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Télé Lyon Métropole

Chaîne de télévision lyonnaise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir TLM.

Télé Lyon Métropole
Logo de TLM
Logo de TLM

Création
Disparition
Propriétaire Alain Weill (Altice France) au travers de la Société Anonyme Lyonnaise de Télévision (SALT)
Slogan TLM, la télé qui vous play.
Langue Français
Pays Drapeau de la France France
Statut Généraliste locale privée
Siège social 91 Cours Charlemagne
69002 Lyon
Chaîne sœur BFM TV, BFM Business, BFM Paris, RMC Story, RMC Découverte, RMC Sport News, RMC Sport
Site web fermé
Diffusion
Analogique Non Non (coupée le 15 juin 2011)
Numérique Oui Oui
Satellite Non Non
Câble Oui Oui
IPTV Oui Oui
Chronologie

Télé Lyon Métropole, est une ancienne chaîne de télévision généraliste locale privée française de la métropole lyonnaise lancée en 1988 par Roger Caille. Elle disparaît le 2 septembre 2019, remplacée par BFM Lyon.

Histoire de la chaîneModifier

Des débuts difficiles 1988-1992Modifier

Télé Lyon Métropole (TLM) est créée le par feu Roger Caille, également patron à la même époque, de Jet Services, deux antennes situées dans la tour du Crédit lyonnais et commence à émettre sur le canal 25 (fréquence hertzienne VHF analogique 503.25 Mhz) depuis le 21 boulevard Yves-Farge sur l'agglomération lyonnaise le . Le maire de Villeurbanne, Charles Hernu, fut son premier invité.

Mais quelques jours après la première émission, un scandale éclate déjà en interne : un des collaborateurs de TLM, Pierre Carles, détourne un reportage[1] à des fins politiques, en pleine période électorale municipale, ce qui n'a pas du tout plu à sa hiérarchie, ni aux politiques d'ailleurs. De ce fait, quatre têtes sont tombées : Pierre Carles lui-même, entraînant avec lui Roger Caille (président de la chaîne), Philippe Desmoulins (Directeur Général) et Alain Garlan (Directeur Antenne). Une nouvelle équipe est mise en place très rapidement avec l'arrivée de Jérôme Bellay le 14 juin 1989[2]. Le jeu des chaises musicales a commencé pour cette toute nouvelle chaine lyonnaise. En seulement 4 ans, elle a connu de nombreux directeurs d'antenne et directeurs généraux.

La plupart des émissions étaient en direct la journée et rediffusées en fin d'après midi et le soir. La programmation généraliste de l'époque mettait en avant les séries, les jeux, les dessins animés et les films et peu de place pour l'information de proximité, seulement deux éditions de 20 minutes à 19h et 22h30. La programmation, « trop généraliste » pour concurrencer les autres chaînes, ne serait-ce que FR3. Cette voie fait du tort à la chaîne et, le succès n'étant pas au rendez-vous, les finances de TLM sont dans une situation difficile et les dirigeants successifs finissent par jeter l'éponge dès novembre 1991 TLM s'installe à Saint-Étienne la chaîne reste à Lyon avec les programmes de la loire il aura des clips musicaux de MCM des films entre rediffusions et inédits des émissions des infos des quelques séries entre rediffusions et inédits puis retransmission en direct avec le football pour l'AS Saint-Étienne et le cyclisme pour les 2 étapes du tour de France celui de Saint-Étienne et les 2 autres partout dans la loire sur le canal 52 pour la chaîne no 7 jusqu'au 30 août 1992.

L'ère Campana 1992/1993Modifier

André Campana, le patron de TV8 Mont-Blanc, qui a créé une filiale nommée Lucie SA en 1985, reprend TLM en avril 1992[3], malgré la contestation du personnel de la chaîne du fait du concept que souhaite apporter Campana à Télé Lyon Métropole : l'auto-financement par le biais de publireportages. Malgré les investissements menés dans de nouveaux programmes, les faibles recettes publicitaires et les frais importants des réémetteurs de TLM et de la 8 font basculer la holding dans la chute économique. Lucie SA dépose son bilan sur redressement judiciaire le 28 juin 1993[4], obligeant TLM et TV8 Mont-Blanc à se séparer, à réduire fortement les coûts, puis de baisser temporairement le rideau[5] : La Générale d'images d'Étienne Mallet, du groupe Générale des Eaux et la Compagnie luxembourgeoise de Télévision, actionnaire de Métropole Télévision M6 et de RTL TV en Lorraine, s'intéressent à la reprise[6] de TLM. Finalement, la Générale d'Images est choisie pour piloter la chaîne lyonnaise sur décision du tribunal de commerce de Lyon fin 1993. TLM survit et réémet dans la foulée pour arborer un nouvel habillage complet au 1er semestre 1994.

La Générale d'Images 1993-2000Modifier

Christophe Ducasse, fraîchement débarqué d'Antenne Réunion part s'implanter à Lyon, sur la volonté de son patron, et devient le directeur général, Eric Ollivier devient quant à lui le directeur de production et des programmes. Ils ont pour mission de donner aux lyonnais l'image que TLM est une télévision de proximité, de divertissement et surtout d'information locale en vue des élections municipales de mars 1995 et les présidentielles de mai 1995 qui ne manqueront pas de mobiliser les effectifs de la chaîne pour ces occasions.

D'autres manifestations couvertes par TLM ont également vu le jour, comme le G7 à Lyon, la fête des lumières en 1996 ou encore la Biennale de la danse en 1998[7]. Étant en constant déficit annuel, une nouvelle crise s'empare de la chaîne en mars 1998 : Christophe Ducasse, le directeur général, quitte TLM pour France 3 Bourgogne Franche-Comté ; un coup de collier est donné après le changement de stratégie de la Générale d'Images, Bruno Baixe accède à la direction de TLM ce qui provoque une levée de boucliers en interne, après le coup d'arrêt des émissions de divertissement, comme CQFD ou ICI LYON, annoncées quelques mois plus tôt par Vivendi (ex Générale des eaux) et la réorganisation qui s'ensuit après le départ et l'arrivée de certains animateurs et journalistes dans les mois qui suivent.

La période Le Progrès 2001-2010Modifier

En 2001, la chaîne est reprise par le groupe Socpresse via le quotidien lyonnais Le Progrès. Bruno Baixe quitte à son tour la chaîne ; Jean-Marc Dubois, qui devient le nouveau patron de Télé Lyon Métropole (TLM) en juin pour 4 ans, puis Jean-Pierre Vacher en 2004, renforcent davantage l'information locale pour devenir « la télévision des Lyonnais ». En juin 2006, le groupe Delaroche (intégré à la Socpresse) est vendu par son propriétaire Serge Dassault à l'Est républicain. Ce sont ainsi plusieurs publications (dont Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Bien Public, l'Essor du Rhône) qui changent de main. TLM, qui appartient en majorité au Progrès, fait partie de la cession.

Le premier semestre 2006 aura décidément marqué un nouveau tournant dans l'existence de TLM. Après 17 ans d'exercice, la chaîne lyonnaise s'est vue reconduire son autorisation de diffusion par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour dix nouvelles années, plus cinq années de reconduction automatique, soit 15 ans de sérénité. La partie aura été délicate à remporter, car un autre candidat était en lice face à l'équipe actuelle de TLM : le groupe Antennes locales, par ailleurs exploitant de la chaîne téléGrenoble Isère. À l'issue d'un vote très serré de 5 voix contre 4, TLM a été reconduite.

Le second semestre 2006 voit une avancée notable de la chaîne en termes de programmation : de nombreuses émissions spéciales sont proposées (inauguration du Tramway Léa, soirée des Lumières de la Culture, Fête des lumières en direct de la place Bellecour, etc.)

Début 2007, la chaîne a diffusé la première saison de la série 24 heures chrono en VF, grâce à une syndication nationale d'une dizaine de chaînes locales (appelée Les Locales TV). Elle a ensuite diffusé les séries The Practice et M*A*S*H.

TLM a été la chaîne où certains journalistes et animateurs ont fait leurs premières armes : c'est le cas de Nadjette Maouche (qui a présente C'est mieux ensemble sur France 3), Christophe Gicquel, Alain Fauritte, Frédéric Lopez et Yves Calvi et Franck Berruyer (anciennement Europe 1).

Début avril 2009, Le Progrès annonce vouloir se désengager en partie de TLM. Le groupe NRJ, le groupe Bolloré et l'OL TV sont des repreneurs potentiels qui se déclarent intéressés[8]. OL Groupe reste en piste face au projet porté par le directeur général de TLM Jean-Pierre Vacher, soutenu par les salariés et 14 patrons lyonnais dont Gilles Moretton. Ce dernier projet est finalement retenu par Le Progrès pour la vente de la chaîne de télévision locale qui est effective en avril 2010.

Une chaine devenue autonome depuis 2010Modifier

TLM présente une nouvelle identité visuelle dès la mi-septembre 2010, avec un changement des décors, un nouveau site internet et surtout une refonte de la grille de programmes qui voit arriver de « nouvelles têtes » (Guillaume Berthoin, Jean-Christophe Galeazzi, Gaël Berger, Jeanine Paloulian) sur l'antenne, notamment après le départ de figures de TLM comme Régis Guillet ou Laurent Natale. Philippe Montanay (à TLM depuis 1999) est nommé rédacteur en chef antenne et programmes de la chaîne avec pour objectif de faire de TLM une chaîne d'information qui se veut impertinente, réactive et de proximité. Côté économique, Jean-Pierre Vacher est parvenu à rassembler des investisseurs privés qui apporteront 2 millions d'euros pour ce projet baptisé TLM 2015.

Relance de la chaîne en 2012Modifier

En novembre 2012, la chaine est placée en procédure de sauvegarde, par le tribunal de commerce de Lyon[9]. Mi-décembre 2012, lors d'une réunion du personnel le PDG de la chaîne, Jean-Pierre Vacher, annonce un plan de restructuration qui prévoit la suppression de plusieurs CDI et la fin de plusieurs CDD, afin de réaliser de nouvelles économies. Un plan qui voit le départ de plusieurs salariés de la chaîne dont Philippe Montanay et l'arrêt de plusieurs émissions comme La quotidienne, Encore du foot ou Dehors, lancées lors de la reprise de la chaîne en 2010 et qui étaient censées incarner le renouveau de l'antenne.

Dans un communiqué publié le 17 avril 2013, la chaîne annonce, dans le cadre de son plan de restructuration « accentuer la régionalisation entre les télévisions locales de Rhône-Alpes. Dans l’immédiat, des liens renforcés vont s’organiser entre TLM et TéléGrenoble Isère ». Dans cet objectif, Gérard Balthazard est nommé la présidence des deux chaînes, Jean-Pierre Vacher poursuivant sa mission de directeur général de TLM et que « Ce tandem a pour mission d’engager la deuxième phase du redressement de TLM : celle qui permettra à la chaîne lyonnaise d’atteindre l’équilibre économique pour sortir, d’ici à quelques mois, de la sauvegarde ».

En juillet 2013, le Conseil d'administration confie la présidence de la chaîne à Gilles Moretton qui, en collaboration étroite avec le directeur général, doit « se mobiliser pour permettre à l’entreprise de sortir de la sauvegarde en novembre prochain »[10].

Le plan de sauvegarde présenté par TLM a été validé par le tribunal de commerce de Lyon le 5 novembre 2013, permettant à la chaîne de sortir par le haut de la sauvegarde. Après un exercice 2014 au cours duquel TLM s’est approchée de l’équilibre (45 000  de pertes pour un budget d’un peu plus de 2 millions d'€), la chaîne a poursuivi et amplifié ses efforts de redressement en 2015 qui lui ont permis de dégager un résultat positif (211 000  pour un chiffre d’affaires de 215 000 ).

En termes de programmation, la grille de TLM s’articule autour de 4 thématiques : info, sports, économie et culture. En 2015, TLM a mis en place de nouvelles émissions en matière de sport (« Tant qu’il y aura des Gones » en partenariat avec le site de supporters de l'OL Olympique et Lyonnais.com, « Outdoor, le Mag », « ASVEL Time » et « Au cœur du LOU », « Bienvenue au Club ») et de culture (« ça débaroule »), tout en confortant ses rendez-vous économiques (création d’une émission sur les startups en janvier 2016 : « Start Up & Co ») et en renforçant sa couverture de l'actualité politique, à l'approche des échéances électorales de 2017, avec deux nouvelles émissions («Face à Face», une interview hebdomadaire avec un invité régional ou national, et «Le Débat»), sans oublier l'information locale avec des directs ou des émissions spéciales lors de temps forts (attentats de Paris et Saint-Quentin Fallavier, élections régionales de 2015).

L’année 2015 a été marquée par un nouveau site internet (tlm.tv au lieu tlm.fr) en .

Rachat par AlticeModifier

Le mercredi 10 octobre 2018, Altice France a signé un accord en vue de l’acquisition, et de la modélisation éditoriale de TLM à l'image de BFM Paris.

Le CSA ayant donné son accord pour la reprise de la SALT [11], le groupe Altice France est devenu propriétaire de la chaîne le 15 février 2019[12].

Identité visuelleModifier

Émissions événementiellesModifier

Lors de chaque période électorale, des émissions spéciales politiques, présentées par Jean-Pierre Vacher, sont organisées : en 1995, 2002, 2007 et 2012 pour les Présidentielles, 1997, 2002 et 2007 pour les Législatives et 1998, 2004 et 2015 pour les régionales.

La première Biennale de la danse pour TLM était en 1998 et était présentée en direct (et sous la pluie, ndla) par Stéphane Cayrol.

Comme elle l'avait fait en 2011 à l'occasion de la primaire socialiste, la chaîne entend organiser une émission spéciale de débat entre les représentants régionaux et porte-parole des différents candidats à la primaire de la droite et du centre et présentée par le journaliste politique de la chaîne Loïc Besson et Jean-Pierre Vacher. Mais au dernier moment, les participants se rétractent sur ordre du parti[13] qui ne veut pas afficher de divisions à quelques jours du scrutin.

Cohérence dans la page

OrganisationModifier

DirigeantsModifier

Présidents :

1988-1993 :

  • Roger Caille, Patron de Jet Services (fondateur de la chaîne, 1988-1989);
  • Administration CGE :1989-1992;
  • André Campana, Holding LUCIE SA : 1992-1993;

1994-2000 :

  • Étienne Mallet, Générale d'Images (filiale de la Compagnie "Générale des Eaux" ou CGE 1994-1997);
  • Louis-Bertrand Raffour, Havas Images (filiale de Vivendi ex-CGE 1998-2000);

2000 à 2019 :

  • Patrice Duhamel : 2000 à 2005;
  • Christian Coustal, SocPresse : 2001-2006;
  • Gérard Colin, PDG Groupe Progrès (désigné par le conseil d'administration du 20 juin 2006) : 2006-2007;
  • Pierre Fanneau, DG du Progrès : 2007 à 2010;
  • Jean-Pierre Vacher : 2010 à 2013;
  • Gérard Balthazard : avril à juillet 2013;
  • Gilles Moretton : juillet 2013 à décembre 2014;
  • Laurent Constantin : De décembre 2014 à février 2019;

Depuis 2019 :

Directeurs d'antenne (directeurs généraux) :

1988-1993 :

  • Philippe Desmoulins (directeur général) et Alain Garlan (directeur de l'antenne) : 1988-1989;
  • Jérôme Bellay : 1989-1990;
  • Freddy Thomelin : 1991-1992;
  • Gérald-Brice Viret : 1992-1993;

1994-2001 (Générale d'Images / Vivendi) :

  • Christophe Ducasse (Générale d'Images) : 1994-1998;
  • Bruno Baixe (Vivendi) : 1998-2001;

2001 à 2010 (Le Progrès) :

  • Jean-Marc Dubois : 2001-2004;
  • Jean-Pierre Vacher : 2004-2010;

Départ du groupe Le Progrès

2010 à 2019 :

  • Jean-Pierre Vacher


Depuis 2019 :

DiffusionModifier

Du janvier 2016 au septembre 2019, TLM était disponible sur la chaîne 30 de la TNT en région lyonnaise et sur l'ensemble des Box du pays.

RéférencesModifier

  1. « FILMDECULTE : PIERRE CARLES », sur archive.filmdeculte.com (consulté le 30 août 2019)
  2. « Photographes en Rhône-Alpes::[Jérôme Bellay, directeur général de TLM] », sur numelyo.bm-lyon.fr (consulté le 8 décembre 2018)
  3. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Restructuration à TLM : Yves Calvi en colère », sur Ina.fr (consulté le 8 décembre 2018)
  4. « Télé Lyon Métropole dépose son bilan », sur lesechos.fr (consulté le 8 décembre 2018)
  5. Deux candidats se proposent de reprendre la chaîne
  6. « La Générale d'Images prête à participer au sauvetage de TLM », sur lesechos.fr (consulté le 8 décembre 2018)
  7. Malgré cela, TLM perd de l'argent
  8. [1] dépêche du blog de Jean-Marc Morandini
  9. « Lyon : TLM placée en procédure de sauvegarde », sur leprogres.fr,
  10. « En plus de l’ASVEL, Gilles Moretton devient président de TLM » Lyon Capitale, 18 juillet 2013.
  11. « Le CSA a donné son feu vert au rachat de TLM par BFM », sur www.leprogres.fr (consulté le 8 mars 2019)
  12. « SOCIETE ANONYME LYONNAISE DE TELEVISION (LYON 6EME) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 348666751 », sur www.societe.com (consulté le 8 mars 2019)
  13. Lyon mag, « Débat des primaires sur TLM ou l’histoire du Cochet qui plante le Vacher », sur Lyonmag.com (consulté le 25 janvier 2017)