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Alan (Haute-Garonne)

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alan.

Alan
Alan (Haute-Garonne)
Église d'Alan.
Blason de Alan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Cazères
Intercommunalité Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Jean-Luc Soudais
2019-2020
Code postal 31420
Code commune 31005
Démographie
Gentilé Alanais
Population
municipale
315 hab. (2016 en augmentation de 1,29 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 50″ nord, 0° 56′ 25″ est
Altitude Min. 271 m
Max. 520 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Alan

Alan, également (Alan en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Alanais.

GéographieModifier

Cette ancienne bastide est située dans le sud de la Haute-Garonne, en Comminges Rivière-Verdun.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Louge et le Bernès, des affluents de la Garonne.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 1 129 hectares ; son altitude varie de 271 à 520 mètres[2].

Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par la ligne 91 du réseau Arc-en-Ciel et les lignes intermodales d'Occitanie.

ToponymieModifier

Peut-être du nom des Alains, en latin Alani, peuple nomade venu du Caucase et dont des groupes s'installèrent en Gaule au Ve siècle, dans la région d'Orléans surtout, mais aussi quelques autres.

On peut noter aussi le mot gascon alan : "gros chien, dogue"[3]. Le Comminges fait partie des régions de parlers gascons.

HistoireModifier

La fondation du village date vraisemblablement de la période gallo-romaine. On a en effet retrouvé à Montoulieu, près d'Alan, une villa gallo-romaine.

Au XIe siècle, Alan est une sauveté, c’est-à-dire, une cité créée par les ecclésiastiques dans un but économique. Il s'agissait de regrouper et de fixer tous les paysans errants, ainsi que les vagabonds, d'y établir une communauté agricole en mettant en valeur les terres et d'y permettre la sauvegarde des libertés.

Au XIIIe siècle, la sauveté est remaniée en bastide par Eustache de Beaumarchais. Elle est pourvue de coutumes par l'évêque de Comminges Bertrand de Miramont. Cette transformation permet la construction d'un village fortifié destiné à favoriser le peuplement. Les évêques, quant à eux, résident à Alan l'hiver, dans le palais. Ce sont eux qui vont gérer la vie de la bastide jusqu'à la Révolution.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, l'un d'entre eux, ayant un goût prononcé pour les belles choses, y apporta quelques modifications. Il fit bâtir la tour d'angle et son grand escalier, ainsi que la porte en ogive du tympan de la vache. D'autres évêques y ajouteront encore leur touche personnelle. Les évêques ne se sont pas uniquement souciés de l'esthétisme du village, ils se sont aussi préoccupés du sort et de la santé de ses habitants, le plus souvent bien isolés.

Aussi au XVIIIe siècle, l'évêque Gabriel Olivier de Lubière de Bouchet décide de fonder avec ses propres ressources un hôpital près de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette, lieu de fréquents pèlerinages et offrandes.

On peut se demander pourquoi ce sont les évêques qui régissent Alan ?

Il existe une hypothèse qui, faute de documents, ne peut être attestée. Il est dit que le seigneur d'Alan serait mort à la bataille de Muret en 1213, alors qu'il combattait aux côtés de Pierre II d'Aragon. Dès lors, la seigneurie laissée vacante, aurait été confiée aux évêques de Comminges.

Il est aussi possible qu'il n'y ait pas eu de seigneur, les sauvetés étant des lieux investis par les religieux dans le but de prospérer et d'apporter la foi chrétienne. Certes les paysans versent l'impôt aux prélats, mais ils sont libres d'aller vivre où ils veulent, il n'y a pas de féodalité.

Des toponymes pré-celtiques et de vestiges gallo-romains attestent l'ancienneté de l'occupation humaine. Un autel votif dédié à la déesse topique Laha porte ainsi la dédicace en latin du pérégrin Severinus. Un premier village se serait développé autour du lieu-dit Saint-Pé. Au début du XIIe siècle la terre d'Alan appartient à l'évêque de Comminges et à Fortanier, seigneur de Benque. Elle est donnée par une charte aux Hospitaliers de Saint Jean-de-Jérusalem pour fonder une sauveté peut-être dans la partie méridionale en friche. Aucun vestige ne subsiste, et seule l'autorité de Gualtérius de Alano est ensuite mentionnée. La seigneurie laïque devient influente au XIIe siècle avec ses descendants. En 1270, une bastide est fondée en paréage par l'évêque de Comminges Bertrand de Miremont et le roi Phillippe III le Hardi. Le pouvoir des maisons comtales s'affaiblit après la croisade des Albigeois et une cour royale appelée « Jugerie de Rivière » est créée. La communauté en dépend, dotée d'une charte des coutumes en 1272. Le territoire passe ensuite sous la domination temporelle des évêques. Bertrand de Got, futur pape Clément V, est le premier à y résider en partie.

Les troubles engendrés par la guerre de Cent Ans, les guerres féodales ne prennent fin qu'en 1490 avec l'annexion du comté de Comminges à la couronne. Une période de prospérité et d'extension commence, sous la direction des ecclésiastiques. Alan affirme son rôle de petite capitale spirituelle tandis qu'Aurignac représente le pouvoir politique. La Révolution met un terme à ce fonctionnement. À partir de 1881, la commune est marquée par l'exode rural. L'activité économique repose essentiellement sur l'agriculture et l'artisanat. L'exploitation des gisements de gaz de Latoue et d'Aulon apporte un nouvel espoir après la Seconde Guerre mondiale, mais la population continue de décroître. Depuis les années 1990, la proximité de la métropole toulousaine et l'intérêt suscité par le patrimoine architectural d'Alan attirent de nouveaux habitants et offrent de nouvelles perspectives.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[4],[5].

Jean-Luc Guilhot démissionne en . Il avait démissionné de la présidence de la communauté de communes des terres d'Aurignac en 2015 sous la pression d'élus et d'une association de contribuables pour la gestion douteuse de cette intercommunalité[6].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Alan faisait partie de l'ex-canton d'Aurignac) et avant le de la communauté de communes des Terres d'Aurignac.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Janvier 2019 En cours Jean-Luc Soudais    
mai 2018 annulation de l'élection[7],[8] Jean-Luc Soudais    
juin 1995 19 mai 2018 Jean-Luc Guilhot PS Exploitant agricole
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Alan depuis cette date. D’après le recensement Insee de 2007, Alan compte 305 habitants (soit une augmentation de 1 % par rapport à 1999). L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 315 habitants[Note 1], en augmentation de 1,29 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8989861 1011 0821 0931 0901 1151 1611 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 007887903912907902903802813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
810802797701678562515388298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
306267228259276299304305306
2013 2016 - - - - - - -
321315-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 239 266 262 280 295 298 308 308
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Pyramide des âgesModifier

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0-14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 8,8 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans =21,8 %, plus de 60 ans =29,2 %)
  • 52 % de femmes (0-14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans =22 %, plus de 60 ans =28,9 %)

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (18,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Alan en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
2,5 
10,2 
75 à 89 ans
10,7 
19,0 
60 à 74 ans
15,7 
21,8 
45 à 59 ans
22,0 
22,4 
30 à 44 ans
18,9 
8,8 
15 à 29 ans
11,9 
17,7 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de la Haute-Garonne en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
11,0 
60 à 74 ans
12,0 
19,3 
45 à 59 ans
19,3 
22,6 
30 à 44 ans
21,4 
23,1 
15 à 29 ans
21,6 
18,4 
0 à 14 ans
16,6 

Vie pratiqueModifier

ÉconomieModifier

L'économie de la commune est principalement basée sur l'agriculture.

EnseignementModifier

Alan fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivitéModifier

Activités sportivesModifier

Chasse, pétanque,

Écologie et recyclageModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La vache d'Alan, palais épiscopal.

À la fin du XVe siècle, l'évêque Jean de Foix de Grailly transforma sa demeure en un fastueux palais décoré de fresques, disparues pour la plupart ; la tour octogonale abritant un escalier à vis est un chef d'œuvre de l'art gothique flamboyant, avec son tympan orné d'une vache monumentale sculptée. Amateur d'art, il fit aussi réaliser en 1492, par Pierre de Lanouhe, un précieux missel enluminé. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les évêques résidant apportèrent au palais des transformations d'embellissement au goût du jour mais à la Révolution l'édifice fut divisé et vendu comme bien national. En 1912, la célèbre vache, menacée d'exportation, fut défendue et sauvée par les habitants d'Alan. Le tympan fut classé monument historique.

Un palais endormi, oublié de tous, la vaste bâtisse tomba peu à peu en ruine :

– jusqu'en 1969, où un ténor d'opéra, Richard Gailland, avec l'aide d'amis passionnés, entreprit courageusement le sauvetage architectural du palais ;
– depuis 1998, deux artistes photographes, Yuri Lewinski et Mayotte Magnus, poursuivent la restauration avec passion et originalité pour en faire un lieu vivant et culturel.

En 1735, Olivier-Gabriel de Lubières du Bouchet fonde l'hospice autour de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette, bâtie au XIIe siècle en l'emplacement d'un ancien lieu de culte. Selon la tradition, des bœufs se seraient agenouillés à cet endroit, devant une vierge noire couchée dans un sillon. Une niche est alors créée pour abriter la statue. Un pèlerinage se développe après une promesse d'indulgences, qui prend de l'ampleur. Le sanctuaire devint très fréquenté, et plusieurs familles s'y marient ou s'y font enterrer. La sépulture de l'évêque, décédé le au château d'Alan y est déposée. Suivant ses instructions, son cœur est transféré à Saint-Bertrand-de-Comminges. Au début du XVIIIe siècle, la chapelle est peu à peu délaissée au profit de celle de Notre-Dame de Saint-Bernard, construite en 1688. Elle n'est plus qu'une annexe de l'hôpital. Le , tous les bâtiments, dépendances et terre sont vendus.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes d'Alan se blasonnent ainsi : D'argent aux trois cyprès de sinople, chacun surmonté d'une étoile d'azur.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Dictionnaire Gascon(béarnais)-Français, ancien et moderne, Princi Negue éditeur (2002)
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  6. « Jean Luc Guilhot démissionne de son poste de maire », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juin 2018).
  7. https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/22/2911338-l-election-du-maire-contestee.html
  8. https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/04/2918157-election-du-maire-l-annulation-confirmee.html
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. « Evolution et structure de la population à Alan en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Haute-Garonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. Notre-Dame de Lorette
  20. « Église », notice no PA00094665, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. http://www.pixelistes.com/forum/rallye-photo-pixelistes-1-du-19-avril-au-21-juin-2010-t86246-105.html