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Saint-Gaudens

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune française. Pour les autres significations, voir Saint-Gaudens (homonymie).

Saint-Gaudens (prononcé [sɛ̃godɛ̃ːs][1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est sous-préfecture, en région Occitanie.

Saint-Gaudens
Église Saint-Pierre-et-Saint-Gaudens.
Église Saint-Pierre-et-Saint-Gaudens.
Blason de Saint-Gaudens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Gaudens
(chef-lieu)
Canton Saint-Gaudens
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Yves Duclos
2014-2020
Code postal 31800
Code commune 31483
Démographie
Gentilé Saint-Gaudinois
Population
municipale
11 255 hab. (2014en augmentation de 0.27 % par rapport à 2009)
Densité 339 hab./km2
Population
aire urbaine
31 254 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 32″ nord, 0° 43′ 27″ est
Altitude Min. 338 m – Max. 558 m
Superficie 33,18 km2
Localisation

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Saint-Gaudens
Liens
Site web stgo.fr

Sommaire

GéographieModifier

La commune se trouve dans le Comminges, dans le piémont pyrénéen, à environ 90 km au sud-sud-ouest de Toulouse et à près de 70 km de Tarbes. Elle est la ville-centre d'une unité urbaine et de l'aire urbaine de Saint-Gaudens

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est installée sur la rive gauche de la Garonne, elle est aussi arrosée par son affluent le qui y prend sa source et le Lanedon un affluent de la Noue.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 3 318 hectares ; son altitude varie de 338 à 558 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

Saint-Gaudens constitue une ville-étape sur la liaison historique Toulouse-Tarbes par la route nationale 117, maintenant doublée au nord de la ville par l'autoroute A64. Elle est aussi un carrefour avec la route nationale 125 assurant la liaison Toulouse-Espagne et la ligne Toulouse - Bayonne dont la gare de Saint-Gaudens la dessert également, entre le centre ville et la Garonne.

À l'ouest de la ville, la route nationale 117 et la route départementale 21 forment le circuit automobile du Comminges.

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Une navette payante Movigo dessert la ville.

ToponymieModifier

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Mont-d'Unité[3].

En gascon, le nom de la commune est Sent Gaudenç.

Ses habitants sont appelés les Saint-Gaudinois.

HistoireModifier

Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural appelé Mansus. Le nom change lors de la christianisation, et devient Mas-Saint-Pierre[4].

En 475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr : Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIe siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.

Le bourg prend son nom actuel au IXe siècle, en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIe siècle, la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à cette époque, en s'inspirant de la basilique Saint-Sernin de Toulouse et elle devient une collégiale.

En 1160, l'hôpital des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV, comte de Comminges aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés de Simon IV de Montfort. Le XIIIe siècle est une période où la cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux portes).

Le pape Clément V, ancien évêque du Comminges, rend visite à la ville le et reconnaît dans une bulle du 20 janvier le caractère authentique des reliques, tout en accordant de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVe et le XVe siècle sont marqués par une crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les outrages dus aux guerres de religion, malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIe siècle (une seconde enceinte munie de cinq portes est construite à la suite de la croissance des faubourgs hors les murs) : le , la ville est prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery. Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon permet aux catholiques de reprendre la ville peu après.

Saint-Gaudens est annexée au domaine royal en 1607 par Henri IV. Le , les reliques du saint reprennent leur place initiale à la collégiale. Cette date reste celle de la fête patronale de la cité, toujours célébrée de nos jours.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le chapitre reprend de l'ampleur, jusqu'à la Révolution : il est alors supprimé et ses archives sont détruites pour l'essentiel.

En 1945, l'acte de libération de la ville est signé par le Dr Pierre Ollé, directeur de la clinique Ferran et chef de la Résistance locale, qui accepte dans la foulée de diriger la ville.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, du canton de Saint-Gaudens (bureau centralisateur) et de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges avant le Saint-Gaudens faisait partie de la communauté de communes du Saint-Gaudinois.

La commune est également membre du SIVOM de Saint-Gaudens Montréjeau Aspet Magnoac.

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Article détaillé : Liste des maires de Saint-Gaudens.
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Pierre Ollé[5]   Médecin
1947 1974 Armand de Bertrand Pibrac RPF puis UNR puis UDR Avocat
1974 1989 Jacques Ferjoux RPR  
1989 2001 Pierre Ortet PS Proviseur
Député
2001 2008 Philippe Perrot UMP Médecin
2008 2014 Jean-Raymond Lépinay PS Enseignant
6 avril 2014 en cours Jean-Yves Duclos DVG Cadre territorial
Conseiller départemental du canton de Saint-Gaudens

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a renouvelé son attribution de deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 11 255 habitants, en augmentation de 0,27 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 000 4 155 5 054 5 428 6 179 6 020 5 459 5 056 4 692
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 905 4 975 5 166 5 669 5 955 6 312 6 602 7 007 6 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 277 7 120 7 127 6 429 6 516 6 392 6 385 7 944 8 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 581 11 682 12 148 11 644 11 266 10 845 11 000 11 191 11 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 3 4 5 9 12 11 11 14
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

L'agglomération compte, en 2009, (à périmètre identique) 13 494 habitants contre 13 053 habitants au recensement de 1999. Cette évolution positive est encourageante puisque le déclin était continu depuis 1975 (14 707 habitants). Elle se compose de 4 communes : Saint-Gaudens (11 225 habitants), Valentine (901 habitants), Miramont-de-Comminges (817 habitants) et Estancarbon (551 habitants).

L'aire urbaine (37 communes) est la seconde de haute Garonne passe quant à elle de 25 474 habitants en 1999 à 31 254 habitants en 2009. Le déclin industriel des trente dernières années est désormais compensé par le dynamisme de la métropole toulousaine toute proche, dont l'essor notamment le long de l'A64 ne cesse de progresser vers le sud. La seconde raison est liée au désenclavement du Comminges.

EnseignementModifier

L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Gaudens par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée, (Bac+2), en passant par le collège un centre de formation des apprentis agricoles et un centre du GRETA.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Service publicModifier

Saint-Gaudens possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, un commissariat de police, une police municipale, une poste, un centre des impôts, une maison de retraite, un office de tourisme et abrite aussi le siège de la communauté de communes du Saint-Gaudinois, la sous-préfecture, un tribunal de commerce, un tribunal de grande instance, l'antenne du Conseil départemental de la Haute-Garonne, un conseil de prudhommes]], Pôle emploi, DDE, douanes, office national des forêts et une CPAM (antenne de Toulouse).

SantéModifier

Centre hospitalier, Irm, téléchirurgie, centre médico social, centre intercommunal d’action sociale, école d'infirmières, école d'aides soignantes.

SportsModifier

Rugby à XIIIModifier

Le club de rugby à XIII le Racing club saint-gaudinois Comminges XIII, surnommé « les Ours », est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville. Il évolue actuellement en première division nationale.

Le club a un palmarès prestigieux et a notamment gagné trois coupes de France (en 1973, 1991 et 1992) et quatre championnats de France de première division nationale (en 1970, 1974, 1991 et 2004).

L'ensemble des équipes évoluent au Stade Jules-Ribet.

Rugby à XVModifier

Un club de rugby à XV Stade saint-gaudinois Rugby XV évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale pour la saison 2013-2014.

Autres sportsModifier

 
Bugatti 35.

ÉconomieModifier

Le Saint-Gaudinois draine des flux économiques du sud de la Haute-Garonne, une activité industrielle est présente.

Culture locale et patrimoineModifier

 
Jardin du cloître de Saint-Gaudens

Lieux et monumentsModifier

 
Plaque commémorative à Saint-Gaudens.

Équipements culturelsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

 
Armand Marrast.
 
Charles Abadie.

Personnalités politiquesModifier

MilitairesModifier

Sciences, médecineModifier

ReligieuxModifier

  • Robert Davezies (1923-2007), prêtre, chercheur en mathématiques, militant de l'indépendance algérienne et des causes tiers-mondistes, en Afrique et en Amérique latine.

Culture, artistesModifier

SportifsModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Gaudens se blasonnent ainsi :
D'azur à la cloche d'argent, bataillée d'or.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Saint-Gaudens, historique, sur lieuxsacres.canalblog.com.
  5. Président du Comité local de Libération de 1944 à 1945.
  6. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. Les Rencontres du saxophone.
  14. Janine Tissot, Les grands pilotes automobile du XXe siècle, sur janinetissot.fdaf.org.
  15. créé en 1996 Open Gaz de France Midi-Pyrénées Saint-Gaudens Comminges
  16. « Église collégiale Saint-Pierre de Saint-Gaudens », notice no PA00094461, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Abbaye de Bonnefond », notice no PA00094460, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Oratoire Notre-Dame-de-la-Caoue », notice no PA00094666, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « La halle », notice no PA31000067, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Note biographique sur Jean Bepmale.