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Régiolis
Description de cette image, également commentée ci-après
Régiolis en gare de Montreuil-Bellay.
Identification
Exploitant(s) SNCF (TER)
Désignation
Surnom Régiolis
Type automotrice
Motorisation électrique ou bimode
Composition 4 ou 6 caisses
Couplage Unité multiple (UM) possible jusqu'à 3 rames en service commercial. Possibilité jusqu'à 4 rames (UM4) si une des rames est sans voyageurs (dite en W)
Construction 357 rames commandées
Constructeur(s) Alstom
Mise en service depuis 2014
Effectif

277 rames au

Affectation TER, Intercités
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux

Bo'+2'+2'+2'+Bo' (4c.)

Bo'+2'+2'+2'-Bo'+2'+2'+Bo' (6c.)
Écartement standard
Carburant gazole
Alimentation continu 1,5 kV /
monophasé 25 kV – 50 Hz /
monophasé 15 kV – 16,7 Hz
Moteurs de traction

4 ou 6 * synchrones à aimants permanents 12 LCS 2939 C[1] (électrique)

4 ou 6 * MAN D 2876 (thermique)
Transmission électrique
Longueur 56, 71,6 ou 110 m
Largeur 2,85 m
Hauteur 4,29 m
Portes 1300 mm
Places assises 160, 220
ou 360[Note 1] pl.
Vitesse maximale 160 km/h

Le Régiolis est une génération de rames automotrices construites par Alstom issues de la famille Coradia. La SNCF et les régions françaises ont actuellement commandé 233 éléments pour les relations TER. La première rame est présentée le en Aquitaine, et la première mise en service s'effectue le sur le réseau TER Aquitaine, avec plus d'un an de retard sur le calendrier initial. D'autres rames sont exploitées par la SNTF algérienne et le transport express régional sénégalais.

HistoriqueModifier

Le porteur-polyvalentModifier

 
Présentation de la première rame Régiolis, à Strasbourg le .

Au cours des années 2000, la livraison de plusieurs centaines de nouveaux trains, X TER, A TER, AGC, ou encore TER 2N NG, permet une importante modernisation du parc de matériel régional électrique et thermique. Toutefois au début des années 2010, d'anciennes séries de matériels, datant des années 1970 et 1980, continuent de circuler ; il apparaît nécessaire de poursuivre le renouvellement et la croissance du parc au cours de la période 2013 – 2022 avec la fréquentation croissante du réseau TER. Cette volonté se manifeste avec un appel d'offres de la SNCF, pour la conception d'un nouveau type de train, le « porteur-polyvalent » (PP). À la suite du Grenelle de l'environnement et de l'exploitation avec succès de matériel AGC bi-mode, ce matériel ne doit présenter aucune version uniquement thermique, mais des versions électriques et bi-modes, afin d'éviter des circulations sous caténaire en traction thermique faute de matériel adapté[2].

Alors que Bombardier Transport avait remporté quelques années plus tôt le marché de sept cents rames AGC destinées au TER, Alstom remporte cette fois le marché, permettant au constructeur de fabriquer de nouveau des matériels destinés au trafic régional français. Le train imaginé, le Régiolis, est proposé en version électrique et bimode-bicourant, permettant à ces trains de circuler sur l'ensemble du réseau français à voie normale, électrifiée ou non, à l'image des B 82500 du constructeur concurrent Bombardier. En outre, une version tricourant dotée du 15 kV à la fréquence de 16,7 Hz est également proposée, permettant des dessertes transfrontalières vers l'Allemagne et la Suisse[3]. Le Régiolis est présenté comme « un train modulable qui sait tout faire » et proposé en trois versions avec trois, quatre ou six caisses, et trois types d'aménagements, péri-urbain, régional ou intervilles. À l'image de l'AGV du constructeur, ou des Z 50000 et Regio 2N de Bombardier, la rame est conçue avec une architecture articulée, avec les bogies disposés entre les voitures. Enfin, ce train a pour particularité d'être le premier matériel ferroviaire régional à plancher bas intégral[2].

CommandesModifier

Régions françaisesModifier

Les huit premières régions à commander le Régiolis sont l'Alsace, l'Aquitaine, la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et la Picardie[4]. La commande de Basse-Normandie, passée en 2009, porte sur 15 rames pour un montant de 148 millions d'euros[5],[6].

Auvergne et Poitou-Charentes ont eux aussi commandé des rames en 2011 (12 rames pour l’Auvergne et 10 pour Poitou-Charentes)[7].

En 2012, les régions Pays de la Loire et Alsace ont commandé des rames supplémentaires (respectivement cinq et deux)[8],[9].

En 2013, la région Franche-Comté commande 7 rames[10], ce qui porte alors le total à 184 rames.

En 2015, pour le futur réseau transfrontalier Léman Express, la SNCF a commandé 17 Régiolis supplémentaires aptes à circuler sur le réseau ferré suisse, qui seront mis en service en 2019. Par ailleurs, la région Midi-Pyrénées commande également 8 rames supplémentaires[réf. nécessaire].

Le 8 janvier 2018, Alstom annonce qu'elle fournira 14 rames Coradia supplémentaires, soit 8 rames pour Bourgogne-Franche-Comté et 6 rames pour Grand Est, pour un montant d’environ 100 millions d’euros[11].

En janvier 2019, la région Grand Est a décidé de commander 22 rames Régiolis supplémentaires[12].

En Île-de-France, dans le cadre du projet Charles de Gaulle Express, future liaison ferroviaire directe entre la gare de l'Est et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 12 rames Régiolis ont été commandées, elles seront spécialement aménagées pour le transport de voyageurs avec bagages[13].

Le , la région Bourgogne-Franche-Comté annonce la commande prochaine de 16 nouvelles rames à 6 caisses[14], avec un aménagement de type Intervilles[15],[16].

Le , la région Auvergne-Rhône-Alpes commande 10 rames supplémentaires (qui s'ajouteront aux 17 rames déjà commandées pour le réseau Léman Express). Elles circuleront surtout dans l'Ain, la Savoie et la Haute-Savoie, afin de desservir les lignes transfrontalières[17] en remplacement notamment des automotrices Z2.

SNCFModifier

Afin de permettre le retrait des voitures Corail en fin de vie de certaines relations Intercités de la SNCF[18],[19], cette dernière passe commande en urgence en septembre 2013, dans le cadre du marché du Régiolis destiné au transport régional, de 34 rames bimodes et bicourants d'une version dérivée pour les longs parcours[20]. Composées de six caisses pour 110 m de longueur, elles comportent 269 places assises, dont 35 de première classe, pour un coût de 10,3 millions d'euros par rame[20],[21]. Alstom répond avec un matériel à l'aménagement intérieur spécifique : le Coradia Liner[22]. La première rame sort d'usine à l'automne 2015 et est livrée au second semestre 2016[23], les premières mises en service intervenant à la fin de l'année 2016 sur des lignes en partie non électrifiées[24]. Ces rames peuvent également être fournies en rames de 72 m (4 voitures), de 5 ou de 8 voitures, éventuellement en mode purement électrique[21] ou en version apte à 200 km/h[25]. La première mise en service régulière a débuté le avec 2 allers-retours par jour sur Paris - Mulhouse, en remplacement des CC 72000 tractant des voitures Corail. Le remplacement de toutes les rames Corail de cette ligne est réalisé le avec les 19 premières rames livrées[réf. nécessaire].

En 2017, SNCF Mobilités commande une tranche supplémentaire de 30 éléments de longueur et d'aménagement variés pour un montant de 360 millions d'euros pour remplacer le matériel tracté d'une partie plus importante du parc allouées à Intercités, portant ainsi le parc prévisionnel à 64 rames[26]. Les premières livraisons de cette nouvelle commande se feront à partir de septembre 2018[27].

Tableau récapitulatif des commandesModifier

Liste des commandes[28]
Acquéreur Nombre de caisses Version Traction Aménagement intérieur Nombre commandé Sources
Auvergne-Rhône-Alpes 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 12
4 caisses Z 31500 Électrique (tricourant) Régional 27
Bourgogne-Franche-Comté 4 caisses Z 51500 Électrique Régional 24 [29]
6 caisses Z 51500 Électrique Intervilles 16 [16]
Centre-Val de Loire 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 3 [30]
Grand Est 4 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 6 [11]
6 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 19
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
6 caisses B 85000 Bimode-bitension Intercités 19
Hauts-de-France 6 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 17
6 caisses B 84500 Bimode-bitension Intercités 10
Île-de-France B xxxxx Bimode-bitension 13
Intercités 6 caisses B 85000 Bimode-bitension Intercités 20 [20],[27]
4 caisses Z 51500 Électrique Intercités 9 [27]
Normandie 6 caisses B 84500 Bimode-bitension Intervilles 15 [6]
4 caisses B 84900 Bimode-bitension Régional 10
Nouvelle-Aquitaine 4 caisses Z 51500 Électrique Régional 22
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 20
Occitanie 4 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 23
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 3
4 caisses Z 54900 Électrique Périurbain 23
PACA 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
Pays de la Loire 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
4 caisses Z 51500 Électrique Régional 10
Total 357

Fabrication et testsModifier

Le , trois ouvriers, qui effectuaient des réglages sur la voie privée d'essais d'Alstom à Tronville-en-Barrois (Meuse), meurent fauchés par une rame en essai[31]. Ce Centre d'essais ferroviaires teste avant livraison toutes les rames Régiolis[32].

Le Régiolis est fabriqué sur plusieurs sites d'Alstom[11]

Le Régiolis reçoit l'homologation de mise en exploitation commerciale, délivrée par l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) en . Les premières rames circulent en en Aquitaine, Picardie, Lorraine et Alsace[33],[34].

La largeur des Régiolis et des Regio 2N est incompatible avec le gabarit disponible dans un certain nombre de gares. Environ 1 300 bords de quais devront donc être retouchés pour dégager quelques centimètres supplémentaires, afin de permettre le passage de ces nouveaux trains. Le coût de cette opération est estimé à 50 millions d'euros. Si ce genre d'adaptations minimes des infrastructures à un nouveau matériel est routinier, le manque d'anticipation et la crainte d'une hausse des tarifs a soulevé une polémique en mai 2014[35].

Le premier Régiolis, une Z 51500 quadricaisse, est introduit en service commercial avec plus d'un an de retard sur les prévisions initiales, le en Aquitaine, sur la relation BordeauxAgen. Le même jour, la Lorraine met en service commercial sa première rame bi-mode régionale B 84500 entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges. Enfin six jours plus tard, le , l'Alsace met à son tour en service un élément bi-mode péri-urbain B 83500 entre Strasbourg et Sarreguemines. Un mois plus tard, le , c'est au tour de la Picardie d'introduire ses premiers B 84500 sur la relation Paris-NordLaon[36].

IncidentModifier

À partir du , l'ensemble des rames Régiolis (donc, y compris les Coradia Liner) est limité à la vitesse des engins « V140 » (imposant une vitesse limite de 140 km/h, ainsi que d'autres réductions de vitesse sur certaines portions de ligne). En effet, lors d'essais réalisés en avril, il a été constaté, à 160 km/h, que les distances de freinage d'urgence dépassaient celles qui ont permis l'homologation de ce type de matériel[37]. Cette restriction, causée par un vieillissement prématuré des garnitures de freins qui vont donc devoir être remplacées, devrait être levée en octobre de la même année[37].

Caractéristiques techniquesModifier

 
Cabine de conduite du Régiolis.

GénéralitésModifier

La rame, qui dispose d'un plancher bas intégral permettant une importante accessibilité, est déclinée en deux versions : automotrice (électrique) bicourant et automoteur bimode bicourant (électrique et diesel), pouvant rouler à 160 km/h.

Le Régiolis se compose au maximum de 6 voitures : VE1 et VE2 : véhicules d'extrémités avec cabines, VIUFR : voiture intermédiaire à accès aux personnes à mobilité réduite (PMR), VC1 et VC2 : véhicules clefs (sécables), VI2 : véhicule intermédiaire 2. Le Régiolis est disponible en trois longueurs : PPP : petite (trois voitures : VE1 + VIUFR + VE2)[Note 2], PPM : moyenne (quatre voitures : VE1 + VIUFR + VI2 + VE2) et PPG : grande capacité (six voitures : VE1 + VIUFR + VC1 + VC2 + VI2 + VE2). Cette dernière pouvant accueillir jusqu'à 650 passagers.

Il peut assurer différents types de dessertes : les liaisons périurbaines avec des arrêts fréquents et un trafic important, comme les liaisons régionales ou inter-villes avec des temps de parcours plus longs (+/- une heure en moyenne). Le Régiolis est équipé de moteurs à aimants permanents, plus performants que les moteurs électriques des générations précédentes. Il peut circuler en version électrique ou bi-mode (électrique ou thermique), et sous deux tensions (25 kV et 1 500 V).

Il peut être décliné en versions transfrontalières pour circuler sur les réseaux allemand et suisse, avec une tension de 15 kV. Pour augmenter sa capacité d’accueil jusqu’à 1 000 places assises, il est possible de coupler jusqu’à trois rames de la version la plus longue (soit 330 mètres).

Au niveau intérieur, un nouveau système embarqué est destiné à l’information des voyageurs (afficheurs dynamiques, plan de ligne et annonces sonores). Le Régiolis est aussi doté de sièges avec prises électriques, liseuses, repose pieds et accotoirs individuels ainsi que des manchettes bois sur les accoudoirs.

B 85000Modifier

Issue de la gamme Coradia Liner d'Alstom, une rame Régiolis B 85000 est composée de 6 voitures qui proposent 269 places (contre 281 pour le Régiolis normand aménagé en Intercité assurant les missions Paris - Granville ou 290 pour la version classique TER de 6 caisses[22]) dont 35 places en première classe réparties de la façon suivante :

  • voiture 1 et 6 : un espace de 16 sièges de seconde classe côté cabine de conduite et 28 de l'autre côté[22] ;
  • voiture 2 : un espace de 20 sièges côté PMR et 16 de l'autre[22] ;
  • voiture 3 : un espace de 38 sièges et un autre de 28[22] ;
  • voiture 4 : un espace de 28 sièges de seconde classe et un espace de 12 de première[22] ;
  • voiture 5 : un espace de 23 sièges de première classe et 16 de seconde[22].

La disposition est classique avec 2 rangées de 2 sièges en seconde et 2+1 en première[22]. Il n'y a que 2 strapontins par plate-forme, soit 12 au total[22].

Les espaces aménagés sont répartis de la façon suivante :

  • un espace pour les vélos sur la voiture 1[22] ;
  • l'espace PMR-UFR avec toilettes adaptées se trouve en voiture 2[22] ;
  • un espace accueil et information avec l'installation de sonorisation et commande du système d'information[22].

Tableau récapitulatif des différentes versionsModifier

Liste des versions du Régiolis
Numérotation Traction Aménagement intérieur Nombre de caisses Longueur
en mètres
B 83500 Bimode-bitension Périurbain 4 caisses 72
B 83500 Bimode-bitension Périurbain 6 caisses 110
B 84500 Bimode-bitension Régional 4 caisses 72
B 84500 Bimode-bitension Régional 6 caisses 110
B 85000 Bimode-bitension Intercités 6 caisses 110
B 85900 Bimode-bitension Intervilles 4 caisses 72
Z 51500 Électrique Régional 4 caisses 72
Z xxxxx Électrique Intervilles 6 caisses 110
Z 54900 Électrique Périurbain 4 caisses 72
Z 31500 Électrique (tricourant) Régional 4 caisses 72

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Régiolis hybrideModifier

Alstom, la SNCF et trois régions françaises (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie) vont s'unir pour développer un Régiolis hybride. L'objectif est d'installer des batteries au lithium-ion permettant la récupération et le stockage de l'énergie au freinage, puis de la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train. Cette version permettra une diminution de 20 % de sa consommation énergétique par rapport à une version bimode classique. Une rame sera prélevée sur le parc d'Occitanie en 2020 pour une phase d'essais, avant une mise en service commercial dès 2021 et un déploiement en série en 2022[38].

Dessertes réalisées ou prévuesModifier

FranceModifier

IntercitésModifier

 
Train Nantes - Bordeaux assuré en Coradia Liner, à Nesmy (Vendée) en 2017.
 
Rame Régiolis Basse-Normandie sur un Paris - Granville.
  • Nantes - Bordeaux (B 85000)[26] ;
  • Nantes - Lyon (B 85000)[39] ;
  • Paris - Granville (B 84500).

Par ailleurs, le , trois rames appartenant à l'ancienne région Basse-Normandie ont été prêtées à Intercités, pour la liaison Paris - Amiens - Boulogne[40]. Elles ont été restituées à la région Basse-Normandie un an après, et tous les trains de cette relation sont depuis uniquement assurés en voitures Corail (comme auparavant). Ces rames Régiolis Normandie assurent aujourd’hui les relations Intercités entre Paris et Granville.

Il est également envisagé d'affecter des B 85000 ou des Z 51500 aux relations suivantes :

TERModifier

Auvergne-Rhône-AlpesModifier

Les Régiolis de l'ancienne région Auvergne sont en service commercial depuis le . Ils remplacent les dernières compositions assurées jusqu'alors par des rames réversibles régionales (RRR) + BB 67400, ou en autorail grande capacité (AGC) X 76500, et sont engagés sur les relations[43] :

Léman ExpressModifier

L'ancienne région Rhône-Alpes a commandé fin juin 2015 17 rames Z31500 pour un montant de 160 millions d'euros[45],[46] pour le réseau transfrontalier Léman Express. Dix rames supplémentaires ont été commandées en juillet 2019 par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour créer une flotte homogène en Haute-Savoie[47],[48] et remplacer les dernières Z2 du département[49]. Ces rames tricourants sont adaptées pour circuler sous courant continu 1,5 kV et sous courants alternatifs 25 kV – 50 Hz et 15 kV – 16,7 Hz helvétique. Décris comme des Coradia Polyvalents par Alstom, ils sont composés de quatre voitures pour une longueur totale de 72 m. Ils sont aménagés en configuration péri-urbaine avec sept portes latérales pour transporter jusqu'à 204 passagers[50]. Ils sont en outre aptes à circuler à une vitesse maximale de 140 km/h sur le territoire suisse[Note 3]. Le premier Coradia a été présenté le 10 avril 2019 sur le site de Reichshoffen[51] puis livré le 30 juillet 2019. Les quatre rames suivantes sont livrées au cours du mois d'août puis au rythme de cinq rames par mois jusqu'à la fin du mois de novembre 2019[50]. Ils desserviront les lignes suivantes[52] :

Bourgogne-Franche-ComtéModifier
 
Rame Régiolis stationné en gare de Besançon-Viotte.

La commande des Régiolis par l'ex-région Franche-Comté et plus récemment Bourgogne-Franche-Comté a pour but de remplacer les BB 25500 et RRR, BB 7200 et BB 22200 et leurs voitures Corail qui leur sont associées, sur les lignes :

Centre-Val de LoireModifier
Grand EstModifier
 
Rame Régiolis B 83511 du TER Alsace en gare de Strasbourg, le .

Le premier essai du Régiolis en Alsace a lieu le , au départ de Strasbourg, avec la toute première rame, la B83553[53].

L'ex-région Alsace a commandé 24 rames bimode pour un coût total de 23 millions d'euros. Elles sont mises en service progressivement sur les lignes de Strasbourg – Sarreguemines (sous caténaire de Strasbourg à Mommenheim et en mode diesel de Mommenheim à Sarreguemines).

À l'issue de la séance plénière de la région Grand Est de janvier 2019, le conseil régional a annoncé la commande de 22 rames Régiolis supplémentaires, afin de renforcer l'offre en TER autour de Strasbourg, et les liaisons avec l'Allemagne[12].

Pour permettre la circulation du Régiolis en Alsace, les quais ont dû être mis aux normes dans six gares : à Colmar, Mothern, Gertwiller, Metzeral, Herrlisheim et Mundolsheim[57].

Les Régiolis de l'ex-région Lorraine auront pour premier rôle de remplacer les derniers X 4750 encore en service en Lorraine, certains éléments étant toujours en service, bien que particulièrement vétustes (non rénovés Métrolor) :

Les rames en aménagement Intercités (B 85000, de la gamme Coradia Liner d'Alstom) assurent les trains ex-Intercités devenus des TER Grand Est sur les relations Paris - Troyes - Mulhouse, ainsi que les TER Vallée de la Marne sur la relation Paris - Châlons-en-Champagne[réf. nécessaire].

Hauts-de-FranceModifier
 
Rame Régiolis B 84703/704 L version 6 caisses destinée à remplacer les rames Corail ex-Intercité, arrivant à Amiens le .

Les Régiolis de l'ancienne région Picardie remplaceront les rames Corail TER associée à des BB67400 sur l'axe Paris-NordCrépy-en-ValoisLaon. Ils remplaceront également les RRR, essentiellement sur les axes :

NormandieModifier
Nouvelle-AquitaineModifier
 
La rame Z 51519/20, en gare de Bordeaux-Saint-Jean.

L'ex-région Aquitaine devait être la première région à mettre en service commercial le Régiolis[60], prévu en au moment de la commande en [4]. Après un premier report à annoncé à la fin de 2012[60], puis un second à février ou annoncé en 2013[61], c'est finalement le que la première présentation a lieu[62] et le qu'il est mis en service[63]. Le Régiolis est destiné aux lignes suivantes :

OccitanieModifier
 
La rame B 83535/36, sur la ligne TER Midi-Pyrénées Carmaux-Toulouse.

Seule l'ancienne région Midi-Pyrénées a passé commande de rames Régiolis, qui desservent donc principalement son territoire.

Pays de la LoireModifier
 
Rame Z 51500 Pays de la Loire.

Les deux premières rames ont été livrées le [65], pour une mise en service en sur les lignes :

Provence-Alpes-Côte d'AzurModifier

CDG ExpressModifier

La région Île-de-France n'a pas effectué de commandes de rames Régiolis. Toutefois, une liaison, située uniquement dans cette région, exploitera d'ici 2024 13 rames, aménagées spécialement pour les liaisons aéroportuaires[67]. Ces rames seront exploitées sur le Charles de Gaulle Express, nouvelle ligne reliant directement la gare de Paris-Est au terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle. Ces rames seront exploitées par une nouvelle société, réunissant Keolis (filiale de la SNCF) et la RATP[68].

AlgérieModifier

 
Rame algérienne en essais, à Metz.

Dix-sept rames sont commandées en 2015 par la SNTF, à l'issue d'un appel d'offres[69]. Les trains sont mis en service sur les lignes Alger-Oran[70], Batna-Alger[71], Oran-Béchar[72] et Annaba-Tebessa[73]. Les rames sont constituées de six éléments et aptes à rouler à 160 km/h[70], mais la vitesse est limitée par l'âge des rails[74].

SénégalModifier

Article connexe : TER Dakar-AIBD.
 
Rame sénégalaise en gare de Dakar, en 2019.

Quinze rames, « proches des Régiolis […] mais adaptés aux conditions climatiques et aux missions de type périurbain » sont commandées[75]. Lors de l'inauguration en , deux rames ont été livrées[76].

AffectationsModifier

Article connexe : Liste des Régiolis.

Entre avril et , cinq engins ont été mis en service, sur cinq régions différentes (Alsace, Picardie, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Basse-Normandie). Ces engins sont gérés par plusieurs supervisions techniques de flotte (STF). Depuis , les Régiolis sont livrés régulièrement et le nombre de STF chargées de ceux-ci augmente également.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Soit jusqu’à 1 000 places pour un train de 3 rames longues.
  2. Aucune région n'a commandé de version trois caisses.
  3. Les opérateurs n'ont pas demandé l'habilitation à circuler à 160 km/h sur le réseau suisse[49].

RéférencesModifier

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  10. « Sept rames « Régiolis » pour les TER de Franche-Comté », sur lepays.fr, .
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  13. Olivier Cognasse, « Keolis et RATP Dev vont exploiter la future liaison CDG Express », sur usinenouvelle.com, (consulté le 12 avril 2019).
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