Ouvrir le menu principal

André Téchiné

réalisateur français
André Téchiné
Description de cette image, également commentée ci-après
Naissance (76 ans)
Valence-d'Agen, Tarn-et-Garonne, France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Hôtel des Amériques,
Rendez-vous,
Ma saison préférée,
Les Roseaux sauvages,
Les Voleurs

André Téchiné, né le à Valence-d'Agen, est un cinéaste français.

BiographieModifier

L'enfance d'André Téchiné est provinciale, marquée par son éducation dans un collège religieux, et il ne monte à Paris qu'à l'âge de 19 ans[1].

D'abord critique aux Cahiers du cinéma (1964-68), Téchiné a mené plusieurs activités autour du cinéma et de la réalisation (écriture de scénarios, réalisation de feuilletons télévisés, enseignement, en particulier à l'IDHEC où il a été formé)[2] pour gagner sa vie. Parmi elles, se trouve la réalisation de son premier long métrage de cinéma, en 1968 : Paulina s'en va, portrait émouvant de l'actrice Bulle Ogier mais oeuvre à la narration complexe et refusant les règles habituelles. Le jeune réalisateur veut travailler en réaction à la tendance naturaliste régnant alors dans le cinéma français et son expérience va le mener à réfléchir sur le réalisme au cinéma et aux dimensions qui permettent à un film de toucher le public, trouvant des éléments de réflexion dans des oeuvres des cinémas américains (Charles Chaplin ou Alfred Hitchcock) et soviétiques.

Il considère lui-même que sa véritable entrée dans le cinéma s'opère sept ans plus tard avec Souvenirs d'en France, un long métrage influencé par Bertolt Brecht qui lui vaut les éloges de Roland Barthes (lequel apparaîtra en Thackeray dans Les Sœurs Brontë en 1979) et qui explore ses racines dans le Sud-Ouest de la France et l'univers de la famille. Avec le soutien de grandes vedettes comme Jeanne Moreau, Gérard Depardieu, Marie-France Pisier, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert (ou plus tard Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et Michel Blanc), qui ont reconnu en lui un directeur d'acteurs exceptionnel, il invente alors un cinéma personnel, d'un romantisme flamboyant et farouchement anti-naturaliste, où le réalisateur n'est pas défini comme un chef d'orchestre mais comme "un hypnotiseur" et un "truqueur"[2].

En 1976 il peut réaliser un film à plus gros budget Barocco puis propose en 1979 une biographie des soeurs Charlotte Brontë, Emily Brontë et Anne Brontë et de leur frère Branwell Brontë, un film dont la production, dans le cadre de la Gaumont, fut difficile. À partir de son film suivant, Hôtel des Amériques, en 1981, il commence à tourner avec Catherine Deneuve, qui devient l'une de ses actrices fétiches (il dira même que sa relation de travail avec l'actrice est le seul domaine où son travail fait preuve de continuité[3]).

Téchiné alterne les grands récits romanesques, comme Les Soeurs Brontë, qui refusent la fluidité et le naturalisme, avec des histoires intimistes, souvent à tonalité autobiographique, comme La Matiouette (1983). Il aborde dans ses films plusieurs sujets liés aux mœurs et à l'évolution de la société contemporaine tels que l'homosexualité (thème qui le concerne personnellement[4], ce qui s'exprime notamment dans le film largement autobiographique Les Roseaux sauvages[5]), le divorce, l'adultère, le délitement familial, la prostitution, la délinquance, la toxicomanie ou encore le sida.

En 1985, il reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Rendez-vous. Suivent Le lieu du crime en 1986 et Les innocents en 1987.

Avec les années 1990 Téchiné est largement identifié comme une figure de proue du cinéma français, son oeuvre recueillant un accueil large et favorable au sein de la critique et du public, avec J'embrasse pas en 1991 et plus particulièrement Ma saison préférée en 1993. En 1995, il remporte les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour Les Roseaux sauvages, un film qui est à l'origine une commande d'ARTE, également récompensé par le Prix Louis-Delluc.

Il a été membre du jury au festival de Cannes de 1999 et à la Mostra de Venise 2011.

En 2003, l'ensemble de son œuvre cinématographique est couronnée du Prix René-Clair. On peut juger de son influence à travers les premiers films de plusieurs auteurs français tels qu'Olivier Assayas, Michel Béna, Xavier Beauvois, Gaël Morel, Céline Sciamma ou encore Antony Cordier. La même année, il est candidat à l'Académie française[6].

En 2009, il a présidé le jury du concours de scénarios contre l'homophobie Jeune et homo sous le regard des autres organisé par le Ministère de la jeunesse et des sports et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

 
André Téchiné en 1976.

En 2019 il préside le jury du 6e Festival du Cinéma et Musique de film de La Baule.

FilmographieModifier

Assistant-réalisateurModifier

RéalisateurModifier

ScénaristeModifier

André Téchiné est scénariste de toutes ses réalisations exceptées Michel, l'enfant roi

 
Michel Blanc, André Téchiné et Sami Bouajila, à la première du film Les Témoins, lors de la Berlinale 2007.

DocumentairesModifier

ActeurModifier

DistinctionsModifier

André Téchiné est, à ce jour, le cinéaste français ayant présenté le plus de films en compétition au Festival de Cannes, avec un total de 6 films depuis 1979[7].

RécompensesModifier

NominationsModifier

ThéâtreModifier

Metteur en scène
1969 

Notes et référencesModifier

  1. « Ciné-club : André Téchiné », sur www.cineclubdecaen.com (consulté le 9 novembre 2019)
  2. a et b Pierre Maraval, « André Téchiné - Une mise en scène d'écriture et de spectacle », Cinématographe,‎ mai - juin 1975, p. 38 - 39
  3. Jean-Michel Frodon, « Conversation avec André Téchiné et Benoît Jacquot - "Rester malades du cinéma" », Les Cahiers du Cinéma,‎ , p. 19 - 21
  4. Henri Boyer, Stéréotypage, stéréotypes: Expressions artistiques, L'Harmattan, 2007, page 44
  5. Alain Brassart, L'homosexualité dans le cinéma français, Nouveau monde, 2007, page 153
  6. http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-5-et-au-fauteuil-16.
  7. La Rédaction, « Cannes en 69 questions », Studio Ciné Live n°79,‎ , p. 64
  8. « Pour la 33e cérémonie des César, les nommés sont... », sur Le Monde.fr (consulté le 24 mai 2018)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :