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Coupe du monde de football de 1966

compétition de football
Coupe du monde 1966
Description de l'image FIFA World Cup 1966 logo.png.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 8e édition
Lieu(x) Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Date du 11 au [1]
Participants 16 équipes nationales[1]
Épreuves 32 rencontres
Affluence 1 614 677 (moy : 50 458)[1]
Site web officiel FIFA

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Brésil Brésil (2)
Vainqueur Drapeau : Angleterre Angleterre (1)
Finaliste Drapeau : République fédérale d'Allemagne RFA
Troisième Drapeau : Portugal Portugal
Buts 89 (moy : 2,78)[1]
Meilleur joueur Drapeau : Angleterre Bobby Charlton
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Portugal Eusébio (9 buts)[1]
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Allemagne Siegfried Held
Drapeau : Allemagne Uwe Seeler (4 passes)

Navigation

La Coupe du monde de football de 1966 est la huitième édition de la Coupe du monde de football. Elle se tient du 11 au en Angleterre et voit le sacre de l'équipe hôte.

Cette Coupe du monde est restée dans les mémoires pour de célèbres faits de jeu : tout d'abord, lors du match Portugal-Brésil, l'agression de João Morais sur Pelé, qui le blesse sévèrement et met un terme à sa Coupe du monde ainsi qu'à celle de son équipe, qui était double tenante du titre. Ensuite, le fameux but validé de Geoffrey Hurst à la 100e minute de la prolongation de la finale Angleterre-Allemagne, qui fera couler beaucoup d'encre, et qui permet à l'équipe hôte de passer devant au score 3-2 et de le rester jusqu'au bout : le ballon ayant frappé la barre transversale avant de retomber sur la craie, on n'a jamais su, jusqu'à nos jours, s'il avait ou non franchi la ligne de but. L'Angleterre s'impose finalement 4-2 et gagne la seule Coupe du monde de son histoire. Geoffrey Hurst ayant inscrit deux autres buts, il reste le seul joueur à avoir réalisé un hat-trick lors d'une finale de Coupe du monde.

Sommaire

Préparation de l'événementModifier

Désignation du pays organisateurModifier

Trois pays européens sont candidats à l'organisation de la Coupe du monde 1966 : l'Angleterre, Allemagne de l'Ouest et l'Espagne. Les Espagnols retirent leur candidature avant le vote qui a lieu à Rome le . Celui-ci attribue la compétition aux Anglais à 34 voix contre 27 pour les Allemands.

Pour la huitième édition du Mondial du ballon rond, le football revient à ses racines, là où il est né sous sa version moderne un siècle plus tôt[1].

Disparition du trophéeModifier

Quelques mois avant la compétition, le trophée Jules-Rimet récompensant l'équipe championne du monde est volé lors d'une exposition à Westminster. Toute l'Angleterre est en émoi et Scotland Yard chargé de l'affaire. Le 20 mars 1966, un petit chien nommé Pickles déterre et retrouve le précieux objet lors de sa balade nocturne dans un cottage de South Norwood, quartier au sud-est de Londres. Le petit mongrel noir et blanc est fêté comme un héros et son propriétaire, David Corbett, se voit offrir un billet pour la finale[1].

 
La mascotte Willy.

Première mascotteModifier

La Coupe du monde 1966 est l'occasion de découvrir pour la première fois une mascotte officielle, le lion Willy. L'animal, qui se tient débout, est un symbole typique du Royaume-Uni et porte un maillot de l'Union Jack avec inscrits les mots World Cup. Décliné sous toutes ses formes, du porte-clés au t-shirt, il ouvre l'ère du merchandising dans le football[1].

Les stadesModifier

Sites de la Coupe du monde de 1966.
Londres Liverpool Sheffield Sunderland
Wembley Stadium Goodison Park Hillsborough Stadium Roker Park
100 000 places 50 000 places 40 000 places 40 000 places
       
Londres Birmingham Manchester Middlesbrough
White City Stadium Villa Park Old Trafford Ayresome Park
50 000 places 50 000 places 60 000 places 40 000 places
       

Acteurs de la compétitionModifier

Déroulement de la phase finaleModifier

Tirage au sortModifier

Pot 1 : Amérique du Sud Pot 2 : Europe I Pot 3 : Europe latine Pot 4 : restes

L'Angleterre, pays hôte, reçoit un groupe considéré comme facile au premier tour et de périodes de récupération généreuses entre chacun de ses matchs[1]. On peut considérer comme des « marques de favoritisme » le fait que l'Angleterre dispute aussi tous ses matchs dans le même stade, celui de Wembley (six matchs au total), tout comme l'arbitrage plutôt mauvais contre les grands rivaux de l'Angleterre.

Tirage au sort[1]
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D

  Uruguay
  Angleterre (Pays hôte)
  France
  Mexique

  Argentine
  Allemagne de l’Ouest
  Espagne
  Suisse

  Brésil (Champion en titre)
  Hongrie
  Portugal
  Bulgarie

  Chili
  Union soviétique
  Italie
  Corée du Nord

Premier tourModifier

Dès le premier tour disparaissent la France très décevante, le Brésil dont Pelé est systématiquement et honteusement « matraqué » sur le terrain et encore l'Italie humiliée par la Corée du Nord (1-0)[1].

Groupe IModifier

L'Angleterre fait un score nul et vierge contre l'Uruguay pour le match d'ouverture. Elle bat ensuite le Mexique et la France sur le même score (2-0)[1]. L'Uruguay bat la France et fait match nul contre le Mexique. Ces deux nations sont qualifiées. Les Mexicains et les Français, avec 2 et 1 point respectivement, sont éliminés.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Moy.
1   Angleterre 5 3 2 1 0 4 0
2   Uruguay 4 3 1 2 0 2 1 2.00
3   Mexique 2 3 0 2 1 1 3 0.33
4   France 1 3 0 1 2 2 5 0.40
11 juillet Angleterre   0 0   Uruguay
13 juillet France   1 1   Mexique
15 juillet Uruguay   2 1   France
16 juillet Angleterre   2 0   Mexique
19 juillet Mexique   0 0   Uruguay
20 juillet Angleterre   2 0   France

Match d'ouverture
Angleterre   0 - 0   Uruguay Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
Spectateurs : 87 000
Arbitrage : István Zsolt  
(Rapport)

France   1 - 1   Mexique Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
Hausser   62e Borja   48e Spectateurs : 69 000
Arbitrage : Menachem Ashkenazi  
(Rapport)

Uruguay   2 - 1   France White City Stadium, Londres
19:30
  Historique des rencontres
Rocha   26e
Cortés   31e
De Bourgoing   15e (pén.) Spectateurs : 40 000
Arbitrage : Karol Galba  
(Rapport)

Angleterre   2 - 0   Mexique Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
B. Charlton   37e
Hunt   75e
Spectateurs : 92 000
Arbitrage : Concetto Lo Bello  
(Rapport)

Mexique   0 - 0   Uruguay Wembley, Londres
16:30
  Historique des rencontres
Spectateurs : 61 000
Arbitrage : Bertil Lööw  
(Rapport)

Angleterre   2 - 0   France Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
Hunt   38e,   75e Spectateurs : 98 000
Arbitrage : Arturo Yamasaki Maldonado  
(Rapport)

Groupe IIModifier

La Suisse a perdu tous ses matchs. L'Espagne n'en aura gagné qu'un et aura perdu les deux autres. La RFA termine première en faisant deux victoires et un match nul, tandis que l'Argentine termine deuxième et se qualifie aussi en faisant la même chose mais est défavorisée par la moyenne de buts.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Moy.
1   Allemagne de l’Ouest 5 3 2 1 0 7 1 7.00
2   Argentine 5 3 2 1 0 4 1 4.00
3   Espagne 2 3 1 0 2 4 5 0.80
4   Suisse 0 3 0 0 3 1 9 0.11
12 juillet Allemagne de l’Ouest   5 0   Suisse
13 juillet Argentine   2 1   Espagne
15 juillet Espagne   2 1   Suisse
16 juillet Argentine   0 0   Allemagne de l’Ouest
19 juillet Argentine   2 0   Suisse
20 juillet Allemagne de l’Ouest   2 1   Espagne
Allemagne de l’Ouest   5 - 0   Suisse Hillsborough Stadium, Sheffield
19:30
  Historique des rencontres
Held   15e
Haller   20e,   77e (pén.)
Beckenbauer   39e,   52e
Spectateurs : 36 127
Arbitrage : Hugh Phillips  
(Rapport)

Argentine   2 - 1   Espagne Villa Park, Birmingham
19:30
  Historique des rencontres
Artime   65e,   77e Roma   71e (csc) Spectateurs : 48 000
Arbitrage : Dimitar Rumentchev  
(Rapport)

Espagne   2 - 1   Suisse Hillsborough Stadium, Sheffield
19:30
  Historique des rencontres
Sanchís   56e
Amancio   75e
Quentin   28e Spectateurs : 32 028
Arbitrage : Tofik Bakhramov  
(Rapport)

Argentine   0 - 0   Allemagne de l’Ouest Villa Park, Birmingham
15:00
  Historique des rencontres
Spectateurs : 51 000
Arbitrage : Konstantin Zečević  
(Rapport)

Argentine   2 - 0   Suisse Hillsborough Stadium, Sheffield
19:30
  Historique des rencontres
Artime   53e
Onega   81e
Spectateurs : 32 127
Arbitrage : Fernandes Joaquim Campos  
(Rapport)

Allemagne de l’Ouest   2 - 1   Espagne Villa Park, Birmingham
19:30
  Historique des rencontres
Emmerich   39e
Seeler   84e
Fusté   23e Spectateurs : 51 000
Arbitrage : Armando Marques  
(Rapport)

Groupe IIIModifier

Le Brésil, champion du monde sortant, ne passe pas le premier tour. C'est la deuxième fois que cela se produit en Coupe du monde (16 ans après l'Italie) et cette contre-performance ne se renouvellera qu'avec la France en 2002, l'Italie en 2010, l'Espagne en 2014 et l'Allemagne en 2018. Le Portugal, néophyte de cette Coupe du monde, termine premier en battant les Brésiliens, les Hongrois et les Bulgares. La Hongrie termine deuxième en gagnant deux matchs sur trois. Lors du dernier match décisif entre le Brésil et le Portugal, les agressions purement délibérées des Portugais sur Pelé sont peu, voire pas, sanctionnées par les arbitres.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Moy.
1   Portugal 6 3 3 0 0 9 2 4.50
2   Hongrie 4 3 2 0 1 7 5 1.40
3   Brésil 2 3 1 0 2 4 6 0.67
4   Bulgarie 0 3 0 0 3 1 8 0.13
12 juillet Brésil   2 0   Bulgarie
13 juillet Portugal   3 1   Hongrie
15 juillet Hongrie   3 1   Brésil
16 juillet Portugal   3 0   Bulgarie
19 juillet Portugal   3 1   Brésil
20 juillet Hongrie   3 1   Bulgarie
Brésil   2 - 0   Bulgarie Goodison Park, Liverpool
19:30
  Historique des rencontres
Pelé   15e
Garrincha   63e
Spectateurs : 48 000
Arbitrage : Kurt Tschenscher  
(Rapport)

Portugal   3 - 1   Hongrie Old Trafford, Manchester
19:30
  Historique des rencontres
José Augusto   3e,   67e
Torres   90e
Bene   60e Spectateurs : 37 000
Arbitrage : Leo Callaghan  
(Rapport)

Hongrie   3 - 1   Brésil Goodison Park, Liverpool
19:30
  Historique des rencontres
Bene   2e
Farkas   64e
Mészöly   73e (pén.)
Tostão   14e Spectateurs : 52 000
Arbitrage : Ken Dagnall  
(Rapport)

Portugal   3 - 0   Bulgarie Old Trafford, Manchester
15:00
  Historique des rencontres
Vutsov   17e (csc)
Eusébio   38e
Torres   81e
Spectateurs : 26 000
Arbitrage : José María Codesal  
(Rapport)

Portugal   3 - 1   Brésil Goodison Park, Liverpool
19:30
  Historique des rencontres
Simöes   15e
Eusébio   27e,   85e
Rildo   70e Spectateurs : 62 000
Arbitrage : George McCabe  
(Rapport)

Hongrie   3 - 1   Bulgarie Old Trafford, Manchester
19:30
  Historique des rencontres
Davidov   43e (csc)
Mészöly   45e
Bene   54e
Asparuhov   15e Spectateurs : 22 000
Arbitrage : Roberto Goicoechea  
(Rapport)

Groupe IVModifier

La Corée du Nord, néophyte surprise représentant l'Asie à elle toute seule, termine deuxième derrière les Soviétiques et se qualifie, pour le plus grand étonnement des spectateurs. Elle a fait un nul (contre le Chili), une victoire (contre l'Italie) et une défaite (contre l'URSS). L'URSS gagne tous ses matchs.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Moy.
1   Union soviétique 6 3 3 0 0 6 1 6.00
2   Corée du Nord 3 3 1 1 1 2 4 0.50
3   Italie 2 3 1 0 2 2 2 1.00
4   Chili 1 3 0 1 2 2 5 0.40
12 juillet Union soviétique   3 0   Corée du Nord
13 juillet Italie   2 0   Chili
15 juillet Corée du Nord   1 1   Chili
16 juillet Union soviétique   1 0   Italie
19 juillet Corée du Nord   1 0   Italie
20 juillet Union soviétique   2 1   Chili
Union soviétique   3 - 0   Corée du Nord Ayresome Park, Middlesbrough
19:30
  Historique des rencontres
Malofeev   31e,   88e
Banichevski   33e
Spectateurs : 22 000
Arbitrage : Juan Gardeazábal Garay  
(Rapport)

Italie   2 - 0   Chili Roker Park, Sunderland
19:30
  Historique des rencontres
Mazzola   8e
Barison   88e
Spectateurs : 30 000
Arbitrage : Gottfried Dienst  
(Rapport)

Chili   1 - 1   Corée du Nord Ayresome Park, Middlesbrough
19:30
  Historique des rencontres
Marcos   26e (pén.) Pak Seung-zin   88e Spectateurs : 16 000
Arbitrage : Aly Hussein Kandil  
(Rapport)

Union soviétique   1 - 0   Italie Roker Park, Sunderland
15:00
  Historique des rencontres
Tchislenko   57e Spectateurs : 27 800
Arbitrage : Rudolf Kreitlein  
(Rapport)

Corée du Nord   1 - 0   Italie Ayresome Park, Middlesbrough
19:30
  Historique des rencontres
Pak Doo-ik   42e Spectateurs : 18 000
Arbitrage : Pierre Schwinte  
(Rapport)

Union soviétique   2 - 1   Chili Roker Park, Sunderland
19:30
  Historique des rencontres
Porkujan   28e,   85e Marcos   32e Spectateurs : 22 000
Arbitrage : John Adair  
(Rapport)

Phase à élimination directeModifier

Tableau finalModifier

Quarts de finale Demi-finales Finale
23 juillet, Londres   26 juillet, Londres   30 juillet, Londres
A1   Angleterre 1
B2   Argentine 0  
  Angleterre 2
23 juillet, Liverpool
      Portugal 1  
C1   Portugal 5
26 juillet, Liverpool
D2   Corée du Nord 3
  Angleterre a.p. 4
23 juillet, Sheffield
      Allemagne de l’Ouest 2
B1   Allemagne de l’Ouest 4  
A2   Uruguay 0  
  Allemagne de l’Ouest 2 Match pour la troisième place
23 juillet, Sunderland
      Union soviétique 1 28 juillet, Londres
D1   Union soviétique 2
  Portugal 2
C2   Hongrie 1
  Union soviétique 1


Quarts de finaleModifier

En quart de finale, les Nord-Coréens, cotés à mille contre un au début de la compétition, créent à nouveau la sensation : après 25 minutes, ils mènent 3-0 face au Portugal. Mais Eusébio, futur meilleur buteur de la compétition, frappe un grand coup en marquant quatre fois. Les Portugais l'emportent finalement 5-3[1].

Portugal   5 - 3   Corée du Nord Goodison Park, Liverpool
15:00
  Historique des rencontres
Eusébio   27e,   43e (pen),   56e,   59e (pen)
José Augusto   80e
Pak Seung-zin   1re
Lee Dong-woon   22e
Yang Seung-kook   25e
Spectateurs : 51 780
Arbitrage : Menachem Ashkenazi  
(Rapport)

La RFA se débarrasse facilement de l'Uruguay. Un jeune défenseur allemand se distingue lors de la rencontre : Franz Beckenbauer[1].

Allemagne de l’Ouest   4 - 0   Uruguay Hillsborough Stadium, Sheffield
15:00
  Historique des rencontres
Haller   11e,   83e
Beckenbauer   70e
Seeler   75e
Spectateurs : 34 000
Arbitrage : Jim Finney  
(Rapport)

Les Soviétiques éliminent péniblement les Hongrois (2-1)[1] et se qualifient pour les demi-finales, il s’agit de leur meilleur résultat en Coupe du monde.

Union soviétique   2 - 1   Hongrie Roker Park, Sunderland
15:00
  Historique des rencontres
Tchislenko   5e
Porkujan   46e
Bene   57e Spectateurs : 22 100
Arbitrage : Juan Gardeazábal Garay  
(Rapport)

L'Angleterre et l'Argentine se livrent un terrible combat à Wembley. Disputée dans un climat de haine, l'arbitre de la partie Rudolf Kreitlein expulse le capitaine et défenseur argentin Antonio Rattín. La rencontre tourne vite à la bataille rangée. Kreitlein lui fait signe de quitter le terrain, mais le joueur refuse de sortir. S'ensuivent de longues minutes de confusion pendant lesquelles le match est interrompu et Rattín finit par sortir. L'Angleterre l'emporte (1-0)[2] grâce à un but de son capitaine Geoffrey Hurst à un quart d'heure de la fin. Après la rencontre, les hostilités se poursuivent dans les couloirs du stade[1]. En battant l'Argentine, le pays organisateur devient le quatrième demi-finaliste. Tous les demi-finalistes de cette Coupe du monde sont européens pour la deuxième fois de l'histoire de la compétition. Les représentants anglais refusent que leurs joueurs échangent leur maillot avec leur adversaire.

Suite aux difficultés apparues lors de l'expulsion de Rattin, la FIFA demande à Ken Aston, responsable de la désignation des arbitres, de trouver une solution à ce problème. Il s'inspire du feu tricolore : « jaune : attention, puis rouge : stop », et crée le carton rouge[3].

Angleterre   1 - 0   Argentine Wembley, Londres
15:00
  Historique des rencontres
Hurst   78e Spectateurs : 90 000
Arbitrage : Rudolf Kreitlein  
(Rapport)

Demi-finalesModifier

La RFA se qualifie pour la deuxième finale de son histoire en battant l'URSS.

Allemagne de l’Ouest   2 - 1   Union soviétique Goodison Park, Liverpool
19:30
  Historique des rencontres
Haller   42e
Beckenbauer   67e
Porkujan   88e Spectateurs : 38 300
Arbitrage : Concetto Lo Bello  
(Rapport)

La deuxième demi-finale s'achève sur le même score que la première. Le score est favorable aux Anglais qui accèdent à leur première finale.

Angleterre   2 - 1   Portugal Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
B. Charlton   30e,   80e Eusébio   82e (pen) Spectateurs : 95 000
Arbitrage : Pierre Schwinte  
(Rapport)

Match pour la troisième placeModifier

Le Portugal termine troisième, sa meilleure performance. Même en perdant, l'URSS réalise aussi sa meilleure performance en Coupe du monde.

Portugal   2 - 1   Union soviétique Wembley, Londres
19:30
  Historique des rencontres
Eusébio   12e (pén.)
Torres   89e
Malofeev   43e Spectateurs : 88 000
Arbitrage : Ken Dagnall  
(Rapport)

FinaleModifier

La RFA se présente face au pays hôte avec de solides arguments. Helmut Haller le prouve en ouvrant le score après douze minutes, figeant Wembley dans un glacial silence. Mais Geoffrey Hurst égalise rapidement et la partie s'équilibre. Lorsque Martin Peters trompe Hans Tilkowski à la 78e minute, les Anglais pensent le match gagné. Il reste une poignée de secondes lorsque Wolfgang Weber se jette au second poteau pour reprendre un centre de Sigfried Held et trompe Gordon Banks. Égalisation à 2-2 qui entraîne les prolongations[1].

Cette prolongation donne lieu à l'un des épisodes les plus célèbres et les plus controversés de l'histoire de la Coupe du monde. À la 101e minute, un tir violent d'Hurst frappe la transversale, rebondit sur la craie, ressort du but et est dégagée par un défenseur allemand. L'arbitre suisse Gottfried Dienst et son juge de touche, le soviétique Tofik Bakhramov, restent un instant pétrifiés. L'arbitre valide le but et les Allemands ne s'en remettent pas. Dans les dernières minutes, les Allemands essayent une dernière fois de forcer une nouvelle égalisation, mais permettent ainsi un contre fatidique. À la dernière minute, Hurst marque une nouvelle fois, devenant le premier à inscrire trois buts en finale de Coupe du monde[1]. Le commentaire en direct de la BBC du dernier but devint célèbre en Angleterre : « And here comes Hurst! He's got... Some people are on the pitch! They think it's all over (en) ! It is now, it's four ! » (« Et maintenant voilà Hurst ! Il a... des spectateurs sont sur la pelouse... ils croient que c'est fini ! Ça l'est, c'est le quatrième but ! »).


15h00
Angleterre   4 - 2
a.p.
  Allemagne de l’Ouest Wembley, Londres
  Historique des rencontres (  B. Moore) Hurst   18e
(  Hurst) Peters   78e
(  Ball) Hurst   101e
(  Moore) Hurst   120e
(1 - 1, 2 - 2, 3 - 2)   12e Haller (Seeler  )
  90e Weber
Spectateurs : 96 924
Arbitrage :   Gottfried Dienst
(Rapport)

Titulaires :
Gordon Banks
George Cohen
Jack Charlton
Bobby Moore  
Ramon Wilson
Nobby Stiles
Robert Charlton
Martin Peters
Alan Ball
Roger Hunt
Geoffrey Hurst
Entraîneur :
Alf Ramsey

Gordon BanksGeorge CohenJack CharltonBobby MooreRamon WilsonNobby StilesRobert CharltonMartin PetersAlan Ball (footballeur)Roger HuntGeoffrey HurstHans TilkowskiHorst HöttgesWilli SchultzWolfgang WeberKarl-Heinz SchnellingerFranz BeckenbauerWolfgang OverathHelmut HallerUwe SeelerSigfried HeldLothar Emmerich 

Titulaires :
Hans Tilkowski
Horst Höttges
Willi Schulz
Wolfgang Weber
Karl-Heinz Schnellinger
Franz Beckenbauer
Wolfgang Overath
Helmut Haller
Uwe Seeler  
Sigfried Held
Lothar Emmerich
Entraîneur :
Helmut Schön

Meilleurs buteursModifier

Dans la culture populaireModifier

La Corée du Nord crée la surpriseModifier

Après s'être qualifiée dans des conditions particulières (voir le tour préliminaire), la Corée du Nord posa un problème diplomatique au pays organisateur : en effet, depuis la guerre de Corée, l'Angleterre n'a toujours pas reconnu la légitimité du gouvernement nord-coréen et ne peut par exemple pas faire flotter son drapeau. Le problème s'arrange finalement[Comment ?].

Dans le groupe 4, la Corée du Nord perd 3-0 contre l'URSS, puis obtient le match nul 1-1 contre le Chili, mais leur discipline quasi-militaire parvient à les faire gagner 1-0, sur un but de Pak Doo-ik, contre le jeu individuel des Italiens qui recevront des tomates à leur retour au pays. Parallèlement, le public se met à s'intéresser à ces joueurs disciplinés venus d'un pays fermé, qui par leur stratégie tiennent tête aux favoris. Ils sont acclamés par les habitants de la ville de Middlesbrough, où ils sont logés, notamment les joueurs vedettes de l'équipe Pak Seung-jin et Pak Doo-ik. Et lorsqu'ils se retrouvent à Liverpool dans la communauté religieuse qui devait loger les Italiens, ils ont du mal à s'adapter aux chambres individuelles et aux crucifix au-dessus des lits. Viennent les quarts de finale. Le 23 juillet, la Corée du Nord se retrouve face au Portugal. Après 25 minutes de jeu, les Coréens mènent 3 à 0, ils commencent à perdre leur discipline et leur jeu devient plus individuel. C'est alors que les Portugais entrent dans le match et Eusébio inscrit quatre buts. Un autre but est inscrit par José Augusto. La Corée du Nord perd donc finalement 5-3.

Les joueurs coréens rentrent chez eux. La foule les acclame comme des héros. Cependant, des sources citent que tous les joueurs, à l'exception de Pak Doo-ik, se sont retrouvés au goulag après leur retour[4].

Le film Le match de leur vie (The game of their lives), qui raconte l'épopée de l'équipe nord-coréenne a été projeté en Corée du Nord et en Corée du Sud, a reçu en 2003 le prix du meilleur documentaire sportif de la télévision britannique[5],[6]. Il précise que l'emprisonnement des joueurs nord-coréens à leur retour d'Angleterre est une rumeur née en Corée du Sud et que ces mêmes joueurs ont démenti l'information.[réf. nécessaire]

Autres filmsModifier

  • Bien que sorti onze ans plus tard, le célèbre single We Are The Champions du groupe Queen sur l'album News Of The World fait référence à la victoire de l'Angleterre à la coupe du monde 1966.
  • Le Coupe du monde de football de 1966 est au centre d'un film anglais de 2006, Sixty Six (littéralement « 66 » en anglais, référence à l'année), dans laquelle un jeune Juif anglais, Bernie Reubens, s'aperçoit que la date à laquelle sa Bar Mitzvah est prévue, le 30 juillet, coïncide avec la finale de la compétition, et que personne ne voudra manquer le match pour assister à sa fête si l'Angleterre se qualifie, ce qui le conduit à espérer que son pays soit éliminé.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s Thierry Hubac, « Rétro chapitre 8 : 1966 Angleterre, une si longue attente », Onze Mondial, no 105,‎ , p. 66-67 (ISSN 0995-6921)
  2. (en) « England 1–0 Argentina », sur http://www.thefa.com (consulté le 23 avril 2009)
  3. « On s'en foot - Pourquoi les cartons sont jaunes et rouges ? », sur Les dessous du sport (consulté le 5 mai 2009)
  4. Kang Chol-hwan, Les Aquariums de Pyongyang. Dix ans au goulag nord-coréen, Robert Laffont, 2000
  5. Article sur le film
  6. Site en anglais du film Le match de leur vie (The game of their lives)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier