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Prix Goncourt

prix littéraire français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Goncourt.

Prix Goncourt
Image associée à la récompense
Edmond de Goncourt, créateur du prix par testament, cliché de Nadar.

Description Prix littéraire
Organisateur Académie Goncourt
Pays Drapeau de la France France
Date de création 1903
Dernier récipiendaire Nicolas Mathieu pour Leurs enfants après eux
Site officiel www.academie-goncourt.fr

Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d'expression française, créé par le testament d'Edmond de Goncourt en 1892. La Société littéraire des Goncourt est officiellement fondée en 1902 et le premier prix Goncourt proclamé le .

Le prix annuel est décerné au début du mois de novembre par l'Académie Goncourt, après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l'année en cours. Il est le prix littéraire français le plus ancien et l'un des plus prestigieux[1],[2].

HistoriqueModifier

Le prix Goncourt, créé pour récompenser chaque année « le meilleur ouvrage d'imagination en prose[3], paru dans l'année » est attribué presque exclusivement à un roman.

En 1862, les frères Goncourt décident qu’après leur mort, leurs biens seront vendus, leur capital placé et que les intérêts de cette somme seront utilisés par leur Académie Goncourt pour rémunérer dix auteurs à hauteur de 6 000 francs or par an (avec cette rente à vie, les dix académiciens peuvent ainsi vivre de leur plume), et pour décerner un prix annuel de 5 000 francs or[4]. Cependant, l'Académie Goncourt devant être reconnue d'utilité publique, elle doit placer ses fonds sous forme de portefeuille comprenant des obligations d'État, certes peu rémunératrices mais jugées sûres. Hélas, celles-ci n'étaient pas indexées sur l'inflation (inexistante en 1900) : avec la Première Guerre mondiale, puis la création du franc Poincaré en 1928, ce portefeuille obligataire s'effondre au fil des dévaluations successives ; les montants des rentes et du prix suivent la même tendance que la valeur du capital de l'académie littéraire[5]. On aboutit à la somme de 50 nouveaux francs en 1962[6].

Depuis 1903, un chèque est remis au lauréat du prix Goncourt, lequel distinguait à l'origine des romans naturalistes pour échapper à l'érudition qu'affectionnent les académiciens. Aujourd'hui, du fait de l'inflation, le montant du chèque, que certains lauréats font encadrer, ne représente plus qu'un prix symbolique — actualisé à 10 euros[7] — mais la « notoriété » promise au lauréat dès la fin de la Première Guerre mondiale par l'académicien Jean Ajalbert[8], qui verra son œuvre accéder au palmarès des meilleures ventes, est une récompense bien plus convoitée. En outre, en marge du prix Goncourt, l'académie décerne les bourses Goncourt de la poésie, de la nouvelle, de la biographie, de la jeunesse et du premier roman.

Depuis octobre 1914, les dix membres de l'Académie Goncourt sont en résidence au restaurant Drouant, rue Gaillon, dans le deuxième arrondissement de Paris[1]. Ils se réunissent chaque premier mardi du mois depuis 1920 dans leur salon, au premier étage du restaurant. Le prix est attribué début novembre. Si, après quatorze tours de scrutin, il n'y a pas de lauréat élu, le président a une voix double pour déterminer une majorité de vote.

Le prix ne peut être décerné qu'une seule fois à un même écrivain. Ce principe n'a connu qu'une exception, consécutive à la supercherie de Romain Gary qui a reçu le prix en 1956 pour son roman Les Racines du ciel, puis en 1975, sous le pseudonyme d'Émile Ajar, pour le roman La Vie devant soi.

Depuis 1926, le prix Goncourt est indissociable du prix Renaudot, créé cette année-là par dix critiques littéraires qui attendaient la proclamation faite par le président de l'Académie Goncourt. Sans lui être organiquement lié, le jury du Renaudot joue le rôle de complément naturel du jury du Goncourt, ce rôle étant accentué par l'annonce du résultat, qui intervient simultanément et dans le même cadre.

En 1988, l'Académie Goncourt a accueilli avec bienveillance la création du prix Goncourt des lycéens par la Fnac, en collaboration avec le rectorat de Rennes.

Le , les jurés du Goncourt ont modifié certaines règles de fonctionnement à des fins de transparence, pour répondre aux critiques récurrentes qui leur étaient faites : ils ont décidé à l'unanimité que la qualité de juré était incompatible avec une fonction rémunérée dans une maison d'édition[9],[10] ; ils ont également prévu que les jurés n'ayant pas assisté aux réunions mensuelles pendant un an devaient démissionner ; et, enfin, ils ont instauré une limite d'âge, fixée à 80 ans, pour les futurs membres de l'Académie Goncourt (cette disposition ne s'appliquant pas de manière rétroactive)[11].

Secrétaire générale de l'Académie Goncourt de 1998 à 2018, Marie Dabadie a participé aux démarches visant à obtenir l'enregistrement du nom « Goncourt » à titre de marque et à doter l'Académie d'un site Internet officiel[12]. Unique salariée de l'institution, elle était notamment chargée de transmettre aux membres du jury les ouvrages adressés par les éditeurs et d'assister à toutes les délibérations du jury[13],[14].

Critiques et polémiquesModifier

Le prix Goncourt reste le prix littéraire le plus convoité en France parce qu'il assure de fait à son récipiendaire une promotion et des tirages importants[15]. Le gain pour l'éditeur serait évalué à au moins trois millions d'euros dans les huit semaines suivant l'obtention du prix[16]. Une critique récurrente qui est faite au prix Goncourt est d'être parfois « passé à côté » d'auteurs majeurs du XXe siècle : Guillaume Apollinaire et Colette (qui deviendra plus tard membre puis présidente de l'Académie Goncourt) sont les premiers écrivains illustres à être recalés. Mais l'exemple le plus souvent cité est l'attribution du prix 1932 à Guy Mazeline pour son roman Les Loups, l'année de la publication de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline évincé par 6 voix contre 4[17], pour ce que François Nourissier des années plus tard qualifiera encore de « scandale des Goncourt ». Parmi les auteurs français reconnus, et parfois même nobélisés, qui ont été boudés par l'Académie Goncourt, les noms d'André Gide, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Albert Cohen, Claude Simon, Marguerite Yourcenar, Françoise Sagan, Antoine Blondin, Michel Butor et Jean-Marie-Gustave Le Clézio sont régulièrement cités[18]. En 1999, le magazine Lire résumait le problème en une phrase lapidaire : « Le prix Goncourt couronne rarement le meilleur roman de l'année »[19].

En conséquence, les jurés du prix Goncourt se voient souvent reprocher un certain académisme dans leur approche de la littérature, ainsi que leur affiliation à de grandes maisons d'édition (et plus précisément à trois éditeurs : Gallimard, Grasset et Le Seuil, d'où le terme ironique de « Galligrasseuil ») qu'ils auraient tendance à privilégier au détriment des petites maisons d'édition[20]. Comme évoqué ci-dessus, de nouvelles règles ont été instituées en 2008 pour éviter tout soupçon de connivence entre des membres du jury et ces grandes maisons d’édition : les jurés ont désormais l'interdiction d'être salarié dans l'édition[21]. Des réserves ont cependant été émises sur ces nouvelles règles qui ne garantiraient pas une plus grande impartialité[22]. Le prix Goncourt, à la différence d'autres prix littéraires prestigieux comme le prix Pulitzer, le prix Cervantes ou le prix Booker, n'est pas décerné par un jury « tournant »[23] : les membres de l'Académie Goncourt n'étant pas remplacés d'année en année, ces soupçons continuent de peser sur leurs décisions[24]. L'âge des jurés est également un sujet de controverse, voire de raillerie constante. Jules Renard écrivait déjà à ce sujet : « L'Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l'air d'une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s'en désintéressera »[25]. Pour y remédier, l'Académie a changé son règlement en 2008 pour prévoir que les jurés perdront désormais leur droit de vote à 80 ans (basculement vers l'honorariat)[26].

Si le prix Goncourt suscite encore la convoitise, son attribution peut être ressentie par certains lauréats comme une forme de cadeau empoisonné. Sept ans après avoir reçu le prix, Jean-Louis Bory écrit : « La première conséquence du Goncourt a été de planter une date dans ma mémoire, comme une écharde. (…) Depuis, je vieillis. (…) Le Goncourt, c'est automatique, vous attire le grand public. Il vous aliène, c'est aussi automatique, les “connaisseurs”, aux yeux de qui le Goncourt est une maladie assez honteuse, un peu dégoûtante, qui se tient entre le lupus et la blennorragie. (…) Résultat : le grand public lit votre livre pour l'unique raison qu'il a eu le Goncourt, mais ne lit pas vos livres suivants, pour la bonne raison qu'ils ne l'auront pas. (…) Les connaisseurs ne liront pas votre livre parce qu'il a eu le Goncourt, et ne liront pas les suivants parce que le premier a eu le Goncourt »[27].

La compétition est grande pour l'annonce des résultats entre les jurys du Femina et du Goncourt. Ainsi Antoine de Saint-Exupéry reçoit le Femina en 1931 alors qu'il était favori du Goncourt, idem en 1993 pour Marc Lambron tandis qu'en 1959, c'est le Goncourt qui « souffle » André Schwarz-Bart au Femina. Un accord est conclu en 2000 entre les deux jurys pour que l'ordre d'attribution des deux distinctions alterne en principe d'une année sur l'autre[28].

Certains critiques soulignent le fait que la plupart des anciens lauréats est tombée dans l'oubli[29].

L’Académie Goncourt a pu aussi prêter le flanc à la critique en distinguant surtout des hommes, ainsi que le constate la journaliste Cécile Mazin qui dénombre, le 3 novembre 2015, 112 lauréats dont 101 hommes avant proclamation du prix[30]. Cécile Mazin signale que « pour le prix du Pen Club britannique, la sélection comporte 16 personnes, 8 hommes et 8 femmes ». Puis la journaliste publie en intégralité le tract du groupe d’action féministe La Barbe, qui énumère le nom de dix femmes à qui n’est pas allé le prix Goncourt : Rachilde, Colette, Irène Némirovsky, Françoise Sagan, Christiane Rochefort, Violette Leduc, Albertine Sarrazin, Nathalie Sarraute, Sylvie Germain et Amélie Nothomb. « Colette était trop chaude et Sarraute, trop froide », ironise dans ce tract-manifeste le groupe d'action féministe[31]. Cécile Mazin prolonge sa réflexion pour savoir pourquoi, par exemple et à titre de rappel, « dans les chiffres de la rentrée littéraire 2013, on comptait 72 % d’hommes chez Grasset, 81 % chez Seuil et 82 % chez Gallimard ». Dans un article paru dans le magazine littéraire et d’information éditoriale ActuaLitté et signé par son directeur, Nicolas Gary, le collectif La Barbe émet des hypothèses à ce sujet : « [d]epuis Homère, la doxa littéraire, c’est celle des guerres, des conflits : bien entendu, les femmes apportent l’innommable, l’irreconnaissable avec leurs manuscrits ». Le collectif observe encore : « Beauvoir en 1954 pour ses Mandarins, ça ressemble à de la femme alibi »[32].

Dans sa Lettre ouverte aux cons, Yvan Audouard écrit à propos du prix Goncourt : « Il n'empêche que le Goncourt est une connerie persévérante et diabolique. Qu'il fausse totalement la vie littéraire de ce pays. Qu'il abîme ceux qui l'obtiennent, aigrit ceux qui le ratent, encombre la presse des humeurs de M. Armand Salacrou et n'a d'autre intérêt que de faire croire à M. Armand Lanoux qu'il a de l'importance. Dans ce cas on peut véritablement parler de connerie institutionnelle. Il n'améliore ni ne détériore ceux qui en font partie. Ils ne sont pas cons à titre privé. Mais ils sont devenus les agents actifs d'une dangereuse connerie collective. Et le pire, c'est qu'ils le savent »[33].[pertinence contestée]

Membres actuels de l'Académie GoncourtModifier

Les dix membres de l'Académie Goncourt, qui sont cooptés par les autres membres, sont désignés à vie. Ils ne perçoivent aucune rémunération ni aucun dédommagement, hormis le couvert qui leur est assuré chez Drouant. Depuis 2008, les membres sont :

Présidents de l'Académie GoncourtModifier

Liste des lauréats du prix GoncourtModifier

Les lauréats du prix Goncourt sont[36] :

Année Auteur Ouvrage Éditeur (x fois) Notes
1903   John-Antoine Nau Force ennemie La Plume Lauréat franco-américain d'expression française
1904   Léon Frapié La Maternelle Albin Michel
1905   Claude Farrère Les Civilisés Paul Ollendorff
1906   Jérôme et Jean Tharaud Dingley, l'illustre écrivain Édouard Pelletan
1907   Émile Moselly Terres lorraines et Jean des Brebis ou le Livre de la misère Plon
1908 Francis de Miomandre Écrit sur de l'eau... Édition du Feu, puis Émile-Paul Frères
1909   Marius-Ary Leblond En France Fasquelle Nom de plume de deux cousins,
écrivains originaires de La Réunion
1910   Louis Pergaud De Goupil à Margot Mercure de France
1911   Alphonse de Châteaubriant Monsieur des Lourdines Grasset
1912 André Savignon Filles de la pluie Grasset (2)
1913 Marc Elder Le Peuple de la mer Calmann-Lévy Publié chez G. Oudin & Cie, le titre fut repris
1914 Adrien Bertrand L'Appel du sol Calmann-Lévy (2) Décerné en 1916
1915 René Benjamin Gaspard Fayard
1916   Henri Barbusse Le Feu Flammarion
1917 Henry Malherbe La Flamme au poing Albin Michel (2)
1918   Georges Duhamel Civilisation Mercure de France (2)
1919   Marcel Proust À l'ombre des jeunes filles en fleurs Gallimard À la recherche du temps perdu (vol. 2)
1920 Ernest Pérochon Nêne Plon (2) Publié en 1914 aux éditions Clouzot
1921   René Maran Batouala Albin Michel (3) Premier écrivain antillais récompensé
1922   Henri Béraud Le Vitriol de Lune et Le Martyre de l'obèse Albin Michel (4)
1923   Lucien Fabre Rabevel ou le Mal des ardents Gallimard (2)
1924 Thierry Sandre Le Chèvrefeuille, le Purgatoire, le Chapitre XIII Gallimard (3) Publié à la librairie Edgard Malfère, le titre fut repris
1925   Maurice Genevoix Raboliot Grasset (3)
1926   Henri Deberly Le Supplice de Phèdre Gallimard (4)
1927   Maurice Bedel Jérôme 60° latitude nord Gallimard (5)
1928 Maurice Constantin-Weyer Un homme se penche sur son passé Rieder
1929   Marcel Arland L'Ordre Gallimard (6)
1930   Henri Fauconnier Malaisie Stock
1931   Jean Fayard Mal d'amour Fayard (2)
1932   Guy Mazeline Les Loups Gallimard (7) Année du Voyage au bout de la nuit de Céline
1933   André Malraux La Condition humaine Gallimard (8)
1934   Roger Vercel Capitaine Conan Albin Michel (5)
1935   Joseph Peyré Sang et Lumières Grasset (4)
1936   Maxence Van der Meersch L'Empreinte du dieu Albin Michel (6)
1937 Charles Plisnier Faux Passeports Corrêa Auteur belge, premier lauréat étranger
1938   Henri Troyat L'Araigne Plon (3)
1939   Philippe Hériat Les Enfants gâtés Gallimard (9)
1940 Francis Ambrière Les Grandes Vacances Nouvelle France Réservé, le prix est attribué en 1946
1941   Henri Pourrat Vent de Mars Gallimard (10)
1942   Marc Bernard Pareils à des enfants Gallimard (11)
1943 Marius Grout Passage de l'homme Gallimard (12)
1944   Elsa Triolet Le premier accroc coûte 200 francs Denoël Première femme à recevoir le Goncourt
1945   Jean-Louis Bory Mon village à l'heure allemande Flammarion (2)
1946 Jean-Jacques Gautier Histoire d'un fait divers Julliard
1947 Jean-Louis Curtis Les Forêts de la nuit Julliard (2)
1948   Maurice Druon Les Grandes Familles Julliard (3)
1949   Robert Merle Week-end à Zuydcoote Gallimard (13)
1950 Paul Colin Les Jeux sauvages Gallimard (14)
1951 Julien Gracq Le Rivage des Syrtes Corti Refusé par l'auteur
1952 Béatrix Beck Léon Morin, prêtre Gallimard (15)
1953 Pierre Gascar Les Bêtes Gallimard (16)
1954   Simone de Beauvoir Les Mandarins Gallimard (17)
1955 Roger Ikor Les Eaux mêlées Albin Michel (7)
1956 Romain Gary Les Racines du ciel Gallimard (18)
1957 Roger Vailland La Loi Gallimard (19)
1958 Francis Walder Saint-Germain ou la Négociation Gallimard (20) Auteur belge
1959 André Schwarz-Bart Le Dernier des Justes Seuil
1960 Vintila Horia Dieu est né en exil Fayard (3) Attribué mais non décerné à l'auteur en raison de son passé politique (3)
1961 Jean Cau La Pitié de Dieu Gallimard (21)
1962   Anna Langfus Les Bagages de sable Gallimard (22)
1963 Armand Lanoux Quand la mer se retire Julliard (4)
1964   Georges Conchon L'État sauvage Albin Michel (7)
1965 Jacques Borel L'Adoration Gallimard (23)
1966   Edmonde Charles-Roux Oublier Palerme Grasset (5)
1967 André Pieyre de Mandiargues La Marge Gallimard (24)
1968 Bernard Clavel Les Fruits de l'hiver Robert Laffont
1969 Félicien Marceau Creezy Gallimard (25)
1970   Michel Tournier Le Roi des aulnes Gallimard (26)
1971 Jacques Laurent Les Bêtises Grasset (6)
1972   Jean Carrière L'Épervier de Maheux Pauvert
1973   Jacques Chessex L'Ogre Grasset (7) Premier lauréat suisse
1974 Pascal Lainé La Dentellière Gallimard (27)
1975 Émile Ajar (Romain Gary) La Vie devant soi Mercure de France (3) Unique cas de double lauréat,
par ignorance de la mystification
1976   Patrick Grainville Les Flamboyants Seuil (2)
1977   Didier Decoin John l'Enfer Seuil (3)
1978   Patrick Modiano Rue des Boutiques obscures Gallimard (28)
1979 Antonine Maillet Pélagie-la-Charrette Grasset (8) Premier lauréat canadien
1980   Yves Navarre Le Jardin d'acclimatation Flammarion (3)
1981 Lucien Bodard Anne Marie Grasset (9)
1982   Dominique Fernandez Dans la main de l'ange Grasset (10)
1983 Frédérick Tristan Les Égarés Balland
1984   Marguerite Duras L'Amant Minuit
1985   Yann Queffélec Les Noces barbares Gallimard (29)
1986 Michel Host Valet de nuit Grasset (11)
1987   Tahar Ben Jelloun La Nuit sacrée Seuil (4) Premier lauréat marocain et africain
1988   Erik Orsenna L'Exposition coloniale Seuil (5)
1989 Jean Vautrin Un grand pas vers le bon Dieu Grasset (12)
1990 Jean Rouaud Les Champs d'honneur Minuit (2)
1991 Pierre Combescot Les Filles du Calvaire Grasset (13)
1992   Patrick Chamoiseau Texaco Gallimard (30)
1993   Amin Maalouf Le Rocher de Tanios Grasset (14) Premier lauréat libanais
1994   Didier van Cauwelaert Un aller simple Albin Michel (8)
1995   Andreï Makine Le Testament français Mercure de France (4) Également prix Médicis
1996 Pascale Roze Le Chasseur Zéro Albin Michel (9)
1997   Patrick Rambaud La Bataille Grasset (15) Également grand prix du roman de l'Académie française
1998   Paule Constant Confidence pour confidence Gallimard (31)
1999 Jean Echenoz Je m'en vais Minuit (3)
2000 Jean-Jacques Schuhl Ingrid Caven Gallimard (32)
2001   Jean-Christophe Rufin Rouge Brésil Gallimard (33)
2002   Pascal Quignard Les Ombres errantes Grasset (16)
2003 Jacques-Pierre Amette La Maîtresse de Brecht Albin Michel (10)
2004   Laurent Gaudé Le Soleil des Scorta Actes Sud
2005 François Weyergans Trois jours chez ma mère Grasset (17) Auteur belge
2006   Jonathan Littell Les Bienveillantes Gallimard (34) Également grand prix du roman de l'Académie française
2007   Gilles Leroy Alabama Song Mercure de France (5)
2008   Atiq Rahimi Syngué sabour. Pierre de patience P.O.L.
2009   Marie NDiaye Trois femmes puissantes Gallimard (35)
2010   Michel Houellebecq La Carte et le Territoire Flammarion (4)
2011   Alexis Jenni L'Art français de la guerre Gallimard (36)
2012   Jérôme Ferrari Le Sermon sur la chute de Rome Actes Sud (2)
2013   Pierre Lemaitre Au revoir là-haut Albin Michel (11)
2014   Lydie Salvayre Pas pleurer Seuil (6)
2015   Mathias Énard Boussole Actes Sud (3)
2016   Leïla Slimani Chanson douce Gallimard (37)
2017   Éric Vuillard L'Ordre du jour Actes Sud (4) Premier prix Goncourt à être traduit en esperanto[37]
2018   Nicolas Mathieu Leurs enfants après eux Actes Sud (5)

