Ruffec (Charente)

commune française du département de la Charente

Ruffec est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ruffec
Ruffec (Charente)
L'hôtel de ville
Blason de Ruffec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes Val de Charente
(siège)
Maire
Mandat
Thierry Bastier
2020-2026
Code postal 16700
Code commune 16292
Démographie
Gentilé Ruffécois
Population
municipale
3 372 hab. (2019 en diminution de 3,35 % par rapport à 2013)
Densité 252 hab./km2
Population
agglomération
6 974 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 43″ nord, 0° 11′ 57″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 145 m
Superficie 13,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Ruffec
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de la Charente-Nord
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Ruffec
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Ruffec
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ruffec
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ruffec
Liens
Site web www.mairie-ruffec.fr

Ses habitants sont les Ruffécois et les Ruffécoises[1].

Cette petite cité, connue pour le parvis de son église Saint-André, est une ville d'étape sur la route de Paris à l'Espagne entre Poitiers et Angoulême.

Ruffec est au cœur de la troisième aire urbaine de la Charente avec 6 974 habitants en 2008, se classant très loin derrière Angoulême et Cognac. Cette petite ville est un pôle urbain secondaire exerçant une influence toute relative sur les confins septentrionaux du département[2].

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Ruffec est un chef-lieu de canton du Nord Charente, non loin du département de la Vienne, situé à 42 km au nord d'Angoulême et 63 km au sud de Poitiers.

Ruffec est aussi à 36 km à l'ouest de Confolens, 55 km au nord-est de Cognac, 56 km à l'est de Saint-Jean-d'Angély, 61 km de Niort, 85 km de Limoges, 105 km de La Rochelle et 145 km de Bordeaux[3].

La route principale qui traverse la commune est la N 10 entre Angoulême et Poitiers, aménagée en voie express et qui contourne la ville par l'ouest depuis . Trois échangeurs desservent la ville.

Ruffec, ancienne sous-préfecture de la Charente, est aussi un important carrefour de routes départementales. La D 736 par au sud-ouest vers Rouillac et Cognac. La D 740 est la route secondaire de Limoges à Niort par Confolens, Ruffec et Chef-Boutonne; elle va aussi en direction de l'Océan par Saint-Jean-d'Angély. La D 26 va au nord-est vers Sauzé-Vaussais et Niort, et la D 8 au nord-est va vers Civray[4].

Ruffec possède aussi une gare sur la ligne de Paris à Bordeaux, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Poitiers.

Hameaux et lieux-ditsModifier

Les quartiers à l'extérieur du centre-ville sont la Poultrie et chez Périllaud au nord, la zone industrielle à l'ouest près de la gare, Notre-Dame des Vignes au sud, et le Parc au pied de l'ancien château à l'est.

Le centre-ville, aussi appelé le Plateau[Note 1], domine à l'est, dans la vallée de la Péruse, le petit quartier ancien du Pontreau (ou Pontereau)[5].

En dehors de la ville, la commune possède quelques hameaux, comme Nouzières, les Gordins près de la forêt de Ruffec, Pérideau au nord[4].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Ruffec
Les Adjots Taizé-Aizie
Bernac   Condac
La Faye Courcôme Barro

Géologie et reliefModifier

Située sur la bordure septentrionale du Bassin aquitain et au sud du seuil du Poitou, Ruffec est installée sur les terrains sédimentaires calcaires du Mésozoïque (Jurassique), qui s'appuient sur le Massif Armoricain au nord-ouest et le Massif central au sud-est.

Ce vaste plateau, d'une altitude moyenne de 120 m, laisse apparaître au sud-ouest des calcaires souvent argileux passant à des marnes vers Raix et Villefagnan (terre de groie), favorables aux céréales. On trouve les calcaires à silex du Bathonien sur une zone centrale et les calcaires fins du Callovien au sud de la commune. Le nord-est, recouvert par des argiles à silex (terre rouge à châtaigniers) chargées par endroits de pisolithes ferrugineuses. Ce substrat d'âge tertiaire est plus favorable à l'herbe et à la forêt (subsistance de la forêt de Ruffec au nord de la commune)[6],[7],[8].

Le point culminant de la commune est à une altitude de 145 m, situé dans la forêt de Ruffec à l'extrémité nord-est. Le point le plus bas est à 83 m, situé le long du Lien en limite orientale. Le centre ville est à environ 100 m d'altitude[4].

VégétationModifier

Autrefois pays de bocages consacré à la polyculture, Ruffec était le point d'échanges entre les produits de l'élevage de la partie est et ceux des cultures venant de l'ouest.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, le remembrement et l'agriculture productiviste ont uniformisé les paysages en faisant du Ruffécois une terre céréalière où le maïs irrigué a conquis tous les terrains, du fond des vallées aux plateaux calcaires, au détriment de l'élevage, qui aujourd'hui, se pratique essentiellement à la ferme en stabulation.

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[9]. Elle est drainée par le Péruse[10],[Carte 1].

La Charente, qui coule du nord au sud, et son affluent de la rive droite, la Péruse-Lien au cours très sinueux, entaillent profondément le plateau (20 à 30 m de dénivelé). Le fond des vallées est recouvert par des alluvions fluviatiles propices aux prairies, puis près de la ville, aux jardins.

Depuis Bernac jusqu'à Ruffec, la Péruse (ou Péruze) est toujours à sec en été de par la nature karstique du sous-sol. L'eau du ruisseau se perd en effet dans les calcaires karstifiés du Bathonien pour ressurgir, d'une part à la forte résurgence du Lien en dessous de l'église Saint-André et, d'autre part, directement dans la Charente à Condac entre le bourg et Refousson.

À sa confluence avec le Lien, la Péruse devient une rivière permanente qui prend le nom de ce gros affluent, qui après seulement 2,5 km de cours méandreux va se jeter dans la Charente entre Condac et Rejallant[4].

Gestion des eauxModifier

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[11]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [12].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou. Il est sensiblement identique à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1877 à 2019 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[13]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records RUFFEC (16) - alt : 121 m 46° 01′ 18″ N, 0° 10′ 36″ E
Records établis sur la période du 01-01-1959 au 31-12-2018
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,7 1,5 3,4 5,1 8,8 11,7 13,4 13,1 10,6 8,3 4,2 2,3 7
Température moyenne (°C) 5 5,7 8,5 10,7 14,6 17,9 20,1 19,9 16,8 13,2 8,1 5,5 12,2
Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,9 13,6 16,3 20,3 24 26,8 26,7 23,1 18,2 12 8,7 17,4
Record de froid (°C)
date du record
−19
16.01.1985
−14,9
08.02.1991
−11,6
02.03.05
−4,4
07.04.08
−1,4
03.05.1963
2
02.06.1975
4,2
17.07.1961
3,2
30.08.1986
1,2
18.09.1971
−3,3
26.10.03
−9
22.11.1993
−11,4
31.12.1996
−19
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,4
26.01.08
23,5
15.02.1998
26,6
20.03.05
29,6
30.04.05
33,3
29.05.01
38,4
30.06.15
38,6
21.07.1990
40,2
05.08.03
36,4
17.09.1987
30,3
02.10.1985
24
08.11.15
19
16.12.1989
40,2
2003
Précipitations (mm) 81,8 64 59,2 67,7 74,8 53,2 45,7 49,7 60,9 89,5 90,3 95,6 832,4
Source : « Fiche 16292001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base
Ville Ensoleillement
  (h/an)
Pluie
  (mm/an)
Médiane nationale 1 852 835
Ruffec 2 025 784
Paris 1 662 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 530 1 210
Bordeaux 2 035 944

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Ruffec est une commune rurale[Note 2],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ruffec, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 3 887 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ruffec, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (50,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,8 %), forêts (26,7 %), zones urbanisées (16,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

ToponymieModifier

Les formes anciennes sont Rolfiacus en 980, in vicaria Rufiaco entre 988 et 1031[23],[24], Ruffiaco en 1197, Roffiaco en 1320[25]. Les formes anciennes sont semblables à celles de Rouffiac.

L'origine du nom de Ruffec remonterait à un nom de personne gallo-romain Ruffius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Ruffiacum, « domaine de Ruffius »[26].

HistoireModifier

Ruffec, depuis plus de 1 000 ans, se veut cité passante et prospère au sud du seuil du Poitou.

Entre 995 et 1028, Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême, ami intime du duc d'Aquitaine, Guillaume le Grand, reçut de ce dernier le domaine de Ruffec. Celui-ci fut intégré au comté d'Angoumois pour ne plus jamais en être séparé[27].

Au début du XIe siècle, la terre de Ruffec fut donnée par les Taillefer aux seigneurs de Marcillac et de Montignac. D'abord baronnie, elle devint une vicomté. Au XIVe siècle, la terre de Ruffec passa dans la maison des Volvire avec le mariage d'Hervé de Volvire avec Eléonore de Ruffec[28].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, comme sa voisine Condac, Ruffec était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Poitiers, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle[27].

La ville se bâtit un château forteresse, avec l'aide de la riche abbaye de Nanteuil, une église, et, peu à peu, établit son habitat sur le promontoire qui domine ses deux rivières, le Lien et la Péruse, dont la première est la mystérieuse résurgence de l'autre.

La ville de Ruffec était entourée d'une ceinture de murailles, dont le périmètre était assez important, mais dont il ne reste rien. Le château, siège de la seigneurie, était à l'extérieur de ces murailles, sur une plateforme dominant le Lien, en vis-à-vis de la ville.

Aux XIIIe et XIVe siècles, trois conciles se sont tenus dans l'église Saint-André : en 1251, 1304 et 1327. Celui de 1304 fut tenu sous la présidence de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, qui est devenu par la suite le pape Clément V.

Charles VII et son fils, le futur Louis XI, visitèrent Ruffec pour Pâques 1443. Le dauphin faillit d'ailleurs y perdre la vie au cours d'une sortie en barque sur la Charente.

En 1548, lors de l'insurrection de la gabelle, une partie des insurgés, menés par Boisménier et ses lieutenants, se dirigea vers Ruffec, détruisit le grenier à sel et se livra au pillage. Ils furent arrêtés à Saint-Amant-de-Boixe lors de leur retour.

Lors des guerres de religion, le protestantisme fit de nombreux adeptes[Note 4]. Mais en 1569, l'armée catholique commandée par duc d'Anjou prit la ville et en chassa les protestants, en tuant de nombreux.

À cette époque, l'église romane, dédiée à saint André, fut détruite par un incendie et reconstruite dans le style gothique. Seule la façade fut conservée[29],[30].

En 1573, Philippe Ier de Volvire, baron de Ruffec et fervent catholique qui avait mené de récentes batailles pour la cause royale, fut nommé gouverneur de l'Angoumois par Catherine de Médicis.

En 1584 (ou 1588 selon Martin-Buchey), il reçut le droit de faire de sa terre un marquisat fort de 35 ou 36 paroisses et 200 maisons nobles (selon les sources), un des plus grands du royaume de France : Aiguependant (Barro), Ambourie, Ampuré, Bernac, Bioussac, Bouin, Brettes, Charmé, Condac, Hanc, La Chèvrerie, La Faye, La Madeleine, Le Breuil-Coiffaud, Les Adjots, Londigny, Longré, Montalembert, Montjean, Nersay, Paizay-Naudouin, Pioussay, Raix, Ruffec ville, Saint Gervais, Saint Martin du Clocher, Saveilles, Souvigné, Taizé-Aizie, Theil-Rabier, Tessé-la-Forêt, Tuzie, La Croix-Geoffroy, Villefagnan, Villegast et Villiers-le-Roux.

En 1651 (ou 1637 selon Martin-Buchey), après son mariage avec Eléonore de Volvire, François de L'Aubespine, marquis de Châteauneuf et d'Hauterive est également marquis du lieu. Par mariages, le marquisat passera aux Saint-Simon puis aux de Valentinois, avant d'être vendu le au comte de Broglie qui le possédait encore à la Révolution[28].

En 1790, plusieurs paroisses du marquisat de Ruffec (Bouin, Hanc, Pioussay, Le Breuil-Coiffaud, etc.) ont été détachées de l'Angoumois à la création du département voisin des Deux-Sèvres.

La Révolution a permis à deux enfants de la ville, Pinoteau et Laroche, de s'illustrer sur les champs de bataille jusqu'à devenir généraux de l'Empire.

En 1790, Ruffec devient chef-lieu de son district. En 1800, elle devient chef-lieu de l'arrondissement de Ruffec. Elle le restera jusqu'en 1926.

Au XIXe siècle, la cité ruffécoise se donna, grâce au savoir-faire de ses habitants, les conditions et les équipements du progrès : des routes, un hôtel de ville, une halle aux grains, un marché, une gare, le gaz et l'eau courante.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la gare de Ruffec était aussi le point de départ de deux autres lignes ferroviaires : la ligne de Roumazières et la ligne de Niort.

À cette époque, les foires se tenaient le 28 de chaque mois, les transactions céréalières y étaient nombreuses. Ruffec était aussi connu pour ses pâtés de perdreaux truffés[28].

Au XXe siècle, malgré les deux guerres, Ruffec compléta son patrimoine : écoles, collèges, lycées, stades, piscines, hôpital, assainissement, cinémas, salle culturelle…

La ville fut, durant les années terribles de la guerre, un centre de la Résistance pour l'évacuation des aviateurs alliés vers l'Espagne et le lieu de sauvetage des deux héros de l'opération Cockleshell racontée dans le film britannique Commando sur la Gironde.

Anciennes églisesModifier

En plus de l'église Saint-André, Ruffec possédait deux autres églises correspondant à d'anciennes paroisses. Saint-Benoît ou Saint-Blaise, dans le faubourg du Pontereau, dont les ruines sont encore visibles, et Saint-Georges, située à l'ouest. Ces paroisses se fondirent au XVe siècle avec celle de Saint-André[28].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De vair au chef palé d'argent et de sable
Commentaires : Ces armes n'ont pour origine que la fabrication artificielle en série des fonctionnaires de Charles d'Hozier en 1701. Ruffec est une des rares communes à les avoir conservées.
  • Dans l'armorial général des communes de France de Jean-Jacques Lartigue on trouve un Fascé d'or et de gueules de 6 pièces.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1989 Michel Alloncle UDR puis RPR Député, Sénateur, conseiller général
1989 2020 Bernard Charbonneau DVG conseiller général
2020 En cours Thierry Bastier SE  

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué deux fleurs à la commune[31].

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[33].

En 2019, la commune comptait 3 372 habitants[Note 5], en diminution de 3,35 % par rapport à 2013 (Charente : −0,42 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 9372 1102 1972 5263 0042 9773 0743 6543 109
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 2353 1753 2333 3853 6423 5893 5273 4263 474
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 3753 4833 2313 1943 2923 4673 8743 7244 009
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
4 1574 2414 1933 8933 6303 6143 5753 4893 377
2019 - - - - - - - -
3 372--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 40,8 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 574 hommes pour 1 803 femmes, soit un taux de 53,39 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[36]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,2 
90 ou +
4,8 
13,3 
75-89 ans
19,9 
18,4 
60-74 ans
22,1 
19,8 
45-59 ans
18,0 
14,4 
30-44 ans
10,9 
19,7 
15-29 ans
14,8 
12,3 
0-14 ans
9,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[37]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

ÉconomieModifier

Équipements, services et vie localeModifier

EnseignementModifier

Le collège d'enseignement secondaire Val de Charente regroupe 300 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 15 classes dont une SEGPA[38]. Le lycée professionnel Louise-Michel est un établissement public accueillant les élèves de la 3e au BTS.

Ruffec possède une école élémentaire, Edmond-Méningaud, comprenant 8 classes dont une classe d'intégration scolaire (ULIS), ainsi qu'une école maternelle, les Castors[39], comprenant 5 classes. L'enseignement privé y est également présent avec l'école et le collège Sacré-Cœur ainsi que le lycée privé polyvalent Roc-Fleuri proposant des formations de la 4e au BTS et un bac général.

TransportsModifier

La commune dispose d'une gare, desservie par les TER qui circulent entre Angoulême et Poitiers, mais également des TGV entre Bordeaux et Paris jusqu'au .

Sports et activitésModifier

Foires et marchésModifier

  1. le marché tous les mercredis et samedis
  2. les foires, les 13 et 28 de chaque mois

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

Église paroissiale Saint-AndréModifier

Ancienne vicairie perpétuelle et siège d'un archiprêtré, cette église, de l'ancien diocèse de Poitiers, appartenait à l'abbaye de Nanteuil. Elle date de la seconde moitié du XIIe siècle par sa façade et les restes du croisillon sud, et du XVe siècle par les autres parties. La façade romane, classée aux Monuments historiques le , comprend une porte à trois rouleaux et cordons très ornés, avec de riches chapiteaux sur ses colonnes. Un rouleau intérieur lui a été ajouté à la Renaissance, avec linteau horizontal, soulagé par un arc brisé. Deux arcades aveugles l'accostent, à un rouleau et un cordon. Quatre colonnes, terminées par un cône, divisent verticalement cette façade surmontée d'un pignon. Deux ailes ont été ajoutées au XVe siècle. Leur toit continue le pignon de la partie centrale.

La largeur de la partie romane de la façade, treize mètres, permet de penser que l'église primitive était à bas-côtés[40].

La façade aurait été profondément remaniée au milieu du XVIIe siècle à la suite d'un incendie, et reconstruite dans le style gothique.

Elle est classée monument historique depuis 1903[41].

  L'église Saint-André

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chapelle Saint-BlaiseModifier

Les vestiges de cette église désaffectée se trouvent non loin de la vieille ville, rue du Pontreau[Note 6]. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1973[42].

  La chapelle Saint-Blaise

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine civilModifier

La ville possède aussi un vieux quartier situé entre l'hôtel de ville et l'église, ainsi qu'un château situé sur une hauteur au centre d'un ancien méandre du Lien, aménagé à cet endroit en bassin.

  Le château et le vieux quartier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

JumelagesModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis de Rouvroy (1675-1755), duc de Saint-Simon, marquis de Ruffec, mémorialiste — et sa petite-fille, Marie-Christine de Rouvroy, dont le nom est donné à une rose.
  • Charles-François de Broglie (1719-1781), marquis de Ruffec, diplomate[45], chef du Secret du Roi, retiré sur ses terres à Ruffec après sa disgrâce.
  • Pierre-Armand Pinoteau (1769-1834), général des armées de la République et de l'Empire, y est né et décédé.
  • François Laroche (1775-1823), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Jean Gasztowtt (1802-1871 à Ruffec), participant à l'insurrection de 1831 et émigré polonais.
  • Georges Guilhaud (1851-v. 1910), compositeur, né à Ruffec.
  • Ferdinand de Béhagle (1857-1899), marchand et explorateur, né à Ruffec.
  • Célestin Sieur (1860-1955), chirurgien militaire français. Médecin général inspecteur. Président de l'Académie nationale de médecine, inhumé à Ruffec.
  • Madeleine Coudray (1907-1978), écrivain français, auteur de romans policiers, née à Ruffec.
  • Paul Chauvet (1904-2007), administrateur colonial.
  • Albert Naud (1904-1977), avocat et écrivain. Il apparaît également dans un film de Claude Lelouch . Fait citoyen d'honneur de la ville de Ruffec par le docteur Michel Alloncle, député-maire.
  • Daniel Barjolin (1938-), coureur cycliste.
  • Louis Aragon (1897-1982). Durant la période de l’exode, en , cet écrivain séjourna clandestinement dans l’hôtel de la « Croix d’Or », situé 3, place d’Armes. Il y conçut et écrivit le roman « Aurélien », dont l’intrigue se déroule à Ruffec. Un film fut tourné plus tard. Source : Henri Gendreau[source insuffisante].
  • Michel Alloncle (1928-2003), médecin. Élu Député UDR de la Charente en 1968. Réélu en 1973. Élu sénateur RPR de la Charente en 1980. Réélu en 1989. Maire de Ruffec de 1971 à 1989.
  • Anne Charrier (1974-), actrice française, née à Ruffec.
  • Steeve Barry (1991-), joueur de rugby à XV et international de rugby à sept, né à Ruffec.

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Probablement par analogie avec Angoulême, la préfecture, dont le centre-ville est construit sur un plateau, et appelé ainsi par les habitants.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Comme à Jarnac ou La Rochefoucauld.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  6. Martin-Buchey mentionne l'ancienne paroisse de Saint-Benoît à cet endroit; il s'agit peut-être d'une confusion.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Ruffec » sur Géoportail (consulté le 22 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  2. Zonage en aires urbaines 2010 en Poitou-Charentes
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  5. Dominique Rétouret, « Le quartier du Pontreau se livre », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  8. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le )
  9. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  10. « Fiche communale de Ruffec », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le )
  11. « SAGE Charente », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  12. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  13. « Fiche du Poste 16292001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Ruffec », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. Cartulaire Saint-Cyprien de Poitiers
  24. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton, , 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 180
  25. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 24,144,245
  26. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 572.
  27. a et b André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la Préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, BNF 34901024, présentation en ligne), p. 88, 92
  28. a b c et d Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 310-311
  29. Site romanes.org, « Ruffec » (consulté le )
  30. Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 297
  31. Site des villes et villages fleuris, consulté le 7 février 2021.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  36. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Ruffec (16292) », (consulté le ).
  37. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente (16) », (consulté le ).
  38. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le )
  39. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le )
  40. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., et t.IV
  41. « L'église Saint-André », notice no PA00104480, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Chapelle Saint-Blaise », notice no PA00104481, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. Site web de Waldsee
  44. Site web de Pásztó
  45. De Broglie Ruffec, l'homme qui voulut être roi des États-Unis

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier