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Le Barcarès

commune française du département des Pyrénées-Orientales

Le Barcarès
Le Barcarès
Le port Saint-Ange.
Blason de Le Barcarès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Côte Salanquaise
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Alain Ferrand
2014-2020
Code postal 66420
Code commune 66017
Démographie
Gentilé Barcarésien(ne)s
Population
municipale
5 915 hab. (2016 en augmentation de 43,99 % par rapport à 2011)
Densité 508 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 21″ nord, 3° 02′ 11″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 4 m
Superficie 11,65 km2
Localisation

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Le Barcarès

Le Barcarès Écouter (en catalan El Barcarès) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Barcarésiens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune du Barcarès est située à 22 km au nord de Perpignan.

 
Situation du Barcarès

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 1 165 hectares. L'altitude de la commune varie entre 0 et 4 mètres[2]. Le centre du village est à une altitude de 2 m[3].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[4].

HydrographieModifier

Voies de communication et transportsModifier

Voies cyclablesModifier

La ville est traversée par la Vélitorrale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[5].

Transports en communModifier

 
La ligne 13 au Barcarès.

Le Barcarès est desservie toute l'année par la ligne 10 du réseau Sankéo, et en été par les lignes 36 et 37.[réf. nécessaire]

ToponymieModifier

En roussillonnais (dialecte catalan), le nom de la commune est El Barcarès[6]. Il désigne en langue catalane, le lieu de mouillage d'une flotte de barques[7]. À noter qu'en occitan, langue voisine, le mot barcarés connaît exactement la même définition[8],[9],[10].

Port-Barcarès est l'appellation touristique de la station balnéaire.

Au début simplement nommé comme plage de Sanct Lorens en 1481, on trouve l'appellation Port de Barques dès 1750 puis el Barcarés en 1866[3].

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

La commune est très étendue et est divisée en de nombreux quartiers à l'identité particulière.

LogementModifier

Le Barcarès comprend en 2012 15 689 logements, parmi lesquels 13,1 % sont des résidences principales, 85,9 % sont des résidences secondaires et 0,9 % sont vacants. 67,6 % des ménages sont propriétaires de leur logement[11].

Faute d'avoir respecté l'objectif triennal 2011-2013 de construction de logements sociaux, avec 68 réalisés sur les 85 requis (soit un taux de réalisation de 80 %), la commune se voit sanctionnée par la préfecture en 2015 d'une pénalité de 83 000 €[12].

HistoireModifier

 
Mémorial érigé pour les espagnols de la retirada, internés dans le camp du Barcarès en 1939.

Cette étroite bande de terre située entre l’étang et la mer est longtemps restée insalubre et quasi déserte. Alors qu’aux alentours du XIVe siècle, les Templiers font assécher une partie de la Salanque, le Lido barcarésien est laissé de côté, faute de moyens techniques.

L’intérêt pour le site prend naissance au XVIIe siècle. En 1659 le traité des Pyrénées est signé, déplaçant la frontière sur les Pyrénées. À cette époque, l’économie de la vallée de l’Agly se développe, et avec elle les moyens de transport. Un port est aménagé au Barcarès. Sous la dépendance naturelle de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ce port voit transiter de nombreuses marchandises : vin, huile, fruits, poissons... et le sel, denrée réglementée.

Se développant peu à peu, Le Barcarès devient dans la seconde moitié du XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l’on fabrique les fameuses barques catalanes. De plus, à cette époque, la mode est aux bains de mer. Des nombreuses familles viennent passer du temps sur ses plages improvisant d’éphémères villages de fortune le temps d’un été.

La commune du Barcarès est créée le à partir de territoires distraits de la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque et rattachée au canton de Rivesaltes, puis en 1935 au canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque[13].

L'histoire contemporaine du Barcarès est marquée par l’arrivée en 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchissant la frontière et enfermés par les autorités françaises dans un camp d’internement, qui devint ensuite, sous le régime de Vichy, un Centre de rassemblement des étrangers[14],[15]. D'autres réfugiés sont recrutés dans les trois Régiments de marche de volontaires étrangers formés au Barcarès entre 1939 et 1940.

À partir de 1953, la nouvelle municipalité entame une série de travaux de développements : assainissement, eau potable, électrification, voirie urbaine, ainsi que la construction des premiers lotissements en front de mer et les premiers travaux de réaménagement du port, notamment au Grau Saint-Ange, pour y améliorer l'accueil des bateaux de pêche et de plaisance. Mais c'est surtout avec la mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (mission Racine), lancée en 1963 que se développe vraiment la station balnéaire. Sont engagées à la fois une vaste opération de lutte anti-moustiques, le reboisement du littoral, la construction de routes, de nouveaux aménagements du port et le lancement d'importantes opérations immobilières. Symbole de la station, le navire le Lydia est ensablé en juin 1967[16].

Politique et administrationModifier

CantonModifier

Lors de sa création, la commune du Barcarès est rattachée en 1929 au canton de Rivesaltes. Elle rejoint le canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque en 1935 et ne le quitte plus par la suite[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Côte salanquaise.

Administration municipaleModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Mairie annexe du Barcarès.
Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
19 mai 1929 16 octobre 1941 Amédée Jean Got    
16 octobre 1941 25 février 1942 Honoré Baxas    
25 février 1942 1er janvier 1945 Joseph Llung    
1erjanvier 1945 1er avril 1945 Sylvain Lasserre    
1er avril 1945 18 mai 1945 Joseph Llung    
18 mai 1945 août 1949 Aimé Henric    
août 1949 mai 1953 Joseph Canal    
mai 1953 mars 1983 Albert Got    
mars 1983 mars 1989 Yvon Blanc    
mars 1989 juin 1995 Claude Got PS Pharmacien
juin 1995 mars 1999 Alain Ferrand RPR Professeur de gestion puis restaurateur et tenancier de casino
mai 1999 juin 2011 Joëlle Ferrand[18] RPR puis UMP
puis CNIP
Vice-présidente de la CA Perpignan Méditerranée
juin 2011 août 2011 Marie Roses[19] DVD Commercante
août 2011 En cours Alain Ferrand[20] UMP-LR Administrateur de société

Alain Ferrand a été interdit de gestion de casino dans les années 1990 pour les liens entre le groupe de casinos dont il était PDG et des groupes maffieux[21]. Déjà conseiller municipal, il est élu maire en 1995, élection invalidée pour une paella offerte aux électeurs, mais qui ne l'empêche pas d'être réélu en 1996. En février 1999, il est condamné pour abus de biens sociaux à 3 ans d'inéligibilité, puis à 5 ans pour prise illégale d'intérêts dans une autre affaire. En 2001, il est à nouveau condamné pour fraude fiscale à 300 000 francs d'amende[21]. Son épouse, présente au conseil municipal, lui a succédé. Réélue deux fois, elle a aussi été condamnée pour prise illégale d'intérêts et condamnée à cinq ans d'inégibilité (peine définitive après le rejet de son pourvoi en Cassation le 29 juin 2014). Elle avait fait draguer le port de nuit, pour faciliter le passage du bateau du frère du premier adjoint[22],[21]. Alain Ferrand a alors repris sa succession[22]. Après avoir été exclu de l'UMP, Alain Ferrand a été réintégré[21]. Le couple de maires a multiplié les affaires, la cour régionale des comptes relevant encore des dépenses festives excessives en 2013 et des investissements hasardeux[23],[24]. Alain Ferrand est en 2014 sous le coup d'une enquête pour faux électeurs[21].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2016, la commune comptait 5 915 habitants[Note 1], en augmentation de 43,99 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Orientales : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
4855083445767751 1971 3472 2082 422
1999 2006 2011 2016 - - - - -
3 5144 0334 1085 915-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Note : Avant 1931, la population est comptée avec celle de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[29] 1975[29] 1982[29] 1990[29] 1999[29] 2006[30] 2009[31] 2013[32]
Rang de la commune dans le département 49 40 31 31 25 23 25 26
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Revenus de la population

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 816 €[34].

En 2012, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 17 565 € et 56,5 % des foyers fiscaux sont imposables. Le taux de pauvreté est de 20,4 %[11].

Fiscalité

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Équipements culturelsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Miquel Abós Serena (1889-1940) : anarchiste espagnol mort au camp du Barcarès ;
  • Georges Candilis (1913-1995) : architecte et urbaniste grec ayant travaillé à la conception de Port-Barcarès ;
  • Abel Paz (1921-2009) : anarchiste espagnol interné au camp du Barcarès.

Culture populaireModifier

Littérature
Gastronomie

La bouillinade du Barcarès est une recette à base de poissons et de pommes de terre avec une sauce pimentée[36].

HéraldiqueModifier

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D’azur à la barque catalane d’or, au chef du même chargé de quatre pals de gueules

Le blason du Barcarès rappelle la vocation maritime de la ville. La partie haute porte les couleurs catalanes.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini
  3. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  4. « Plan séisme » (consulté le 21 novembre 2014)
  5. Vélittorale (EV8)
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  7. Gran enciclopèdia catalana : https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-0083245.xml
  8. Toponymes occitans en Pays Catalan - Fenouillèdes : https://fenouilledes.fr/toponymes-occitans-en-pays-catalan/
  9. Dictionnaire Français → Occitan languedocien (Christian Laux, IEO 2004) : barcarés = lieu où sont les barques.
  10. Dictionnaire Occitan languedocien ⇄ Français (André Lagarde, 2012) : barcarés = flotte ; mouillage.
  11. a et b Fiche Insee 2012
  12. Frédérique Michalak, « Logement social : 7 communes des P.-O. sanctionnées », L'Indépendant,‎
  13. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  14. Le Camp du Barcarès : quelques instantanés 1939-1942, diaporama de documents historiques sur le camp d'internement.
  15. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2e édition. (ISBN 2-905828-32-3), p. 62
  16. Guide du Roussillon et de l'Andorre : touristique, historique, social, économique, Perpignan, Sud Roussillon, , 286 p.
  17. Liste des maires du Barcarès de 1929 à 1999 sur MairesGenWeb
  18. Le Figaro, Démission de la maire UMP de Barcarès , 29 juin 2011
  19. Ouillade.eu, Port-Barcarès : Les élus de la Majorité municipale ont exprimé publiquement leur soutien à Joëlle Ferrand… et lancent un appel à une candidature d’Alain Ferrand, 8 juillet 2011
  20. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  21. a b c d et e Jean-Michel Décugis, Philippe Simon, « Le Barcarès, " Dallas " à la française  », Le Point, 16 mai 2013.
  22. a et b AFP, « P-.O.: des journalistes condamnés en appel pour diffamation », Le Midi libre, 2 octobre 2014.
  23. Estelle Devic, « Epinglé par la Cour des comptes, Alain Ferrand au Barcarès : "Je dérange qui ?" », L'Indépendant, 10 avril 2014.
  24. « Le Barcarès : le maire Alain Ferrand en garde à vue », Le Midi Libre, 6 décembre 2013.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  29. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  30. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  31. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  32. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  33. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  34. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  35. « La Bastos du Barca », sur Mare Nostrum éditions (consulté le 4 décembre 2016)
  36. Fabricio Cardenas, « Boullinada du Barcarès », sur Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, (consulté le 4 décembre 2016)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier