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Virginie Déjazet
Pauline Virginie Dejazet.jpg
Gravure de Ludwig Richter
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 77 ans)
BellevilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Pauline Virginie Dejazet
Nationalité
Activité
Autres informations
Propriétaire de
Tessiture
Distinctions
Pension de 2 000 francs par Napoléon III
Père-Lachaise - Division 81 - Déjazet 01.jpg
Tombe de Dejazet au cimetière du Père Lachaise.

Pauline Virginie Déjazet née le à Paris et morte le à Belleville, est une actrice française.

Elle a donné son nom au théâtre Déjazet, dont elle fut la propriétaire de 1859 à 1870.

Sommaire

BiographieModifier

Treizième et dernier enfant de modestes artisans, elle débute à l'âge de cinq ans comme danseuse, s'initie à la comédie avec sa sœur Thérèse, figurante à l'Opéra de Paris et débute au théâtre des Jeunes-Artistes en 1806, puis au théâtre du Vaudeville l'année suivante.

Engagée au théâtre des Célestins de Lyon en 1817, elle passe à Bordeaux en 1820 mais y reste moins d'un an. Elle fait ensuite partie de la troupe du nouveau théâtre du Gymnase qui vient d'ouvrir en décembre 1820, où elle excelle dans les emplois de soubrettes.

À la suite de l'engagement de Jenny Vertpré en 1828, elle préfère abandonner le Gymnase pour le théâtre des Nouveautés, où elle joue pendant trois ans, avant de passer au théâtre des Variétés.

Elle donne son nom aux « Folies-Déjazet » (actuel théâtre Déjazet), salle de spectacle parisienne située sur le boulevard du Temple qu'elle avait acquise en 1859 pour son jeune protégé, le dramaturge Victorien Sardou, et dont elle cèdera la direction à son fils, Joseph Eugène Dejazet. Elle avait également une fille, prénommée Hermione, morte le 18 décembre 1877, connue comme chanteuse et pour une composition.

Elle se retire de la scène en , avant d'y remonter en . En effet, plusieurs personnalités du monde artistique - dont Victorien Sardou - se sont alors associées pour organiser un « bénéfice » à son intention, qui lui rapporte 60 000 francs - pour une représentation.

Le 2 octobre 1874, s'étant rendu à la réunion de la quatrième société du Caveau, sur la proposition d'Eugène Grangé l'assemblée lui décerne à l'unanimité la présidence honoraire, vacante par le décès de Jules Janin[1]. Elle sera l'unique membre féminin de l'histoire du Caveau avec la chanteuse Thérésa.

Son extraordinaire vivacité, son esprit, son talent, et sa capacité à dire ambiguïtés de telle sorte qu'elles lui soient pardonnées, et une indescriptible espièglerie de tout son être contribuèrent à en faire l'une des étoiles les plus brillantes de la scène parisienne.

Karl Moritz von Beurmann a dit d'elle :

« Elle est la reine du vaudeville, la grisette par excellence, la plus charmante et la plus douce pécheresse de Paris, la salonnière la plus spirituelle et la plus drôle de la capitale. »

En 1869, Napoléon III lui attribue une pension de 2 000 francs.

Un recueil de ses saillies toujours justes et spirituelles a fait l'objet d'un ouvrage intitulé le Perroquet de Déjazet.

Elle repose au cimetière du Père-Lachaise (division 81).

RôlesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Louis-Henry Lecomte, « Galérie de chansonniers, Déjazet », La Chanson,‎ , p. 59 (lire en ligne, consulté le 25 mai 2019)
  2. Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française

BibliographieModifier

  • Le Perroquet de Déjazet : recueil authentique de bons mots, réparties, saillies, etc. ; suivi de la Notice biographique de cette actrice, Paris, Pillet aîné, , 86 p., in-12 (lire en ligne).
  • Georges Duval, Virginie Déjazet, 1797-1875 : avec une eau-forte de Gonzague Privat, Paris, Tresse, , 221 p. (lire en ligne).
  • Louis-Henry Lecomte, Une comédienne au XIXe siècle, Virginie Déjazet : étude biographique et critique, d'après des documents inédits, Paris, L. Sapin, , 448 p. (lire en ligne).
  • Louis-Henry Lecomte, Virginie Déjazet, d’après ses papiers et sa correspondance : vie de l’artiste, Déjazet et ses contemporains, Déjazet amoureuse, Paris, Jules Tallandier, 336 p., 1 vol. portr., couv. ill. ; in-18.
  • Émilie Roger, Une comédienne en son temps : Virginie Déjazet (1798-1875). Contribution à l'étude de la femme de spectacle au XIXe siècle, UVSQ (mémoire de master en histoire culturelle et sociale, 2007), 337 p.

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