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Chronologie de Narbonne

Article principal : Narbonne.
Blason de Narbonne

Cette chronologie de Narbonne liste les principaux évènements historiques ayant marqué l'histoire de la ville de Narbonne, en France.

Sommaire

AntiquitéModifier

  • La région est occupée par le peuple des Élysées, peut être des Ibères, dont la prospérité agricole et, sans doute, la facilité de vie, a donné le nom des "Champs Elysées" de la mythologie grecque de l'antiquité.
  • La région est parcourue de longue date par les commerçants notamment grecs, le long de la voie "Héracléenne", allant d'Espagne en Italie. Lors de l'un de ses 12 travaux, Héraclès est réputé avoir emmené le troupeau de bœufs de Giton, depuis l'Andalousie, jusqu'en Sicile et suivant la côte méditerranéenne des actuelles Occitanie et Provence
  • Les celtes des tribus Volques Arécomiques et Volques Tectossages s'installent dans la région entre le IVe et le IIIe siècle av. J.-C., les premiers autour de Nîmes, et les seconds autour de Toulouse.
  • La conquête romaine du sud de la Gaule par Gnaeus Domitius Ahenobarbus, est justifiée pour défendre les alliés grecs de Massilia, menacés par des incursions des tribus celto-ligures de l'arrière-pays provençal. Après avoir repoussé les raids des celto-ligures sur la côte et les environs de Marseille, les Romains battront dans la région de Nimes une armée gauloise venue du pays Arverne pour les repousser. L'armée arverne quittera la région.
  • A la fin de la conquête, les romaines fondent simultanément plusieurs colonies à des postes stratégiques le long de la voie Héracléenne : Narbo Martius, (Narbonne), Tello Martius (Toulon), Fossae Marianae (Fos sur Mer).
  • -118 : Fondation de la colonie romaine Colonia Narbo Martius par Gnaeus Domitius Ahenobarbus[1],[2].
  • -45 : Deuxième déduction (refondation) par Jules César de la colonie, qui adopte le nom de Colonia Julia Narbo Martius[1].
  • -27 : L'empereur Auguste séjourne à Narbonne et réorganise l'administration de la colonie, renommée Colonia Julia Paterna Narbo Martius[1].
  • -22 : La colonie obtient le statut sénatorial[1].
  • 11 : Les Narbonnais établissent un culte au numen de l'empereur[1].
  • Entre 41 et 54 : Sous le règne de Claude, la colonie ajoute à ses noms celui de l'empereur, devenant Colonia Claudia Julia Paterna Narbo Martius[1].
  • 145 : Un grand incendie ravage une bonne partie de la ville. La générosité d'Antonin le Pieux facilite la reconstruction des édifices publics[1].
  • 413 :
    • L'empereur romain usurpateur Jovin, capturé à Valence par Athaulf, roi des Wisigoths et envoyé à Narbonne, est mis à mort dans cette cité sur l'ordre de Dardanus, le préfet du prétoire des Gaules demeuré fidèle à Honorius, avec de nombreux autres nobles captifs[3].
    • Août / septembre[4] (« au temps des vendanges », selon le chroniqueur Hydace[5]) : Athaulf et ses Wisigoths entrent à Narbonne - apparemment sans difficulté ni violence[4] - où ils établissent leurs quartiers[6].
  • 414 :
    • janvier : Mariage en grande pompe d'Athaulf, roi des Wisigoths, avec la princesse impériale romaine Galla Placidia, fille de l'empereur Théodose Ier (378-395) et demi-sœur de l'empereur Honorius (395-423)[7].

Moyen ÂgeModifier

  • 694 : Narbonne et sa région sont touchées par la peste[9].
  • 759 : Les Francs, sous le commandement de Pépin le Bref, s'emparent de Narbonne sur les musulmans[1].
  • 1348 :
    • fin février / début mars : La peste noire atteint Narbonne[11].
    • 16 avril : Un arrêt crée une viguerie royale à Narbonne, détachée de celle de Béziers, à la suite d'un procès plaidé au parlement[12].

Époques moderne et contemporaineModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • David Normand-Sassu, « Contrôle royal de l'espace et rivalités urbaines : la viguerie de Béziers et son démembrement au XIVe siècle », Annales du Midi, vol. 123, no 273,‎ , p. 27-57 (DOI 10.3406/anami.2011.7350).

NotesModifier

  1. a b c d e f g h et i « Chronologie », dans Narbo - Narbonne, section du projet Simulacra Romae - Images de Rome : Les capitales provinciales romaines, un héritage commun européen
  2. Maryse Sabrié et Raymond Sabrié, Narbonne : capitale de la province de Narbonnaise, Alicante, Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, 2007 [publication en ligne], p. 273, 275 [lire en ligne]
  3. Hagith Sivan, Galla Placidia: The Last Roman Empress, Oxford, Oxford University Press, 2011, p. 19.
  4. a et b Stewart Irvin Oost, Galla Placidia Augusta: a biographical essay, Chicago, University of Chicago Press, 1968, p. 123.
  5. Craig H. Schamp, Difference and accommodation in Visigothic Gaul and Spain, San José, San Jose State University, Thesis (M.A.), 2010, p. 40. [lire en ligne]
  6. Hagith Sivan, Galla Placidia: The Last Roman Empress, Oxford, Oxford University Press, 2011, p. 22.
  7. Hagith Sivan, Galla Placidia: The Last Roman Empress, Oxford, Oxford University Press, 2011, p. 9-10.
  8. Penny MacGeorge, Late Roman Warlords, Oxford, Oxford University Press, 2002, p. 91.
  9. a et b Jacques Le Goff et Jean-Nöel Biraben, « La peste dans le Haut Moyen Âge », dans Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, vol. 24, no 6, 1969, p. 1493. [lire en ligne]
  10. Normand-Sassu 2011, p. 40.
  11. Christian Guilleré, « La peste noire à Gérone (1348) », Annals de l'Institut d'Estudis Gironins, vol. 27, 1984, p. 104 [lire en ligne]
  12. Normand-Sassu 2011, p. 32-33.
  13. Jacqueline Caille, « Nouveaux regards sur l’attaque du Prince Noir contre Narbonne en novembre 1355 », dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, t. CIX, 2009, p. 89-103; Peter Hoskins (trad. fr. Alain Huault), Dans les pas du Prince Noir: le chemin vers Poitiers (1355-1356), Paris, L'Harmattan, 2011, p. 99-102;
  14. a et b Jacqueline Caille, « La conclusion des accords de Narbonne : Le contexte local », Le Midi et le Grand Schisme d'Occident, Toulouse, Privat, Cahiers de Fanjeaux no 39, 2004, p. 487-516 [résumé en ligne].

Voir aussiModifier