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V2N SNCF
Description de cette image, également commentée ci-après
Identification
Exploitant(s) SNCF
Type voiture régionale
Mise en service 1989 à 1992
Aménagement salles superposées
sièges individuels
Caractéristiques techniques
Longueur 26,900 m
Portes louvoyantes
1 300 mm
Vitesse maximale 160 km/h

Les voitures à 2 niveaux, plus communément appelées V2N, sont des voitures de la SNCF offrant une plus grande capacité, à longueur égale, qu'une voiture à simple niveau.

Elles ont été conçues pour faire face à la forte croissance du trafic sur toutes les lignes de la grande couronne parisienne, vers laquelle il est impossible, sur la plupart des axes, d'augmenter le nombre de circulations compte tenu de leur saturation. Elles sont aptes à la traction électrique (BB 7200 et BB 15000) et diesel (avec des BB 67400, même si cette configuration n'a jamais été appliquée en service commercial). Contrairement aux voitures similaires de banlieue, elles sont d'un plus grand confort et aptes à la vitesse de 160 km/h.

Non équipées de la climatisation et non dotées de toilettes chimiques (évacuation directe sur la voie et bouchage régulier), leur radiation est prévue pour 2014 avec l'arrivée des rames automotrices Régiolis et Regio 2N. Revers de la médaille de leur bonne capacité, les rames constituées de ces voitures sont très longues (275 m) et peu adaptées à certaines gares même importantes desservies par les TER, dans lesquelles certaines caisses stationnent souvent en dehors du quai (hors-quai). Elles posent également des difficultés pour assurer la sécurité et le contrôle, lorsqu'un seul agent est présent à bord (la norme désormais sur les TER) ; celui-ci doit à la fois assurer la visite de sécurité (haut et bas) sur la totalité de la rame et revenir assurer le hors-quai en queue de rame dans un temps réduit. Cela les différencie des rames Z 24500 et Z 26500 plus compactes, circulant en unité multiple (UM) (permettant de scinder le travail) et plus lumineuses car elles offrent moins de recoins ainsi qu'une visibilité sur l'ensemble de l’élément lorsque l'on est sur les plateformes.

Sommaire

DescriptionModifier

Caractéristiques du chaudronModifier

Les caisses des V2N ont pour origine les remorques des Z 20500 et Z 20900 de la SNCF.

CompositionModifier

Une rame V2N est composée de sept à dix voitures, non sécables en exploitation normale, dont une voiture placée à une extrémité comporte une cabine de conduite : la voiture-pilote. L'autre extrémité de la rame est attelée à une locomotive apte à la réversibilité. La rame est donc, soit poussée (le conducteur se trouve dans la voiture-pilote), soit tirée (le conducteur se trouve dans la locomotive).

Il était initialement prévu de les employer avec des BB 26000 équipées pour la réversibilité, la cabine des voitures-pilotes V2N étant d'ailleurs proche de celle des BB 26000[1]. Face au coût de transformation, la SNCF préféra modifier des BB Jacquemin[2].

Sur le réseau Sud-Est, les locomotives BB 9700, spécialement modifiées pour ces rames, assuraient la pousse ou la traction des rames. Cette petite série de quatre locomotives a été remplacée en 2007 par des BB 7200 équipées pour la réversibilité ; les BB 9700 ont alors été retirées de la circulation.

Sur les réseaux Nord et Ouest, les BB 16100, spécialement modifiées pour ces rames, ont été remplacées par des BB 15000 rendues aptes à la réversibilité.

Certaines rames de V2N ont été prêtées à la région Rhône-Alpes[Quand ?] pendant les superpointes d'hiver (samedis de février notamment), par prélèvement sur les parcs de Picardie, Haute-Normanie et Bourgogne pour assurer des trains de renfort à destination des stations de sports d'hiver ou pour y remplacer des matériels moins capacitaires. Les trains étant remorqués par d'autres types de locomotives (BB 22200, CC 6500...) inaptes à la réversibilité, la cabine de conduite de la voiture-pilote était inutilisée.

Équipement intérieurModifier

La structure interne d'une voiture est très semblable à celle des automotrices Z 2N mais offre plus de confort car elle est faite pour des trajets plus longs. Chaque voyageur possède son propre siège individuel, à l'instar des trains de grandes lignes (TGV, Corail…). Les vitres sont teintées pour mieux protéger des rayons solaires. Les portes d'accès à deux vantaux ont une largeur de 1,30 m, et l'intercirculation UIC est dotée d'une porte coulissante à un vantail.

LivréeModifier

Livrée d'origineModifier

 
V2N en livrée d'origine.
 
Rame V2N poussée par une locomotive BB 7200.
 
Rame V2N poussée par une locomotive BB 15000 à la bifurcation de Malaunay, située environ à 1,2 km au nord de la gare de Malaunay - Le Houlme.

À l'origine, les V2N portaient une livrée type « grandes lignes », à savoir : une bande bleu foncé sur la partie inférieure de la caisse et une bande blanche sur la partie supérieure. Les portes donnant accès aux voitures de 1re classe étaient jaunes, celles donnant accès aux voitures de 2e classe étaient vertes.

Nouvelle livréeModifier

À partir de 2002, les voitures ont reçu une livrée type TER : une bande bleue sur le haut de la caisse et une autre sur le bas. La partie intermédiaire ainsi que les portes sont en gris foncé.

La rénovation menée sur les voitures du TER Hauts-de-France ne modifiera pas la livrée ; ces voitures ont été intégralement déclassées en 2e classe en changeant les revêtements des sièges de première classe ; ces derniers restent plus spacieux que les autres sièges[2].

RépartitionModifier

Les V2N ont été conçues pour circuler en grande couronne de la région parisienne :

  • TER Normandie
    • Certains trains de la liaison Paris-Saint-Lazare – Rouen-Rive-Droite – Le Havre sont assurés par ces voitures. L'arrivée de rames Regio 2N à partir de 2019 devrait surtout permettre de remplacer les voitures Corail ; les V2N sont plus capacitaires que les nouvelles automotrices[2].

Notes et référencesModifier

  1. « Les voitures V2N », sur www.trains-en-voyage.com (consulté le 2 février 2019)
  2. a b c et d « V2N : des Grandes lignes à deux niveaux - transportrail - Le webmagazine ferroviaire », sur transportrail.canalblog.com, (consulté le 30 janvier 2019).
  3. « La Bourgogne renonce à ses Régio2N », sur transportrail.canalblog.com, article du 17 novembre 2014 (consulté le 24 juillet 2015).
  4. « Rénovation des V2N picardes », sur Rail Passion, (consulté le 30 janvier 2019).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier