Valentine (Haute-Garonne)

commune française du département de la Haute-Garonne

Valentine
Valentine (Haute-Garonne)
Gravure d'Eugène de Malbos.
Blason de Valentine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Intercommunalité Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Marie Nadalet
2020-2026
Code postal 31800
Code commune 31565
Démographie
Gentilé Valentinois
Population
municipale
878 hab. (2018 en diminution de 2,23 % par rapport à 2013)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 46″ nord, 0° 42′ 20″ est
Altitude Min. 356 m
Max. 546 m
Superficie 8,03 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Gaudens
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Gaudens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Gaudens
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Valentine

Valentine est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Valentinois.

GéographieModifier

Commune du Comminges de l'aire urbaine de Saint-Gaudens située dans son unité urbaine en Petit-Comminges à 2 km au sud-ouest de Saint-Gaudens.

Communes limitrophesModifier

Valentine est limitrophe de quatre autres communes.

 
Carte de la commune de Valentine et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est traversée par la Garonne.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 803 hectares ; son altitude varie de 356 à 546 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

Accès par l'autoroute A64 sortie no 18 et avec le réseau Arc-en-ciel ainsi qu'en gare de Saint-Gaudens.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 973 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Labarthe-Rivière », sur la commune de Labarthe-Rivière, mise en service en 1975[8] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 11,7 °C et la hauteur de précipitations de 745,9 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Senconac, dans le département de l'Ariège, mise en service en 1949 et à 35 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 12,3 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[14].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Valentine est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Gaudens, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[18] et 16 019 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Gaudens, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (49,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), terres arables (15,6 %), zones urbanisées (10,5 %), prairies (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,2 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), eaux continentales[Note 5] (0,7 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

HistoireModifier

La commune fut habitée par les Convènes, les Romains (villa gallo-romaine de Nymfius), les Wisigoths, comme l'atteste la découverte d'un cimetière...

En 1287, la bastide, assez modeste[24], fut bâtie par le sénéchal de Toulouse Eustache de Beaumarchais pour le compte du roi de France.

Jusqu'à la Révolution, le territoire de la paroisse de Valentine était une des enclaves languedociennes situées dans le Comminges. Ces enclaves réunies étaient appelées « diocèse civil du Petit-Comminges », un des 24 diocèses civils du Languedoc. Les paroisses voisines faisaient partie du comté du Comminges, dépendant de la Gascogne.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[25],[26].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Saint-Gaudens. Avant le , Valentine faisait partie de la communauté de communes du Saint-Gaudinois. La commune est également membre du SIVOM de Saint-Gaudens Montréjeau Aspet Magnoac.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[27].
Période Identité Étiquette Qualité
1898 1904 Noël Favaron    
1904 1908 Gaudens Bosc    
1908 1919 Bertrand Adoue    
1919 1931 Jean Ferré    
1931 1935 Pierre Artigue    
1935 1945 Jean Beaudou    
1945 1947 Joseph Barthet    
1947 1953 Auguste Jandrieu    
1953 1965 Maurice Alcan    
mars 1965 1977 Cécil Guilani    
mars 1977 1983 Jean Rimailho PS  
mars 1983 1995 Gilbert Ferrand    
mars 1995 2020 André Puissegur   Retraité
2020 En cours Marie Nadalet    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[29]. En 2018, la commune comptait 878 habitants[Note 6], en diminution de 2,23 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0961 0201 1131 2031 2501 4401 5041 5121 551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4091 3811 3801 3801 3451 2321 1151 0671 042
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
983920946885902922810859992
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0551 1551 0381 002907894847901885
2018 - - - - - - - -
878--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[32] 1975[32] 1982[32] 1990[32] 1999[32] 2006[33] 2009[34] 2013[35]
Rang de la commune dans le département 580 549 569 548 552 560 561 554
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

ActuelleModifier

Centrale hydroélectrique, Sercel, Lafforgue matériaux, Guliani

AncienneModifier

Ruines d'une centrale hydroélectrique « La Valentinoise », mise en service en 1924.

EnseignementModifier

Valentine fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivitéModifier

Comité des fêtes,

Activités sportivesModifier

Pétanque, football, tennis, cyclisme,

Écologie et recyclageModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Présentation du blason

Son blasonnement est : Tiercé en chevron de gueules, d'argent et de sinople.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Valentine. Villa, mosaïque, autels votifs, auges cinéraires, église paléochrétienne. », dans Robert Sablayrolles (coordination) et Marie-Laure Maraval, Guide archéologique de Midi-Pyrénées. 1000 av. J.-C. - 1000 ap. J.-C., Fédération Aquitania, Bordeaux, 2010, (ISBN 2-910763-18-8), p. 425-433

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 6 juillet 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 6 juillet 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 6 juillet 2021)
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 6 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Labarthe-Rivière - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 6 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Valentine et Labarthe-Rivière », sur fr.distance.to (consulté le 6 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Labarthe-Rivière - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 13 juillet 2021).
  11. « Orthodromie entre Valentine et Senconac », sur fr.distance.to (consulté le 6 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 6 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 6 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 6 juillet 2021)
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  16. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  18. « Unité urbaine 2020 de Saint-Gaudens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  24. « Valentine : histoire et archéologie ».
  25. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  26. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 28 septembre 2020).
  27. https://www.annuaire-mairie.fr/ancien-maire-valentine.html
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  32. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  33. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  34. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  35. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  36. site funéraire d'Arnesp
  37. « le sanctuaire du Bout_du_Puy. », sur valentine.archeo.free.fr (consulté le 16 mai 2020).
  38. « Bienvenue au Bout du Puy », sur boutdupuy.free.fr (consulté le 16 mai 2020).
  39. DeMaison du patrimoine et de la culture