Cénomanien

premier étage stratigraphique du Crétacé supérieur

Le Cénomanien, aussi appelé Woodbinian, est le premier étage stratigraphique du Crétacé supérieur. Il s'étend entre −100,5 Ma et −93,9 Ma[1].

Le Cénomanien représente le plus haut niveau marin des 600 derniers millions d'années (environ 150 m au-dessus du niveau actuel)[réf. nécessaire].

StratotypeModifier

 
Aipichthys Minor (Pictet 1850) - Téthys Cénomanienne.

Le Cénomanien doit son nom à la ville française du Mans, dans la Sarthe, et plus particulièrement à l'ancien peuple des Cénomans.

Il a été défini comme stratotype de référence et décrit la première fois en 1847 par Alcide d'Orbigny[2].

Composé essentiellement de sables, il est à l'origine du grès "roussard" (cénomanien inférieur) qui donne à la muraille du Mans sa couleur[3].

Sa base biostratigraphique est définie par la première apparition du foraminifère Rotalipora globotruncanoides. Son sommet correspond à la première apparition de l'ammonite Watinoceras devonense. Les préalvéolines sont aussi des fossiles marqueurs du Cénomanien ; Praealveolina iberica, P. pennensis et P. debilis successivement sont indicatrices du Cénomanien inférieur et moyen, tandis que Praealveolina brevis et P. tenuis sont successivement trouvées dans le Cénomanien supérieur - mais P. tenuis peut se retrouver en conjonction avec P. brevis au début du Cénomanien supérieur[4].

Le Cénomanien et le Turonien constituent une étape clé dans le développement des squamates (serpents, lézards). Entre le début du Cénomanien et la fin du Turonien, quatre grands groupes se diversifient dans la zone méditerranéenne :

 
Serpent « à pattes »
Eupodophis descouensi.

Ces deux derniers sont regroupés sous le terme de Mosasauroidea. Certains pensent que l'origine des serpents remonte à cette époque.

Voir aussiModifier

  • Tourtia
  • MOREL N. (coord.) 2015. — Stratotype Cénomanien. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 384 p. (Patrimoine Géologique : 6) (ISBN 978-2-85653-775-6)

RéférencesModifier

  1. (en) « International chronostratigraphic chart 2020/1 » [PDF], sur stratigraphy.org (consulté le 1er octobre 2020).
  2. (en) Patrick De Wever, Annie Cornée et Max Jonin, « Des stratotypes pour une échelle des temps géologiques », sur geologie.mnhn.fr, Géosciences, (consulté le 3 octobre 2020), p. 120-127.
  3. Jeanne Dufour, Terre de roussard (lire en ligne).
  4. [Calonge et al. 2002] (en) A. Calonge, Esmeralda Caus, J.M. Bernaus et M. Aguilar, « Praealveolina (Foraminifera) species: a tool to date Cenomanian platform sediments », Micropaleontology, vol. 48, no 1,‎ , p. 53–66 (résumé).