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Gare de Brive-la-Gaillarde

gare ferroviaire française

Brive-la-Gaillarde
Image illustrative de l’article Gare de Brive-la-Gaillarde
Bâtiment voyageurs et parvis en 2016.
Localisation
Pays France
Commune Brive-la-Gaillarde
Quartier La Gare
Adresse Avenue Jean Jaurès
19100 Brive-la-Gaillarde
Coordonnées géographiques 45° 09′ 09″ nord, 1° 31′ 42″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Les Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon
Coutras à Tulle
Brive à Toulouse via Capdenac
Nexon à Brive
Voies 9 (dont une en impasse) + voies de service
Quais 5 (centraux
Transit annuel 878 422 voyageurs (2014)
Altitude 142 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autobus Voir à Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Brive-la-Gaillarde

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

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Brive-la-Gaillarde

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

(Voir situation sur carte : Corrèze)
Brive-la-Gaillarde

La gare de Brive-la-Gaillarde est une gare ferroviaire française des lignes des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, de Coutras à Tulle, de Brive à Toulouse via Capdenac et de Nexon à Brive, située sur le territoire de la commune de Brive-la-Gaillarde, dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est mise en service en 1860 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par les trains des réseaux Intercités, TER Auvergne-Rhône-Alpes, TER Nouvelle-Aquitaine et TER Occitanie.

Sommaire

Situation ferroviaireModifier

Établie à 142 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Brive-la-Gaillarde est située : au point kilométrique (PK) 499,959 de la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, entre les gares d'Ussac (fermée) et de Noailles (fermée)[1]. Les gares ouvertes les plus proches sont Allassac, en direction des Aubrais, et Gignac - Cressensac, en direction de Montauban ; et au PK 147,580 de la ligne de Coutras à Tulle, entre les gares de Larche et de Malemort-Lafont[2].

Elle est également : l'origine, au PK 147,589, de la ligne de Brive-la-Gaillarde à Toulouse-Matabiau via Capdenac, avant la gare de Turenne (s'intercale la halte fermée de Montplaisir)[3], et l'aboutissement, au PK 503,205 de la ligne de Nexon à Brive-la-Gaillarde, après la gare de Varetz[4].

HistoireModifier

La « station de Brive » est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Périgueux à Brive. Elle est édifiée en bordure sud de la ville de Brive[5]. Le premier train, avec des autorités, est arrivé dans la gare en construction le 31 août et l'inauguration de la section a lieu le dimanche 30 septembre[6]. Elle donne lieu à une cérémonie et des festivités sur le site de la gare et en ville, sur l'estrade installée au centre de la gare se succèdent les discours des officiels, notamment le préfet et Barthélemy Eyrolles, maire de Brive, avant la bénédiction de l'évêque de Tulle, devant une foule estimée à 20 000 personnes. Cette même année il y a huit cheminots employés sur le site de la gare[7], qui comporte un modeste bâtiment construit avec une ossature bois et des briques[8]. La compagnie met en service le 10 novembre 1862 la section suivante de Brive à Capdenac[9].

Brive devient une gare de bifurcation avec l'ouverture de la section de Brive à Tulle, le 28 août 1871, par la Compagnie du PO[10]. Le bâtiment d'origine n'étant plus d'une taille suffisante, la compagnie décide de le démonter pour le transférer à Rocamadour et de construire un nouveau bâtiment plus important en pierres et briques avec une verrière métallique. Elle complète le site avec, vers l'ouest en direction de Périgueux, la construction d'un dépôt aménagé pour douze locomotives[8]. La compagnie complète son réseau avec la mise en service, le 20 décembre 1875, de la section de Brive à Nexon[11].

Le début des années 1890 marque la fin de l'extension des voies reliées à la gare avec les mises en service, toujours par la Compagnie du PO, de Brive à Souillac, le 1er juin 1891, et de Limoges à Brive via Uzerche le 1er juillet 1893[12].

Pendant la Deuxième Guerre mondiale En gare de Brive-la-Gaillarde, les chars de la division SS Das Reich, partis de Montauban, acheminés pas un convoi ferroviaire, gagnent le front de Normandie. Le Jacques Renouvin est arrêté, dans la gare, par la Gestapo[13], en même temps que Mireille Tronchon, qu'il avait épousée dans la clandestinité.

En 2013, la gare de Brive est l'objet de nombreux travaux de rénovation et de réaménagements afin d'améliorer son rôle de « pôle multimodal ». Le parvis nord est totalement repensé avec la mise en place d'un dépose-minute, d'une gare routière, de voies de taxis, d'un parc à vélos... Le souterrain est prolongé afin qu'il desserve le parvis sud (parvis réaménagé qui devient une seconde entrée/sortie. L'accessibilité est également améliorée avecla mise en place d'ascenseurs sur les accès aux quais, la rénovation de la passerelle avec la mise en place d'ascenseurs aux deux extrémités, le changement des panneaux d'indications dans la gare, la mise en place de nouveaux écrans d'information (1 dans le hall, 1 sur le parvis Nord et 2 au parvis sud), la pose de bandes podotactiles sur les quais et l'installation de rambardes avec indications des voies en relief dans les escaliers.

En 2014, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare était de 878 422 voyageurs[14].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

 
Autorail X 2104, en 2008.

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets ouverts tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Gare « Accès plus », des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à la mobilité réduite[15].

Un souterrain, avec ascenseurs, permet la traversée des voies et l'accès aux quais.

DesserteModifier

La desserte voyageurs de l'étoile ferroviaire briviste est très largement dominée par les services Corail et TER. Malgré une baisse significative du nombre de trains Corail depuis le début des années 2000 (avec une disparition de la desserte commerciale nocturne), la gare de Brive voit passer depuis 2004 des trains Corail rénovés dits Intercités (ex-Téoz). L'implication croissante des régions dans la gestion des transports express régionaux a permis une légère optimisation de la desserte TER dans l'ensemble des gares limousines.

En attendant la LGV Poitiers - Limoges, un TGV reliant Lille-Europe à Brive a été symboliquement mis en place en 2007 ; il permet de relier la sous-préfecture de la Corrèze à Lille en h environ. Il a été supprimé à la fin du mois de .

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés. La gare est desservie par des bus : du réseau Libéo (lignes 3, 6, D et Navette), du réseau interurbain de Corrèze (lignes 1, 6 et 13) et du réseau Les bus du Lot (ligne24)[15].

Service des marchandisesModifier

Cette gare est ouverte au service du fret[16].

Notes et référencesModifier

  1. Douté 2011, vol. 1, p. 207-208.
  2. Douté 2011, vol. 2, p. 34.
  3. Douté 2011, vol. 2, p. 75.
  4. Douté 2011, vol. 2, p. 32.
  5. Palau 2011, t. 2, p. 113.
  6. Palau 2011, t. 2, p. 114.
  7. « L'arrivée du chemin de fer à Brive : la première ville de Corrèze atteinte par le rail », Brive Mag, no 211,‎ , p. 19 (lire en ligne [PDF], consulté le 9 septembre 2014).
  8. a et b Banaudo 2003,, p. 60.
  9. Palau 2011, t. 2, p. 176.
  10. Banaudo 2003,, p. 50.
  11. Banaudo 2003,, p. 75.
  12. Banaudo 2003,, p. 4.
  13. File:Optimized-BRIVEJACQUESRENOUVIN44.jpg : cliché de la plaque commémorative.
  14. « Fréquentation en gares en 2014 – Brive-la-Gaillarde », sur SNCF Open Data, traitement du 26 avril 2016 (onglet informations) (consulté le 3 novembre 2016).
  15. a et b SNCF, « Services & Gares / Gare Brive-la-Gaillarde », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 12 septembre 2014).
  16. Site Fret SNCF : gare de Brive-la-Gaillarde.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • José Banaudo et Fabrice Lanoue, Sur les rails du Limousin, Éditions de Borée, coll. « Images ferroviaires », , 163 p. (ISBN 9782844942043, lire en ligne).
  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1).
  • Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0).
  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 2 (1858-1863), Palau, , 223 p. (ISBN 2-950-94212-1).

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Toulouse-Matabiau Souillac Intercités Limoges-Bénédictins Paris-Austerlitz
Cahors
ou Terminus
Souillac
ou Terminus
Intercités Uzerche
ou Limoges-Bénédictins
Paris-Austerlitz
Toulouse-Matabiau Souillac Intercités 100% Éco Limoges-Bénédictins Paris-Austerlitz
Ussel Tulle TER Nouvelle-Aquitaine Terrasson-Lavilledieu Bordeaux-Saint-Jean
Bordeaux-Saint-Jean
ou Périgueux
Niversac
ou Larche
TER Nouvelle-Aquitaine Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Auvergne-Rhône-Alpes Turenne
ou Quatre-Routes
ou Saint-Denis-près-Martel
Aurillac
Toulouse-Matabiau Gignac - Cressensac
ou Souillac
TER Occitanie Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Occitanie Saint-Denis-près-Martel Rodez
Terminus Terminus TER Nouvelle-Aquitaine Aubazine - Saint-Hilaire Ussel
ou Tulle
Terminus Terminus TER Nouvelle-Aquitaine Allassac Limoges-Bénédictins
Limoges-Bénédictins
ou Objat
ou Pompadour
Varetz TER Nouvelle-Aquitaine Terminus Terminus