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Sétif
(ar) سطيف
Sétif
De haut en bas, de gauche à droite: Lycée Kairaouani (Ex-Albertini) – Le minaret de la mosquée Jamaâ El Atik – La gare de train – La BADR (Banque de l'Agriculture et du Développement Rurale) – La mosquée Ibn Badis (Ex-Cathédrale de Santa Monica) – Le théatre municipal – Park Mall Sétif
Noms
Nom arabe سطيف
Nom berbère ⵣⵟⵉⴼ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Hauts Plateaux
Wilaya Sétif
(chef-lieu)
Daïra Sétif
(chef-lieu)
Président de l'APC Bourmani Mouhamed Echerif (FLN)
2017-2022
Code postal 19000
Code ONS 1901
Indicatif 036
Démographie
Gentilé Sétifien, Sétifienne
Population 288 461 hab. (2008[1])
Densité 2 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 09′ 00″ nord, 5° 26′ 00″ est
Altitude 1 100 m
Superficie 127,30 km2
Divers
Saint patron Sidi El Kheir
Localisation
Localisation de Sétif
Localisation de la commune dans la wilaya de Sétif

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Sétif

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Sétif

Sétif (en arabe : سطيف ; du berbère : ⵣⵟⵉⴼ) est une ville du Nord-Est de l'Algérie et le chef-lieu de la wilaya de Sétif. Il s'agit de l'une des villes les plus importantes d'Algérie et est souvent considérée comme la capitale commerciale du pays. Située au sud de la Petite Kabylie, à 217 km à l'est-sud-est d'Alger, à 60 km à l'est-nord-est de Bordj Bou Arreridj, à 225 km à l'ouest-sud-ouest de Annaba et à 109 km à l'ouest de Constantine, la ville culmine à 1 100 m d'altitude.

La région faisait part de l'ancien royaume berbère de Numidie durant l'antiquité, puis, elle devient la capitale de la Maurétanie sétifienne sous l'empire romain, avant de passer sous contrôle arabo-musulman au VII siècle[2].

Elle est considérée comme le point de départ des massacres de Sétif, suite aux manifestations du , signe avant-coureur de la guerre d'Algérie[3].

Sommaire

EtymologieModifier

Sétif a été numide avant de subir la domination romaine. Le nom de Sétif n'est pas tiré du latin, mais c'est un mot berbère Zdif[4] qui signifie « terres noires », allusion faite à la fertilité de ses terres. Occupant une position stratégique (porte d'entrée ouest des hauts plateaux constantinois) et un point d'eau important grâce à ses nappes phréatiques, située au pied des montagnes au seuil d'une plaine immense.

GéographieModifier

SituationModifier

La ville de Sétif est située dans le Nord-Est algérien, à 217 km à l'est-sud-est d'Alger, et s'élève à 1100 m d'altitude dans la région des hauts plateaux du Sud de la Petite Kabylie. La ville de Sétif est située dans la partie centrale de la wilaya limitée au nord par la commune de Ouricia, à l’est par la commune de Ouled Saber, à l’ouest par les communes de Mezloug et Ain Arnet, au sud par la commune de Guedjel. Elle occupe une position prédominante parmi les villes des hauts plateaux de l'Est, ce qui fait d'elle leur capitale. Elle constitue également un point de passage d'une grande importance du fait qu'elle est traversée par la route nationale N° 5, plus récemment par l'autoroute Est-Ouest, enfin par la route nationale N° 09 reliant Bejaia à Sétif. A cela s'ajoute le fait qu'elle sert de lieu de transit aux convois de marchandises provenant du Sud et qui se dirigent vers les ports de Bejaia et de Jijel, de plus, elle dispose d'un aéroport ouvert au réseau tant national qu'international.

TypographieModifier

La structure naturelle de la ville de Sétif est caractérisée par la non-homogénéité parce qu'elle se situe entre deux régions différentes; l’atlas tellien dans le nord et la chaîne du désert dans le sud, et la région des plaines au milieu, cette diversité fait de la ville de Sétif, en particulier une région caractérisée par la largeur et la hauteur allant à 1100 mètres[5].

HydrographieModifier

Les oueds se caractérisent par un écoulement irrégulier conséquence des données climatiques et des précipitations. Les principaux cours d'eau sont : les oueds Boussalem et El Kébir[5].

Géologie et reliefModifier

 
Vue aérienne de Sétif

La ville de Sétif a une superficie de 127.3 km² situé dans la wilaya de Sétif qui a une superficie de 6504 Km², soit 0,27 % du territoire national. Sétif est appelée capitale des hauts plateaux avec un découpage naturel composé de 3 grandes zones: Une zone montagneuse au Nord représentée par la chaîne des Babors qui s'étend sur une centaine de kilomètres couvrant pratiquement le Nord où on rencontre des cimes élevés dont la montagne de Babors 2004 m (Commune de Babor), Sidi Mimoune 1646 m (commune Beni Aziz) et Tilioune 1698 m (commune d'Ait Tizi), une zone des hautes plaines: elle occupe la région centrale dont l'altitude varie entre 800 et 1300 m, au niveau de cette zone émerge des mamelons et quelques bourrelets montagneuse;

Au Nord: Djebel Megress 1737 m (Ain Abessa)

A l'Est: Djebel Braou 1263 m (Bazer Sekra)

Au Sud: Djebel Boutaleb Aferhane 1886 m (Boutaleb)

Au Centre: Djebel Youcef Aferhane 1442 m (Guedjal, Bir Hadada)

Une lisière au Sud renfermant des cuvettes où dorment les chotts comme Chott El Beida près de Hammam Sokhna, Chott El Frein prés de Ain Lahdjar et Chott Melloul près de Guellal.

ClimatModifier

De nombreux facteurs interviennent pour déterminer le climat de ville de Sétif, et qui sont : L'altitude estimée à 1100 m, l'éloignement de 100 Kms de la mer méditerranée, sa situation sur les hauts plateaux de l'est et le fait qu'elle soit, bien sûr, entourée de montagnes, la conjugaison de ces facteurs fait que Sétif jouit d'un climat semi-aride (classification climatique de Köppen-Geiger BSk), ses étés sont chauds et secs, tandis que ses hivers sont froid et pluvieux.

 
Ain Fouara sous la neige

En raison de l'emplacement de Sétif sur les hauts plateaux, à 1100 m d'altitude, il s'agit de l'une des régions les plus froides en hiver en Algérie, elle voit fréquemment des chutes de neige annuelles allant jusqu'à 40 cm. La région enregistre en hiver une importante pluviométrie, mais qui n’est pas uniforme pour toutes les zones, en effet, si la zone du Nord reçoit 700 mm annuellement, la zone des hauts plateaux ne reçoit que 400 mm par an. Les crues éclair sont rares, mais se sont récemment produites autour du printemps et de l'automne. L'été est relativement chaud, où les vagues de chaleur extrêmes sont fréquentes vers le mois de juillet et août, où les températures peuvent parfois atteindre 40 °C.

EnvironmentModifier

Le champ de la ville de Sétif est caractérisé en particulier d’un couvercle végétarien faible loin de pourcentage minimale de l’équilibre écologique, ce pourcentage est estimé à 25 % de la superficie totale de wilaya. sachant que les forets représente 66.15 % de la superficie totale de wilaya dont 62750 hectares de forets naturelles et 39144 hectares de forets plantées qui représentent jusqu'à 41.38 % de la superficie totales des forets[5].

HistoireModifier

PrehistoireModifier

La Préhistoire de Sétif commence avec les premières traces d'occupation humaine, il y a environ 2 millions d'années, et s'achève avec les premiers textes carthaginois, au Ier millénaire av. J.-C..

Paleolithique inférieurModifier

L'ensemble de sites d'Aïn El Ahnech, à Guelta Zerka, comporte plusieurs locus qui ont livré des vestiges lithiques très anciens de type oldowayen, toutefois sans fossiles humains associés.

Site d’Aïn BoucheritModifier

Le site d'Aïn Boucherit a livré en 2018 des vestiges d'industrie lithique (outils en pierre taillée), datés entre 1,9 et 2,4 millions d'années[6].

Le 29 novembre 2018, la revue Science annonce la datation du site par quatre méthodes qui se corroborent[7] : la polarité géomagnétique négative rapportée au chron Matuyama, les datations par la méthode ESR, la biochronologie (les assemblages d'espèces fossiles) et la vitesse de sédimentation[8]. Aïn Boucherit pourrait être le troisième site africain le plus ancien après Lomekwi 3 au Kenya (3,3 Ma), et Kada Gona en Éthiopie (2,55 Ma)[9].

Site d’Aïn El AhnechModifier

Le gisement préhistorique d'Ain El Ahnech (la Source du Serpent, en français) est à quelques kilomètres à l'est de la ville, l'âge des vestiges lithiques est évalué par archéomagnétisme à d'environ 2.4 million d'années. Il s'agit d'un ancien lac, situé dans la commune de Guelta Zerka[10].

Le site fut découvert en 1947 par le paléoanthropologue français Camille Arambourg (1885-1969), au cours de ses recherches à visée paléontologique de dépôts continentaux dans la région de Sétif[11],[12]. Le 29 novembre 2018 est publié une découverte d outils datant de 2.4 millions d années, donc fait de ce site, au moment de sa découverte, le berceau de l'humanité avant celui de Tanzanie. Le professeur Sahnouni confirme cette découverte.

 
Outils atériens

Paléolithique moyenModifier

À partir d'environ 150 000 ans et jusqu'à 35 000 ans AP parait l'Atérien[13],[14].

L'Atérien a été défini en 1922 par Maurice Reygasse à partir de vestiges lithiques mis au jour sur le site éponyme de Bir el-Ater, dans la wilaya de Tébessa[15]. Les outils atériens sont l'œuvre d'Homo sapiens[16].

Vers la fin du Paléolithique moyen, de fortes pluies tombent au Sahara et au Nord de l'Algérie, qui connaissent alors un climat humide favorisant le développement des populations d'éléphants, de girafes, de rhinocéros et autres, que les Hommes chassent en grands nombres[17].

Paléolithique supérieurModifier

À partir de 25 000 ans AP émerge la culture capsienne, après un hiatus archéologique de plusieurs milliers d'années. Les fouilles archéologiques ont mis en évidence des armes de chasse très raffinées, faites de pierre, de bois et même de cordage.

Sétif d'aujourd'hui était une région qui a connu la culture ibéromaurusienne, ainsi qu'une autre culture, capsienne, qui a submergé plus tard.

Mésolithique et néolithiqueModifier

 
Répartition des principaux sites ibéromaurusiens et capsiens au Maghreb
Culture CaspienneModifier

La culture capsienne, ancêtre des libyens qui sont à leurs tour ancêtres des berbères, était une culture centrée au Maghreb, qui a duré de 10 000 à 6 000 avant notre ère. Elle a été nommée d'après la ville de Gafsa en Tunisie, qui était Capsa, à l'époque romaine et qui concentrée dans la Tunisie et l'Algérie moderne, certains sites étant attestés dans le sud de l'Espagne jusqu'en Sicile.

Les Capsiens qui habitaient des campements faits de huttes et de branchages[18] s'installaient généralement sur des sites à proximité d'un oued ou d'un col montagneux. À cette époque la plupart du Maghreb ressemblait à une savane, comme en Afrique de l'Est aujourd'hui, avec des forêts méditerranéennes uniquement en haute altitude[19]. Les Capsiens furent les premiers au Maghreb à domestiquer les ovicapridés et les bovidés [20]. Ils étaient considérés comme les premiers artistes du Maghreb, ils fabriquèrent divers objets, y compris des objets d'art décoratifs et des bijoux, tels que des colliers à partir de coquillages marins et diverses peintures abstraites et figuratives[21]. Les Capsiens se nourrissaient d'ovins et de bovins, ainsi que de produits agricoles, mais également d'escargots : En effet de vastes dépôts de coquilles vides d'escargots datant de l'époque capsienne furent retrouvés, notamment à Mechta Sidi El Arbi dans la wilaya de Constantine. Du point de vue anatomique les Capsiens étaient composés de 2 types ethniques : les Mechta Afala (Mechtoïdes) et les Proto méditerranéens dont certains pensent qu'ils auraient émigré de l'est, ces derniers assimileront les populations plus anciennes (les Mechtoïdes)[22]. La culture Capsienne est reconnue par les historiens linguistes comme l'ancêtre des langues berbères en Afrique du Nord, et la décoration de poterie capsienne est d'une grande ressemblance avec la décoration moderne de poterie berbère. Peu de choses sont connues de la religion des Capsiens. Toutefois, leurs pratiques funéraires (monticules de pierres, et de peintures figuratives) suggèrent que ces derniers croyaient en une vie après la mort[23].

AntiquitéModifier

Libye AntiqueModifier

 
Reproduction d'un ancien libyen, tel que représenté sur la tombe du pharaon Séthi Ier
 
Reconstruction du monde décrit par Hérodote.

La Libye antique (latin: Libya ; du grec ancien: Λιβύη, Libyē) désigne une ancienne région à l'ouest du Nil correspondant à l'Afrique du Nord-Ouest, autrefois appelée « Libye », territoire des Libyens anciens, ancêtres des Berbères modernes[24]. Les Berbères vivaient dans la région durant des milliers d'années, avant le début des rapports humains de l'Égypte antique. Les changements climatiques ont affecté les emplacements des colonies.

Plus étroitement, Libye pouvait également se référer au pays immédiatement à l'ouest de l'Égypte, à savoir, la Marmarica (Libye inférieure) et la Cyrénaïque (Libye supérieure). La mer de Libye ou Mare Libycum était la partie de la mer Méditerranée au sud de la Crète, entre Cyrène et l'Alexandrie.

À l'époque hellénistique, les Berbères étaient connus sous le nom de Libyens[25], un terme utilisé durant la Grèce antique pour désigner habitants de l'Afrique du Nord-Ouest et issu du nom de la tribu berbère des Libou, aussi connus des Égyptiens anciens. Leur territoire était appelé "Libye", et s'étendait de la partie Ouest de l'Égypte à l'Océan Atlantique. L'Égypte actuelle comprend d'ailleurs toujours aujourd'hui l'oasis de Siwa, qui faisait partie de l'ancienne Libye. Le Siwi, une langue berbère, est encore parlé dans cette région.

NumidieModifier

 
Carte des royaumes de Numidie occidentale et de Numidie orientale avant leur unification par Massinissa.

La Numidie (en berbère : Inumiden, 202 av. J.-C. - 40 av. J.-C., ) est un ancien royaume berbère, situé dans ce qui est maintenant l'Algérie, une partie de la Tunisie, et de la Libye, ainsi que l'extrême Maroc oriental au Maghreb. Ses fondateurs sont les Numides, un peuple berbère[26]. Le royaume était bordé à l'ouest par le royaume de Maurétanie, à l'est par le territoire de Carthage puis l'Afrique proconsulaire romaine, au nord par la mer Méditerranée et au sud par le désert du Sahara. La Numidie avait pour capitale Cirta (l'actuelle ville de Constantine). Le cœur de la Numidie se situerait donc dans l'actuel Constantinois, une plaine bordée par le Hodna, la Petite Kabylie et les Aurès.

La ville, d'origine numide, faisait partie du royaume des Massæsyles en l'an -225. Elle était également considérée comme capitale avant que Juba II lui ait préféré Cherchell. Jugurtha y livra une bataille à Marius.

Période romaineModifier

Durant la période de l'Empire romain la région s'appelait « Tamanouna ».[réf. nécessaire]

Elle est une partie intégrante de la province romaine de la Maurétanie Césarienne devenue la Maurétanie Sétifienne.

Jugurtha livré, Sitifis releva du royaume de Maurétanie, attribué successivement à Bocchus puis Boccuris, Juba II et enfin à Ptolémée de Maurétanie, assassiné à Lugdunum à l'instigation de Caligula.

Par sa situation stratégique, Sitifis intéressa Nerva qui y installa dès 96 une colonie de vétérans, la Colonia Nerviana Augusta Martialis Veteranorum Sitifensium. Claude réduisit la Maurétanie en province romaine, la divisa en deux, et rattacha Sétif à la nouvelle Maurétanie césarienne, capitale Césarée/Cherchell. En 290, Sétif devient capitale de la Maurétanie Sétifienne (actuelle Algérie orientale), détachée de la Maurétanie Césarienne. La nouvelle province relève alors du diocèse d'Afrique, relevant lui-même de la préfecture d'Italie.

La région de Sétif est un des greniers à blé de la Rome antique : Caput Saltus Horreorum (aujourd'hui Aïn-Zada) en est le siège[27].

On possède une lettre d'Augustin à Novat, évêque de Sétif.

Préludant à la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, un peuple germanique, les Vandales, menés par leur roi Genséric, (427 - janv. 477), passèrent d'Espagne en Afrique, en l'an 429, à la demande du gouverneur romain, le comte Boniface, révolté contre l'empereur Valentinien. L'itinéraire des Vandales en Afrique, de Tingi (Tanger) vers Carthage, passa par Sitifis atteinte probablement dès 430. Boniface vaincu, Genséric établit le siège de son royaume à Carthage en 439, forçant l'empereur à le reconnaître maître de l'Afrique « romaine ».

La ville conserve des vestiges des IIIe siècle et IVe siècle : remparts, temple, cirque, mausolée dit « de Scipion »...

Le produit des fouilles archéologiques est conservé et exposé au Musée Archéologique de la ville, et diverses stèles dans le jardin Abd el-Kader. Il est à mettre en relation avec le site de Cuicul / Djemila.

Période byzantineModifier

En 531, le roi des Vandales, Hildéric, fut renversé par l'usurpateur Gélimer, donnant à l’empereur romain d’Orient Justinien, anxieux de restaurer l’Empire romain, un prétexte d'intervention. Parti de Byzance (Constantinople/Istanbul), son général Bélisaire profita de soulèvements en Tripolitaine et du concours des Maures, qui lui permirent de prendre Carthage (533) puis Gélimer lui-même (534). Les Byzantins trouvèrent à Sitifis, une population réduite, du fait des prédations vandales. En 539, Sitifis redevint capitale d'une province « romaine » byzantine : la Mauritanie Première. À cette époque, Solomon édifia l'enceinte de la forteresse byzantine, dont les murs Ouest et Sud sont encore visibles.

Moyen-ageModifier

Période islamiqueModifier

La ville a été dirigée par différentes dynasties islamiques : Omeyyades, Abbassides, Aghlabides, Fatimides, Zirides, Almohades, Hafsides, Ottomans.

 
Amers Ghrabas

Selon Al-Yaqubi dans le kitab al-Buldan, repris par AA.Duri une fraction des arabes Banu Assad ibn Khuzaima du nom de Banu Usluja originaires d'Irak se sont installés à Setif à l'époque des Aghlabides[28] avec des non-arabes (persans abna) du Khorasan[29]

Sétif selon le géographe et historien Al-Bakri :

« La ville de Sétif est à deux journées d’El-Mecila (...) on arrive à Sétif, ville grande et importante, dont l’origine remonte aux temps antiques.' La muraille qui l’entourait fut détruite par les Ketama, partisans d’Abou Abd’Allah ash-Shi’i , et cela pour la raison que les Arabes leur avaient enlevé cette ville et les avaient obligés à payer la dime chaque fois qu’ils voulaient y enter. Elle est maintenant sans murs; mais elle n’en est pas moins bien peuplée et très florissante.' Les bazars sont en grand nombre, et toutes les denrées sont en grand nombre, Sétif est a dix journées de Kairouan, à dix journées de Gazrouna et à une journée de Tanaguelalt situé dans le voisinage de Mila. »[30]

Selon Ibn al-Athir ce fut à Sétif qui se déroula "la bataille de Sétif" entre les Arabes hilaliens et les Berbères almohades, qui se solda par la victoire des Almohades. le 27 avril 1153[31]

Des vestiges de cette époque arabo-musulmane furent exhumés au début des années 1980 et ils ont démontré des niveaux d’époque "arabe". Selon Khelifa Abderrahmane dans « L’urbanisation dans l’Algérie médiévale », les résultats de ces fouilles furent très intéressants et furent exprimés en ces termes : « La ville n’était pas totalement abandonnée et les vestiges des thermes servaient d’abri occasionnel aux hommes et au bétail. Le développement de la ville musulmane se serait fait d’abord au nord de la forteresse byzantine.»

Cette fouille a démontré que les premières maisons (musulmanes) avaient été construites avec des réemplois de pierres de taille renforcées sur leur face intérieure de cailloux liés à du pisé.

Les dates données par le carbone 14 varient entre 655 et 970 ap. J.-C.

La fouille avait mis au jour neuf bâtiments qui ont été datés entre l'an 810 (au temps des Aghlabides) et 974 (du califat des fatimides).

Une monnaie du calife fatimide ’Al Mu’izz avec un tesson de céramique figuré ont été trouvés dans le troisième sol.

Mais l’important est selon Khelifa Abderahmane que la fouille a pu dégager une typologie de l’habitat des Xe et XIe siècles pour cette région, avec des pièces plus longues que larges [32]

Période ottomaneModifier

Epoque moderneModifier

Période françaiseModifier

 
Blason de Sétif pendant la colocalisation française.

En 1838, la ville est prise par une colonne dans le cadre des opérations visant Constantine.

L'occupation est d'abord militaire mais très vite les civils affluent (ouvriers). Un premier plan urbain est mis au point par arrêté de 1843. Formation d'une petite ville européenne en 1846 mais difficulté d'installation. L'année suivante, le 11 février 1847, une ville européenne est créée par ordonnance royale avec une dotation de 2 509 ha de terre. Dès 1850 une colonisation agricole commence à apparaitre.

La colonisation se développe notamment sous le Second Empire, et provoque le développement de l'actuel centre-ville.

La construction de la gare de Sétif, sur la ligne Alger-Constantine, aurait été décidée par le conseil communal en 1877.

1926 marque une première ouverture de logements sociaux aux Algériens de Sétif.

Massacres de Sétif (1945)Modifier
 
Carte des Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en 1945

Sétif est le point de départ le 8 mai 1945 d'une série d'émeutes nationalistes réprimées dans le sang par les autorités coloniales françaises. Les manifestations et l'explosion de violence qui les accompagnent ont pour origine un projet d'insurrection nationaliste dont le but est de créer une "zone libérée" avec un gouvernement provisoire à la tête duquel se serait trouvé Messali Hadj. Mais ces plans doivent être abandonnés après l'évasion ratée de résidence surveillée de celui-ci et son transfert à Brazzaville. L'émeute de Sétif souvent présentée comme la conséquence de la colère populaire provoquée par la mort du porte drapeau Bouzid Saâl est en fait « une véritable insurrection armée qui a fait 23 morts et 80 blessés européens »[33]

 
Carte du déroulement de la manifestation du 9 mai 1945 à Setif

La nouvelle de l'émeute gagne rapidement la région. La manifestation d'indépendantistes à Sétif tourne à l’insurrection violente. La révolte gagne les villes voisines. La répression qui s’ensuit est démesurée et d'une brutalité extrême, faisant des milliers de morts parmi les manifestants. Cette répression est le fait de l'armée et des milices civiles. 3 700 hommes sont déployés dans la subdivision de Sétif (équivalente à deux départements français)[33].

C’est le gouverneur Chataigneau qui décrète l’état de siège. Il donne les pleins pouvoirs au général Henri Martin, patron de l’armée en Afrique du Nord pour « rétablir l’ordre d’urgence ».

La France annonce alors 103 morts européens et 110 blessés (84 tués dont 13 femmes pour la 1re journée d'émeute à Sétif et ses environs)[34] ; entre 600 et 1 500 Algériens tués ou blessés. 400 tués et 250 blessés par l'armée de terre, 200 morts par l'aviation, une dizaine de morts par la marine mais il faut ajouter 2 000 à 3 000 morts musulmans victimes de la réaction des civils qui dès le début des émeutes s'organisent en milices d'autodéfense[34].

Officiellement, le gouvernement Algérien a denombré 45 000 victimes, chiffre avancé dès l'été 1945 par le Parti du peuple algérien (PPA)[35]. En 2015, les historiens français François Cochet, Maurice Faivre, Guy Pervillé et Roger Vétillard, faisant le point sur les recherches récentes d'une dizaine d'historiens français, rappellent des évaluations entre 3 000 et 8 000 morts[33].

Époque contemporaineModifier

Algérie indépendanteModifier

Guerre civileModifier

DémographieModifier

La ville comptait 288461 habitants en 2008 ce qui l'a classé huitième au niveau nationale. La ville est le chef-lieu de la seconde wilaya la plus peuplée d'Algérie.

LangueModifier

 
Carte des langues natives de la province de Sétif


ÉconomieModifier

 
Le centre commercial et de loisirs Park Mall

Sétif possède un potentiel en sol assez important, une superficie agricole de 360.968,07 hectares et dont 23.994,64 hectares de terres irriguées. Cette agriculture repose essentiellement sur la céréaliculture. L'existence d'une base industrielle héritée des plans quadriennaux notamment dans le domaine du plastique auquel s'ajoutent quelques industries diverses crées par le privé dans la transformation alimentaire, textiles, matériaux de construction et ce grâce à la création de deux zone d'entrepôts et d'activité, peut permettre d'assurer la diffusion et l'essaimage des activités industrielles. Sétif recèle un important potentiel touristique constitué par le nombre important de sources thermales ainsi que des sites archéologiques et naturels peut être un élément dynamique pour développer l'activité touristique. Par sa position géographique et le réseau routier dont elle dispose, elle relie les espaces dynamiques à l'Est Constantine à l'Ouest Alger au Sud Est la Wilaya de Batna au Nord les ports de Jijel et de Bejaia. En outre la ville est traversée par une ligne de chemin de fer. Sétif possède un important potentiel de formation presque 9000 postes de formation professionnelle et spécialisée qui peuvent être réadapter au contexte actuel, et de deux pôles universitaires avec 5249 étudiants; ainsi les demandeurs d'emploi se présenteront sur le marché de travail avec une qualification diversifiée et de plus en plus élevée.

Par contre, la région se trouve face à plusieurs contraintes, dont; les contraintes naturelles comme la faiblesse et l'irrégularité de la pluviométrie, l'importance des gelées, la fréquence des vents chauds (sirocco)... Ces éléments ont des effets sur la végétation et les ressources en eau et agissent sur les rendements agricoles. Ainsi que des contraintes économiques, telles que: l'élévation des coûts des investissements dans les régions accidentés de la zone montagneuse...

AgricultureModifier

L'élevage ovin est très répandu dans la région de Sétif. Nous avons recensé trois catégories d'éleveurs: des éleveurs naisseurs, des éleveurs naisseurs et engraisseurs et des éleveurs spécialisés dans l'engraissement. L'effectif des troupeaux naisseurs varie de 10 à 50 reproductrices et plus rarement, jusqu'à 100 par éleveur et dépend directement des disponibilités en ressources pastorales. Ces ovins valorisent les produits de la céréaliculture (paille, orge, chaumes), pâturent la jachère et parfois des champs de céréales sinistrés. L'effectif ovin représente environ 85 % de l'effectif global avec environ 90000 brebis.

L'élevage bovin est très développé dans les zones périurbaines les plus favorables où l'on observe des cultures fourragères irriguées ou des prairies le long des oueds qui traversent l'agglomération du nord au sud, c'est notamment le cas de l'oued Boussallem. Il constitue une source de revenus conséquents pour les agro-éleveurs qui compensent les faibles revenus de l'agriculture. Il est traditionnellement orienté sur la viande, mais on observe la tendance à transformer le système bovin allaitant en système bovin laitier dans le cadre de la nouvelle politique agricole, qui stimule par des aides la production laitière. La structure de l'élevage bovin fait apparaître une prédominance des génisses (38 %) et des veaux (31 %), qui, à eux seuls, forment les 2/3 de l'effectif total; les vaches laitières viennent en troisième position avec près de 20 %, suivies des taurillons (7 %) et des taureaux reproducteurs (5 %). Les effectifs varient de 2 à 5 en moyenne, et jusqu'à 10 vaches laitières dans les élevages les plus structurés; ils représentent environ 15 % du total des effectifs gros bétail de la commune. La production laitière alimente les unités de transformation et les laitiers privés de la ville de Sétif.

L'élevage caprin seul est plus répandu loin de la ville, dans les zones boisées et accidentées. On le retrouve, particulièrement chez les agriculteurs privés. Dans ces élevages périphériques, le caprin est associé aux ovins; en revanche, la taille des effectifs est très faible et elle ne dépasse pas 10 têtes par éleveur. On le trouve davantage chez les éleveurs privés; il est destiné à la production marchande de viande, le lait étant autoconsommé.

L'élevage de volailles (l'aviculture) connaît un développement rapide, mais avec des systèmes d'élevage très dépendants des intrants, importés en grande partie. Elle est le fait d'élevage domestique, possédé et géré par les femmes et destiné à participer à la couverture des besoins alimentaires de la famille; l'excédent (poulets et œufs) est vendu au marché de la ville pour répondre aux besoins en trésorerie familiale; et d'élevage industriel, plus concentré sur la périphérie de la ville et détenu en grande partie par le privé. L'élevage de la poule pondeuse occupe près de 62 % des structures de cette activité, suivi de l'élevage du poulet de chair. Il est important de signaler que malgré la forte présence du privé, la Coopérative Avicole de la Wilaya (COOPAWI) tient une place importante dans le fonctionnement de cette activité. En plus de son activité de production, elle assure l'approvisionnement en poussins et aliments des aviculteurs privés de la commune et des autres régions.

L'élevage apicole est très peu présent dans le paysage agricole de Sétif. Il ne constitue, le plus souvent, qu'une activité de diversification auprès des agriculteurs. L'absence d'apiculteurs professionnelles est très remarquable dans le secteur privé, néanmoins toute l'activité de cet élevage est concentrée autour d'une seule coopérative spécialisée en apiculture (CASAPICOLE) qui assure l'approvisionnement des apiculteurs en moyens de production (ruches, produits de traitement, etc.).

IndustrieModifier

La ville de Sétif est dotée d’une base industrielle tournée essentiellement vers la plasturgie, l’agroalimentaire et les matériaux de construction.C’est ainsi que Sétif figure parmi les cinq premières zones pilotes devant accueillir les futures ZIDI (Zones Intégrées de Développement Industriel). Initiative menée par le Ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’Investissement. L’activité commerciale est également très dynamique avec plus de 12 000 PME, ce qui place la ville de Sétif au deuxième rang national, après la wilaya d’Alger. Présence de plus en plus conséquente d'entreprises chinoises, espagnoles, coréennes, allemandes et italiennes et française.

TourismeModifier

Ce secteur constituerait également un centre d’intérêt du fait que la ville de Sétif dispose d’un héritage culturel inestimable à travers ses sites archéologiques tel que: La nécropole orientale romaine, le quartier du temple, le quartier des basiliques, la muraille byzantine, la citadelle byzantine, le cirque, l’aqueduc, le mausolée de Scipion l'Africain, le musée national d’archéologie... Aïn El Fouara, située au centre ville de Sétif, constitue une représentation artistique imposante mais incontournable au regard du visiteur tout comme d’ailleurs celui, coutumier, du Sétifien. Un oeuvre de Saint Vidal construite en 1898.

Administration et politiqueModifier

 
Sétif entre 1962 et 1983

La commune de Sétif est créée dés le début de l’indépendance le 05 juillet 1962.

Organisation de la villeModifier

La commune de setif comprend 12 annexes administratives élaborent les activités qui affectent l’état civil des citoyens. Ces annexes sont: Centre-ville, Cite El Moustakbel, Cite Yahaoui, Cité 01er novembre, Bouaroua, El Hidhab, El Hassi, Ain Trik, El Baz, Chouf Lekdad, Chikh El Aifa, Tlidjan.

Maires de SétifModifier

Payasage urbainModifier

UrbanismeModifier

 
Cité Dallas
 
Vu aérienne de la ville


ArchitectureModifier

 
Centre-ville de Sétif


LogementModifier

Sétif et sa banlieueModifier

CultureModifier

CuisineModifier

Les plats de Berboucha est typiquement sétifien, un cousous principalement à l’agneau, les navets et les cardes, meme le nom est exclusive à la région. Chorba frik; une soupe

traditionnelle, est aussi très présente à Sétif, on en trouve du mouton, du frik (blé concassé), de la tomate, des épices, elle est souvent servie avec les Bourek (rouleaux de feuilles de bricks farcis avec de la viande et des legumes). Les tajines, le méchoui, Ghraif (semoule, farine, miel, eau).

Pour la patisserie local, on trouve: les makrout (gâteaux de semoule fourrés aux dattes trempés dans le miel), les cornes de gazelle, les griwechs (beignets aux graines de sésame avec du miel).

PatrimoineModifier

La ville recèle un patrimoine archéologique qui a poussé les services de l'UNESCO à conseiller l'aménagement d'un parc archéologique à visées touristique et culturelle. Néanmoins, celui-ci n'est toujours pas inscrit à ce jour à la liste du patrimoine mondial. L'un des monuments emblématiques de la ville est l'ancienne mosquée (El Masdjid el Atik) ainsi que la fontaine d'Ain El Fouara.

Le chant Sraoui en est originaire.

AttractionsModifier

MuséesModifier

La ville de Sétif a acquis une tradition muséale qui remonte à la fin du 19e siècle par le premier musée lapidaire du Ex-Jardin d’Orléans en 1896 (aujourd’hui Jardin de l’Emir Abdelkader), puis ce fut une salle d'exposition pour objets d'art au lycée Albertini en 1932 (aujourd’hui lycée Kerouani), ensuite l’Ex-Palais de Justice de la Wilaya a été mis à la disposition du Ministère de la Culture et du Tourisme pour abriter temporairement le musée à partir de 1965, un nouveau musée fût inauguré le 30 Avril 1985, le musée de Sétif était sous la tutelle en qualité de Musée Régional (Musée de site) jusqu'à sa promotion en Musée National en date du 07 Juin 1992[36].

Musée public national de SétifModifier

 
Musée public national de Sétif

Édifié à l'Est de l'ancienne citadelle en face de l'actuel siège de la wilaya, le musée public national, antérieurement nommé le musée national d'archéologie, est une vraie merveille, doté d'une salle de conférence, une de projection, une bibliothèque, une salle d'exposition, en plus des salles du musée d'archéologie qui recoupe la préhistoire l'époque Numide, Romaine, Byzantine et la période Musulmane[37].

 
La mosaïque du « Triomphe de Dionysos »

Ce musée est une mémoire en signes et en images de Sétif et de ses environs; c’est une véritable machine à remonter le temps, confortable et sans risque avec itinéraire en cinq escales : en passant de salle en salle, on découvre une histoire riche avec des collections d’objets variés : mosaïque splendides dont certaines sont unique au monde, objets de matériaux divers tels que la céramique, le verre, le bronze, la pierre… preuves concrètes des civilisations passées, des hommes qui vécurent ici et y laissèrent leurs empreintes[38].

La première escale, conduit au cœur de la préhistoire: la présence de silex taillé, de meules en pierre, de haches en calcaire confirme l’existence d’une civilisation humaine des premiers âges dans la région.

La deuxième escale, c’est la civilisation romaine qui a laissé, à Sétif, des preuves tangibles telles que des collections de céramique, de verre, de stèles funéraires et surtout de mosaïque exceptionnelle dont celle de Vénus, déesse de l’amour et de la fécondité dominant la salle des mosaïques; Bacchus, dieu du vin, occupe le centre d’une mosaïque unique au monde pour la richesse de ses couleurs, la facture de sa réalisation : Bacchus y est montré dans un moment de gloire victorieuse. Byzance a marqué sa présence par la finesse de sa céramique et sa mosaïque à inscriptions.

La troisième escale que propose le musée, aborde la période islamique avec une collection de poterie fatimide témoignant de la floraison artistique et du développement économique de Sétif à cette époque. L’art Hammadite est représenté par des fragments de céramique à décor épigraphique ; géométrique et floral : les colonnes et les chapiteaux en plâtre sculpté sont peints en couleurs verte et rouge.

La quatrième escale, c’est la salle de numismatique où sont exposées des pièces frappées à l’effigie des empereurs numides et romains alors que la monnaie musulmane se révèle par des pièces en or et en argent.

La cinquième escale, ce sont les mosaïques exceptionnelles dont s’enorgueillit le Musée de Sétif et qui forcent l’admiration de tous les visiteurs.

Monuments et sitesModifier

 
Monument aux martyrs de la première manifestation pour indépendance de l'Algérie


Saints et lieux de culteModifier

Parcs et jardinsModifier

 
Jardin Rafaoui (Ex-Baral) au centre ville


Sites de loisirsModifier

 
Le Park Mall vu du Park d'Attractions.

Le Park Mall de Setif est ouvert depuis mars 2016

Le parc d'attraction de Sétif constitue un point de loisirs et de tourisme en plein cœur de la ville.

CafésModifier

RestaurantsModifier

SportsModifier

Équipes sportivesModifier

La ville de Sétif dispose d'un club de football, l'Entente Sportive de Sétif (ESS) fondée en 1958, un club majeur dans la scène footballistique algérienne avec plusieurs titres nationaux (8 Coupes d’Algérie, 7 Championnats dont 2 doublés, et une Super Coupe d'Algérie), ainsi que régionaux et internationaux (2 Coupes Arabes des Clubs Champions, 2 Coupes d’Afrique des Clubs Champions, une Coupe Afro-Asiatique, et une Super Coupe d'Afrique).

La ville dispose aussi de deux autres équipes de football : l'Union sportive madinet Sétif (USMS) fondée en 1933 (finaliste en Coupe d'Algérie en 2005) et le Stade Africain Sétifien (SAS) fondée en 1947.

Lieux de sportModifier

 
Une vue aérienne du stade 8 Mai 1945

Stade 08 mai 1945Une nouvelle piscine olympique d’El Bez a été inaugurée en 2014.

Culture sportiveModifier

Événements sportifsModifier

 
Le tour de Sétif

Sétif est le lieu de deux compétitions cyclistes internationales :

Le Critérium international de Sétif : les cyclistes courent sur un circuit fermé de 40 tours totalisant 128 kilomètres. Le départ est devant le siège de la wilaya de Sétif, avenue du 1er novembre.

Le Tour international de Sétif : les cyclistes courent dans la wilaya de Sétif en trois étapes pour un parcours totalisant au total 346 kilomètres.

TransportModifier

RoutierModifier

FerroviaireModifier

 
Ligne de Tramway


AérienModifier

Sétif dispose d’un aéroport national (35 mn d’Alger par avion) et international (desservant les principales villes françaises):

  • Paris à 2 heures de vol
  • Lyon à 2 heures de vol
  • Marseille à 1 heure 30 de vol
  • Mulhouse à 2 heures de vol

InfrastructuresModifier

SantéModifier

SécuritéModifier

Lutte contre les incendiesModifier

Police et application de la loiModifier

BibliothèquesModifier

EnergieModifier

Eau et assainissementModifier

CimetièresModifier

EducationModifier

Enseignement primaire, moyen et secondaireModifier

Enseignement supérieur et rechercheModifier

MédiasModifier

Jumelages et partenariatsModifier

Personnalités liées à SétifModifier

  • Kateb Yacine, écrivain, y a vécu.
  • Ferhat Abbas, homme politique, y a vécu.
  • Kamel Bencheikh, écrivain, y est né.
  • Rabah Belamri, écrivain, y a vécu.
  • Rachid Bey, poète, y est né.

Notes et référencesModifier

  1. « Wilaya de Sétif : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. « François Decret, Les invasions hilaliennes en Ifrîqiya - Clio - Voyage Culturel », sur www.clio.fr (consulté le 27 mai 2019)
  3. Mohammed Harbi, « La guerre d'Algérie a commencé à Sétif », Le Monde diplomatique, mai 2005, p. 21.
  4. « Aperçu historique sur la région de Sétif », sur www.setif.com (consulté le 27 novembre 2015).
  5. a b et c « PDF »
  6. https://theconversation.com/des-traces-de-presence-humaine-de-2-4-millions-dannees-decouvertes-en-algerie-107655
  7. (en) Sileshi Semaw, Kamel Boulaghraif, Mohamed Medig et Abdelkader Derradji, « 1.9-million-and-2.4-million-year-old artifacts and stone tool–cutmarked bones from Ain Boucherit, Algeria », Science, vol. 362, no 6420,‎ , p. 1297–1301 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, PMID 30498166, DOI 10.1126/science.aau0008, lire en ligne, consulté le 10 mars 2019)
  8. « Méthode de datation - Comment estimer l'age d'un fossile - Hominidés », sur www.hominides.com (consulté le 10 mars 2019)
  9. « Gona, Afar, Ethiopia », sur www.stoneageinstitute.org (consulté le 18 décembre 2018)
  10. « Le gisement oldowayen d'Aïn El-Hanech », sur Setif.com, 1999-2018 (consulté le 25 septembre 2018)
  11. « Le gisement oldowayen d'Aïn El-Hanech », sur Setif.com, 1999-2018 (consulté le 25 septembre 2018)
  12. Camille Arambourg, 1947 et 1949a
  13. Denis Geraads, Jean-Jacques Hublin, Jean-Jacques Jaeger, Tong, H., Sen, S. et Toubeau, P. (1986) « The Pleistocene Hominid site of Ternifine, Algeria : new results on the environment, age, and human industries », Quaternary Research, 25, pp. 380-386.
  14. Pallary, P. (1905) « Caractères généraux des industries de la pierre dans l'Algérie occidentale », L'Homme Préhistorique, 3° année, n° 2, pp. 33-43.
  15. Maurice Reygasse (1922) - « Note au sujet de deux civilisations préhistoriques africaines pour lesquelles deux termes nouveaux me paraissent devoir être employés », in: XLVIème session de l'Association française pour l'avancement des Sciences, Montpellier, pp. 467-472.
  16. D. Lubell, « Continuité et changement dans l'Épipaléolithique du Maghreb », in : Le Paléolithique en Afrique, l'histoire la plus longue, Artcom', Errance, 2005, (ISBN 2-87772-297-X)
  17. Debénath, A., Raynal, J.-P., Roche, J., Texier, P.-J. et Ferembach, D. (1986) - « Stratigraphie, habitat, typologie et devenir de l'Atérien marocain : données récentes », L'Anthropologie, t. 90, n° 2, pp. 233-246.
  18. « Prothèse dentaire préhistorique ostéo-implantée », sur http://www.bium.univ-paris5.fr
  19. http://www.villedoran.com/p38.html
  20. http://www.mmsh.univ-aix.fr/ecoledoctorale/trjca/adelorme.htm
  21. « Prothèse dentaire préhistorique ostéo-implantée », sur http://www.bium.univ-paris5.fr
  22. http://www.codesria.org/Links/Publications/review_books/remaoun.pdf
  23. http://www.mondeberbere.com/histoire/camps/origines.htm#escargot
  24. Ernest Gellner, Islam : société et communauté. Anthropologies du Mahgreb, paris, Éditions CNRS, (lire en ligne)
  25. (en) Oliver, Roland, Fagan, Brian M, Africa in the Iron Age: c. 500 B.C. to A.D. 1400, Cambridge, Cambridge University Press, , p. 47
  26. (en) Claude Lepelley, « Numides », Encyclopædia Universalis,‎ (lire en ligne).
  27. Corpus inscriptionum latinarum : inscriptionum mauretaniae latinarum p. 1919 par Th. Mommsen, J. Schmidt, R. Cagnat, H. Dessau, [1].
  28. Al-Yaqubi, Kitāb al-Buldān
  29. (en) A. A. Duri, The Historical Formation of the Arab Nation (RLE: The Arab Nation), Routledge, (ISBN 9781136251788, lire en ligne).
  30. Al-Bakri (1014- 1094) op cit. p. 178.
  31. « IBN-ALATHYR : EXTRAITS DE L'Histoire des croisades », sur remacle.org (consulté le 3 octobre 2015).
  32. « L'urbanisation dans l'Algérie médiévale - persee.fr », sur www.persee.fr (consulté le 3 octobre 2015).
  33. a b et c François Cochet, Maurice Faivre, Guy Pervillé et Roger Vétillard, « Mai 1945, l'émeute de Sétif », La Nouvelle Revue d'histoire, no 79 de juillet - août 2015, p. 32.
  34. a et b La voix du combattant, page 8.
  35. Les Français d'Algérie : vie, mœurs, mentalité de la conquête des Territoires du Sud à l'indépendance. Pierre Mannoni. L'Harmattan, 1993, (ISBN 2-7384-1377-3), p. 272-273
  36. « Musée National d'Archéologie », sur setif.com
  37. « Musée National d'Archéologie », sur setif.com
  38. « Musée public national de Sétif », sur wilayasetif.dz

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Nacéra Benseddik, Nouvelles inscriptions de Sétif, BAA VII, 1977-79, p. 33–52
  • Nacéra Benseddik, Sétif, Dictionnaire du Monde antique, éd. PUF, Paris, 2005
  • Nacéra Benseddik et C. Lochin, Saturne et ses fidèles : à propos de stèles de Cuicul, Mopth. et Sitifis, colloque international sur l'Algérie antique : permanences, relations, représentations, identités et culture dans l'Algérie antique, Rouen, avril 2003 [2005], p. 261-292
  • Boucif Mekhaled, Chronique d'un massacre : 8 mai 1945, Sétif-Guelma-Kherrata, éd. Syros, Paris, 1995
  • Jean Louis Planche, Sétif 1945. Histoire d'un massacre annoncé, éd. Perrin, 2006
  • Roger Vétillard, Sétif, . Massacres en Algérie, éd. de Paris, 2008
  • Eugène Vallet, Un drame algérien. La vérité sur les émeutes de mai 1945, éd. Grandes éditions françaises, 1948
  • Radouane Ainad Tabet, Le en Algérie, Office des Publications Universitaires (OPU), Alger, 1985
  • Denise Morel, Sétif de ma jeunesse, éd. Gandini, 2001
  • Virginie Galbarini, Le Triomphe indien de Dionysos : étude descriptive et iconographique d’une mosaïque de Sétif, Bulletin annuel de l’ASAC-SAKA, 2005
  • Abdelkader Benarab, La Bataille de Sétif, éd. L'Harmattan, 2011
  • Abed Abidat, 8 mai 1945, tragédie dans le Constantinois - Sétif, Guelma, Kherrata... , éd. Images Plurielles, 2010

Articles connexesModifier

Liens externesModifier