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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Tour et Peilz.

La Tour-de-Peilz
La Tour-de-Peilz
Vue du port de La Tour-de-Peilz.
Blason de La Tour-de-Peilz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Riviera-Pays-d'Enhaut
Localité(s) La Tour-de-Peilz
Communes limitrophes Montreux, Vevey, Blonay, Saint-Légier-La Chiésaz
Syndic Alain Grangier
NPA 1814
N° OFS 5889
Démographie
Gentilé Boélands
Population
permanente
11 871 hab. (31 décembre 2018)
Densité 3 664 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 00″ nord, 6° 52′ 00″ est
Altitude 382 m
Superficie 3,24 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de La Tour-de-Peilz
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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La Tour-de-Peilz

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La Tour-de-Peilz

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La Tour-de-Peilz
Liens
Site web www.la-tour-de-peilz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

La Tour-de-Peilz prononcé en français : [ˈtuʁdəˌpɛ] est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Riviera-Pays-d'Enhaut.

OrigineModifier

Dans son livre « Noms de lieux des pays franco-provençaux[3] », Georges Richard Wipf écrit que « le gallois blaidd (loup) étant à l'origine des termes bela, belau, bele et bel, ce qui postule blebel, on peut penser que *bleiz a aussi pu évoluer [...] en *beilz, d'où *peilz[3]. » L'auteur prend toutefois soin de préciser qu'« il ne s'agit que d'une hypothèse, mais elle expliquerait le nom de Peilz (La Tour-de-Peilz, VD)[3]. »

Cette étymologie est toutefois controversée et plusieurs autres explications ont été avancées. Celle retenue de préférence aujourd'hui est une origine remontant à un gentilice latin Pellius, hypothèse confortée par le lieu-dit En Peilz, à l'est de la ville, où ont été retrouvés de nombreux vestiges romains[4].

Premières mentions du toponyme : 1163, (la) Philippus de Turre ; 1229, (la) pro vinea de Pel ; 1294, (la) apud Turrim de Peilt[4].

La commune aurait également donné son nom à l'île de Peilz, îlot se situant à l'embouchure du lac. À son sujet, un article paru en 1868 dans un numéro de la Revue moderne sous la plume d'un militaire et homme politique français — le comte Émile de Kératry — précise ce qui suit :

« Il n'existe que deux petites îles dans le lac de Genève [...] La seconde est à un quart de lieue en avant du port de Villeneuve ; elle est plantée de peupliers et n'a guère plus de 20 mètres carrés. Elle porte le nom d’île de Peilz ; on lui a aussi donné récemment celui d’île des Deux-Amants, après une triste catastrophe dont elle fut le théâtre[5]. »

GéographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Tour-de-Peilz mesure 3,24 km2[2].

La Tour-de-Peilz se situe au bord du lac Léman, entre Vevey et Montreux.

DémographieModifier

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Tour-de-Peilz compte 11 871 habitants fin 2018[1]. Sa densité de population atteint 3 664 hab./km2. Les habitants s'appellent les Boélands et les Boélandes.

HistoireModifier

Le sol de La Tour-de-Peilz a livré des vestiges celtes, Romains et Burgondes. Vers le milieu du XIIe siècle, ce territoire dépend de l'évêque de Sion, qui l'a donné en fief aux comtes du Genevois. Ces derniers inféodent la partie nord aux seigneurs de Fruence[6], et la partie méridionale à des ministériaux qui prennent le nom de La Tour (première mention en 1160). Vers 1250, Pierre II de Savoie acquiert ce territoire et son successeur, le comte Philippe Ier de Savoie, y fonde en 1282 une ville neuve dotée de franchises. Pour renforcer sa position, il agrandit le château (1282-1288) et contribue à l'édification d'une enceinte urbaine (dès 1284 en bois, 1288 en maçonnerie)[7].

Dans le cadre des guerres de Bourgogne le , la ville est prise et pillée par les troupes confédérées. Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois en 1536, La Tour-de-Peilz fait partie du bailliage de Chillon (soit Vevey dès 1735)[7], organisation politique qui prévaut jusqu'au , date de la Révolution vaudoise.

FormationModifier

La Tour-de-Peilz compte plusieurs établissements scolaires publics et privés. Les Collèges de Cadet Rousselle (1-4 Harmos), Bel-Air (1-6 Harmos), Courbet (1-6 Harmos), Marronniers (7-8 Harmos), Mousquetaires (9-11 Harmos), Charlemagne (5-6 Harmos) ainsi que le gymnase de Burier (CESSEV)

  • Patrimoine bâti
 
L'ancienne église Saint-Théodule, aujourd'hui temple réformé, photographié en 1899.
Biens culturels d'importance régionale
  • Château de la Becque avec écurie
  • Château de Sully
  • Église Saint-Théodule, aujourd'hui temple protestant
  • Ensemble résidentiel de Bellaria
  • La Faraz. Maison de maître et son parc
  • Résidence Rive-Reine avec annexe
  • Villa Ma Maison avec parc et dépendance

MuséesModifier

PolitiqueModifier

Syndics connus sous la maison de SavoieModifier

Pernet Cornyola, 1345 Pierre Evêquoz, 1473-74, 1477-78 Guillaume Musard, 1509-10
Mermet dou Seys, 1357 Jordan Castiod, 1479-80 Louis Charvyn, 1511-12
Mermet Brunet, 1377-78 Pierre Leschaire, 1481-82 Pernet Michel, 1513-14
Johannet Castiod, 1385 Jordan Castiod, 1483 Pierre de Mellet, 1519
Jean Brunet, 1409-10 Pierre Barruchet, 1491-92 Claude Peyreyrieux, 1522-23
Jean Castiod, 1411 Jean Barruchet, 1495 Claude Avanpié, 1524,25
Louis Barruchet, 1421-22 Jean Evêquoz, 1496 Collet Portillet, 1526-27
Jean Hugonin, 1445 Louis Rosat, 1497-98 Claude Tolunaz, 1530-31
Jean Blanc, 1463-64 Louis de Chissié, 1507-08 Johannet Castiod, 1534-35

Syndics connus sous le régime bernoisModifier

Guillaume Musard, 1536-37 Jean Ormond, 1604-05 André de Mellet, 1668-69 Gamaliel Courlet, 1729-30
Claude Avanpié, 1538-39 Jacques Michel, 1606-07 Daniel Henry, 1670 Nicolas de Mellet, 1731-32
Pierre Peyreyrieux, 1540-41 Gaspard Marjollat, 1608-08 Ferdinand de Mellet, 1671 Jean-Philippe Michel, 1733-34
Pierre Barruchet, 1546-47 Claude Michel, 1609 Jean Hugonin, 1672-73 Jean-François Goncet, 1735-36
Jean-Pierre Passaz, 1552-53 Noël de Mellet, 1610-11 Daniel Henry, 1674-75 Jean-François Balmat, 1737-38
Pernet Ormond, 1560-61 Pierre Ormond, 1612 François Henry, 1676-77 Jean-Isaac Courlet, 1739-40
Pierre Passaz, 1566-67 Antoine Barruchet, 1613 Claude Ormond, 1678-79 Jean-François Hugonin, 1741-42
Jean Passaz, 1568 Daniel Ormond, 1613-14 Jean-Jacques de Mellet, 1680-81 Jean-François Dragaz, 1745-46
Nicod Blanc, 1570 Nicod Henry, 1615 Jean Avanpié, 1682-83 Daniel Michaud, 1747-48
François Peyreyrieux, 1572-73 Jehan Grevat, 1616 Daniel de Mellet, 1692-93 Jean-François Grangier, 1753-54
Etienne Hugonin, 1574-75 Michel Ormond, 1617-18 Jacques-François de Mellet, 1679-98 Gamaliel Ormond, 1759-60
Uldriod Tissot, 1576 Vuilleme Balmat, 1619-20 Noé Ormond, 1699 Jean-Louis Richon, 1763-64
Joseph Dragaz, 1577-78, 1583-84 François de Mellet, 1621-22 Jean Hugonin, 1700-01 François-David Baron, 1765-66
Claude Monod, 1585-86 Pierre Henry, 1623-24 Jacques de Mellet, 1702 Jean-Louis Michaud, 1767-68
Joseph Dragaz, 1587-88 Jean Monnard, 1629-30 Jean Dragaz, 1710 Jean-François Hugonin, 1769
Benoît de Mellet, 1589-90 Georges Henry, 1633-34 Daniel Ormond, 1710-11 Jean-François Michaud, 1770
Jean Michel al. Rigot, 1591-92 Joseph Ormond, 1635-36 Jacques-François Ormond, 1712-13 Jacques-François Ormond, 1771-72
Jean Ormond, 1593-94 Claude Avanpié, 1637-38 Daniel Ormond, 1714-15 Louis Calame, 1773-74
Claude de Mellet, 1595-96 Etienne Hugonin, 1639-40 Jean-François Hugonin, 1716 André Vodoz, 1775
François de Voudan, 1597-98 François de Mellet, 1641-42 Gamaliel Ormond, 1717-18 Jean-Emmanuel Guex, 1776
Claude de Mellet, 1595-96 François Michel, 1643 Aimé Henry, 1719-20 Jacques-François Ormond, 1789
Joseph Dragaz, 1599 Gamaliel Hugonin, 1644 Jean-François Goncet, 1721-22
Pierre Ormond, 1600-01 Georges Henry, 1652-53 Aimé Henry, 1723-24
Antoine Barruchet, 1601 Jean-Pierre Passaz, 1654-55 Gamaliel Ormond, 1725-26
Pernet Michel al. Rigot, 1602-03 Jean-Benoît Hugonin, 1658, 1666-67 Jean Ormond, 1727-28

Liste des syndics dès 1803Modifier

  • 1803-1807 : Guillaume Elie Chevalley
  • 1808-1812 : Jean-François Hugonin
  • 1812-1830 : François Louis Grangier
  • 1830-1832 : Jean-Emmanuel Guex
  • 1832-1834 : Louis Aimé Bovon
  • 1834-1840 : Aloys Hugonin
  • 1840-1851 : Pierre Isaac Despland
  • 1851-1870 : Aloys Hugonin
  • 1870-1893 : Louis Richon
  • 1894-1913 : Louis Genton
  • 1914-1921: Auguste Roussy
  • 1922-1941 : Adolphe Burnat
  • 1942-1961 : Auguste Henry
  • 1962-1973 : Pierre Hofmann
  • 1974-1982 : André Debétaz
  • 1982-1989 : Ferdinand Grognuz
  • 1990-1997 : Emmanuella Blaser
  • 1998-2006 : Alain Matthey
  • 2006-2011 : Nicole Rimella
  • 2011-2016 : Lyonel Kaufmann
  • 2016-2021 : Alain Grangier

JumelagesModifier

La Tour-de-Peilz est jumelée avec la commune française de Ornans depuis 1982.

PersonnalitésModifier

 
Vue sur le port de La Tour-de-Peilz
  • Gustave Courbet (1819-1877), peintre français, chef de file du courant réaliste. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il a été l'un des élus de la Commune de 1871. S'exile et meurt à La Tour-de-Peilz, jumelée à Ornans, sa ville de naissance.
  • Henri Duparc, compositeur français, (1848 - 1933) vit à La Tour-de-Peilz de 1906 à 1913.
  • Jacques de Bourbon (1870-1931), duc d'Anjou et de Madrid, y est né.
  • A. J. Cronin (1896-1981), l'auteur écossais, y est enterré.
  • Guy Baer (1897-1985), peintre, y est né.
  • La famille d'Igor Markevitch (1912-1983), compositeur et chef d'orchestre, s'y installe en 1916, après avoir quitté la Russie et un bref séjour à Paris.
  • Claude Nicollier, (1944), astrophysicien et 1er astronaute suisse, y a passé son enfance. Il a effectué plusieurs vols dans l'espace, et lors d'une mission, a réparé le télescope spatial Hubble.
  • Claude de Ribaupierre, dit Derib, dessinateur de bandes dessinées, créateur de Buddy Longway, Yakari, etc.
  • Jacques Piccard, scientifique, océanographe, fils d'Auguste Piccard et père de Bertrand Piccard, il est le premier homme avec Don Walsh à être descendu, en 1960 à 10'916 mètres au fond de la Fosse des Mariannes, au large des Philippines (Fosse océanique de plus de 10'000 mètres de profondeur, endroit le plus bas du monde). Jacques Piccard est mort à La Tour-de-Peilz le .
  • Jacqueline de Quattro, Conseillère d'État du Canton de Vaud (PRD) (2007).
  • Peter Brabeck-Letmathe, directeur et président du conseil d’administration de Nestlé.
  • Jean Jardin, (1904-1976) directeur du Cabinet du président du Conseil, Pierre Laval, réfugié en Suisse après la guerre.
  • Yves Débonnaire (1956), entraîneur-formateur de l'ASF et consultant sportif de la TSR.
  • Jean-Claude Biver (1949) président du pôle horloger du groupe de luxe LVMH, a acquis en 2005 le château La Poneyre, situé sur les hauteurs de La Tour-de-Peilz.
  • Leila Hamrat (1957), pasteure réformée française au parcours international, desservant l'église de la Tour-de-Peilz.
  • Shania Twain y habite depuis 2006 dans le château de Sully[8].

TransportsModifier

Ferroviaire
Réseau de bus des VMCV
  • Ligne de trolleybus no 201 Vevey-Funi - La Tour-de-Peilz - Montreux - Chillon - Villeneuve).
  • Ligne no 203 La Tour-de-Peilz - Crausaz
  • Ligne no 207 La Tour-de-Peilz - Mottex - Blonay
  • Ligne no 208 La Tour-de-Peilz - Chailly P+R - Fontanivent - Blonay
  • Ligne N° 209 Bel-Air- Perrausaz- Vevey Gare
Navgation
  • Port de la Tour-de-Peilz
  • Débarcadère de Vevey-La Tour pour les bateaux de la CGN
Automobile
Réseau Vélo-Public Riviera

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a b et c Georges Richard Wipf, Noms de lieux des pays franco-provençaux : région Rhône-Alpes, Suisse romande, Val d'Aoste : histoire et étymologie, La Ravoire, imprimeries réunies de Chambéry, , 342 p. (ISBN 2-904234-00-4, notice BnF no FRBNF34728901, lire en ligne), p. 223
  4. a et b Dictionnaire toponymique des communes suisses (Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel), Frauenfeld, Lausanne 2005, p. 501.
  5. Émile de Kératry (directeur de publication), Revue moderne, vol. 48, Paris, bureaux de la Revue moderne, Lacroix, Verboeckhoven & Cie, (ISSN 1246-0028, notice BnF no FRBNF32860778, lire en ligne), pp. 490-491
  6. Ernst Tremp, « Fruence » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  7. a et b Elisabeth Salvi, « Tour-de-Peilz (La) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  8. « Vaud: Le château de Sully », sur www.swisscastles.ch (consulté le 27 juin 2018)
  9. « Velospot : le système de vélos en libre-service novateur », sur https://www.velospot.ch/ (consulté le 22 février 2017)

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier