe du Lion.

Article connexe : Légende de la Belle Maguelone.

Cette légende a inspiré Ludwig Tieck (1773–1853), pour son roman « Liebesgeschichte der schönen Magelone und des Grafen Peter von Provence » (Les Amours de la Belle Magelone et de Pierre, Comte de Provence, 1797-Hambourg & Vienne 1861/68-). Johannes Brahms a tiré du roman précédant un cycle de 15 lieder : « Magelone Romanzen », op. 33 (1861-1862).

Musées et sitesModifier

Les Falaises SoubeyranesModifier

Situé sur le bord oriental du golfe, le point le plus élevé de ces falaises, situé sur la commune de La Ciotat et au sud-ouest du Bau Rous, culmine avec un à pic de 394 mètres et constitue ainsi la plus haute falaise maritime de France[50].

Le « Petit train de Palavas » et Albert DuboutModifier

 
Entrée du musée Dubout

Immortalisé par de célèbres caricatures, le petit train de Palavas, dénommé officiellement « train de Montpellier à Palavas » était un train qui circula entre la ville de Montpellier et la station balnéaire de Palavas-les-Flots, du 6 mai 1872 au 31 octobre 1968. Ce train permettait aux habitants de Montpellier d'aller se baigner dans les eux du golfe du Lion mais offrait également aux pêcheurs de Palavas la possibilité d'aller directement vendre le produit de leurs pêches directement aux Halles de Montpellier.

La ligne a été croquée par le dessinateur Albert Dubout dès 1922. Il a représenté un « petit train » carnavalesque et déformé, et en a profité pour se moquer gentiment des passagers estivants généralement avec leurs grosses femmes et leurs petits maris.

Après la fin du service, deux chansons ont évoqué le Petit Train de Palavas : une qui servit pour le film de Roger Bessière sur ce train[51], paroles d'André Pierre et musique de Claude Estienne, la seconde avec des paroles de Pierre Nicot et une musique de Jack Starling.

Pour garder le souvenir de cette époque, un musée du Train a été créé en 1996 non loin de la Redoute de Ballestras, au Parc du Levant à Palavas. Il permet de découvrir une vieille locomotive à vapeur avec sa voiture, entièrement restaurées ainsi que 54 dessins du célèbre dessinateur sur le thème du Petit Train[52]. Un autre musée célèbre le dessinateur Albert Dubout dans l'ancienne redoute de Ballestras[53].

Article connexe : Redoute de Ballestras.

Le musée de la mer de Sète et ses pêcheursModifier

 
Un-mourre-de-pouar, navire de pêche traditionnel

Situé rue Jean Vilar, non loin du port autonome de Sète et de sa célèbre corniche, le musée de la Mer présente l'histoire du port, des hommes qui l'ont bâti et aménagé et des traditions séculaires qui l'ont animé (notamment la joute nautique). Des tableaux, des dessins, des documents photographiques, et de nombreux objets et instruments, sans oublier de nombreuses vidéos et des bornes interactives, permettent de se référer au passé et au présent maritime de la ville[54] et notamment ses navires de pêche traditionnel, tel que le « pointu » marseillais, ou le « mourre de pouar » languedocien.

Le « Mourre de pouar », voilier de pêche traditionnelModifier

Le mourre de pouar (« museau de cochon » ou « groin de porc », en provençal), dont le nom est dû à l'éperon de la proue de ce voilier de pêche traditionnel à fond plat était, historiquement, utilisé en Méditerranée de Toulon à Sète.

Article connexe : mourre de pouar.

En plus de son éperon caractéristique, le mourre de pouar se caractérise par un mât incliné vers l’arrière et des formes arrières plutôt renflée. Les mourres de pouar ont été utilisés tout au long du XIXe siècle dans le Golfe du Lion et la côte languedocienne pour la « pêche en bœuf », c’est-à-dire une pêche pour laquelle un filet, dénommé en patois sétois, le « guangui », est tracté par deux bateaux naviguant côte à côte[55].

Le cimetière marin de Sète et Paul ValéryModifier

 
Le golfe du Lion depuis le cimetière marin de Sète.

Le cimetière, entièrement situé en bordure du golfe du Lion, a été créé vers 1680 afin d'y ensevelir les premiers travailleurs employés à la construction du môle Saint-Louis. Le cimetière a d'abord porté le nom de « Cimetière Saint-Charles » et a reçu le nom de « Cimetière marin » le .

Il est à l'origine d'un des plus beaux poèmes de Paul Valéry dédiée à cette partie de la Méditerranée et dénommé Le cimetière marin (1920).

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !

Paul Valéry, né à Sète, est un écrivain, poète et philosophe français, lui-même enterré dans ce cimetière.

Le théâtre de la mer de Sète et Ben HarperModifier

 
Le théâtre de la mer de Sète

Le Théâtre de la Mer est un théâtre à ciel ouvert de la ville de Sète, en France qui fut un ancien fort dénommé fort Saint-Pierre[56].

Le fort Saint-Pierre fut réaménagé en théâtre à partir de 1959, et put ouvrir ses portes en 1960. Il n'était initialement pas destiné à la musique mais au théâtre, d'où son ancien nom de Théâtre Jean Vilar. Pendant des années, sous l'impulsion de l'acteur Jean Deschamps (acteur), de nombreux grands comédiens français sont venus s'y produire. Cette scène est tombée en désuétude malgré plusieurs tentatives de relance, notamment dans les années 1980 puis dans les années 1990 avec un rattachement à la scène nationale.

Invité à deux reprises, guitariste, auteur, compositeur et chanteur américain Ben Harper a entamé une chanson le dos tourné au public car il voulait admirer le reflet de la lune sur les flots et le ballet des oiseaux marins qui traversaient le faisceau des projecteurs[57].

Le camp de la plage d'Argelès-sur-Mer et la RetiradaModifier

 
plage d'Argelès ou furent internés les rescapés de la Retirada.

Le camp de concentration d'Argelès-sur-Mer fut un camp de regroupement des réfugiés de la guerre civile espagnole, que le gouvernement français mis en place en février 1939 sur les plages, située au nord la commune d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). On considère qu'environ 200 000 internés ont transité par ce camp, situé au bord du golfe du Lion[58].

Le camp d’Argelès-sur-Mer fut mis en place au début de la retirada républicaine en France, puis vinrent s'ajouter d'autres étrangers. Le camp ferma vers la fin de l'année 1941 et fut transformé en Chantier de jeunesse par le Régime de Vichy.

Sur un espace situé sur la plage nord, le passant peut découvrir ce texte inscrit sur une stèle de commémoration :

À la mémoire des 100.000 Républicains
Espagnols, internés dans le camp d'Argelès,
lors de la RETIRADA de février 1939.
Leur malheur: avoir lutté pour défendre
la Démocratie et la République
contre le fascisme en Espagne de 1936 à 1939.
Homme libre, souviens-toi[59].

Le golfe du Lion dans les sportsModifier

Joutes nautiques languedociennesModifier

 
Joutes nautiques à Frontignan

Sur la côte du Languedoc, les joutes se pratiquent régulièrement depuis le XVIIe siècle. dans huit villes de l’Hérault (Béziers, Agde, Marseillan, Mèze, Balaruc, Frontignan, Sète, Palavas) et dans une ville du Gard (Le Grau-du-Roi). La ville de Sète, point central de cette activité sportive très populaire compte jusqu'à six sociétés de joutes plus une société-école, cas unique en France et la région en compte dix-sept.

Le Grand Prix de la Saint-Louis est le plus prestigieux tournoi de joutes nautiques. Cette compétition existe depuis 1743 et la 264e édition s'est tenue du 22 au le long du canal royal. La finale de l'épreuve reine, les poids lourds, s'est tenue le 28 août. Le musée Paul-Valéry de Sète offre un espace d'exposition permanente aux joutes.

RégatesModifier

Les cent milles du Golfe du LionModifier

Les « cent milles du golfe du Lion », devenu en 2015, les « cent milles de l'Aude », est une régate organisée par le Yacht-club de la station de Gruissan en collaboration avec le Yacht-Club de Port Leucate et le comité Départemental de Voile de l’Aude. Les équipages s'affrontent au cœur du golfe entre Sète et Leucate[60].

La régate du triangle du LionModifier

La première édition de la régate de voiliers formant une boucle entre Port-Vendres à Sète via Port-La-Nouvelle a été organisé en mai 2014[61]. Cette course, préparée en partenariat avec les associations de navigateurs de Sète et de Port-la-Nouvelle réunit un grand nombre de voiliers. En 2017, la 4ème édition fait passer la régate par Port-Leucate et Cap d'Agde[62].

Les principaux monuments du golfeModifier

Ne sont cités, ici, que les monuments ayant un rapport direct avec le Golfe du Lion (phare, monument portuaire) ou tout autre bâtiment ou lieu historique situé en bordure directe du Golfe méditerranéen.

Les pharesModifier

Le Phare du Grand RouveauModifier

Le Phare du Grand Rouveau marque la limite orientale du Golfe du Lion, non loin du cap Sicié. D'une hauteur de 17 mètres, il se situe sur l'île du Grand Rouveau dans l'archipel des Embiez et fait partie de la commune de Six-Fours-les-Plages, dans le Var.

Le Phare de la Méditerranée à PalavasModifier

 
Le golfe du Lion depuis le Phare de la Méditerranée

Le Phare de la Méditerranée est une tour d'observation de 43 mètres, située au centre de la ville française de Palavas-les-Flots. Ce bâtiment, qui offre une vue remarquable sur le golfe du Lion, a été aménagé à la suite d'une rénovation entre mars 1998 et janvier 2000 de l'ancien château d'eau de Palavas-les-flots[63].

Abritant un espace de congrès, l'office de tourisme de la ville et un restaurant panoramique tournant, le Phare de la Méditerranée bénéficie depuis 2004, d'une animation lumineuse enveloppe ce Phare une fois la nuit tombée, le rendant visible au large de la côte et depuis le port de Sète et la station de La Grande-Motte.

Le Phare du Mont Saint-Clair à SèteModifier

Le phare du Mont-Saint-Clair, construit en 1903, est situé sur le flanc du Mont-Saint-Clair, à Sète. Il est au-dessus du cimetière marin et du musée Paul-Valery, proche du fort Richelieu[64].

D'une hauteur de 23 mètres, mais juché sur le mont saint-Clair, le phare qui est la propriété de l'État, domine la côte du golfe du Lion de plus de 92 mètres. Sa portée est de 29 milles et il a été classé à l'inventaire des monuments historiques en 2011[65].

Le Phare du cap Béar à Port-VendresModifier

Situé non loin de la frontière espagnole, le phare du cap Béar se présente sous la forme d'une tour pyramidale (section carrée) en pierres apparentes avec chaînage d'angle et encorbellement à la partie supérieure.

Le phare, ses annexes et le site alentour a été classé monument historique par arrêté du après avoir été inscrit le . Il est actuellement la propriété de l'État.

Les autres monumentsModifier

Le Château d'If à MarseilleModifier

Le château d'If est une fortification française édifiée sur les ordres du roi François Ier, entre 1527 et 1529 sur l'îlot d'If de l'archipel du Frioul, proche des îles de Ratonneau et Pomègues au centre de la rade de Marseille.

Le Fort de l'île de Brescou à AgdeModifier

 
Fort de l'île de Brescou à Agde

L'île de Brescou se trouve dans le territoire de la commune d'Agde (Hérault), à environ un demi mille marin de l'entrée de port Richelieu (Le Cap d'Agde) et à un peu moins de trois milles de l'embouchure de l'Hérault. C'est l'unique île de la région Languedoc-Roussillon[66].

Un modeste fort a été bâti en 1586 par le vicomte de Joyeuse, Guillaume de Joyeuse, pour empêcher que le rocher ne serve de point d'appui aux espagnols lors des guerres de religion ; il fut augmenté en 1604-1605 puis en 1610. Le détail de ce premier fort est inconnu ; il devait cependant être assez sommaire, avec quelques tours plus ou moins enveloppées de murailles.

L'Église Notre-Dame-des-Anges de CollioureModifier

 
Clocher de l'église Notre-Dame-des-Anges

L'église « Notre-Dame-des-Anges » de Collioure, se situe dans le port de Collioure, dans le département des Pyrénées-Orientales.

Cette église, datant des XIIIe siècle et XVIIe siècle est entièrement entourée par les eaux du golfe du Lion. Elle présente, en outre, la particularité de posséder un clocher qui fut un ancien phare médiéval et qui, durant l'année 1809, à la suite d'une décision du Conseil Municipal local fut coiffé d'une coupole s'inspirant de modèles originaires de Toscane. Cette décision fut d'autant plus facile que, selon les autorités maritimes de l'époque, le port n'avait plus besoin d'un phare. Autre particularité, qui rattache cette église au monde de la pêche, le fond du bénitier situé à l'entrée de l'édifice est orné de quatre poissons nageant dans l'eau.

Cette église qui est la propriété de la commune, fut classée par arrêté préfectoral du 3 janvier 1923, puis inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1992[67].

Le golfe du Lion dans les ArtsModifier

Le golfe dans la peintureModifier

 
Le bord de mer à Palavas, toile de Gustave Courbet
 
La Femme à l'ombrelle, 1895, huile sur toile d'Aristide Maillol
Claude Joseph Vernet, né à Avignon le et mort à Paris le , est un peintre, dessinateur et graveur français, célèbre pour ses marines. Il a notamment peint les ports de Marseille et de Sète.
Gustave Courbet, né le à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste. Celui-ci séjourna en 1854 invité par son ami Alfred Bruyas collectionneur, en1857 et 1869. Il y peint d'abord une huile sur toile de 27 × 46 cm : Le Bord de la mer à Palavas (visible à Montpellier au musée Fabre), puis les bords de la mer à Palavas huile sur toile de 60 x73,5 cm (visible au Muma, le Havre) et aussi mer calme à Palavas huile sur toile 74 × 93 cm de 1857 (visible au musée Paul Valery à Sète) dont la variante de 1869 est visible au Metropolitan museum of Art (New-York).
Émile Beaussier[68] est un peintre français né le à Avignon (Vaucluse). Il s'est particulièrement illustré dans la peinture de marines en signant plusieurs tableaux représentant le port de Marseille et de Martigues.
Aristide Maillol, né le à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales)[69], où il est mort le [69], est un peintre, graveur et sculpteur français. Avant d'être sculpteur, Maillol commence sa carrière dans la peinture, notamment dans son petit village de Banyuls sur mer. Un tableau exposé au Musée d'Orsay et dénommé « La femme à l'ombrelle » représente en arrière-plan, la plage de Banyuls et le golfe du Lion[70].
Pierre François est un peintre français, né le à Sète, spécialiste d’une figuration débridée, mort le et inhumé au cimetière marin de Sète, face au golfe du Lion. Il est l'auteur de nombreuses illustrations marines, notamment dans l'ouvrage de Yves Rouquette, dénommé Sète et son archipel et paru aux éditions Loubatières.

Le golfe dans la littératureModifier

Le golfe dans la PoésieModifier

Il s'agit du poème le plus célèbre de Paul Valéry (1871-1945) poète né à Sète. Il a été publié en 1920 par Émile-Paul Frères, puis recueilli dans Charmes (1922). À la mort de l'auteur de ce poème, le cimetière Saint-Charles fut rebaptisé « Cimetière marin » et Paul Valéry y fut enterré.
Le poème est évoqué par Georges Brassens dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966).
Article connexe : Le Cimetière marin.

Le golfe au cinémaModifier

Ces films, dont la liste (non exhaustive) figure ci-dessous, permettent de découvrir de nombreuses vues présentant le Golfe du Lion, de l'est vers l'ouest :

  • La Ciotat
    • Au moins 13 tournages répertoriés dont
2003 : Lovely Rita, sainte patronne des cas désespérés de Stéphane Clavier
2007 : Les Témoins d'André Téchiné

Le golfe à la télévisionModifier

Tournage à Marseille
Ce télefilm policier nous présente une traque entre deux femmes : l'une policière et l'autre tueuse en série avec comme décor, de nombreuses vues du le port et la rade de Marseille. La criminelle se débarrasse d'ailleurs souvent des preuves de ses méfaits dans les eaux de la Méditerranée ou elle finira, elle aussi, par disparaître à la fin du film.
Tournages sur Sète, Frontignan et Palavas-les-flots
  • Candice Renoir est une série télévisée policière française créée par Solen Roy-Pagenault, Robin Barataud et Brigitte Peskine, avec Cecile Bois dans le rôle-titre et Stéphane Blancafort, et diffusée à partir du 19 avril 2013 sur France 2.
Cette série policière, diffusée très récemment sur France Télévision, est tournée en décors naturel : on peut notamment découvrir dans les divers épisodes qui se succèdent, les plages de Sète, de Frontignan et même de Palavas-les-flots (dont on peut découvrir le phare de la méditerranée, élément important de l'enquête, dans le 8ème épisode de la saison 5) , le port de Sète et ses docks et l'arrière pays sétois et montpelliérain, ainsi que l'étang de Thau. C'est d'ailleurs l'ancien bâtiment de la caisse primaire d'assurance maladie de Sète qui sert de décor au commissariat central où se retrouvent les divers protagonistes et héros de cette série[72].
Tournages sur « Montpellier Méditerranée Métropole »
Dans cette série policière un principaux personnage joué par Stéphane Blancafort dans le rôle du capitaine Marchal loge dans une maison offrant une magnifique vue sur le golfe du Lion. D'autres prises de vue, notamment aériennes, présentent le secteur de Villeneuve-lès-Maguelone.
Tournages sur différentes communes du Golfe du Lion
La plupart des scènes de cette mini-série ont été tournées dans l'Hérault, notamment Marseillan, dans le secteur de l'étang de Thau , mais aussi dans le Gard, sur le site de l'hôpital du Grau-du-Roi et sur le site sauvage de la Camargue gardoise, près de l'Espiguette (commune du Grau du Roi).

Le golfe dans la chansonModifier

  • « La Mer » de Charles Trénet
 
Charles Trenet en concert à Montréal en 1946
    • « La Mer » est une chanson de 1946 de Charles Trenet. En 1943, alors qu'il se rend de Montpellier à Perpignan en train en compagnie du chanteur Roland Gerbeau, du pianiste Léo Chauliac et de son secrétaire, Charles Trenet observant le paysage défiler, longeant souvent la côte méditerranéenne est inspiré et en une vingtaine de minutes écrit la chanson La Mer, s'inspirant de la côte languedocienne et du golfe du Lion et surtout de l’étang de Thau qui défilait à la fenêtre de son wagon[73].

« ...La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
À bercé mon cœur pour la vie... »

Trenet ne croit pas au potentiel de la chanson qu'il trouve « solennelle et rococo » et ne l'enregistre pas tout de suite. Il la propose à la chanteuse Suzy Solidor qui la rejette en prétextant : « Des chansons sur la mer, on m'en envoie dix par jour ! ». À la mort de son auteur, survenue en 2001, plus de 70 millions de copies de La Mer ont été vendues[74].

  • « Gruissan, mes amours » de Charles Trénet

Cette chanson évoque la petite ville côtière de Gruissan, très chère au chanteur originaire de Narbonne, ville toute proche. Ce chanteur auteur compositeur a d'ailleurs écrit d'autres chansons ayant pour thème la mer telles que « Le vieux piano de la plage » mais ans citer explicitement de lieux géographiques.

  • « Supplique pour être enterré sur la plage de Sète » de Georges Brassens
 
Tombe de Georges Brassens au cimetière de Sète
    • Cette chanson a été écrite, composée et interprétée par Georges Brassens et sortie en 33 tours en 1966 sur l'album album éponyme. Georges Brassens, bien que demeurant à Paris depuis le milieu de la Seconde Guerre mondiale est né à Sète en 1921, a gardé un très fort attachement pour sa ville natale dans laquelle il souhaiterait être inhumé.

Le chanteur cite expressément le golfe du Lion dans sa chanson

« ...Trempe, dans l'encre bleue du golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion... »

et n'hésite pas à évoquer, non sans un humour assez grinçant, les pratiques balnéaires des touristes qui viennent sur la plage de Sète :

« ...Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances... »

Le texte de cette chanson fait aussi référence à Paul Valéry, lui-aussi né à Sète, et à son poème « Le Cimetière marin » en espérant que « mon cimetière soit plus marin que le sien ». Le chanteur sera finalement inhumé dans le cimetière du « Py », cimetière municipal de Sète situé non loin du centre hospitalier et qui domine l'étang de Thau.

Notes et référencesModifier

  1. Site Persée, Topographie du Golfe du Lion
  2. Site de la ville d'Hyères, page sur la presqu'île de Giens
  3. Louis Michel, La langue des pêcheurs du golfe du Lion, Paris, 1964, D'Artrey.
  4. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  5. Frédéric Mistral (1878-1886), Lou Tresor dóu Felibrige ou dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence, 1979, Edisud, cf. articles « gou » (golf, 'golfe') et « lioun » (leon, 'lion').
  6. [1]
  7. [2], [3]
  8. [4]
  9. http://encyclopedie.arbre-celtique.com/gallicum-mare-gallicus-sinus-golfe-du-lion-10286.htm
  10. Essai sur le département de l'Aude par C-J Barante sur Books.google
  11. Site du syndicat mixte touristique de la région Languedoc-Roussillon, guide naturaliste
  12. Spéléologie du massif de la Gardiole
  13. Carte du massif
  14. Site du LEGOS, page sur le courant Le courant Liguro-Provençal en Méditerranée
  15. Site figaro nautisme, page sur le port de Cerbère
  16. nautisme.meteoconsult.fr/bloc-marine/fiche-port/informations-port-port-vendres-7877.php Site figaronautisme, page sur Port-Vendres
  17. Site de bateaux.com sur Collioure
  18. Site du Port d'Argelès sur mer
  19. Site de bateaux.com sur Port-Bacarès
  20. Site de bateaux.com sur Port-Leucate
  21. Site Odyssea sur port Gruissan
  22. Site des Ports du Cap d'Agde
  23. Site figaro nautisme, page sur le port de Sète
  24. Site de la Ville de Palavas sur le port de plaisance
  25. Site de bateaux.com sur le port de la Grande-Motte
  26. Site officiel de Port Camargue
  27. Site figaro nautisme, page sur le port de Carry-le-Rouet
  28. Site La Ciotat-Info, page sur le port de plaisance
  29. Site actunautique, page sur le port de plaisance de Bandol
  30. Site de météosud, page sur le Mistral
  31. Diagramme de la tramontane et de l'autan
  32. Les vents régionaux - Météo-France
  33. référence, Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 2-87772-286-4)
  34. CNRS 2013
  35. J. Michaud, A. Cabanis, Histoire de Narbonne, p. 63.
  36. site de noblesses et royautés, page sur Aiges-Mortes
  37. Site Isis, page sur la Jeanne Elisabeth
  38. le Midi libre, page sur la condamnation des pilleurs de trésor
  39. ouest-France, édition du 20 mars 2017
  40. Site "cabotages", page sur la bataille navale de Maguelone
  41. Site "cabotages", page sur le naufrage de l'Amphitrite
  42. Site subacom, page sur le naufrage de l'Embla
  43. Jean Valette, Frontignan, regards sur le XXe siècle, p. 71-72-73
  44. Henri Ribot (dir.), Jean Ajello, Jean-claude Autran, Céline Chicharo, Robert Hervé, Antoine Peretti, Jacqueline Viollet-Repetto et al., La Seyne-sur-Mer, Saint-Mandrier-sur-Mer : Regards sur deux terroirs, Sanary-sur-Mer et Toulon, Éditions du Foyer Pierre Singal et Centre archéologique du Var, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 14), , 711 p., 21 cm × 15 cm (ISBN 2-9511673-0-X), p. 644-647
  45. Carte interactive sur le site du parc
  46. « Parc de Camargue : 40 ans et de nouveau défis dans le delta », La Provence,
  47. (en) « Camargue », sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 18 mars 2015)
  48. Site du Parc marin du Golfe du Lion
  49. Site de ecocéan, page sur le programme « GdL »
  50. Géoportail
  51. www.sparadra.org/photo1660.htm
  52. Site de l'office de tourisme, page sur le musée du train
  53. Site de la ville de Palavas, page sur la redoute de ballestras
  54. Site de la ville de Sète, page consacrée au musée
  55. Site de France, page sur les mourres de porc
  56. « Sète, Théâtre de la Mer »
  57. Site du Point, page sur le théâtre de la mer de sète
  58. Site d'Histoires du Rousslion, page sur le camp d'Argelès
  59. Site de FranceBleu, page sur la Retirada
  60. Site du yacht-club de Gruissan, page sur les cent milles de l'Aude
  61. Site de l'indépendant, page sur la création de la rgéate du traingle du Lion
  62. Site du triangle du Lion
  63. Site de l'office de tourisme de Palavas, page sur le phare de la Méditerranée
  64. « Phare du Mont Saint Clair », sur http://phares-de-france.pagesperso-orange.fr/
  65. Site de l'inventaire des monuments historiques, page sur le phare du Mont-Saint-Clair
  66. IGN
  67. Site des monuments historiques, page sur l'église Notre-Dames-des-Anges de Collioure
  68. Dénomination d'usage selon la signature de ses tableaux : E. Beaussier pour Émile Beaussier.
  69. a et b Autorité BnF
  70. Site du Musée d'Orsay, page sur le tableau "la femme à l'ombrelle"
  71. Marseille veut jouer les premiers rôles au cinéma, 9 octobre 2015, sur 20minutes.fr, consulté le 6 décembre 2015.
  72. Philippe Malric, « Candice Renoir, la série made in Sète », sur Midi libre, .
  73. Nelson Montfort, Le roman de Charles Trenet, Éditions du Rocher, , 300 p. (ISBN 978-2268075105)
  74. (en) « Charles Trenet », The Guardian,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier