Remake

film adapté à partir d'un film existant précédemment

Un remake (du verbe anglais « to remake » qui signifie « refaire »), une nouvelle version[1] ou une reprise[réf. nécessaire], est un film dont l'histoire a déjà été portée à l'écran ou un jeu vidéo adapté d'un jeu précédemment développé.

Dans le domaine du cinéma, le concept de remake est le même pour les adaptations littéraires. La première adaptation du livre est la version originale (et appelée adaptation littéraire), les suivantes sont de remakes. En fonction des choix des nouveaux réalisateurs et producteurs, le nouveau film peut être plus ou moins fidèle à l'original, allant du remake plan par plan (Psycho de Gus Van Sant) au remake totalement libre (Piranha 3D, dont le scénario n'entretient plus qu'un vague rapport avec le Piranhas original). Le terme est étendu à la télévision et aux jeux vidéo, où certaines séries et certains jeux ont connu des reprises.

Un remake de jeu vidéo est différent d'un portage, le remake ne partageant généralement que très peu du code ou de données avec le titre d'origine.

IntérêtModifier

Les remakes se comptent par centaines voire par milliers dans l'histoire du cinéma. Dès 1894, Auguste et Louis Lumière font trois versions de ce qui est communément appelé Le Premier Film ou La Sortie des usines Lumière[2],[3], ou encore deux de L'Arroseur arrosé afin de renouveler le négatif qui était à l'époque directement utilisé pour le tirage des copies et qui, en cas de succès, finissait par être détérioré par les nombreuses manipulations et nécessitait son remplacement[4]. En revanche, les remakes du film Voyage dans la Lune de Georges Méliès en 1902, sont des plagiats[5].

Ils correspondent généralement à une minimisation de la prise de risque de la part de la production, s'appuyant le plus souvent sur la renommée d'un film célèbre, parfois aussi sur le désir de « dépoussiérer » un film moins connu ou pour le réalisateur de retravailler son propre film, comme La Grande Évasion et La Fille du désert de Raoul Walsh, ou encore L'Homme qui en savait trop en 1934 et L'Homme qui en savait trop en 1956 d'Alfred Hitchcock. Le cinéma américain, plus que tout autre, y a eu abondamment recours (jusque dans les années 1960, il s'agit essentiellement d'un cinéma de reprise) en puisant dans ses propres films, mais également dans les succès des cinématographies étrangères, auquel son public est assez hermétique. C'est ainsi que l'on trouve de nombreux remakes américains contemporains de films européens ou asiatiques d'origine.

Pour les cinéphiles, les remakes peuvent présenter un intérêt car, présentant une vision différente de la même œuvre initiale, les différences sont révélatrices des caractéristiques de leur époque de réalisation. Ce peut être aussi l'occasion de faire des choix idéologiques ou politiques, par exemple, en remplaçant ou en supprimant certaines répliques. Les innovations technologiques, telles que l'apparition du son, de la couleur, des animatroniques évolués ou encore les effets numériques, sont autant d'évènements qui font que les remakes existent. Les génériques des remakes réfléchissent souvent la notion d'origine et de remake, comme en témoigne le court documentaire Remakes & Génériques, réalisé par Alexandre Tylski pour Blow Up (Arte, 2015, 7 min).

En 2010 est créé à Los Angeles le Remakes Market, salon qui permet la rencontre entre écrivains, éditeurs, réalisateurs, sociétés de production et distributeurs du monde entier[6].

En 2018, La Septième Obsession publie un large dossier sur le remake, intitulé "Remake or not remake", à l'occasion de la sortie de Suspiria de Luca Guadagnino, lui-même remake du Suspiria de Dario Argento[7].

TypologieModifier

Dans le cinéma américain on peut distinguer deux types de remake :

  • Les remakes de films « anciens » (principalement américains ou anglophones, plus rarement étrangers), que l'on remet au goût du jour. Généralement, il faut compter une période d'au moins vingt ans pour qu'un film connaisse une nouvelle version.
  • Les remakes de films étrangers contemporains, produits généralement peu de temps après l'original, et destinés en premier lieu à adapter une œuvre remarquée au public américain, majoritairement réfractaire à la lecture des sous-titres (le plus souvent la seule façon de voir un film tourné en langue étrangère aux États-Unis, le doublage des films étrangers étant très rare).

AdaptationsModifier

Dans certains cas, un ou plusieurs acteurs reprennent leur rôle dans la nouvelle version. C'est ainsi le cas de :

Ils peuvent aussi faire une apparition furtive dans un rôle différent (voir Caméo des acteurs d'origine).

Le titre d'un remake n'est pas nécessairement le même que celui de l'original.

Remakes de films d'un même paysModifier

AllemagneModifier

AustralieModifier

BelgiqueModifier

CanadaModifier

ChineModifier

Corée du SudModifier

États-UnisModifier

FranceModifier

Hong KongModifier

IndeModifier

ItalieModifier

JaponModifier

Royaume-UniModifier

SuèdeModifier

ThaïlandeModifier

Remakes de films de pays différentsModifier

Remakes américainsModifier

de films allemandsModifier

de films britanniquesModifier

de films françaisModifier

de films hongkongaisModifier

de films italiensModifier

de films japonaisModifier

de films sud-coréensModifier

de films d'autres nationalitésModifier

Remakes françaisModifier

de films américainsModifier

de film espagnolModifier

de film mexicain

de films québécoisModifier

Remake irlandais de film françaisModifier

Remakes italiens de film françaisModifier

Remakes de séries téléviséesModifier

Remakes de jeux vidéoModifier

Notes et référencesModifier

  1. « nouvelle version », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le 18 janvier 2020).
  2. « Les trois versions de La Sortie des usines Lumière », sur lepoint.fr, (consulté le 31 mars 2015)
  3. « La sortie des usines Lumière », sur culture.gouv.fr (consulté le 31 mars 2015)
  4. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 131
  5. Serge Chauvin, « Les remakes : pourquoi refait-on les films ? », émission Pendant les travaux, le cinéma reste ouvert sur France Inter, 13 août 2012
  6. Fiona Moghaddam, « Remakes Market à Hollywood : quand producteurs et éditeurs se rencontrent », sur Le Ben Franklin Post,
  7. « Remake or not remake ? », La Septième Obsession,‎ novembre 2018 (n°19), Couverture et pages intérieures (ISSN 2431-1731)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier