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Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer

établissement humain en France

Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer
Argelès-sur-Mer (march 2008) 262.jpg
Nord de la plage d'Argelès-sur-Mer, lieu du camp d'internement.
Présentation
Gestion
Date de création Février 1939
Date de fermeture 1941
Victimes
Nombre de détenus 220 000
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pyrénées-Orientales
Localité Argelès-sur-Mer
Coordonnées 42° 34′ 30″ nord, 3° 02′ 43″ est

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer

Le camp de concentration d'Argelès-sur-Mer fut un camp de regroupement des réfugiés de la guerre civile espagnole, que le gouvernement français et en particulier Marx Dormoy, ministre de l'intérieur, établit dès février 1939 sur les plages de la commune d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). À peu près 220 000 internés ont transité par ce camp. Le camp d’Argelès-sur-Mer fut mis en place au début de la retirada républicaine en France, puis vinrent s'ajouter les Juifs, les Tsiganes et autres étrangers. Le camp ferma vers la fin 1941, il fut transformé en Chantier de jeunesse par Vichy.

Sommaire

Histoire du campModifier

PréparationModifier

La Retirada et l’ouverture du campModifier

Conditions de vieModifier

Les réfugiés étaient contraints de rester debout toute la journée, sans repos, sous peine d'être violemment remis à l'ordre par les militaires français ou par les tirailleurs sénégalais postés sur la plage.

BibliographieModifier

  • Juan Sánchez Sánchez, "Un relato de la guerra civil española y de los campos de concentración franceses", en Migraciones & Exilios: Cuadernos de la Asociación para el estudio de los exilios y migraciones ibéricos contemporáneos, ISSN 1577-3256, Nº. 6, 2005 (Ejemplar dedicado a: Arte español y exilio republicano), págs. 129-145 (texte en pdf)
  • Serge Pey, Le trésor de la guerre d'Espagne, Paris, éd. Zulma, 2011.
  • « La Noël aux prunes », Jean Anglade (auteur régionaliste)
  • « Les exilés de la mémoire » (Los Rojos de Ultramar, 2004) de Jordi Soler, Belfond, 2007.
  • Geneviève Dreyfus-Armand, « Réfugiés espagnols : quand la France choisissait l’infamie », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Gwenaëlle Moulins, « Argelès se souvient du camp de concentration des Républicains », La Croix,‎ (lire en ligne)
  • Solenn Sugier, Il y a 80 ans, la Retirada - Une enfance dans les camps français, Libération, 10 février 2019, [lire en ligne].

Seconde Guerre mondialeModifier

En juin 1940, des réfugiés espagnols qui avaient été répartis dans toute la France sont pris dans l’exode provoqué par la débâcle de l’armée française, et évacués vers le camp d'Argelès, dont ceux du camp de Lucé[1].

Prisonniers célèbresModifier

 
Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Camp de concentration d'Argelès-sur-Mer.

HommagesModifier

 
Stèle de commémoration pour les rescapés de la Retirada.

Inscriptions sur la stèle de commémoration de la plage nord de Argelès-sur-Mer:

À la mémoire des 100.000 républicains espagnols, internés dans le camp d'Argelès lors de la RETIRADA de février 1939. Leur malheur : avoir lutté pour défendre la Démocratie et la République contre le fascisme en Espagne de 1936 à 1939. Homme libre, souviens-toi.

(A la memoria de los 100.000 republicanos españoles, internados en el campo de Argelès, tras la RETIRADA de febrero de 1939. Su desgracia: haber luchado para defender la Democracia y la República contra el fascismo en España de 1936 a 1939. Hombre libre, acuérdate.)[2]

Notes et référencesModifier

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 47.
  2. NODO 50: Actos en Argelés-sur-Mer

Voir aussiModifier