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Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure

église située dans les Pyrénées-Orientales, en France

Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure
Présentation
Nom local Església de Santa Maria dels Àngels de Cotlliure
Culte Catholique romain
Type église paroissiale
Rattachement Évêché de Perpignan
Début de la construction XVIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Baroque, Classicisme
Protection 1926
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Ville Collioure
Coordonnées 42° 31′ 40″ nord, 3° 05′ 11″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure

L'église Notre-Dame-des-Anges de Collioure, se situe dans le port de Collioure, dans le département des Pyrénées Orientales.

Sommaire

HistoireModifier

Elle fut construite entre 1684 et 1691 dans un style gothique méridional, et est avec son célèbre clocher pratiquement entourée par la mer sur ses trois côtés. Au départ, le clocher est un ancien phare médiéval, annonçant la position du port de Collioure par des fumées le jour et par des feux la nuit. À la fin du XVIIe siècle, l'église médiévale sur les hauteurs de Collioure fut rasée sur l'ordre de Vauban. Les consuls de Collioure obtinrent tout de même de Vauban l'autorisation de construire une nouvelle église sur les récifs qui ferment la passe. Cette église s’appuie alors contre le phare. Entre-temps, Vauban ne veut plus de port à Collioure, il préfère la baie en eau profonde de Port-Vendres. Du fait, Collioure n'a plus besoin d'un phare. Il devient dès lors le clocher de l'église. Mais, ce n'est que 100 ans plus tard, vers 1809, qu'une décision municipale est prise pour le couvrir d'une coupole en s'inspirant d'un modèle originaire de Toscane.

Faisant l'objet de plusieurs restaurations extérieures et intérieures, l'église a vu son ancienne sacristie réhabilitée, pour accueillir le trésor. Ainsi sont visibles un meuble-vestiaire d'époque Louis XIII, des peintures du XVe siècle, un reliquaire du XVIe siècle, une Vierge du XVIIe siècle.

IntérieurModifier

 
Tympan du portail
  • Dans l'entrée : Dans l'entrée est installé un gisant du XVIIIe siècle représentant Jésus entouré de Marie et de saint Jean. Sur le côté se trouve un bénitier réalisé en 1693 dans du marbre rouge de Villefranche. Le fond du bénitier est orné de quatre poissons nageant dans l'eau.
  • Chapelle Sainte-Lucie : cette chapelle abrite le retable de Sainte-Lucie, datant de 1719, orné de statues de saintes, honorée pour leur vertus médicinales: au centre sainte Agnès (pour préserver le virginité) et sainte Lucie (pour la vue), à gauche sainte Catherine d'Alexandrie (également pour préserver la virginité) et sainte Barbe (pour protéger de la foudre), à droite sainte Agathe (patronne des nourrices) et sainte Marthe (patronne des femmes qui allaitent). Sous la statue de sainte Lucie figure une peinture de sainte Marie-Madeleine dans la grotte.
  • Chapelle du Christ : la chapelle du Christ abrite le retable du Précieux Sang, réalisé en 1708, et qui prend la forme d'un grand baldaquin orné et décoré de médaillons aux emblèmes de la Passion (clou, marteau, tenaille, échelle, éponge, roseau, vinaigre, fiel, lance, fouet, colonne, tunique, lanternes, coq, sabre). À côté du dôme se dressent deux anges ailés. Le grand crucifix est l'œuvre de Joseph Sunyer. Au centre figure la Vierge des sept douleurs, à côté de son fils. Les peintures de la voûte illustrent le meurtre d'Abel par Caïn et Abraham s'apprêtant à sacrifier son fils Isaac.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste : La chapelle Saint-Jean-Baptiste abrite le retable de Saint-Jean, daté de 1697, et orné en haut au centre de la statue de saint Jacques le Majeur, au centre de saint Jean-Baptiste, avec à ses côtés ses parents sainte Elisabeth et saint Zacharie, à gauche de saint Pierre (dans un médaillon) et de saint Joseph, et à droite de saint André (dans un médaillon), et de saint Isidore. Sous les statues figure la tête de saint Jean Baptiste décapité, posée sur un plateau. Dans un médaillon inférieur est représentée la Visitation de la Vierge Marie à sainte Elisabeth.
  • Chapelle Notre-Dame du Rosaire : Cette chapelle a été restaurée en 1903. Elle abrite un retable moderne mais contenant des éléments anciens, comme une statue de la Vierge du Rosaire au sommet du retable, et qui provient de l'ancien couvent des Dominicains. Au centre sont placées les statues de Notre-Dame du Rosaire (statue restituée par la famille du général Caloni) donnant le rosaire à saint Dominique et sainte Catherine. À gauche figurent les statues de sainte Philomène et saint Michel, et à droite les statues de sainte Thérèse d'Avila, et de saint Louis.
  • Chapelle du Saint-Sacrement : la chapelle abrite le retable du Saint-Sacrement, exécuté en 1700 par Joseph Sunyer en bois sculpté, et représentant différentes scènes de l'Eucharistie, ainsi qu'un ensemble évoquant les différents repas de la Bible: à gauche, la Cène du jeudi saint, le repas avec les disciples d'Emmaüs, et la multiplication des pains, à droite les noces de Cana, le repas chez Simon le lépreux et les Hébreux recueillant la manne du désert. Sur les côtés sont représentés saint Pierre et saint Paul. La chapelle conserve également les reliques de saint Vincent Ferrier et du Bienheureux Pierre Cerdan.
  • Chapelle Saint-Vincent : le retable de cette chapelle a été réalisé en 1714 par Louis Baixas et représente au centre, saint Vincent de Collioure avec à gauche Pierre Cerdan et à droite sainte Eladie. Les bas-reliefs illustrent le martyr du saint. Devant le retable sont exposés les bustes de saint Vincent de Collioure, sainte Maxime, et sainte Liberate. Le reliquaire contient les reliques de saint Vincent de Collioure, ramenées de Rome le 16 août 1700.
  • Chapelle Saint-Eloi : Cette chapelle abrite le retable de saint Eloi, réalisé en 1716 par Louis Baixas sur une commande d'artisans. Les statues qui l'ornent représentent leurs saints patrons. Au centre sont visibles saint Eloi et saint François Xavier, à gauche sainte Eulalie (en haut, dans un médaillon) et saint Antoine de Padoue, et à droite sainte Julie (en haut, dans un médaillon) et saint Antoine l'ermite.
  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes : la chapelle Notre-Dame de Lourdes conserve un retable réalisé en 1902 et dédié auparavant à Notre-Dame de la Conception. Certains éléments du retable actuel ont été offerts par Madame Paul Olivier. Les peintures murales, datant de 1875, représentent sainte Bernadette et des malades en prière devant le grotte de Lourdes.
  • Chœur : le retable du maître-autel a été réalisé par Joseph Sunyer en 1698. Il prend la forme d'un grand triptyque de trois étages occupant tout l'arrière-chœur. Au centre figurent la Vierge de l'Assomption et au sommet le Père Éternel entre la Justice et la Charité.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier