Anse (Rhône)

commune française du département du Rhône

Anse
Anse (Rhône)
Blason de Anse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
(siège)
Maire
Mandat
Daniel Pomeret
2020-2026
Code postal 69480
Code commune 69009
Démographie
Gentilé Ansois
Population
municipale
7 178 hab. (2017 en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012)
Densité 471 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 06″ nord, 4° 43′ 05″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 358 m
Superficie 15,23 km2
Élections
Départementales Anse
Localisation
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Anse
Liens
Site web mairie-anse.fr

Anse est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.Connu sous le nom d’Asa Paulini, ce relais sur la voie romaine semble avoir développé une fonction résidentielle dans les derniers siècles de l’Empire romain. Elle passe au XIIe siècle sous le contrôle de l’Eglise de Lyon qui en fait une place fortifiée face aux sires de Beaujeu. Rien ne distingue plus des autres pendant des siècles ce modeste bourg du vignoble beaujolais. Il fait aujourd’hui figure de petite ville. Grâce à sa proximité de la métropole lyonnaise et à la commodité des liaisons autoroutière et ferroviaire  il s’est mué en quelques décennies en cité-dortoir.

Vue aérienne.

GéographieModifier

 
Confluence Saône-Azergues

Située aux portes du Beaujolais, à 27km au nord de Lyon et 6 km au sud de Villefranche/Sâone, la commune d'Anse s'étend sur une superficie de 1 523 hectares. Le confluent entre l'Azergues et la Saône se situe sur le territoire de la commune.

Lieux-dits et écartsModifier

Graves-sur-Anse

Communes limitrophesModifier

Description détailléeModifier

Le territoire de la commune d’Anse s’étend en rive droite de la Saône sur environ 15 km2. Il mesure 5 km d’est en ouest, dans sa plus grande dimension. Géologiquement, il est situé à l’articulation de deux éléments structuraux fondamentaux. Sa partie orientale à l’altitude de 170 mètres est une plaine constituée par les alluvions de la Saône à son confluent avec l’Azergues. Elle appartient au compartiment affaissé du Sillon formé par la Saône et par le Rhône. Par sa majeure partie au centre et à l’ouest Anse se rattache en profondeur au socle du Massif central. Par-delà une étroite terrasse d’alluvions anciennes entre 175 et 190 mètres d’altitude, apparaissent les sédiments du Jurassique inférieur (début de l’ère secondaire) déformés par le contre-coup du plissement alpin sous forme d’un pli anticlinal d’alignement nord-sud qui culmine vers l’altitude de 350 mètres. L’armature calcaire de ses deux versants est et ouest a assuré sa protection contre l’érosion.

 
Maison typique en pierre dorée à Anse.

La nature de ces deux éléments opposés détermine leurs potentialités respectives. Le couloir de plaine alluviale est un axe majeur de la circulation à l’échelle de l’Europe et a vocation à accueillir le trafic national et international. Ses sols profonds sont favorables aux labours pour la grande culture. La seule contrainte résulte des dangers d’inondation, les plus imprévisibles provenant non pas de la Saône déjà assagie par un long parcours de plaine mais de l’Azergues au flot plus impétueux au débouché des monts du Lyonnais et du Beaujolais et au régime très irrégulier sensible aux aléas de la météorologie. La majeure partie de la commune est soustraite par son relief à de tels risques. La terrasse d’alluvions anciennes a fourni les assises du centre historique. Sur les flancs de l’anticlinal la construction a été facilitée par la qualité de la roche calcaire qui allie à la solidité la beauté de sa teinte car ici commence le pays des pierres dorées. Les sols superficiels bien égouttés, la pente modérée et la bonne exposition aux rayons solaires ont favorisé la viticulture et mérité au territoire d’Anse de faire partie de la zone d’appellation Beaujolais.

EtymologieModifier

L’étymologie d’Anse est très controversée. La première mention de la localité apparaît au troisième siècle après J.-C. : Asa Paulini est le nom d’une étape de la voie romaine dite de l’Océan sur l’itinéraire d’Antonin. Un cartulaire de 885 la désigne sous le nom d’Ansa. On s’est autorisé de celle appellation pour la rapporter à la forme incurvée du cours de la Saône au droit de la commune. Le même type d’interprétation fait dériver le nom de la ville voisine de Trévoux des trois voltes (courbes) du tracé de cette rivière. Une autre tradition attribue à Jules César, conquérant de la Gaule, la fondation d’un camp fortifié dénommé Antium, déesse de la Fortune, à l’imitation de la cité homonyme du Latium, près de Rome. La proposition la plus solidement étayée dans le cadre de l’archéologie préventive dirigée sous la direction de Jean-Claude Béal traduit le mot asa par courant d’eau : la forteresse établie par les Romains pour mettre voyageurs et marchandises en sûreté et à l’abri des inondations aurait été reliée à la Saône par un chenal de 900 mètres dont le tracé correspondrait au cours actuel dévié de l’Azergues à partir de 1769. Le personnage de Paulinus à l’initiative de ce creusement ne peut encore être identifié[1].

HistoireModifier

L'occupation du site, très ancienne, est attestée par la découverte de divers objets datés de l'Âge du bronze, pointes de lances, hache, épées, une épingle à tête conique. Des pointes de lance gauloises en fer datées de l'âge du fer 2 ou la Tène comme divers autres objets, dont une petite coupe en terre noire, une assiette gauloise en terre cuite grise[2].

Temps gallo-romainsModifier

D’après les travaux les plus récents, il convient d’abandonner l’idée de la fondation d’une ville sur le territoire d'Anse dès les débuts de la conquête de la Gaule par Jules César, ainsi que de la présence d’un palais de l’empereur Auguste. Sans doute Anse se trouvait sur le tracé de la voie romaine de l’Océan de Lugdunum à Gesoriacum (la future Boulogne-sur-Mer) comme en témoigne la découverte d’une borne miliaire dans le quartier de Brianne, actuellement aux abords du sentier des Archers, datée entre les années 43 et 46 après J.-C. (1). Elle porte une inscription gravée : « AVDIVS DRVS F. / VSTVS GE / AXIMS / DESIG / TI. Claudius Drusii Filius / Caesar Augustus Germanicus / pontifex maximus. Tribunicae potestate / I... designatus ». Elle a été classée le [2].

En revanche, le développement de la civilisation gallo-romaine à la même époque est attesté depuis la découverte de la villa de la Grange du Bief en 1843 par J.F.A Peyré. Ce notable exerçait les fonctions de notaire puis de magistrat dans sa ville natale. Alerté par l’agriculteur propriétaire des lieux, il est intervenu en urgence pour la conservation des premiers vestiges dont un fragment de 7 mètres par 3 mètres d’une remarquable mosaïque transférée en 1910 au Château des Tours. A 1 km environ au sud-ouest du centre-ville, ce toponyme de Grange du Bief désigne depuis le Moyen Âge un groupe de bâtiments ruraux installé sur la terrasse des 190 -175 mètres et son rebord jusqu’au Bief des Moulins, ancien bras de l’Azergues. Cette villa est remarquable par sa superficie de l’ordre de 3,3 ha pour les seuls bâtiments et jardins intérieurs, ce qui lui a valu d’être comparée aux plus grandes connues comme celle d’Orbe, en Suisse romande. Il faut, en effet, y ajouter, entre autres, la présence d’un nymphée et de thermes qui témoignent de la fortune du propriétaire assise sur les revenus terriens et le transport fluvial, si près de la Saône. La mosaïque dite des proues de bateaux ornait la plus grande salle de l’aile orientale de la villa. Elle a été classée monument historique en 1908. Quelques fragments de décors muraux peints ont également été conservés. La date de l’année 100 est donnée comme repère de la construction de cette villa. C’est également au début de l’époque impériale romaine qu’aurait été construite sur le territoire de la commune la villa de Bancillon accrochée sur le coteau jusqu’à l’altitude de 200 mètres, à 700 mètres au nord du bourg sur une superficie d’environ deux hectares[1]. Quatre de ses mosaïques ont pu être identifiées [1] 

 
Pyramides Da Costa : la première porte le nom d'Asa Paulini et les proues de navire de la mosaïque

Le nom même d’Asa Paulini comme relais sur la voie de l’Océan selon l’itinéraire d’Antonin n’apparaît qu’au IIIe siècle. De cette époque (après 250 apr. J.-C.) date en effet la création de la forteresse enfermant le quartier de Châteauvieux. Quelques vestiges du mur d’enceinte en forme de D ont été conservés. D’une épaisseur de 3 mètres, il était ponctué de 11 tours espacées d’une trentaine de mètres. Sa superficie d’environ 1,3 ha est de dimension modeste par comparaison avec celle de Matisco (Mâcon) de 25 ha. On n’y a pas décelé de traces d’habitations car la forteresse avait pour vocation de mettre les voyageurs et plus encore les marchandises en sûreté ; elle jouait  ainsi pleinement son rôle d’étape. Le nom d’Asa, comme il a déjà été dit à propos de l'étymologie, peut être interprété comme « courant d’eau » et désignerait un chenal de 900 mètres assurant la jonction avec la Saône selon un tracé correspondant à celui de l’Azergues actuelle depuis sa déviation au milieu du XVIIIe siècle. Paulinus, auteur de ce creusement, n’a pas été identifié. Le raccordement de la forteresse avec la voie romaine était assuré par une courte bretelle[3].  

Des fouilles entreprises en 2017 dans le quartier de Saint-Romain ont mis au jour une partie d’une importante nécropole avec 140 tombes en inhumation datant des Ve et VIe siècles. Cette pratique, succédant à l’incinération, s’est vulgarisée avec la christianisation. Le saint Romain éponyme qui aurait vécu entre 390 et 460 avait acquis une grande popularité comme en témoignent les noms de très nombreux villages ou églises de paroisses en région lyonnaise. Du Ve siècle également date la fondation dans le même quartier d’une basilique appelée à un brillant destin comme siège de plusieurs conciles du XIe au XIIIe siècle. Ces indices concordants semblent conduire à une conclusion paradoxale : c’est en ces temps de décadence de l’Empire romain que le bourg d’Anse aurait connu son développement le plus important[4].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

L’histoire d’Anse pendant cette longue période se confond essentiellement avec la vie religieuse. Pendant le haut Moyen Âge, Saint-Romain joue un rôle central avec sa basilique mais aussi son hôpital et son cimetière. Cette basilique aurait bénéficié de toutes les attentions pendant la renaissance carolingienne de la part de l’évêque de Lyon Leidrade : « Le prieuré-cure et son église sont disposés de manière à recevoir une grande quantité de prélats et de prêtres… Il devint le lieu de prédilection choisi par les hauts dignitaires de l’Église pour y présider leurs conciles ». Au XIIIe siècle c’est l’église Saint-Cyprien, mentionnée pour la première fois en 1225, qui devient le centre de la paroisse. Elle devait le rester jusqu’en 1613, date à laquelle ce rôle sera tenu par l’église Saint-Pierre, d’ancienne fondation, située en-dehors du rempart médiéval[5],[6].

 
Château des Tours façade est

Au début du XIIIe siècle toute l’attention se porte sur le rôle de Renaud de Forez, archevêque de Lyon de 1193 à 1226. A une époque où les pouvoirs spirituel et temporel sont confondus, le prélat exerce automatiquement les fonctions de comte de Lyon. De par sa naissance ce fils du comte du Forez Gui II était idéalement placé pour souder l’unité entre ces deux comtés souvent rivaux dans le passé. La menace ne pouvait donc plus venir que des sieurs de Beaujeu. Déjà en 1140 le sire Humbert III de Beaujeu avait fondé Villefranche pour renforcer ses positions face aux chanoines-comtes du chapitre de Saint-Jean, richement dotés dans le secteur d’Anse. Si l’action de Renaud du Forez sur le plan pastoral a pu être contestée, personne n’a remis en cause son efficacité sur le plan politique. Face aux ambitions de Guichard IV le Grand puis de son fils Guichard V de Beaujeu il s’est mis en devoir de protéger sa frontière nord. Il apporte son soutien aux seigneurs de Ternand et du Bois-d’Oingt pour l’entretien de leur château et fait construire à Anse entre 1213 et 1218 l’imposant château des Tours dont la masse domine toujours la cité depuis 800 ans[7]. Pour éviter aux Ansois la tentation de changer de camp, ceux-ci ont été les premiers à bénéficier d’une charte garantissant leurs droits à gérer les affaires communales[8],[9].

Avec le rattachement du Lyonnais et du Forez au royaume de France au début du XIVe siècle sous le règne de Philippe le Bel disparaissait la menace d’une attaque beaujolaise mais la sécurité intérieure n’était pas garantie pour autant contre le brigandage armé. C’est pourquoi le besoin se fit sentir d’une nouvelle enceinte fortifiée. L’enceinte gallo-romaine avait déjà été renforcée à l’initiative d’Etienne de Rochetaillée, doyen du chapitre de Saint-Jean (1175-1210). Il y avait fait ouvrir une porte moderne et surélever les tours. Mais ce castrum vetus n’était plus à la mesure d’une population en forte augmentation. La première mention de ce castrum novum date de 1302. Au sud ses limites se confondaient avec celles du camp gallo-romain. Sur les autres côtés son tracé correspond aux actuelles rues des Remparts à l’ouest, du Père Ogier et Saint-Pierre au nord et de la Gravière à l’est. La communication s’effectuait par quatre portes : du Pont à l’est, du Marché ou Récepte au nord-est, Saint-Pierre ou du Trève au nord-ouest et des Tours à côté du château. La muraille en a été renforcée en 1359 ce qui n’a pas empêché la prise de la ville en 1363 avec la mise à sac du château.  On était alors en pleine guerre de Cent Ans. Pendant les périodes de trêve, comme ce fut le cas après le traité de Brétigny en 1360, les mercenaires sans emploi se livraient au pillage des contrées. Leur bande a été particulièrement active dans la région à partir de 1360. Sous la conduite de leur chef Seguin de Badefol ces « Tard-Venus » se sont emparés d’Anse qui a servi de base de leurs expéditions dans la vallée de la Saône et le nord du Lyonnais. L’Eglise ne put récupérer ses biens en 1365 qu’en s’acquittant d’une forte rançon. Les troubles devaient persister jusqu’en 1391[10].

Au plus fort de la Révolution, lorsque la lutte est engagée entre Montagnards et Girondins, on retrouve chez les habitants d’Anse la même division des esprits qu’au plan national, dans le contexte lyonnais. Au début de l’année 1790, lors des premières élections au poste de maire, les suffrages s’étaient portés sur Jean-François Bonamour, riche propriétaire terrien de 17 ha sur Anse et 7 sur Ambérieux d’Azergues. Son mandat n’avait duré que jusqu’au début de juillet car il avait été nommé membre du district de Villefranche et ne pouvait cumuler les deux fonctions. Il devait par la suite devenir administrateur au niveau départemental et résidait à ce titre à Lyon. Lorsque la ville s’est révoltée contre la dictature montagnarde du maire Challier, Bonamour a opté pour le camp girondin. Une fois la ville reconquise par l’armée montagnarde, il a été traité en adversaire du mouvement révolutionnaire et a fait partie des centaines de fusillés dans la plaine des Brotteaux. Son imposante demeure face à l’église Saint-Pierre, confisquée au titre de bien national sera vendue en 1795. Après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, elle sera rachetée en 1964 par la commune qui y transférera sa mairie depuis le château des Tours quatre ans plus tard. La situation avait évolué très différemment à Anse même et il s’était trouvé un noyau de montagnards convaincus et, de ce fait, en rupture avec les Girondins lyonnais. Leur triomphe avait été marqué par la réunion dans la ville des représentants des 17 communes du canton pour la célébration de la Fête de la Raison, déesse mise à la mode par Robespierre, le 14 frimaire de l’an II (30 novembre 1793). On s’était félicité de la disparition totale des prêtres, recueilli à la mémoire du vertueux Challier mort en martyr et on avait conspué les Muscadins : sous cette appellation péjorative était confondu l’ensemble du peuple lyonnais assimilé abusivement à sa seule jeunesse aristocratique.  Le nom, d’origine strictement local,  devait faire florès sous le Directoire pour stigmatiser les excès de la jeunesse dorée. Cet épisode avait été provisoirement conclu par la victoire des Montagnards : dans le même temps où Lyon était reconquise et rebaptisée Ville Affranchie, les Girondins ayant réussi à s’échapper ont été poursuivis par l’armée révolutionnaire et massacrés dans le bois d’Alix tandis que leur chef le général Précy parvenait à s’échapper[11].

De la Révolution à 1945Modifier

Avec 1 607 habitants au recensement de 1946, la population de la commune reste au niveau de l’année 1821 (1 622 habitants). On peut parler de stagnation démographique. Sans doute son territoire n’a pas été déserté comme ce fut le cas dans ce long intervalle de temps. Il n’y pas eu véritablement d’exode rural depuis le maximum de 1866 où avait été atteint le chiffre de 2 277 habitants. Malgré quelques aléas, la viticulture, prospère en cette terre beaujolaise, exige toujours beaucoup de bras. Le niveau des services commerciaux et artisanaux se maintient dans ce bourg chef-lieu de canton. A une époque de grande ferveur religieuse, la population consent une augmentation des impôts lorsque le conseil municipal prend le parti en 1853 de démolition de l’ancienne église saint Pierre et d’une nouvelle construction. Elle sera édifiée de 1859 à 1862 par l’architecte lyonnais Desjardins en pierre de Lucenay et consacrée par le cardinal archevêque de Lyon de Bonald. On attendrait davantage de transformations d’une localité située sur un grand courant de trafic et desservie depuis 1856 par l’axe ferroviaire majeur Paris-Lyon-Méditerranée.  La gare a été construite à partir de  1853 au lieudit Condamines et dispose d’un chef de gare. Mais cette desserte n’a induit aucun développement industriel[5].


Le cas de la scierie Bertrand ne saurait être objecté car les profits engendrés étaient tirés davantage de la commercialisation du bois que de sa valorisation. Du reste, elle ne semble guère avoir employé qu’une petite vingtaine d’ouvriers. Elle avait été fondée en 1826 par Antoine Bertrand, dont le père, haut-alpin, était venu s’installer à Anse. Son implantation à proximité de la confluence de l’Azergues et de la Saône a pu favoriser au début son approvisionnement en bois par flottage depuis les forêts du département du Rhône, du Jura et des Vosges   mais à partir de 1856, la desserte ferroviaire a permis des apports d’autres régions françaises ainsi que des importations de Scandinavie (Norvège, Suède), d’Europe centrale (Allemagne, Autriche, Suisse) voire même des Etats-Unis. Constamment modernisé, le sciage manuel a fait place à une scie circulaire actionnée par une machine à vapeur en 1867.  Les ateliers ont été reconstruits après les incendies de 1902 et 1929 et maintenus en activité pendant quatre générations jusqu’à leur fermeture en 1964. (les derniers stocks  seront liquidés  en 1984). Le souvenir de la famille  Bertrand s’impose toujours aux Ansois. Antoine, le petit-fils du fondateur (1854-1950) a assumé des charges d’adjoint municipal sous les mandatures de Claude Beau et Eugène Bussy. A défaut d’un nom de rue, un espace Bertrand est conservé sur une partie des anciennes emprises foncières. Il a été inauguré officiellement en 1997[5].                               

 La paisible cité ansoise ne devait pas être épargnée par les drames du XXe siècle. Elle a payé son lourd tribut à la défense du pays lors de la Grande Guerre de 1914-18. Si la courte rue de Verdun est un rappel assez discret des combats, le plus grand soin a été apporté au monument aux morts, dont la construction a été confiée à des artistes en renom Il a et a été inauguré en octobre 1921 en commémoration du sacrifice de 56 de ses enfants.

La Deuxième Guerre mondiale va laisser des traces beaucoup plus obsédantes dans la mémoire des Ansois même si la municipalité mettra parfois un certain retard à pérenniser ces tragiques événements par des monuments ou des noms de rues et de places. L’évocation de la Résistance reste assez discrète. En 1972 a été dénommée l’impasse des frères Rey, dont Maurice, fusillé par les Allemands le 23 août 194 à l’âge de 27 ans. Discrète mais avec une particularité. En 2014 a été inaugurée la stèle des « Justes parmi les nations » en reconnaissance du dévouement de plusieurs familles ansoises qui ont hébergé des juifs pendant l’Occupation allemande. Une mention spéciale doit être faite à Jacques Sperber à qui l’on doit cette initiative. Né à Paris en février 1942 et recueilli par une famille ansoise, le bébé n’a que 30 mois lorsqu’il est enseveli sous les décombres après le bombardement du 28 août 1944. Il y restera 36 heures à côté du cadavre de sa mère avant son transfert à l’hôpital de Villefranche-sur-Saône jusqu’en octobre. Recueilli par la famille Lafontaine, il retrouvera son père rescapé des camps d’Auschwitz et de Bergen-Belsen au printemps 1945[12].

C’est par ce bombardement anglo-américain à partir de la Corse que commence le 28 aout 1944 la phase héroïque de la libération de la ville. A partir de la côte varoise où a eu lieu le débarquement allié le 15 août, une offensive éclair amène en une quinzaine de jours les troupes de la Première Armée du général Delattre de Tassigny aux portes de Lyon. L’objectif est de couper les voies de la retraite à l’armée allemande. Dans cette perspective, les ponts sur l’Azergues sont d’un intérêt stratégique. Les bombes lâchées par les B65 basés en Corse provoquent des dommages mineurs sur les deux ouvrages : « le pont routier garde l’essentiel de son arche centrale, la chaussée fissurée va permettre le passage immédiat des derniers convois allemands ». Les dommages sur l’arche centrale du pont ferroviaire sont à peine plus sérieux. En revanche, le quartier de la Gravière a été détruit et on déplore 22 victimes dont cinq enfants[13],[14],[15]

La libération de la ville suivra 6 jours plus tard. Pour vaincre la résistance ennemie sont à l’œuvre le 68e régiment d’Artillerie d’Afrique et, à flanc de colline, le premier bataillon de Zouaves. Les tirs sur le clocher de l’église saint Pierre supposée poste d’observation allemand est l’épisode le plus spectaculaire des combats. La flèche s’enflamme et s’écrase sur le parvis. La bataille, qui aura duré une douzaine d’heures prend fin à 18 h 30. Le bilan s’établit à 6 morts et 17 blessés parmi les Zouaves et 6 blessés dans d’autres unités. Les Allemands ont perdu entre 20 et 25 soldats dont les corps seront transférés dans le cimetière militaire de Dagneux.  Le souvenir de ces événements sera consigné dans les noms des principales artères de la ville. L’avenue de la Libération a été ouverte à la circulation en 1971 dans le quartier de la Gravière détruit par le bombardement ; la rue Bourneuf est rebaptisée rue du 3 septembre1944 en 1959 et la route vers la Loire prend le nom de la Première Armée en 1972. Pour la célébration de l’armistice a été créée la place du 8 mai 1945 devant le château des Tours et on y a édifié le monument aux morts de la Deuxième Guerre mondiale dès septembre 1948. Mais la municipalité a souhaité élargir la reconnaissance de la ville au général Leclerc, le fameux chef de la Deuxième Division blindée en lui consacrant une avenue en 1983. Au total, tant de marques ont été faites du conflit qu’un conseiller en est venu à demander : « A quand une rue de la Paix »[5] ?

De 1945 à nos joursModifier

Le fait majeur est le considérable essor démographique. Alors que la population avait stagné depuis la Révolution autour de 2 000 habitants, elle passe de 1 607 en 1946 à 7 094 en 2018 soit une multiplication par 4,4. Le coteau qui s’élève au-dessus du noyau urbain historique, en bonne exposition vers l’est et le sud-est change de visage. Le paysage était celui d’un vignoble structuré sous forme de domaines. En leur centre des demeures de prestige, (châteaux du Jonchay, de La Fontaine, de Bassieux ; maison forte de la Gonthière, avec leurs communs : cuvage, logement des vignerons). La vague de l’urbanisation va submerger ce territoire.

 
Lotissement de la Dame blanche

La politique de lotissements a connu une particulière accélération à la fin des années 1970 sous l’impulsion d’un maire au dynamisme exceptionnel, influent au niveau départemental en tant que vice-président du Conseil général : Michel Lamy (1977-1989). Le lotissement de la Dame Blanche a cependant été laissé à l’initiative privée. Les GTM en ont été les promoteurs. Il est situé en continuité relative du vieux bourg, sur la route de Lucenay sur le territoire du château du Jonchay. Les fouilles conduites de novembre 1977 à juin 1978 ont confirmé l’existence d’un passé gallo-romain, à proximité de la Grange du Bief. Elles ont exhumé de nombreux vestiges (thermes, poteries, lampes à huile…) qui sont venus s’ajouter à une statue de femme en marbre de Paros découverte dès 1845 et dénommée Dame Blanche. Afin de rattacher le lotissement à ces racines bimillénaires, la voie centrale a été dénommée Asa Paulini et les 117 pavillons regroupés autour de cours ont reçu des noms évocateurs (des Thermes, des Amphores, des Centurions, du Cirque, du Temple, des Jarres, des  Chars). Dans l’attente d’une reprise dans l’espace communal, une association syndicale avait été créée pour la gestion des espaces communs[5].  

 En revanche la commune s’est directement impliquée dans les autres opérations de lotissement mais elle s’est assurée le concours de l’OPAC du Rhône dont le directeur   Désiré Trait a fait preuve d’un esprit coopératif très soutenu. Sa mémoire en a été perpétuée par la nomination de la rue principale au cœur du lotissement de Brianne. Ce nom est celui d’une ancienne fondation médiévale du XIIe siècle par les Dames de Brienne, de l’ordre des Clarisses autour d’une source intarissable, déjà signalée en 970. Le contrôle religieux des lieux avait été repris par les Frères des Ecoles Chrétiennes au XIXe siècle après un temps d’appropriation bourgeoise par achat au titre des Biens nationaux. A partir de 1977-79 ont été construits   63 pavillons distingués par des noms d’oiseaux (Alouettes, Fauvettes, Mésanges, Rossignols, Pinsons, Colombes, Bergeronnettes). Dans un souci d’accompagnement aux personnes fragiles en contiguïté a été aménagé un foyer d’accueil de jour et d’hébergement de handicapés dont la gestion est confiée à l’AGIVR (Association de Gestion des Instituts de Villefranche et de la Région)[5].

La création du lotissement de Bassieux est quasi contemporaine (1980-82). Il  a d’abord été appelée ouest Jonchay mais est mieux dénommé en mémoire d’un ancien vignoble  devenu en 1780 la propriété d’un notable. La résidence a été  transformée en château au XIXe siècle . Pierre Sain, son propriétaire, a été maire de 1800 à 1805. 20 villas ont été édifiées et 42 autres lots déterminés. L’urbanisation de ces premières pentes appelait l’aménagement d’une artère courant parallèlement à la route nationale :  l’ouverture de cette rue de l’Europe doit encore être attribuée au maire Michel Lamy.

La fièvre immobilière ne s’est pas ralentie sous les mandatures de Jean-Pierre Pinault (1989-1995) et de son successeur, l’actuel maire Daniel Pomeret. Les opérations les plus significatives sont toujours à flanc de coteau en direction du nord. Elles ont été effectuées sous la forme de ZAC (Zone d’Aménagement Concerté).  Le château La Fontaine dont la construction date de 1683 porte encore témoignage de l’existence d’un très ancien domaine   viticole, un temps légué au diocèse de Lyon (1842-1905). En 1998 l’OPAC du Rhône est devenu concessionnaire des 6 hectares alentour. A été programmée la construction    de 120 logements en habitat individuel, groupé et collectif. L’année suivante a été créée à proximité la ZAC de la Citadelle. Elle a hérité son nom d’une légère bosse de terrain et non celui du notaire de Villefranche-sur-Saône qui y avait construit sa résidence en 1771 au cœur d’un autre domaine viticole dont témoignait une cave voûtée et des communs. Il a été prévu la construction de 290 logements sur 14 hectares[16],[5].

A cet essor démographique n’a pas correspondu un développement économique avec création d’emplois autres que ceux des services classiques à la population résidente. En 2019, sur une population active de 3193 personnes, 686 seulement travaillent dans la commune soit 21,4 %.Les secteurs de l’administration, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale représentent 15,9 %. Si on y ajoute les 62,2 % qui se consacrent aux commerces, transports et services divers on parvient à un total de 78,1 %. Il parait également logique de considérer que les entreprises du bâtiment et de la construction en général (12,5 %) travaillent prioritairement pour les Ansois. Ces trois catégories regroupent dont les 9 dixièmes des emplois locaux. Le nom de   zone industrielle de Saint-Romain, étirée entre la voie ferrée et l’autoroute A46, est donc trompeur : ce secteur ne mobilise que 5,9 % des actifs en 39 entreprises dont aucune ne dépasse les 50 emplois. Les trois quarts des actifs migrent donc quotidiennement pour leur travail en voiture   et 14,3 % par les transports en commun surtout  le train grâce à la halte ferroviaire. Donc Anse peut être qualifiée de ville dortoir[17].



Une inscription du VIII des calendes d'avril () de l'obituaire de l'église de Lyon, mentionne qu'Artaud, vicomte de Lyon, aurait donné Lucenay (Luccennacum) à l'église de Lyon, A. Bernard la date de 980[Note 1],[Note 2],[Note 3],[18],[19],[20].

RésultatsModifier

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Jean-François Bonamour    
Pierre Beau    
Jean Nesme    
Jean-Marie Purel le jeune    
Joseph Beau    
Claude Germain    
Pierre Sain    
Claude Germain    
Jean-François Creyton    
Joseph Sain    
Sébastien Revin    
Jean Sarton du Jonchay    
Jean Clairet    
Émile Durillon    
Arthur Brenans    
Antoine-Philibert Laverrière    
Claude-Antoine Régipas    
Claude Beau    
Eugène Bussy UR Agriculteur
Sénateur du Rhône (1920 → 1927)
Conseiller général du canton d'Anse (1910 → 1922)
Jean Vacher   Agriculteur
Étienne Blondel    
Marcel Reby MRP Agriculteur

(décès)
Michel Lamy UDF-CDS Médecin
Conseiller général du canton d'Anse (1979 → 1989)

(décès)
Jean-Pierre Pinault   Cadre EDF
En cours Daniel Pomeret UDF puis PR-UDI
puis MRSL
Expert-comptable
Conseiller général (1998 → 2015) puis départemental du canton d'Anse (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2017, la commune comptait 7 178 habitants[Note 4], en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2701 2861 1341 6221 6611 7211 7502 0281 961
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0312 1412 2772 0362 0551 9681 9921 9572 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0702 0841 9541 7481 7631 7641 7041 6072 091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 2902 6303 1163 7054 4584 7444 9966 2517 094
2017 - - - - - - - -
7 178--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Les écoles maternelles :

/* Ninon Vallin */

  • Paul-Cézanne
  • Saint-François

Les écoles primaires :

  • Marcel-Pagnol
  • Saint-François
  • René-Cassin

Le collège :

  • Asa Paulini

La MFEO (Maison Familiale d'Education et d'Orientation) :

  • La Petit Gonthière

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La Fête des conscrits a lieu chaque année, le dernier week-end de février.

SportsModifier

Les clubs :

  • Basket
  • Football
  • Tennis
  • Judo
  • Escalade
  • Tennis de table
  • Haltérophilie
  • Badminton
  • Randonnée
  • Danse
  • Tae Kwon DO
  • Yoga
  • Gymnastique
  • Viet Vo Dao
  • Paddle
  • Futsal
  • Boule

Cadre de vieModifier

Anse se compose de :

  • 1 Centre commercial
  • 1 Gare SNCF
  • 10 Arrêts de bus
  • Une vingtaine de Restaurants, Pizzéria, Kebab, etc.
  • 10 Salons de coiffure
  • 5 Boulangeries, Pâtisseries
  • 5 Banques
  • 3 Bouchers
  • 3 Caves
  • 3 Agences Immobilières
  • Et encore plus de 100 Commerces

EnvironnementModifier

Anse comporte :

  • 1 Déchetterie
  • 5 Parcs à chien
  • Ramassage des ordures ménagères 2 fois par semaine
  • Un service de Déneigement

JumelageModifier

La commune est jumelée avec   Loßburg (Allemagne).

ÉconomieModifier

TourismeModifier

 
Le chemin de fer touristique.
  • Le chemin de fer touristique d'Anse

Le chemin de fer d'Anse, construit en 1968, relie le pont de l'Azergues au plan d'eau du Colombier. Son parcours fait 2,5 km avec une voie de 38 cm, ce qui le rend unique en France.

  • Le plan d'eau du Colombier

Le plan d'eau est un espace naturel de 64 ha. Aménagé pour la baignade et les loisirs, on y trouve un parcours de santé et un sentier pédestre. L'accès est libre toute l'année et la baignade y est surveillée durant les mois de juin, juillet, août.

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine religieux, civil et spirituelModifier

  • L'église Saint-Pierre, dont le clocher détruit lors des bombardements de la ville en 1944, est reconstruit par la suite en béton, lui-même remplacé part une flèche métallique en 2006. Sa sacristie (et la baie du mur ouest de la sacristie) ont été inscrites monument historique le . Elle possède trois plaques funéraires gallo-romaines en marbre gravé et la plaque funéraire d'un bourgeois d'Anse mort en 1309, objets classés le [26].
  • Habitat gallo-romain de la Grange du Bief classé monument historique par arrêté du .
  • Le castellum romain : vestiges de rempart, d'enceinte et de mur, le tout est classé monument historique en 1935[27]. La borne milliare datée de 43 est elle aussi classée. Deux cippes, des stèles en pierre de taille datant du IIe siècle et situées au départ du chemin de Graves ont été classées le [2].
  • La mairie possède un sol gallo-romain découvert en 1864 et classé le .
  • Le château des Tours du XIIIe siècle était le siège de la juridiction des chanoines Comtes de Lyon désignés par l’expression les « Barons d’Anse », il est propriété de la commune a été classé monument historique le . Rénové en 2008, il est désormais doté d'un petit musée archéologique.
  • Le château de la Fontaine est un château Renaissance classé MH . Au bord de la RN6 dans le mur d'enceinte de ce château s'inscrit un portail en bois clouté. Dans la partie haute les clous donnent le date: 1710. Malheureusement ce portail tombe en ruine et a même été partiellement volé . Une tôle bouche le trou, seule la partie haute subsiste. Derrière ce portail une nymphéa alimente un vivier.
  • Le château de Saint-Trys construit à la fin du XVIIe siècle est inscrit MH ainsi que ses décors intérieurs.
  • Le château du Jonchay est attesté depuis 1326 mais le château actuel date du XVIIe siècle[28].
  • Le château des Bassieux.

Patrimoine environnemental et touristiqueModifier

  • Le « petit train », ligne de 2,5 km à voie de 0,38 m au départ d'Anse vers le lieu-dit Le Colombier, avec desserte du camping « Les Portes du Beaujolais ».
  • Depuis 2010, l'écomusée « Engrangeons la Mémoire » a ouvert ses portes. Il retrace l'histoire d'une famille paysanne durant la guerre de 1914-1918.

Espaces verts et fleurissementModifier

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[29].

BlasonnementModifier

DeviseModifier

Notes et référencesModifier

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NotesModifier

  1. Uniquement cité par A. Bernard (1867)
  2. Lucenay étant situé sur la rive gauche de la Saône. L'absence de date et l'onomastique ne permettent pas de placer cet Artaud précisément dans aucune des familles utilisant ce prénom : comtes du Lyonnais, seigneurs de Beaujeu, et vicomtes de Mâcon.
  3. Lucenay jouxtant Anse au nord, et Anse possédant une forteresse dès 952, cette inscription peu laisser envisager une seconde vicomté, peut-être non héréditaire, sur la rive droite de la Saône. Ou encore cet Artaud serait tout simplement Artaud Ier, comte de Lyon avant 960.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b et c Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le Poutan, , 64 p. (ISBN 978-2-37553-020-7), p. 22-38
  2. a b et c Base Palissy
  3. Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le Poutan, , 64 p., p. 50-53
  4. Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, Villefranche-sur-Saône, le poutan, 64 p., p. 54-61
  5. a b c d e f et g Guy Jouannade, Histoire du nom des rues Anse, Anse, IRCATEM, , 238 p. (ISBN 978-2-9136-6603-0), p. 111-112
  6. Guy Jouannade, Anse en Beaujolais guide du patrimoine, Anse, IRCATEM, , 80 p., passim
  7. Bernard Berthaud et alii, Archevêques de Lyon, Lyon, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 191 p., p. 52-70
  8. Bruno Galland, Les fortifications de Renaud de Forez archevêque de Lyon, Neuchâtel 2010, Paris 2012, Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 2010, 2012, ensemble de l'ouvrage
  9. André Latreille (sous la direction de), Histoire de Lyon et du Lyonnais, Toulouse, Privat, , 511 p., p. 102
  10. L. Pagani, Histoire de Chazey-d'Azergues en Lyonnais, , 528 p., p. 179-188
  11. D. Morin et C. Mercier, Le canton d'Anse, l'histoire et l'anecdote, Paris, Le livre d'histoire, , 422 p. (ISBN 2-84373-731-1), p. 48-54
  12. Guy Jouannade, Anse en Beaujolais, guide du patrimoine, Anse en Beaujolais, IRCATEM, , 80 p. (ISBN 978-2-913666-11-5), p. 17-18
  13. Bernard Descroix, Anse 1939-45, une petite ville dans la tourmente, Villefranche-sur-Saône, Société d'Archéologie du Beaujolais, 355 p., ensemble du livre
  14. Au 70e anniversaire de la Libération, un habitant s’exprime
  15. Guy Jouannade, Enigme de la Libération Anse 3 septembre 1944, Anse en Beaujolais, IRCATEM, , 126 p., ensemble du livre
  16. Henri Hours (sous la direction de), Pré-inventaire des monuments et richesses artistiques département du Rhône, Conseil général du Rhône, , 148 p.
  17. « commune d'Anse », sur INSEE
  18. A.Bernard 1867, p. 2
  19. G.Guigue 1867
  20. P.Juenin 1733
  21. Les maires d'Anse de 1790 à aujourd'hui
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  26. base Palissy
  27. Base Mérimée
  28. site de la mairie d'Anse
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Auguste Bernard, Essai historique sur les vicomtes de Lyon, de Vienne et de Mâcon du IXe au XIIe siècle, Montbrison, (lire en ligne)
  • Georges Guigue et Antoine Vachez, "Note sur l'obituaire de l'église de Lyon",
  • Pierre Juenin et Antoine Vachez, "Nouvelle histoire de l ́abbaïe royale et collegiale de Saint Filibert de Tournus", Dijon, (lire en ligne), p. 111
  • Jean-Claude Béal, Anse gallo-romaine et sa région, éd. du Poutan, Villefranche-sur-Saône, 2017
  • Guy Jouannade, Anse en Beaujolais, guide du patrimoine, éd IRCATEM, Anse, 2018
  • Guy Jouannade, Histoire des noms de rues : Anse, éd. IRCATEM, Anse, 2010
  • Bernard Descroix, Anse 1939-1945, une petite ville dans la tourmente, Villefranche-sur-Saône

Articles connexesModifier

Liens externesModifier