Sélections des prix Goncourt par annéeModifier

Année 2017Modifier

1re sélectionModifier

1re sélection du prix Goncourt 2017
Auteur Ouvrage Éditeur
Kaouther Adimi Nos richesses Seuil
Patrick Deville Taba Taba Seuil
François-Henri Désérable Un certain M. Pickielny Gallimard
Brigitte Giraud Un loup pour l'homme Flammarion
Olivier Guez La Disparition de Joseph Mengele Grasset
Yannick Haenel Tiens ferme ta couronne Gallimard
Philippe Jaenada La Serpe Julliard
Marie-Hélène Lafon Nos vies Buchet-Chastel
Véronique Olmi Bakhita Albin Michel
Alexis Ragougneau Niels V. Hamy
Yves Ravey Trois jours chez ma tante Minuit
Monica Sabolo Summer JC Lattès
Frédéric Verger Les Rêveuses Gallimard
Éric Vuillard L'Ordre du jour Actes Sud
Alice Zeniter L'Art de perdre Flammarion

2e sélectionModifier

2e sélection du prix Goncourt 2017
Auteur Ouvrage Éditeur
François-Henri Désérable Un certain M. Piekielny Gallimard
Olivier Guez La disparition de Joseph Mengele Grasset
Yannick Haenel Tiens ferme ta couronne Gallimard
Véronique Olmi Bakhita Albin Michel
Alexis Ragougneau Niels V. Hamy
Monica Sabolo Summer JC Lattès
Eric Vuillard L'Ordre du jour Actes Sud
Alice Zeniter L'Art de perdre Flammarion

3e sélectionModifier

3e sélection du prix Goncourt 2017
Auteur Ouvrage Éditeur
Yannick Haenel Tiens ferme ta couronne Gallimard
Véronique Olmi Bakhita Albin Michel
Eric Vuillard L'Ordre du jour Actes Sud
Alice Zeniter L'Art de perdre Flammarion

Année 2018Modifier

1re sélectionModifier

1re sélection du prix Goncourt 2018
Auteur Ouvrage Éditeur
Meryem Alaoui La vérité sort de la bouche du cheval Gallimard
Inès Bayard Le malheur du bas Albin Michel
Guy Boley Quand Dieu boxait en amateur Grasset
Pauline Delabroy-Allard Ça raconte Sarah Éditions de Minuit
Adeline Dieudonné La vraie vie L’Iconoclaste
David Diop Frère d'âme Seuil
Clara Dupont-Monod La révolte Stock
Eric Fottorino Dix-sept ans Gallimard
Paul Greveillac Maîtres et Esclaves Gallimard
Nicolas Mathieu Leurs enfants après eux Actes Sud
Gilles Martin-Chauffier L’Ère des suspects Grasset
Tobie Nathan L’évangile selon Youri Stock
Daniel Picouly Quatre-vingt-dix secondes Albin Michel
Thomas B. Reverdy L'Hiver du mécontentement Flammarion
François Vallejo Hôtel Waldheim Viviane Hamy

2e sélectionModifier

2e sélection du prix Goncourt 2018
Auteur Ouvrage Éditeur
Pauline Delabroy-Allard Ça raconte Sarah Éditions de Minuit
David Diop Frère d'âme Seuil
Paul Greveillac Maîtres et esclaves Gallimard
Nicolas Mathieu Leurs enfants après eux Actes Sud
Tobie Nathan L’évangile selon Youri Stock
Daniel Picouly Quatre-vingt-dix secondes Albin Michel
Thomas B. Reverdy L’Hiver du mécontentement Flammarion
François Vallejo Hôtel Waldheim Viviane Hamy

3e sélectionModifier

La 3e sélection est dévoilée le 30 octobre 2018.

3e sélection du prix Goncourt 2018
Auteur Ouvrage Éditeur
David Diop Frère d’âme Seuil
Paul Greveillac Maîtres et esclaves Gallimard
Nicolas Mathieu Leurs enfants après eux Actes Sud
Thomas B. Reverdy L’Hiver du mécontentement Flammarion

Année 2019Modifier

1re sélectionModifier

La 1re sélection est dévoilée le 3 septembre 2019.

1re sélection du prix Goncourt 2019
Auteur Ouvrage Éditeur
Santiago H. Amigorena Le Ghetto intérieur P.O.L.
Natacha Appanah Le Ciel par dessus le toit Gallimard
Dominique Barbéris Un dimanche à Ville-d'Avray Arléa
Jean-Luc Coatalem La Part du fils Stock
Louis-Philippe Dalembert Mur Méditerranée Sabine Wespieser
Jean-Paul Dubois Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon L'Olivier
Hélène Gaudy Un monde sans rivage Actes Sud
Léonora Miano Rouge impératrice Gallimard
Hubert Mingarelli La Terre invisible Buchet Chastel
Amélie Nothomb Soif Albin Michel
Anne Pauly Avant que j'oublie Verdier
Abel Quentin Sœur L'Observatoire
Olivier Rolin Extérieur monde Gallimard
Sébastien Spitzer Le Cœur battant du monde Albin Michel
Karine Tuil Les Choses humaines Gallimard

2e sélectionModifier

La 2e sélection est dévoilée le .

2e sélection du prix Goncourt 2019
Auteur Ouvrage Éditeur
Santiago H. Amigorena Le Ghetto intérieur P.O.L.
Natacha Appanah Le Ciel par dessus le toit Gallimard
Dominique Barbéris Un dimanche à Ville-d'Avray Arléa
Jean-Luc Coatalem La Part du fils Stock
Jean-Paul Dubois Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon L'Olivier
Léonora Miano Rouge impératrice Gallimard
Hubert Mingarelli La Terre invisible Buchet Chastel
Amélie Nothomb Soif Albin Michel
Olivier Rolin Extérieur monde Gallimard

Autres prix GoncourtModifier

Longtemps appelés « bourses[38] », les Goncourt de la poésie, de la nouvelle, de la biographie, de la jeunesse et du premier roman sont décernés chaque année par l'Académie Goncourt.

Goncourt des lycéensModifier

Le Goncourt des lycéens est un prix littéraire français créé en 1988 par la Fnac, en collaboration avec le rectorat de Rennes et avec la bienveillance de l'Académie Goncourt. Le coup d'envoi du Goncourt des lycéens est donné tous les ans par l'annonce de la première sélection de l'Académie Goncourt. Le Goncourt des lycéens obéit aux mêmes règles de fonctionnement que le prix Goncourt[39]. Plus de 2000 lycéens de 15 à 18 ans opèrent leur choix propre parmi les romans de cette sélection. La Fnac met à disposition des lycéens dès la rentrée de septembre les ouvrages de la sélection que les lycéens vont lire et étudier pendant deux mois et organise, en coopération avec le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, des rencontres régionales au cours desquelles les lycéens ont la possibilité d'échanger et de débattre avec les auteurs des livres qu'ils ont lus[40].

À l'issue de leurs lectures et de leurs rencontres avec les auteurs, les élèves élisent le « Goncourt des lycéens ». Le lauréat est proclamé quelques jours après son aîné.

Article détaillé : Prix Goncourt des lycéens.

Goncourt de la poésieModifier

La bourse Goncourt de la poésie a été instituée en 1985, grâce au legs d'Adrien Bertrand (prix Goncourt en 1914). À la différence des autres prix de l'Académie, ce prix est décerné à un poète pour l'ensemble de son œuvre et non pour un ouvrage ou recueil particulier. En 2012, le prix a pris le nom de « Goncourt de la poésie-Robert Sabatier » en hommage à l'Académicien récemment décédé.

Article détaillé : Prix Goncourt de la poésie.

Goncourt de la nouvelleModifier

Article détaillé : Prix Goncourt de la nouvelle.

Goncourt du premier romanModifier

Article détaillé : Prix Goncourt du premier roman.

Goncourt de la biographieModifier

Le Goncourt de la biographie est décerné annuellement depuis 1980. Il a pris le nom de « Goncourt de la biographie Edmonde Charles-Roux » après le décès de l'académicienne et en hommage à cette dernière, elle-même biographe.

Le lauréat du Goncourt de la biographie Edmonde Charles-Roux est annoncé par les Académiciens à l'issue de leur réunion de début juin et est remis à son lauréat en septembre à Nancy lors du Livre sur la Place, une manifestation que les Académiciens parrainent depuis sa création.

Article détaillé : Prix Goncourt de la biographie.

Goncourt JeunesseModifier

Décerné en partenariat avec la municipalité de Fontvieille :

Choix Goncourt à l'étrangerModifier

Il existe également depuis 1998 un « Choix Goncourt de la Pologne » organisé par l'Institut français de Cracovie et décerné par un jury constitué d'étudiants des départements de français des universités de toute la Pologne sur la base de la liste établie en septembre par l'Académie Goncourt[41]. Depuis 2012 un « Choix Goncourt de la Serbie »[42] décerné par un jury constitué d'étudiants en langue et littérature françaises est organisé par l’Institut français de Serbie avec l'aide des universités serbes. 2013 a vu la naissance du « Choix Goncourt de la Roumanie »[43], décerné par sept jurys d'étudiants (un jury étant constitué au sein du département de français de chacune des sept universités roumaines participantes) et organisé par l'Institut français de Roumanie avec le soutien de lecteurs français du pays et la librairie française de Bucarest, Kyralina. Proclamé pour la première fois en 2019, le « Choix Goncourt de l'Algérie » est organisé par l'Institut français d'Algérie à Alger, Annaba, Oran, Tlemcen et Constantine et est le fruit du vote d'un jury lycéen (à Alger) et de jurys étudiants et d'adhérents des médiathèques de l'Institut français d'Algérie constitués dans chacune des cinq villes précitées[44],[45].

Au , le nombre de « Choix Goncourt à l'étranger » s'élève à 14, chacun couvrant un pays ou une région : Algérie, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chine, Espagne, Italie, Orient (Liban et 12 pays du Moyen-Orient), Pologne, Roumanie, Serbie, Slovénie, Suisse et Tunisie[46].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1903 à 1921 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 27 juillet 2013.
  2. « Les prix littéraires ».
  3. Il se distingue ainsi à l'origine du prix de Poésie remis par l'Académie française.
  4. Robert Kopp, « Une machine à faire lire », sur L'Alsace,
  5. Jacques Lindecker, « La folle semaine commence », sur L'Alsace, .
  6. « Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1962 à 1978 », émission de Pierre Assouline, France Culture, 17 août 2012.
  7. « Prix Goncourt | Académie Goncourt », sur academiegoncourt.com (consulté le 12 octobre 2019)
  8. Jean-Louis Cabanès, Les Goncourt dans leur siècle : Un siècle de Goncourt, Presses Univ. Septentrion, , p. 320.
  9. « Le Goncourt donne l'exemple » dans Le Figaro du 7 février 2008.
  10. Cf. polémiques au sujet des maisons d'édition Gallimard, Grasset et Le Seuil, souvent récompensées.
  11. « Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 2004 à 2011 » émission de Pierre Assouline sur France Culture le 31 août 2013.
  12. « www.academiegoncourt.com »
  13. « Les secrets du Goncourt avec son « onzième juré » », rts.ch,‎ (lire en ligne, consulté le 30 septembre 2017).
  14. Mohammed Aïssaoui, « Marie Dabadie, dans l'ombre du Goncourt », Le Figaro, encart « Culture », mercredi 11 septembre 2013, page 38.
  15. « À qui appartient… le prix Goncourt ? » dans Le Figaro du 1er août 2008.
  16. « Un Goncourt, ça gagne (com)bien ? » dans Slate.fr du 14 janvier 2012.
  17. « Ces prix Goncourt sont-ils encore lisibles ? » dans Le Figaro du 6 novembre 2008.
  18. La tribu Goncourt sur lemonde.fr du 17 septembre 2003
  19. « Le Goncourt inconnu », Didier Sénécal, Lire de novembre 1999.
  20. « À qui profitent les prix ? », dossier France Info du 25 octobre 2007.
  21. « Du neuf à l'Académie Goncourt », Anne Crignon, Le Nouvel Observateur du 28 février 2008.
  22. « Prix Goncourt, révolution dans un verre d’eau ? »« http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/les-livres-des-livre/prix-goncourt-revolution-dans-un-verre-d-eau »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) par Joseph Vebret dans Le Nouvel Observateur du 9 février 2008.
  23. Emmanuel Lemieux (Lire), « La stratégie de l'andouillette », L'Express/Lire,‎ (lire en ligne)
  24. « Les Prix littéraires à l'étranger », Capucine Roche, Lire de novembre 2004.
  25. Thierry Gandillot, « Le siècle des Goncourt », L'Express,‎ (lire en ligne)
  26. Alain Beuve-Méry, « Le jury Goncourt se fixe une limite d'âge », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  27. « Le Goncourt, une maladie honteuse ? » sur lexpress.fr du 2 novembre 2011.
  28. « Jean-Paul Dubois, prix Femina », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  29. François Reynaert, « Nau, Pérochon, Walder... qui se souvient des lauréats du Goncourt ? », sur bibliobs.nouvelobs.com, (consulté le 12 octobre 2019)
  30. Cécile Mazin, « Le Goncourt, un mâle nécessaire ? », sur actualitte.com, (consulté le 13 novembre 2015).
  31. La Barbe, « Prix Goncourt 2015 – Place Gaillon, restaurant Drouant, 3/11/2015 – La Barbe », sur labarbelabarbe.org, (consulté le 12 octobre 2019)
  32. Nicolas Gary, « Égalité hommes-femmes : “l’édition ne se sent pas concernée” », sur actualitte.com, (consulté le 10 septembre 2019)”“”.
  33. Yvan Audouard, Lettre ouverte aux cons, Albin Michel, 1974, p. 70
  34. a et b « Philippe Claudel et Pierre Assouline, nouveaux jurés Goncourt » dans Le Figaro du 11 janvier 2012.
  35. a et b « Virginie Despentes et Éric-Emmanuel Schmitt font leur entrée dans le jury Goncourt » dans Le Monde du 5 janvier 2016.
  36. Palmarès intégral sur le site officiel de l'Académie Goncourt.
  37. https://z4editions.fr/publication/tagordo/
  38. Le nom du prix étant réservé au « prix Goncourt », ces bourses sont désormais appelées « le Goncourt de la poésie », « le Goncourt de la nouvelle », etc.
  39. À ce titre, le prix ne peut désigner deux fois le même lauréat. C'est pour cette raison que les romans sélectionnés pour le Goncourt des lycéens 2019 sont au nombre de 14 quand la 1ère sélection du Prix Goncourt en compte 15 : Léonora Miano ayant déjà remporté le Prix Goncourt des Lycéens en 2006, elle ne figure pas dans la liste de 2019.
  40. « Lancement de la 32e édition du Prix Goncourt des lycéens », sur www.education.gouv.fr, (consulté le 8 septembre 2019)
  41. « Le choix de la Pologne | Academie Goncourt », sur Académie Goncourt (consulté le 11 septembre 2019)
  42. « Le choix de la Serbie | Academie Goncourt », sur Académie Goncourt (consulté le 10 septembre 2019)
  43. « Le choix de la Roumanie | Academie Goncourt », sur Académie Goncourt (consulté le 11 septembre 2019)
  44. « Lancement en 2019 du prix littéraire "Choix Goncourt de l’Algérie" », HuffPost Maghreb 19 décembre 2018.
  45. « Le choix de l'Algérie | Academie Goncourt », sur Académie Goncourt (consulté le 11 septembre 2019)
  46. « Les Choix Goncourt à l'étranger | Academie Goncourt », sur Académie Goncourt (consulté le 11 septembre 2019)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier