Mathieu Bock-Côté

sociologue, enseignant, essayiste et chroniqueur québécois
Mathieu Bock-Côté
Portrait de Mathieu Bock-Côté
Mathieu Bock-Côté en 2017.
Biographie
Naissance (41 ans)
Lorraine (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Thématique
Formation Université de Montréal
Université du Québec à Montréal
Titres Ph.D.
Profession Chroniqueur, essayiste (en) et sociologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Approche Conservatisme
Souverainisme
Nationalisme québécois
Intérêts Sociologie politique, philosophie politique
Auteurs associés
Influencé par Alain Finkielkraut et Raymond AronVoir et modifier les données sur Wikidata

Mathieu Bock-Côté, né en 1980 à Lorraine (Québec), est un sociologue, enseignant, essayiste et chroniqueur québécois. Formé à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), il écrit notamment sur l'évolution de l'idée de souveraineté québécoise, sur le multiculturalisme et sur le rôle de l'identité nationale dans les débats politiques au Québec et en France. Il est favorable à l'indépendance du Québec et défend des positions conservatrices et nationalistes.

Situation personnelleModifier

OriginesModifier

Né le 20 août 1980 à Lorraine dans les Basses-Laurentides[1],[2], Mathieu Bock-Côté grandit dans la banlieue nord de Montréal. Il est le fils de Serge Côté, professeur d’histoire du Québec et de civilisation occidentale au Collège de Rosemont[3],[4], et de Muguette Bock (1942-2017)[5].

Vie privéeModifier

Il est fiancé à la journaliste Karima Brikh[6].

FormationModifier

Mathieu Bock-Côté est bachelier en philosophie de l'Université de Montréal[4] et titulaire d'une maîtrise en sociologie (2007) de l'Université du Québec à Montréal (maître ès arts) et d'un doctorat en sociologie (2013), de la même université[7],[8]. Son mémoire de maîtrise et sa thèse en sociologie à l'Université du Québec à Montréal ont porté sur La dénationalisation tranquille : essai sur la reconstruction de la conscience historique québécoise depuis 1995 et sur La mutation de la gauche et la recomposition du champ politique occidental : 1968-2010[9]. Son directeur de thèse, Jacques Beauchemin, mentionnera que celle-ci était « écrite sur le ton de l’essai » et que « son intention rapproche son travail de l’essai, de la volonté de prendre une position qui déborde les cadres académiques de la sociologie »[10].

Les recherches de Bock-Côté portent principalement sur l'histoire du nationalisme québécois, le conservatisme occidental, le conservatisme américain, la démocratie occidentale et la gauche post-marxiste dans les sociétés occidentales[11],[12][source insuffisante].

Parcours professionnelModifier

Au QuébecModifier

Engagement politiqueModifier

Du jour de ses 16 ans (en 1996) jusqu'en 2004, Mathieu Bock-Côté est membre du Parti québécois[13].

En 2000, Mathieu Bock-Côté présente sa candidature pour la présidence du Comité national des jeunes du Parti québécois, sans succès[14]. En 2001, il est responsable du contenu au sein du Forum jeunesse du Bloc québécois, un parti politique canadien. Avec deux autres membres du forum, Guillaume Ducharme et Benjamin Gagnon, il rédige un mémoire : La Situation du français et le chantier du redressement national - Pour une conception nationaliste du français au Québec[15]. Présenté en aux États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, le mémoire suscite les critiques de la direction du Bloc québécois en raison d'une phrase empruntée à Charles Maurras, ce qui entraîne quelque temps plus tard la démission de ses rédacteurs[16],[17],[18]. Ainsi, le , La Presse canadienne annonce que le Bloc québécois renvoie Guillaume Ducharme, le président de l'aile jeunesse[19] mais cette fausse information est démentie dans les jours suivants[20],[21]. Le , Le Devoir publie une lettre dans laquelle Ducharme, Bock-Côté et Gagnon font savoir finalement qu'ils démissionnent du Forum jeunesse, mentionnant que leurs idées et leurs convictions ont été diabolisées[22]. En novembre 2001, il est vice-président régional jeune du PQ des Laurentides (conseiller aux affaires politiques)[23].

Il travaille ensuite pour le cabinet de Bernard Landry et sera l'un des orateurs lors des funérailles de l'ancien premier ministre québécois[24],[25]. Il quitte le parti québecois en 2004.

Interventions dans les médiasModifier

En 2011, Mathieu Bock-Côté obtient un titre de chroniqueur au quotidien montréalais 24 heures. Il collabore aussi au mensuel La Vie agricole ainsi qu’à des émissions radio comme Isabelle le matin, au 98,5 FM et C'est bien meilleur le matin à Radio-Canada[26]. Il signe depuis 2011 une chronique et un blogue au quotidien Le Journal de Montréal[27]. Il contribue à des revues de réflexion politique et sociale comme L'Action nationale[28], L’Inconvénient et Argument[29][source insuffisante].

En 2016, il lance une première émission radio sur les ondes de Radio VM, sous le titre La Vie des idées[30]. Il participe ensuite au lancement de la nouvelle plateforme QUB Radio, qui naît en octobre 2018. À cette antenne, il est à la tête du balado Les idées mènent le monde[31].

À partir de 2019, Mathieu Bock-Côté devient un intervenant régulier à l’émission d’affaires publiques La Joute, sur les ondes de LCN[32]. Ses analyses sur la politique québécoise sont débattues avec d’autres intervenants. Il est aussi un chroniqueur radiophonique à l’émission Politiquement incorrect, animée par Richard Martineau sur les ondes de QUB Radio. Il fait aussi des apparitions à diverses émissions télévisées, comme Bazzo.tv, Zone franche et Les Francs-tireurs, à Télé-Québec, ou encore à Tout le monde en parle, à Radio-Canada[33],[34].

Activité comme enseignantModifier

Mathieu Bock-Côté fut chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), durant notamment ses études de maîtrise et de doctorat[4],[35],[36],[37],[38],[39]. Il a aussi été chargé de cours à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke (2013)[4] et a enseigné aux Hautes Études Commerciales[40],[41],[42],[43]. Il a été aussi professeur invité à l'Institut de préparation à l'administration générale[4] et est intervenu à l'IPAG Business School au titre des professionnels experts et VIP[44]..

Depuis 2008, il est directeur de la recherche pour l’Institut de recherche sur le Québec, un organisme fondé en 2002[45].

En FranceModifier

Il publie des articles dans Le Débat et Commentaire[46] et des éditoriaux au journal Le Point[46], Le Figaro, ainsi que sur « Figaro Vox »[47] et dans le magazine Valeurs actuelles[48].

En , Mediapart annonce qu'il allait devenir rédacteur en chef de la revue Recomposition, créée par Alexandre Devecchio[49].

Depuis 2019, il est membre du Conseil d'orientation de l'Institut Thomas-More[50]. Le , il tient une conférence sur la liberté d'expression devant le congrès de la Commission de la relève de la Coalition avenir Québec[51].

Il est un contributeur régulier du site frontpopulaire.fr, fondé par Michel Onfray[52].

Le Monde note que le « sociologue québécois » est un familier de CNews et d'Europe 1 au côté de Charlotte d'Ornellas et Eugénie Bastié, tous trois classés par le quotidien comme « ultraconservateurs ». Ils remplacent Éric Zemmour sur CNews à partie de septembre 2021 dans l'émission Face à l'info. Mathieu Bock-Côté intervient ainsi les samedis dans l'émission Il faut en parler, animée par Thomas Lequertier et sur Europe 1, dans Le Grand Rendez-vous au côté de Sonia Mabrouk[53]. Selon Le Monde, cela démontrerait ainsi que, pour CNews, il n'est « pas question d’effectuer le moindre virage éditorial »[54],[16].

Écrits et prises de positionModifier

Influences et stylesModifier

Disciple de l`historien québécois Maurice Séguin[4], admirateur du général Charles de Gaulle depuis son enfance, inspiré par de Winston Churchill et Helmut Kohl[36] et admirateur des écrivains Gabriel Matzneff et Roger Caillois[55], Mathieu Bock-Côté se présente comme un « penseur libéral héritier de l’intellectuel Raymond Aron »[16] et est présenté comme une « valeur montante de la droite conservatrice »[16]. Son style est disséqué par Ariane Chemin et Hélène Jouan, dans l'article du Monde « la doublure d’Eric Zemmour sur CNews », qui évoque successivement sa jovialité, sa gestuelle à la télévision (« des moulinets de bras pareils à ceux d’un don Quichotte ») et son accent (« incantatoire ») pour le caractériser comme un « corps pensant »[16].

Souverainisme et multiculturalismeModifier

Mathieu Bock-Côté est partisan de l'indépendance du Québec. Il a été militant au sein du Parti québécois de 1996 à 2004.

La Cité identitaire, le premier livre qu'il publie en 2007, et qu'il a codirigé avec le sociologue québécois Jacques Beauchemin, regroupant des contributions de plusieurs chercheurs en sciences sociales, est axé sur le multiculturalisme[4].

Dans Le Devoir, Louis Cornellier relève que « Mathieu Bock-Côté est souverainiste, pourfend le multiculturalisme et critique l’islamisme », pas les musulmans qui doivent pouvoir pratiquer leur foi, et suggère de baisser les seuils d'immigration[56]. S'il critique la gauche, ce n’est pas la gauche traditionnelle qu'il vise, mais une « nouvelle gauche multiculturaliste ou « diversitaire », celle qui a délaissé la classe ouvrière au profit des autres négligés de l’histoire — les femmes, les minorités culturelles ou sexuelles — et qui considère l’homme occidental comme « un individu fondamentalement aliéné » par ses préjugés culturels, qu’il conviendrait de rééduquer ».[56].

Bock-Côté défend l'identité historique d'une civilisation occidentale ou franco-québécoise affaiblie selon lui par des politiques multiculturalistes ne permettant pas une bonne intégration de populations immigrées musulmanes[57]. Dans son essai sur le multiculturalisme, il estime que celui-ci « serait le produit d’une conversion intellectuelle et politique de la gauche, en quête d’une nouvelle utopie et surtout d’un nouveau peuple pour transformer en profondeur les grandes institutions qui ont marqué la modernité (nation, école, famille), et accessoirement pour assurer son hégémonie intellectuelle et politico-médiatique »[46]. La thèse de Bock-Côté serait « que le multiculturalisme est une (...) idéologie [qui] serait la matrice d’un « nouveau régime » qui associe insidieusement le sentiment national à la xénophobie, voire aux abjections nazies (...) ; une entreprise qui aurait aussi vidé la citoyenneté « de tout substrat identitaire », réduisant les sociétés à des agrégats d’individus uniquement liés par des droits et des chartes. Cette idéologie offrirait une clef pour comprendre tous ces récits « historico-victimaires » qui dominent les historiographies des nations occidentales et qui ont en commun de faire du passé une effroyable « grande noirceur » hantée par l’esclavage, le colonialisme et le patriarcat »[46]. Selon Bock-Côté, cela expliquerait de comprendre la fascination qu'auraient « les élites pour un monde sans frontières et sans ancrages où chaque individu serait porté par ses désirs de consommation et d’aventures »[46].

Dans ce contexte, Mathieu Bock-Côté est opposé aux accommodements raisonnables car ils constituent selon lui « une tentative forcée (...) de reconstruire l'identité québécoise selon les paramètres du multi ou de l'inter-culturalisme ». Pour Bock-Côté, « ce n'est pas à la société majoritaire de s'incliner devant les revendications identitaires ou religieuses ». C'est « au nouvel arrivant de « prendre le pli » de la majorité historique » sans nier les droits et libertés. Selon lui, « les Québécois doivent assumer « sans complexe » leurs 400 ans d'histoire (...) y compris la mémoire du catholicisme (...) et pouvoir se souhaiter « Joyeux Noël » sans craindre d'offenser personne »[58].

Le « racisme systémique », le « wokisme », la « cancel culture » et la « déconstruction »Modifier

Dans ses livres, dans ses articles et dans les médias, et à la suite de sa critique des accommodements raisonnables et du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté pourfende « la théorie du racisme systémique » et ce qu'il appelle « l’extension du domaine de l’interdit »[59],[60],[61].

Dans son essai intitulé La révolution racialiste et autres virus idéologiques, Mathieu Bock-Côté dénonce aussi ce qu'il estime être « les dangers de l'idéologie woke pour l'idéal républicain », sans être, selon Brice Couturier, le « point de vue de l’ancienne gauche universaliste, ni celui du libéralisme, issu des Lumières (...) mais celui d’un nationaliste québécois, (...) défenseur de l’une de ces petites nations (...) qui vivent dans la hantise d’être anéanties et subjuguées, privées de leur souveraineté et frustrées de leur culture »[62].

Les 7 et 8 janvier 2022, Mathieu Bock-Côté est l'un des soixante intervenants (parmi lesquels Pierre Vermeren, Nathalie Heinich, Dominique Schnapper, Pascal Perrineau, Bernard Rougier, Claude Habib, Catherine Kintzler et Xavier Gorce) à participer à un colloque réuni à la Sorbonne, inauguré par le ministre Jean-Michel Blanquer et intitulé « Après la déconstruction : reconstruire les sciences et la culture »[63],[64],[65].

Le Front national et la droite françaiseModifier

En 1998, alors que quatre présidents de conseils régionaux français ont été élus grâce aux voix du Front national (FN) à l'issue des élections régionales, suscitant la division au sein du Rassemblement pour la République (RPR) et de l'Union pour la démocratie française (UDF), il publie dans Le Devoir une tribune intitulée « La droite française doit créer sa coalition plurielle », dans laquelle il appelle à une « coopération, et peut-être même à une union » entre le RPR et le FN, et affirme que la droite française doit « mettre un terme à l’idée plutôt saugrenue selon laquelle le FN ne serait qu’un parti d’extrême droite fascisant ». Face aux critiques qui s'élèvent contre cette tribune, il assure n’avoir « jamais au grand jamais » éprouvé la moindre « sympathie pour le Front national »[16].

Lors de la campagne de l'élection présidentielle française de 2022, Mathieu Bock-Côté déclare qu'associer Éric Zemmour à l’extrême droite serait « grotesque », et fait part, à l'occasion du congrès des Républicains de 2021, de sa préférence pour Éric Ciotti, qu'il associe à « la fidélité gaulliste » et présente comme « un Zemmour sans les aspérités et les provocations »[16].

Réception des écrits et idées de Bock-CôtéModifier

Réception positiveModifier

L'historien canadien Charles-Philippe Courtois accueille positivement l'essai de Bock Côté sur La Dénationalisation tranquille, qu'il qualifie de « tonique et cinglant, dans l'ensemble bien écrit » et marquant sur l'évolution politique et nationale récente du Québec[66]. Il note qu'avec cet essai, Bock-Côté s'adresse autant aux lecteurs de gauche que de droite et « plaira aux amateurs de débats intellectuels vigoureux et devrait susciter l'intérêt tant des conservateurs que des gauchistes critiques du multiculturalisme »[66].

L'historien québécois Éric Bédard estime, en 2016, que les interventions de Bock-Côté « ne manquent pas de mordants mais ne rendent pas toujours justice à la profondeur de sa pensée » exprimée notamment dans ses trois livres (La dénationalisation tranquille en 2007, Fin de cycle en 2012 et Exercices politiques en 2013). Il note que « plutôt que de se donner la peine de les lire (...) les contradicteurs de Mathieu Bock-Côté se contentent souvent de lui coller une étiquette (« nationaliste conservateur », « homme droite », etc.), de railler la forme de ses interventions, de caricaturer ses arguments, quand ce n’est pas son physique »[46].

Dans Le Devoir, soulignant le « style éloquent et son propos relevé » dans son essai, Le Nouveau régime[56], le journaliste et écrivain Louis Cornellier note à propos de Bock-Côté qu'il n'est certes pas un « homme de gauche consensuel » et qu'« il est dommage que ses adversaires ne trouvent, pour lui répliquer, que les tartes à la crème d’une pensée de gauche réflexe »[56]. Il déplore ainsi qu'il en faille peu pour que certains produisent des amalgames et le qualifient de penseur réactionnaire et xénophobe[56].

Son essai intitulé L'Empire du politiquement correct, publié en 2019, connaît un certain succès tant au Québec qu’en France. Par exemple, dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Réjean Boivin écrit : « Le nouvel ouvrage de Mathieu Bock-Côté, L'Empire du politiquement correct est une contribution lumineuse sur l’importance de la liberté d’expression dans une société démocratique »[67]. Pour sa part, le journaliste français Guillaume Perrault, dans Le Figaro, décrit cet essai comme une « vaillante défense de la liberté de l’esprit »[68].

Le premier ministre québécois François Legault a régulièrement salué le travail de Mathieu Bock-Côté. En 2016, alors dans l'opposition, il déclare que son ouvrage Le Multiculturalisme comme religion politique est un « bon plaidoyer pour défendre notre identité nationale, notre histoire, nos traditions et notre culture face au multiculturalisme et au culte des droits de l'homme »[69].

En 2020, dans une séance virtuelle de partage de suggestions de livres, le premier ministre québécois évoque en Mathieu Bock-Côté un « grand intellectuel qui écrit dans les grandes revues françaises » et que « le Québec est chanceux d'en avoir de ce calibre »[70]. Après avoir d'abord retiré la vidéo de ses plateformes face aux critiques de « quelques centaines de personnes », l'Association des libraires du Québec (ALQ) la remet rapidement en ligne[71]. Le premier ministre condamne ce qu'il considère comme une censure, déclarant : «  On va se le dire franchement : la décision de l’Association des libraires du Québec de retirer mes suggestions de lecture, ça n’avait pas de bon sens. On ne peut pas accepter qu’une poignée de militants radicaux piétinent notre liberté d’expression pour défendre leurs dictats. Ça va beaucoup trop loin »[59].

En France, Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès considère que « le fait d’avoir un pied au Québec et un autre en France lui apporte un œil nouveau, et sa pensée apporte incontestablement au débat d’idée à droite même si ce ne sont pas mes opinions politiques. Et c’est assez rare, pour un intellectuel étranger, de se faire une place dans le débat d’idée à droite au sein de grands journaux généralistes »[72].

Plusieurs personnalités de la droite française saluent ses ouvrages : Nicolas Sarkozy juge « lumineux » son livre La Révolution racialiste et autres virus idéologiques (Presses de la Cité)[16]. Le Monde indique que « Valérie Pécresse l’a rencontré et a lu ses livres », et que Laurent Wauquiez « apprécie Bock-Côté depuis leur première rencontre, au milieu des années 2010 »[16].

Réception négativeModifier

En 2009, la revue Recherches sociographiques publie une recension de Bock-Côté concernant un ouvrage collectif intitulé Du tricoté serré au métissé serré ? La culture publique commune au Québec en débats dirigé par les sociologues Stéphan Gervais, Dimitrios Karmis et Diane Lamoureux. Dans une réponse, ces trois auteurs estiment que si Mathieu Bock-Côté a bien « les qualifications universitaires pour écrire dans une revue savante » son texte est « particulièrement déplacé dans une revue universitaire, non pas tant pour les idées qui y sont défendues, mais pour le ton et le style argumentatif de type essentiellement pamphlétaire ». Selon eux, son style serait « lapidaire », « spectaculaire » et « peu propice à un débat d’idées ». Estimant qu'il adopterait une démarche populiste, à laquelle s’ajouterait « une forte dose de mauvaise foi, quand ce n’est pas carrément de malhonnêteté intellectuelle », ils notent que l’essentiel de sa recension repose sur des amalgames et des réitérations plutôt que sur une véritable argumentation[73].

Dans le magazine québécois Urbania, en 2012 (soit un an avant que Mathieu Bock Côté n'obtienne son doctorat en sociologie, mais à une époque où il se présente déjà et est présenté comme sociologue dans les médias), Mathieu Noury, à l'époque doctorant en sociologie, conteste pour sa part cette qualité de sociologue qu'il estime abusivement attribuée à Mathieu Bock-Côté, au motif qu'« un chargé de cours en sociologie [comme Bock-Côté le fut à l'UQAM], à moins qu’il soit titulaire d’un doctorat et/ou qu’il fasse de la recherche, ne peut pas se revendiquer du titre de sociologue » soutenant que « ses analyses ne peuvent pas se revendiquer et être qualifiées de sociologiques » et sont par ailleurs partisanes[74].

Dans un essai intitulé Mélancolies identitaires: une année à lire Mathieu Bock-Côté, Mark Fortier (M.A. en sociologie[75]), chargé de cours en sociologie à l'UQAM[75] et éditeur marqué à la gauche du spectre politique québécois[75] décrit Bock Côté comme « une bête rugissante » qu’il compare successivement à un « cachalot », à un « Schtroumpf à lunettes », un « ver de terre » voire à un « extraterrestre » qui révélerait un « côté obscur de nous-mêmes »[76]. Fortier estime que Bock-Côté est un « habile rhéteur », un « néoconservateur remonté contre le relativisme culturel », qui ferait de la « sociologie sans société ». Il assure que « Mathieu Bock-Côté est un Zemmour politiquement correct, un Zemmour à visage humain » mais que selon lui « il s’embarrasse peu du réel et calque le même discours et les mêmes obsessions des deux côtés de l’Atlantique, par exemple sur l’immigration, et ce malgré des réalités nationales fort différentes »[16]. Fortier affirme par ailleurs qu'« il ne va interviewer personne, il ne va pas voir les gens dont il parle et il produit énormément de tautologies, de concepts qui sont flous ». Ainsi, selon cet auteur, « ses chroniques sont des textes militants, qui tiennent par le sentiment »[77].

Dans L'Express en 2021, le chercheur en sciences politiques Philippe Corcuff (étiqueté à la « gauche intellectuelle radicale » selon Le Monde[78]) estime que l'ouvrage de Bock-Côté La révolution racialiste et autres virus idéologiques surferait sur « des généralisations abusives » par de « supposées évidences maintes fois répétées » confondant « les nuances du réel avec la réalité univoque et fantasmée de Fox News et CNews »[79].

En réponse au colloque contre le wokisme à la Sorbonne en janvier 2022, 74 universitaires (parmi lesquels Nicolas Bancel, Olivier Le Cour Grandmaison, Nonna Mayer et Philippe Corcuff) signent dans Le Monde une tribune en défense du wokisme et de la cancel culture, dans laquelle ils critiquent la légitimité et le contenu du colloque estimant que les organisateurs « en invitant Mathieu Bock-Côté à s’exprimer, sont coupablement inattentifs » face à ce qu'ils estiment être une « dérive droitière » de ce colloque notamment[80]. Le sociologue François Dubet dénonce également dans une tribune dans Le Monde la participation de Mathieu Bock-Côté à ce colloque, considérant selon lui « qu'à des collègues honorablement connus et souvent reconnus pour la qualité de leur œuvre (...) se sont mêlés des intervenants comme Mathieu Bock-Côté, dont les diatribes à la limite du racisme inondent chaque jour CNews et les réseaux de l’extrême droite »[81]. L'universitaire Jean Szlamowicz, membre de l'Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires qui organise le colloque, conteste dans L'Express la rhétorique de ces opposants, notamment la tribune de Dubet, évoquant une « malhonnêteté intellectuelle » de leur part[82].

Menaces et annulation de conférencesModifier

En mars 2017, la venue de Mathieu Bock-Côté à une conférence organisée à l'UQAM indispose l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH), qui menace les organisateurs de perturbation, entraînant l'annulation du débat prévu. Yves Gingras, enseignant à l'UQAM et doctorant en histoire et sociopolitique des sciences du département d’histoire de l'UQAM relève alors dans ce contexte que « les sciences sociales sont plus souvent victimes de censure que les autres champs d’études » et explique « que la nouvelle génération des sciences sociales confond la recherche et l’idéologie », précisant qu'« une minorité d’individus dans la jeune génération a une vision purement morale et affective des discours savants, délassant du même coup la lecture rationnelle »[83].

À la suite de la publication de son livre L’empire du politiquement correct, le débat organisé dans une librairie de Montréal en mai 2019 entre Bock-Côté et le philosophe Louis-André Richard est annulé en raison d'attaques, de menaces et d'intimidations contre l'auteur sur les médias sociaux où des internautes se disaient outrés que Mathieu Bock-Côté ait été invité à débattre de ses idées dans une librairie, « qui a la réputation de soutenir des idées de gauche »[84]. Bock-Côté reçoit alors le soutien de plusieurs universitaires et chercheurs québecois qui signent dans Le Devoir une tribune dans laquelle ils s'élèvent contre la censure dont ils estiment qu'il a été victime[85].

PublicationsModifier

Articles dans des revues universitaires ou intellectuellesModifier

Colloques universitaires et autres conférencesModifier

  • « L’historiographie victimaire comme champ symbolique de la guerre culturelle dans la démocratie contemporaine », colloque L’histoire à l’épreuve de la diversité culturelle : nouvelles formes du cosmopolitisme ?, Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes avec la Chaire Hector-Fabre d’histoire du Québec, Université du Québec à Montréal, 15 novembre 2006.
  • « Un déclinisme à la québécoise : », colloque Le conservatisme en contexte, Chaire d’études canadiennes et Centre d’études canadiennes de l’Institut du Monde anglophone, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 , 27 avril et 28 avril 2007[86].
  • « La controverse de l’histoire nationale et le dévoilement d’un régime politique post-démocratique dans les sociétés occidentales contemporaines », colloque Regards croisés sur le destin de l’histoire nationale en France et au Québec, Chaire d’études du Québec contemporain Sorbonne nouvelle-Paris 3, Paris, 30 avril 2009.
  • « La faille atlantique et le mouvement conservateur américain », colloque Reconfiguration des institutions et transformation du lien politique, Université d’Ottawa, 27 mai 2009.
  • « La mémoire du duplessisme et l’avortement historique du conservatisme québécois », colloque Duplessis, son milieu, son époque, Assemblée nationale, 25 septembre 2009.
  • «L’homme nu, sans préjugés : examen du progressisme», colloque Le progressisme aujourd’hui, vu du Québec et d’ailleurs, Chaire Mondialisation, citoyenneté et démocratie, 17 février 2012.
  • «Citoyenneté : les limites de l’artifice juridique», conférence, Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique, UQAM, 10 février 2016[87]
  • Intervention sur « l'identité québécoise, la langue, l’histoire, la fierté, l’éducation et le sens du devoir » devant les élèves du second cycle du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup (Bas-Saint-Laurent), 22 janvier 2018[4]
  • «Le retour de la race : racialisme et néoracisme : quatre grands témoins», colloque «Après la déconstruction: reconstruire les sciences et la culture», Collège de philosophie et Observatoire du décolonialisme, Sorbonne, 7 et 8 janvier 2022[88],[65].

OuvragesModifier

  • Mathieu Bock-Côté (dir.) et Jacques Beauchemin (dir.), La Cité identitaire, Athéna Éditions, , 304 p.
  • Mathieu Bock-Côté, La Dénationalisation tranquille : mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire, Boréal, , 216 p.
  • Mathieu Bock-Côté, Fin de cycle, Boréal, , 185 p.
  • Mathieu Bock-Côté, Exercices politiques, VLB éditeur, , 384 p. (ISBN 978-2-89649-535-1)[89].
  • Mathieu Bock-Côté, Le Multiculturalisme comme religion politique, Paris, Éditions du Cerf, , 368 p. (ISBN 978-2-204-11091-4)
  • Mathieu Bock-Côté, Le Nouveau Régime : Essais Sur les Enjeux Démocratiques Actuels, Boréal, , 328 p. (ISBN 978-2-7646-2419-7)
  • Mathieu Bock-Côté, L'Empire du politiquement correct : essai sur la respectabilité politico-médiatique, Paris, Éditions du Cerf, , 299 p. (ISBN 978-2-204-11636-7).
  • Mathieu Bock-Côté, La Révolution racialiste : et autres virus idéologiques, Paris, Presses de la Cité, , 240 p. (ISBN 978-2258196094).

Livres d'entretiensModifier

  • Louis-André Richard, La Cité des ombres : construire une société juste : un débat entre Mathieu Bock-Côté et Roch Bolduc, Québec, Presses de l'Université Laval, 2015.
  • Jacques Godbout, Le Tour du jardin : entretiens avec Mathieu Bock-Côté sur les livres, la politique, la culture, la religion, le Québec et la saisine, Montréal, Boréal, 2014.

Chapitres d'ouvragesModifier

  • « Maurice Séguin : penseur d’un nationalisme en difficulté », in Robert Comeau et Josianne Lavallée, Maurice Séguin, théoricien de l’indépendance et penseur de la modernité québécoise, Septentrion, 2006, p.166-175.
  • « Le conservatisme est-il une pathologie : la mauvaise conscience occidentale et la censure du conservatisme », dans Éric Bédard et Serge Cantin (dir.), L’histoire nationale en débat. Regards croisés sur la France et le Québec, Paris, Riveneuve Éditions, 2010, p.219-235.
  • « La fabrique du multiculturalisme : le cours Éthique et culture religieuse dans le dispositif politique du « pluralisme identitaire » », dans Actes du cinquième colloque Une Cité pour l’Homme (juin 2009), Collection Résurgences, Québec, 2010, p.54-68.
  • « La mémoire du duplessisme et la question du conservatisme au Québec », dans Xavier Gélinas et Lucia Ferretti (dir.), Duplessis, son milieu, son époque, Québec, Septentrion, 2010, p.432-453.
  • « Mais la nation n’est qu’un construit social » : critique du constructivisme dans les sciences sociales », dans Marc Chevrier (dir.), Voyage dans l’autre de la modernité, Montréal, Fides, 2011.
  • «30 ans plus tard : la question nationale dans le Canada de 1982», Institut de recherche sur le Québec, avril 2012, 17 p.
  • « Fragments d’une éducation conservatrice », Argument, automne 2011-hiver 2012, p.36-46.
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  • «Il était une fois l’indépendance : le référendum du 30 octobre 1995» dans Pierre Graveline, Les dix journées qui ont fait le Québec, Montréal, VLB, 2013, p.209-241.
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  • Chapitre sur le «Multiculturalisme» dans Olivier Dard et al, Dictionnaire du conservatisme, Paris, Éditions du Cerf, 2017.
  • «Repli identitaire ou ouverture sur le monde? Examen d’une fausse alternative», dans Penser le politique (dir. Louis-André Richard), Québec, PUL, 2017.
  • «Le populisme ou la part étouffée de la démocratie contemporaine», dans Chantal Delsol et Giulio de Ligio (dir.), La démocratie dans l’adversité, Paris, Éditions du Cerf, 2019, p.317-330

DistinctionsModifier

  • 2018 : « Tapis rouge » international de l'Académie de la Carpette anglaise, « pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise »[90].
  • 2018 : Prix Omer-Héroux, pour « sa contribution à la cause indépendantiste québécoise »[91].
  • 2019 : Prix prestige « Impératif français » (volet politique), pour « sa remarquable contribution au débat sur l'identité québécoise »[92].

Notes et référencesModifier

  1. « Notice d'autorité "Mathieu Bock-Côté », sur bnf.fr (consulté le ).
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  3. « Mathieu Bock-Côté, auteur décapant », sur Actualités UQAM (consulté le ).
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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier