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TER Grand Est
Image illustrative de l’article TER Grand Est

Image illustrative de l’article TER Grand Est
Régiolis en livrée « ImaginAlsace »,
avec le logo de la région Grand Est,
en gare de Sarreguemines.

Situation Grand Est
Type Transport express régional
Entrée en service
Gares 396
Rames Liste du matériel roulant
Fréquentation 170 000 voyageurs quotidiens
Écartement des rails 1 435 mm
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Site internet ter.sncf.com/grand-est

Le TER Grand Est est le réseau de Transport express régional (TER) de la région administrative Grand Est.

Il résulte de la fusion des réseaux TER Alsace, TER Lorraine et TER Champagne-Ardenne.

Sommaire

HistoireModifier

La fusion des trois régions administratives d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne a lieu le 1er janvier 2016. Cependant, le TER Grand Est, qui regroupe les anciens réseaux TER Alsace, TER Lorraine et TER Champagne-Ardenne, est officiellement créé le lors du changement de service annuel. Il reprend également les lignes TER 200, en Alsace, et TER Vallée de la Marne, entre Paris-Est et la Lorraine. La convention d'exploitation entre la région Grand Est et SNCF Mobilités est signée le . À sa création, le réseau TER Grand Est compte 1 616 trains et 450 autocars quotidiens[1]. La nouvelle gamme tarifaire, harmonisée sur l'ensemble du réseau, entre en vigueur le [2]. Le TER Grand Est est le premier réseau régional — hors Île-de-France — en nombre de trains[3].

Le 1er janvier 2018, la gestion de la ligne de Paris à Belfort et Mulhouse (qui faisait partie du réseau Intercités de la SNCF) est transférée à la région Grand Est[4]. Depuis le , certains TER Vallée de la Marne sont prolongés de Bar-le-Duc jusqu'à Strasbourg via Nancy[5] ; ce service, reprenant l'itinéraire des anciens trains Corail, permet de créer une ligne à tarification régionale longue de 502 kilomètres, traversant la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l'Alsace.

Le , la région ferme le service ferroviaire sur les lignes Épinal – Saint-Dié et Sarreguemines – Sarre-Union, et le remplace par une desserte routière malgré le mécontentement des usagers[6],[7].

À compter du 20 mars 2019, de nouveaux tarifs, plus élevés, sont appliqués pour les billets achetés à bord des trains dans la région Grand Est. Cette mesure, censée prévenir la fraude, est vivement critiquée par les associations d'usagers[8].

Le , le conseil régional approuve l'ouverture à la concurrence de plusieurs lignes au . Les liaisons concernées sont Sélestat – Molsheim – Strasbourg et Épinal – Saint-Dié-des-Vosges – Strasbourg[9]. La ligne de Nancy à Merrey, fermée depuis 2016, pourrait également rouvrir après avoir été confiée à un investisseur privé[10].

Au printemps 2019, le TER Grand Est intègre le réseau intermodal Fluo Grand Est. La marque « TER Fluo Grand Est » est désormais également utilisée, sur les sites publiés par la région, pour désigner le réseau TER[11].

Matériel roulantModifier

UtilisationModifier

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Le parc de locomotives TER Grand Est est composé de BB 15000, BB 25500, BB 26000 et BB 67400. Les BB 25500 et 67400 assurent la traction et pousse de segments RRR. Les BB 26000 sont exclusivement affectées aux TER 200 entre Strasbourg et Bâle. Quant aux BB 15000, tractant des voitures Corail, elles sont affectées aux missions TER Vallée de la Marne au départ de Paris. Cette composition est en voie d'être remplacée par les Coradia Liner, ces dernières assurant quelques missions par jour.

Quant aux automotrices, les B 84500 (dite Régiolis) assurent principalement des missions en Lorraine, sur les axes Nancy - Pont-Saint-Vincent, Nancy - Épinal, Nancy - Saint-Dié-des-Vosges, Épinal - Saint-Dié (avant sa fermeture), Metz - Sarreguemines et Sarreguemines - Sarre-Union (avant sa fermeture). Les B 85000 assurent l'ex-Intercités Paris - Mulhouse via Troyes et Belfort.

Parc actuelModifier

Le parc roulant du TER Grand Est est presque exclusivement hérité des dotations TER des anciennes régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, à l'exception notable des Coradia Liner, mis en service neufs après la réforme territoriale et de certaines BB 26000 transférées au TER Grand Est en 2018.

Synthèse du parc au  :

Séries Nombre de caisses STF SCA STF SGE STF SMN STF STA Totale
BB 15000 6 6
BB 25500 9 8
BB 26000 6 14 20
BB 67400 6 6
B 82500 4 caisses 8 7 15
B 83500 4(M) ou 6(L) caisses 24 24
B 84500 4(M) caisses 10 10
B 85000 6 Caisses 21 21
U 25500 5 caisses 12 12
X 73500 Mono-caisse 1 11 5 17
X 73900 Mono-caisse 7 12 19
X 76500 3 ou 4 Caisses 22 9 28 59
Z 11500 2 Caisses 14 14
Z 24500 3 Caisses 25 25
Z 27500 3 ou 4 Caisses 13 32 6 51

Au premier trimestre 2019, le parc du matériel roulant de la région est constitué de 307 engins. Ce parc est géré par quatre Supervisions techniques de flotte (STF)[12] :

Identité visuelleModifier

À compter de 2017, l'identité visuelle « Grand Est » est progressivement appliquée au matériel roulant régional. La livrée reprend le fond gris métallisé caractéristique des TER depuis 1997, sur lequel est appliqué le logo du conseil régional. Le matériel ferroviaire arbore également le « bleu institution » du nuancier SNCF. Excepté le matériel neuf ou rénové, l'intégralité du parc TER Grand Est arbore les livrées des anciens conseils régionaux. Une identité visuelle commune à tous les transports ferroviaires et routiers de la région, nommée Fluo Grand Est, est présentée au printemps 2019[13].

ProjetsModifier

TER 2N NGModifier

Afin de faire face à la surcharge des trains transfrontaliers entre la Lorraine et le Luxembourg, la région décide en 2016 de financer des études qui portent sur l'équipement de ses vingt-cinq TER 2N NG issus du parc lorrain en ERTMS de niveau 3 pour un montant de 6,3 millions d'euros[14]. Les études devraient se finir en septembre 2017[14]. En 2017, elle décide de financer la réalisation du prototype de cette opération, pour un montant de 5,5 millions d'euros[14]. Néanmoins, tout le parc ne devrait pas être rétrofité pour la date limite du 31 janvier 2019, entraînant des ruptures de charge à Thionville faute de matériel homologué pour circuler au Luxembourg[15].

En avril 2019, le Grand Est a annoncé le rachat des seize Z 26500 pentacaisses de la région Normandie pour un montant de 100 millions d'euros. Cet achat annule l'échange de dix-sept ZGC contre douze Z 26500 quadricaisses conclu en 2017 avec la région Centre-Val de Loire.

Régiolis et trains à hydrogèneModifier

À l'occasion de la livraison du 200e Régiolis, destiné à la région Grand Est en juin 2017, le Président Philippe Richert a annoncé l'acquisition de dix Régiolis supplémentaires. Cette commande s'accompagne d'une option supplémentaire pour la fourniture de quinze Régiolis type Z 31500 aptes à circuler en Allemagne en remplacement des X 73900 circulant au gazole sur des axes intégralement électrifiés[16],[17].

Cette commande supplémentaire doit permettre à la Région d'amorcer le retrait des Z 11500, plus anciennes automotrices en service dans la région[18]. Le sort des X 73900 n'est pas précisé.

En juillet 2019, la région approuve la commande de trente rames Régiolis supplémentaires pour un montant de 376 millions d'euros. Neuf rames d'occasion seront également achetées à d'autres régions pour un total de 102 millions d'euros. Le Grand Est annonce aussi l'acquisition de cinq trains à hydrogène à titre expérimental. Ces nouvelles rames circuleront essentiellement sur les relations transfrontalières entre l'Alsace et l'Allemagne à l'horizon 2024[19].

Coradia LinerModifier

Initialement commandées par l'État, le Grand Est a déployé dix-neuf automotrices Coradia Liner d'Alstom sur l'axe Paris - Troyes - Belfort[20] en remplacement des CC 72100 et rames Corail. En plus de ces dix-neuf éléments mis en service durant l'été 2017, la région a commandé en novembre 2017[21] cinq unités supplémentaires afin de renforcer l'offre Paris - Belfort (- Mulhouse), d'améliorer l'axe Nancy - Strasbourg et de remplacer certaines rames Corail tractées par des BB 15000 sur les missions TER Vallée de la Marne.

BB 26000 et Corail réversiblesModifier

Pour l'introduction du service horaire 2019, le Grand Est a assuré le portage financier de six locomotives BB 26000 précédemment affectées à l'activité Intercités de la SNCF, pour un montant de 2,2 millions d'euros[22]. Ces six BB 26000 sont appelées à remplacer à terme les dernières BB 15000 engagées sur les missions TER Vallée de la Marne.

Les locomotives doivent subir une opération mi-vie et recevoir les équipements de réversibilité, financés par la région pour un montant de 12 millions d'euros (comprenant 1,5 million d'euros d'« aléas » et 900.000 euros de rémunération pour SNCF Mobilités)[23], afin d'être utilisées de manière banalisée avec les quatorze machines en service sur les TER 200.

Le Grand Est se porte également acquéreur de six voitures pilote Corail auprès de la région Bourgogne-Franche Comté afin d'exploiter tous les coupons Corail en réversibilité.

Projets de dessertes et d'infrastructuresModifier

Metz - LuxembourgModifier

Au cours de l'été 2017, la Région a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 93 M€ pour le Sillon Lorrain. Cette enveloppe inclut notamment l'allongement des quais des gares d'Hagondange, Uckange et Hettange-Grande[24]. L'autre part de l'enveloppe est dédiée au développement du stationnement autour des gares du Sillon, du covoiturage et des transports en commun thionvillois.

A l'horizon 2028-2030, le Conseil Régional et le Grand Duché de Luxembourg veulent porter l'offre entre Thionville et Luxembourg à 8 trains par heure et par sens[25]. Cette augmentation de l'offre sera permise par l'arrivée des Z 26500 de Normandie et par la réalisation de nombreux travaux des deux côtés de la frontière, dont la construction d'une troisième voie au nord de Thionville, la construction de la ligne nouvelle Bettembourg - Luxembourg et la création de nouveaux quais en gare de Luxembourg.

Paris - MulhouseModifier

Le chantier d'électrification d'une partie de la « ligne 4 » a été lancé fin novembre 2016[26]. Le projet, d'un montant de 320 M€, doit voir la section Gretz-Armainvilliers - Nogent-sur-Seine électrifiée à l'horizon 2021. La caténaire doit arriver à Troyes en 2022[27]. Ce projet, issu de volontés politiques, n'a pas engendré d'annonces de gains de temps de la part de la SNCF ou des pouvoirs publics.

Par ailleurs, en devenant autorité organisatrice des Intercités circulant sur cet axe[28], la Région annonce au service horaire 2018 une hausse de l'offre avec 15 allers-retours par jour entre Paris et Troyes (contre une baisse à 9 allers-retours initialement prévue par l'État) et le rétablissement des trains directs Paris - Mulhouse via Troyes et Culmont[29].

Nancy - MerreyModifier

La Région prévoit un retour des trains sur la « ligne 14 » entre Nancy et Merrey pour 2022. La ligne ayant été « suspendue » par la SNCF en 2016, la Région prévoit un appel d'offres comprenant l'exploitation de la ligne, mais également la gestion de l'infrastructure[30],[31]. Le Grand Est espère faire baisser d'un tiers le coût de réouverture de la ligne par rapport au chiffrage présenté par SNCF Réseau.

Metz - TrèvesModifier

Une résolution a été signée début avril 2019 entre le Conseil régional Grand Est et le Land de Rhénanie-Palatinat pour la mise en place d'un cadencement aux deux heures entre Metz et Trèves à compter de décembre 2024[32]. Bien que faisant toutes deux partie du Quattropole, l'offre ferroviaire entre les deux villes se limite à deux allers-retours quotidiens les samedis, dimanches et jours fériés français.

Réouvertures et nouvelles lignes en AlsaceModifier

Plusieurs projets de réouverture de lignes ferroviaires ont été évoqués en Alsace.

La ligne de Bollwiller à Guebwiller, dans le Haut-Rhin, fermée aux voyageurs depuis 1969, devrait rouvrir en 2025 sous la forme d'un tram-train.

La future collectivité européenne d'Alsace pourrait également contribuer à la réouverture des lignes transfrontalières entre Colmar et Fribourg, et entre Haguenau et Rastatt.

Enfin, un raccordement ferroviaire permettant de desservir l'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg est prévu pour 2027.

Notes et référencesModifier

  1. « Naissance du TER Grand Est », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du .
  2. « Nouveaux tarifs au 1er septembre », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du .
  3. « Grand Est: Avec « Fluo », la région donne un nouveau nom à son réseau pour simplifier la vie des voyageurs », article de 20 Minutes du .
  4. « TER Mulhouse-Paris : le rush des fêtes en ligne de mire », article de L'Alsace du .
  5. « TER Grand Est: ce qui change en Alsace à partir du 9 décembre », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du .
  6. « Le train ne circulera plus entre Épinal et Saint-Dié, au grand dam des usagers », article de Rue89 Strasbourg du .
  7. « Les trains ont cessé de rouler entre Sarreguemines et Sarre-Union », article du Républicain lorrain du .
  8. « TER Grand Est : le billet sera plus cher s’il est acheté à bord, colère des usagers », article de Lorraine Actu du .
  9. « TER Grand Est : la concurrence sur les rails », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du .
  10. « Ferroviaire : bientôt une première ligne privatisée dans le Grand Est ? », article du Républicain lorrain du .
  11. Région Grand Est, « TER Fluo Grand Est », sur fluo.eu (consulté le 2 mai 2019).
  12. http://trainsso.pagesperso-orange.fr/page9.html
  13. « Ne dites plus TER, mais Fluo Grand Est », sur lalsace.fr (consulté le 30 avril 2019).
  14. a b et c « Commission permanente du 13 juillet 2017 – La Région investit pour développer les TER vers le Luxembourg », sur le site officiel de la région Grand Est, 13 juillet 2017 (consulté le 15 juillet 201).
  15. « TER Nancy-Luxembourg : tout le monde descend… puis remonte ! », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 12 avril 2019)
  16. « Grand Est : nouvelle commande de Régiolis », sur transportrail,
  17. « Des Régiolis tricourant sur les liaisons avec l’Allemagne - Rail Passion », sur www.railpassion.fr (consulté le 16 septembre 2017)
  18. au mois d'août 2017
  19. « Région Grand Est : hausse des liaisons transfrontalières et des tarifs TER-Fluo », article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 6 juillet 2019.
  20. « Quatre nouveaux trains pour la Vallée de la Marne », sur L'Union, (consulté le 5 mai 2018) : « Pour le Paris-Belfort, l'État va financer (275 millions) le renouvellement du matériel, soit dix-neuf rames fabriquées par Alstom à Reichshoffen (Bas-Rhin). »
  21. « Grand Est : commande complémentaire chez Alstom, phase 1 - transportrail - Le webmagazine ferroviaire », transportrail,‎ (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2017)
  22. « Convention relatrive au portage financier de six locomotives », sur grandest.fr,
  23. « Grand Est récupère des BB26000 et des voitures Corail - transportrail - Le webmagazine ferroviaire », sur transportrail.canalblog.com, (consulté le 12 avril 2019)
  24. « Transports en Moselle Nord : retirer de l’A31 jusqu’à 10 000 véhicules par jour », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  25. « Metz-Luxembourg : ligne SNCF sous haute-tension », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le 12 avril 2019)
  26. « Lancement du chantier de l’électrification de la ligne Paris-Troyes - France 3 Grand Est », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2017)
  27. « Paris - Belfort : début des travaux d'électrification », sur transportrail,
  28. « La région Grand Est va assurer l'exploitation des trains Intercités », Rue89 Strasbourg,‎ (lire en ligne, consulté le 27 août 2017)
  29. « Paris - Belfort : fin des CC72100 et nouvelle offre en 2018 », sur transportrail,
  30. « Réseau ferroviaire : la ligne Nancy-Merrey sera le laboratoire de la privatisation », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 12 avril 2019)
  31. « La ligne 14 Nancy-Merrey pourrait rouvrir en 2022 », sur www.vosgesmatin.fr (consulté le 12 avril 2019)
  32. L'essentiel, « Vers le retour du train entre Metz et Trèves? », sur L'essentiel (consulté le 12 avril 2019)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier