Mediapart

site web d'information

Mediapart
Logo de Mediapart

Adresse www.mediapart.fr
Slogan « Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter »
Publicité Non
Langue Français, anglais, espagnol
Nombre d'inscrits 169 829 abonnés (mars 2020[1])
Siège social 8, passage Brulon
12e arrondissement, Paris
Drapeau de la France France
Propriétaire Fonds pour une presse libre via Société pour la protection de l’indépendance de Mediapart
Rédacteur en chef Stéphane Alliès et Carine Fouteau
Directeur de la publication Edwy Plenel
Lancement 2008
Revenus 16 835 745  (C.A. 2019)[1]

Mediapart est un site d'informations français créé en 2008 par les journalistes François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Edwy Plenel, Marie-Hélène Smiéjan et Godefroy Beauvallet. Le site est reconnu pour ses enquêtes, et sa ligne éditoriale orientée à gauche. Il est disponible en français, anglais et espagnol.

Le site héberge à la fois les articles rédigés par ses équipes propres (« le journal ») et ceux de ses utilisateurs (« le club »). Il est l'un des rares « tout en ligne » grand public payant du marché français de l'information.

Mediapart a joué un rôle clé dans les révélations de l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010, de l'affaire Sarkozy-Kadhafi en 2012, de l'affaire Cahuzac en 2012-2013 et de l'affaire Benalla en 2018-2019. Il est en outre à l'origine de plusieurs démissions, comme celle du ministre d'État François de Rugy.

HistoireModifier

Mediapart est un site d'actualité français créé en 2008 par François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Edwy Plenel[2], Marie-Hélène Smiéjan[3] et Godefroy Beauvallet.

CaractéristiquesModifier

Nom « Mediapart »Modifier

Le titre initialement projeté, « MediaPart » (apocope de « Média participatif »[4]), a rencontré l'hostilité de la holding Média participations, vaste groupe d'édition comprenant entre autres une agence de presse religieuse et une activité éditoriale dans le domaine de la bande dessinée, de la vie pratique et de l'édition religieuse. Une action en justice fut même entamée pour contrefaçon, qui n'a toutefois pas dépassé le stade de la conciliation. Ce qui n'était qu'un nom de code temporaire est devenu, de fait, à ce moment-là, le nom du site. Devant la campagne d'appel à l'opinion publique de MediaPart, Média-Participations a en effet renoncé à son action judiciaire et accepté la transformation du titre du journal en Mediapart. Un accord est intervenu sur la délimitation des champs d'activité de chacune des entreprises[5].

Projet économique et éditorialModifier

Mediapart défend un modèle où l'abonnement payant doit garantir l'indépendance du travail des journalistes, tout en permettant l'accès à un club participatif de qualité dont les contenus sont en accès libre. Critiquée à ses débuts par les défenseurs de la gratuité totale de l'information sur Internet, cette expérience nourrit depuis le débat sur les modèles économiques viables pour la presse numérique[6]. Avec plusieurs autres tout en ligne, Mediapart est à l'initiative de la création, à l'automne 2009, du syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Edwy Plenel est le secrétaire général[7].

Éditorialement, Mediapart prône une « radicalité démocratique »[8]. En , Mediapart publie sous sa signature un manifeste, Combat pour une presse libre, réflexion professionnelle sur la crise des médias et critique politique de la présidence Sarkozy. Dans le même esprit, en , Mediapart lance un appel contre le débat officiel sur l'identité nationale, « Nous ne débattrons pas ». Signé par des personnalités politiques allant de Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, en passant par le centre, la gauche, les écologistes, etc., cet appel recueille 46 000 signatures[9].

StructureModifier

Mediapart est édité par la Société éditrice de Mediapart (SAS).

Le 2 juillet 2019, les cofondateurs annoncent une modification de la gouvernance de leur média : sa détention par un fonds de dotation à but non lucratif a pour objectif de préserver son indépendance[10].

StatutModifier

Mediapart est reconnu service de presse en ligne d'informations politique et générale par la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP)[11].

ÉquipeModifier

(Entre parenthèses quelques-uns des organes de presse auxquels les journalistes ont collaboré)

Équipe de direction[12]Modifier

Équipe de rédaction initialeModifier

Anciens collaborateurs[14]Modifier

Équipe de rédaction en 2019[23]Modifier

ContenusModifier

Mediapart se présente avec deux entrées principales : Le Journal, tenu par les journalistes professionnels de la rédaction, et Le Club, animé par les internautes abonnés. Le pari de Mediapart est de faire cohabiter les articles de la rédaction du journal et les contributions des lecteurs (dans les éditions participatives, dans les blogs personnels, la modération se faisant selon un principe de responsabilité individuelle et collective. Par delà l'indépendance éditoriale et économique, l'articulation bi-céphale entre Club et Journal serait, dans l'architecture même du site, la condition sine qua non pour faire de Médiapart « le journal de ses lecteurs ». La charte de participation à Mediapart expose les motifs et règles déontologiques en vigueur[25].

Les contenus du journal sont actualisés trois fois par jour (aux environs de 9, 13, et 19 heures[26]). Chaque « Une » (page d'accueil, page International, page France, page Économie, page Culture et idées) se présente en deux volets : la « Une » de la rédaction de Mediapart et la « Une » du Club, sélection d'articles des éditions ou de billets des blogs opérée par Mediapart. Le Club possède sa propre entrée, dont les articles mis en avant sont également choisis par la rédaction de Mediapart.

Mediapart est partenaire de Disclose depuis 2018[27].

Éditions participativesModifier

Les éditions participatives sont des journaux thématiques collectifs publiés dans le Club. Les abonnés peuvent demander la création d'une édition participative sur une thématique précise selon leurs domaines d'expertise, leurs centres d'intérêt (arts, histoire, politique, divertissements, région, ville ou pays…). Certains journalistes de Mediapart sont également rédacteurs en chef d'une édition. Le but de ces éditions est de créer un contenu participatif, appariant Journal et Club. Le créateur d'une édition en devient le coordonnateur et animateur. Les éditions participant à Mediapart doivent, à ce titre, comme chaque contenu posté sur ce site, respecter la charte éditoriale.

Plus de 250 éditions ont été créées en date de 2010. Elles couvrent un spectre large et parmi les plus recommandées par les lecteurs, on peut distinguer les éditions suivantes :

Plus récemment, des éditions consacrées aux polars ou aux magazines ont été créées (l'édition Revues a été créée par Patrice Beray).

Enquêtes et dossiers notablesModifier

Mediapart s'est rapidement fait connaître par ses enquêtes[28]. Ce fut le cas dès le début avec « Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati » de [29][source insuffisante], mais aussi avec la publication du réquisitoire du Parquet dans l'affaire Kerviel[réf. nécessaire].

La rédaction de Mediapart dit ainsi s'appuyer sur des articles d'investigation et d'analyse plus fouillés que ceux produits par la presse traditionnelle, ce qui pose la question de la relation qu'entretiennent les autres journaux avec un nouveau-venu dans le paysage médiatique français : il semblerait en effet, selon l'article du signé par la rédaction de Mediapart[30], que de nombreux confrères (l'AFP serait particulièrement visée) ont emprunté plusieurs informations exclusives sans respecter les règles d'usage dans ce cas[réf. nécessaire].

Jusqu'à la divulgation de l'affaire Woerth-Bettencourt, les débuts de Mediapart sont compliqués, certaines enquêtes passant inaperçues et les abonnements ne décollent pas[31].

Affaire Woerth-BettencourtModifier

Le , Mediapart a révélé l'existence et le contenu d'enregistrements effectués clandestinement en 2009 et 2010 au domicile de Liliane Bettencourt par son majordome, et montrant des relations inconnues jusqu'alors entre celle-ci et plusieurs membres du gouvernement, en particulier Éric Woerth et Valérie Pécresse, ainsi qu'avec le président de la République Nicolas Sarkozy lui-même, déclenchant l'affaire Woerth-Bettencourt[32][source insuffisante]. Cependant, le , le rapport d'un nouvel interrogatoire subi par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, dont Le Figaro s'est procuré une copie, ferait apparaître que Mediapart aurait « romancé » les propos de l'ex-comptable en impliquant le président de la République[33]. La rédaction de Mediapart répond que l'article a retranscrit fidèlement les propos du témoin recueillis en présence de tiers[34],[35] et publie intégralement le procès-verbal de la déclaration de la comptable aux enquêteurs pour confirmer sa position. La société de journalistes du Figaro s'était pour sa part plainte que le quotidien n'en ait publié que des extraits « tronqués ». Commentant l'éclosion de cette affaire qui, selon lui, « affole le camp Sarkozy », le New York Times souligne que Mediapart propose un journalisme d'investigation que les médias dominants ne proposent plus guère en France[36].

Dans le contexte de l'affaire Bettencourt, Xavier Bertrand, alors secrétaire-général de l'UMP, avait pris à partie le site en ligne dénonçant ses « dérapages très graves » et ses « méthodes totalement anti-démocratiques » allant jusqu'à accuser le site d'Edwy Plenel de « méthodes fascistes »[37]. Une plainte est déposée pour diffamation[38],[39]. En , le ministre est relaxé, les juges de la chambre de la presse considérant que « les propos de Xavier Bertrand ne relevaient pas d'une qualification recouvrant un fait précis »[40].

Affaire Sarkozy-KadhafiModifier

Le journal publie, en mars puis en , deux notes qui laissent à penser que le régime libyen aurait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est le début de l'Affaire Sarkozy-Kadhafi. Nicolas Sarkozy, candidat à sa réélection en 2012, porte alors plainte pour « faux et usages de faux », « recel de faux » et « publication de fausses nouvelles ». En 2016, la justice rend un non-lieu jugeant le document authentique, tout en précisant que le jugement ne porte pas « sur la réalité ou la fausseté des faits dont ce document était censé établir l'existence, c'est-à-dire un financement allégué de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye »[41]. Mediapart dépose quant à lui une plainte pour dénonciation calomnieuse[42].

Affaire CahuzacModifier

Après avoir porté l'affaire Cahuzac seul et contre tous, le journal met en cause directement le ministre Pierre Moscovici dans cette affaire par l'intermédiaire d'Edwy Plenel le sur la chaîne i-Télé[43]. Edwy Plenel affirme que le ministre de l'économie connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-, et que l'enquête fiscale auprès des banques suisses sur une période restreinte qu'il avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une tentative de sauvetage en ultime recours[44].

Affaire Denis BaupinModifier

Le journal met ensuite au jour des affaires de harcèlement sexuel, notamment de la part du vice-président de l'Assemblée nationale Denis Baupin. Celui-ci poursuit le journal pour diffamation mais il est condamné pour procédure abusive[45],[46].

Affaire BenallaModifier

Le , le journal fait l'objet d'une tentative de perquisition conduite par le procureur de la République adjoint Yves Bador dont le but est d'obtenir des informations sur les sources ayant communiqué au journal les enregistrements d'une conversation attribuée à Alexandre Benalla et Vincent Crase[47]. Cette perquisition est effectuée à la demande du procureur de la République de Paris, Rémi Heitz, trois jours après que le parquet se soit auto-saisi, et sans le mandat d'un juge indépendant[48]. Mediapart refuse cette perquisition, la première dans l'histoire du journal, et dénonce une tentative du gouvernement d'attenter à la liberté de la presse et à la protection des sources journalistiques[49].

ControversesModifier

Mehdi MeklatModifier

En février 2017, alors que Mehdi Meklat est au cœur d'une polémique sur les réseaux sociaux, puis dans la presse, quand d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés entre 2012 et 2014 ressortent et sont amplement relayés[50]. La publication d'un article du journaliste Joseph Confavreux de Mediapart[51], qui prend ses distances avec Mehdi Meklat, mais soutient son ancien journal le Bondy blog, sert de prétexte à une coalition hétéroclite sur Internet pour accuser Mediapart de connivence et d'indulgence vis-à-vis de Meklat[52],[53],[54],[55]. Dans un billet de « mises au point » daté du 27 février 2017, la Société des Journalistes de Mediapart répond aux critiques : Mehdi Meklat « n'a jamais travaillé pour Mediapart » et a parlé dans un live vidéo seulement une fois pendant 10 minutes en octobre 2015[56].

Charlie Hebdo et l'affaire Tariq RamadanModifier

Fin octobre et début novembre 2017, Tariq Ramadan est visé par deux plaintes pour viol et agressions sexuelles[57]. L'ancien premier ministre Manuel Valls et Charlie Hebdo (reprit par certaines personalités et commentateurs politiques) accusent Mediapart d'avoir fermé les yeux sur le comportement de l'islamologue Tariq Ramadan[58], dans un contexte d'affrontements idéologiques sur le rapport à l’islam[59]. Manuel Valls, accuse notamment Edwy Plenel de «complicités» avec Tariq Ramadan, ce que Plenel réfute immédiatement[60],[61]. Mediapart avait fait une enquête sur Tariq Ramadan en avril 2016[62], les déctracteurs du journal suggérent que le journal aurait dû découvrir et donc révéler cette affaire au cours de cette enquête[58].

Mediapart dénonce une « campagne nauséabonde où se retrouvent la « fachosphère », quelques journalistes chroniqueurs et éditocrates, des responsables politiques d’une partie de la gauche socialiste en ruines et de l’extrême droite »[63]. Il réfute une quelconque complaisance en rappelant notamment les enquêtes démontant « la machinerie idéologique Ramadan » publiées en 2016[63],[64] et réfute les accusations d'avoir « délibérément ignoré les actes d’un homme aujourd’hui accusé de viols et d’agressions sexuelles »[63].

Affaires judiciairesModifier

Plaintes en diffamationModifier

Le , le journal, qui avait prétendu que Jean-Marie Le Guen avait milité dans sa jeunesse au sein du GUD, un groupuscule d'extrême droite, reconnaît que ces propos étaient « dénués de fondement », ce qui conduit l'intéressé à retirer sa plainte[65].

Le , Edwy Plenel, Fabrice Arfi et Karl Laske, sont relaxés par la cour d'appel de Paris après une plainte en diffamation d'Hervé Gattegno, directeur du Journal du dimanche après l'accusation de Mediapart que celui-ci participe à une campagne de désinformation dans le but d'« étouffer » l'affaire Sarkozy-Kadhafi. La cour écrit « Même s'il n'était pas très prudent de la part des journalistes de Mediapart de mettre en avant leur interprétation personnelle des écoutes et d'ajouter un supplément de connivence erroné, il n'en demeure pas moins qu'il est justifié d'une base factuelle suffisante, fondée notamment sur des procès-verbaux non dénaturés, révélateurs de liens très proches et étroits entre Alexandre Djouhri et Hervé Gattegno, permettant ainsi d'imputer à ce dernier une participation à l'entreprise de désinformation dénoncée »[66].

Le 13 novembre 2020, Mediapart est relaxé par le tribunal après deux plaintes en diffamation déposées en 2017 par Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, alors respectivement ministre des comptes publics et secrétaire d'état auprès du ministre de la transition écologique[67]. Mediapart avait titré et écrit dans son paragraphe d'introduction des propos que les deux hommes considèrent comme des «atteintes à l'honneur et à la réputation». Mediapart avait informé que les deux hommes avaient loué une villa de vacances en Corse appartenant à un ex trafiquant de drogue, condamné pour ces faits mais les deux hommes d'État ont contesté en stipulant qu'ils ne le savaient pas[68]. En dépit de leur défense, ils n'ont pas eu gain de cause auprès du tribunal qui a donc donné raison à Mediapart en concluant «l'absence de caractère diffamatoire dans les propos»[69].

En , Mediapart et la journaliste Fanny Pigeaud sont relaxés en appel au titre de la « bonne foi »[70],[71] d’une plainte pour diffamation intentée par Vincent Bolloré, Bolloré (SAS) et Bolloré Africa Logistics (SAS), sur un article de 2016, titré « Comment le groupe Bolloré a ruiné deux entrepreneurs camerounais »[72].

Affaire BenallaModifier

En , quatre journalistes de Mediapart sont convoqués dans le cadre de l’enquête préliminaire sur l’affaire Benalla. Edwy Plenel, également convoqué, affirme alors : « Ce sont nos révélations dans l’affaire Benalla qui ont suscité ce zèle du parquet parisien. […] Ce faisant, il trahit l’esprit de la loi sur la liberté de la presse. […] Dans cette convocation massive de journalistes de Mediapart comme dans la tentative de perquisition dans nos locaux, c’est bien le pouvoir exécutif qui agit, puisqu’en France, le parquet lui est soumis au point que l’actuel procureur de la République a été personnellement choisi par le chef de l’État[73]. »

Aspects économiquesModifier

CapitalModifier

Initialement, aucun financier ne souhaite s'impliquer dans le projet de création de Mediapart. Aidé par Christian Ciganer (beau-frère de Nicolas Sarkozy) et Michel Broué, Edwy Plenel parvient finalement à convaincre la femme d'affaires Marie-Hélène Smiejan d'investir dans le média[31].

Mediapart a rassemblé un capital de presque trois millions d'euros pour son lancement le , avec une augmentation de sept cent mille euros assurée pour le second trimestre 2008.

Sur ces trois millions, 1,325 million a été fourni par les apports personnels des fondateurs (550 000 investis par Edwy Plenel et le même montant par Marie-Hélène Smiejan, 100 000 euros par Laurent Mauduit, 80 000 euros par François Bonnet, 40 000 euros par Gérard Desportes).

Le complément provient d'une Société des amis de Mediapart, présidée par le mathématicien Michel Broué, réunissant 46 membres fondateurs (dont Xavier Niel, cofondateur d'Iliad-Free, actionnaire pour 200 000 euros[74], Maurice Lévy, PDG de Publicis, pour 5 000 euros, François Vitrani, directeur général de la Maison de l'Amérique latine, pour 5 000 euros également). La SAM représente un montant total de 504 000 euros, auxquels s'adjoint 1 million d'euros à parts égales entre les investisseurs Écofinance (Jean-Louis Bouchard) et Doxa Jean (Thierry Wilhelm)[75].

À partir de l'été 2019, Mediapart décide de changer sa structure de gouvernance afin que la totalité des parts du média soit détenue par un fonds à but non lucratif[76]. C'est une manière pour les propriétaires de Mediapart de se préserver des aléas du capital et donc d'assurer l'indépendance du journal[77]. Le , le rachat de l’ensemble des actionnaires de Mediapart (ses cofondateurs, sa société des amis, sa société des salariés, les sociétés Doxa et Ecofinance) est effectué pour une valorisation de 16,3 millions d’euros. La répartition du financement est la suivante : 4,4 millions de réserves ; nouvel emprunt de 5,5 millions d’euros sur 8,5 ans ; don du montant des actions de Jean-Louis Bouchard pour un million d’euros ; un crédit vendeur de Doxa (Thierry Wilhelm) pour 2,5 millions d’euros ; ainsi qu'un autre crédit vendeur des quatre cofondateurs de Mediapart pour 2,9 millions d’euros jusqu’en 2026[78].

Modèle économiqueModifier

Le journal a choisi une parution sans publicité. L'accès à la page d'accueil est gratuit mais la lecture du journal lui-même n'est possible que par abonnement payant[79]. L'adhésion payante est conçue comme le seul moyen de garantir au lecteur qualité éditoriale et véritable indépendance.

Ce choix économique résulte, selon les fondateurs de Mediapart, des difficultés que connaît la presse française : « seul le web permet de lancer aujourd'hui en France un quotidien indépendant d'information généraliste. Tous les autres supports nécessitent des investissements initiaux très lourds, donc dépendants de puissances financières, soit directement en tant qu'actionnaires, soit indirectement en tant qu'annonceurs publicitaires. » Cette défense d'une presse payante doit affronter le mode de fonctionnement traditionnellement gratuit sur l'Internet, d'aucuns voyant déjà « Mediapart : mort-né ! »[80].

Le principe du gratuit, qui a tant bouleversé ces dernières années la presse en ligne comme les journaux traditionnels, arriverait au contraire selon les promoteurs de Mediapart à ses limites. Son choix de devenir un journal de référence passerait ainsi par la réaffirmation d'une presse payante : « les recettes publicitaires actuelles sur Internet sont calculées pour des millions de visiteurs, donc pour un contenu attirant une audience grand public peu compatible avec les exigences d'une presse de qualité et de référence. »

L'objectif affiché est enfin de rassembler environ 65 000 abonnés au bout de la troisième année, ce qui permet d'évaluer à environ 4 millions d'euros les besoins de financement du journal sur la période. Le directeur éditorial, François Bonnet, a déclaré le que le site avait 8 000 abonnés[81].

En , Mediapart indique que « le plan a été revu pour pouvoir atteindre un équilibre financier autour de 40 000 et reculer l'échéance à 2012. Ce qui laisse un an et demi pour trouver 15 000 ou 20 000 nouveaux abonnés »[82]. Le déclenchement de l'affaire Woerth-Bettencourt a fait gagner au site 5 000 abonnés au mois de juin, site qui en compte près de 30 000[83] en . En , les 40 000 abonnés sont atteints[84]. Quelque 47 500 abonnés sont comptabilisés début 2011, assurant l'équilibre financier du titre[85].

Lors de la conférence de presse tenue à l'occasion du troisième anniversaire de l'existence du site, le , les indications suivantes sont fournies[86] : Mediapart est rentable depuis . Le bilan 2010 étant de 4,4 millions d'euros de dépenses pour 3 millions d'euros de recettes. 95 % des revenus de Mediapart viennent des abonnements, 20 % des abonnés étant des abonnés annuels à 90 euros et plus de 90 % des abonnés à 1 euro continuant après la période d'essai. Le lectorat est composé au départ 60 % régions, 40 % Île-de-France, 90 % en France.

L'équipe compte 36 CDI , 1 CDD et des stagiaires. Mediapart a levé 5,7 millions d'euros depuis sa création, en majorité fondateurs, salariés et amis de Mediapart.

D'après le site Rue89[87] et l'Observatoire des subventions[88], Mediapart a, pour l'année 2009, reçu de l'État 200 000 euros de subventions, devenant ainsi un des premiers « journaux en ligne » à en bénéficier.

AudienceModifier

L'audience de Mediapart s'élargit depuis sa création :

  • Fin 2010, le site revendique 46 800 abonnés actifs payants.
  • En , Edwy Plenel annonce que Mediapart compte 65 000 abonnés[89].
  • En , Mediapart compte près de 75 000 abonnés[90].
  • En , le site revendique 83 000 abonnés[91].
  • En , le site revendique 100 000 abonnés[92].
  • En , le site revendique 112 000 abonnés[93].
  • En , le site revendique 118 000 abonnés[94].
  • En , le site revendique 130 000 abonnés[95].
  • En , Edwy Plenel annonce que le site dépasse les 150 000 abonnés[96].
  • En , le site revendique 169 829 abonnés[1].

Fraude sur le taux de TVA applicableModifier

Mediapart applique la TVA réduite à 2,1 % depuis sa création en 2008, estimant que la loi sur les publications de presse détenant un numéro de CPPAP s'applique à la presse en ligne[97]. Néanmoins, à l'époque, le ministère du Budget juge que cette TVA ne s'applique pas au statut de la presse en ligne ne s'appuyant pas sur un support papier. C'est ainsi que plusieurs sites subissent des redressements fiscaux : Arrêt sur images en 2009, puis Dijonscope en [97],[98], et Mediapart en décembre 2013.

Le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Mediapart, Indigo Publications (La Lettre A, Africa Intelligence...), et Arrêt sur images sont membres fondateurs, réclame l'application du principe de neutralité fiscale à la presse numérique : soit un taux de TVA à 2,1 %, identique à celui de la presse imprimée[97],[99]. Les membres du syndicat, une soixantaine d'organes de presse en ligne, estiment qu'ils sont dans leur droit d'appliquer la TVA à 2,1 %[100].

En février 2014, le Parlement promulgue une loi alignant la TVA de la presse en ligne au taux réduit de 2,1 %, équivalent de celui de la presse imprimée, au lieu de 20 %[101], mettant fin à l’inégalité de traitement entre les deux supports de presse[102]. Se pose par la suite la question de la rétroactivité de la loi, qui fait alors débat[103].

Fin septembre 2014, l'administration fiscale notifie la société éditrice du journal Mediapart d’un redressement fiscal de 3,3 millions d'euros pour la période 2008 à 2013, pour avoir appliqué le taux de 2,1 % de TVA avant l’entrée en vigueur de la loi, auquel s'ajoute 200 000 euros de pénalités de retard et 1 million pour « manquement délibéré »[104]. Edwy Plenel déclare à l’AFP que « Ce conflit fiscal est une vengeance de l'affaire Cahuzac de la part d'une partie de l'administration fiscale. Nous irons jusqu'au tribunal administratif s'il le faut. ». Mediapart règle les 3,3 millions d'euros au fisc mais fait un recours au tribunal administratif pour le paiement de la pénalité[105].

En , l'Assemblée nationale adopte, par 11 voix contre 10, un amendement impliquant une « amnistie fiscale » pour les sites de presse en ligne dont le principal bénéficiaire est Mediapart[106],[107],[108], avant de finalement le rejeter lors d’une lecture ultérieure[109].

En , le tribunal administratif de Paris confirme le redressement fiscal de Mediapart et l’applicabilité du taux de TVA normal de 19,6 % puis 20 % sur la période avant la promulgation de la loi sur la TVA réduite. En revanche, le tribunal reconnaît la « transparence » de Mediapart dans la liquidation de la TVA, et estime dès lors que la volonté d’éluder l’impôt n’est pas établie[110]. En conséquence, il annule la majoration de 1,3 million d’euros qui avait été appliquée à la société éditrice du journal[111],[112]. Selon le tribunal, le fisc aurait dû « remettre en cause les déclarations de TVA » dès 2008, et ne pas attendre jusqu’au contrôle fiscal de 2013[113].

En juillet 2018, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, fait appel de la décision auprès de la cour administrative d'appel de Paris. En appel en , la cour annule le jugement en ce qu'il écartait la fraude fiscale, ce qui implique que Médiapart est à nouveau rendu redevable de la pénalité, portée à 1,4 million d'euros. La société éditrice indique qu’elle se pourvoit en cassation devant le Conseil d’État[105].

RentabilitéModifier

Mediapart, après une première année bénéficiaire en 2011, atteint 6 millions d'euros de chiffre d'affaires et 700 000 euros de bénéfices net en 2012[114].

Chiffres 2018Modifier

Selon les chiffres fournis par Mediapart en , le journal a connu au cours de l'année 2017 une croissance de 20 % du chiffre d'affaires (dépassant 13 millions d'euros), un résultat net de 2,2 millions d'euros (représentant 16 % du chiffre d'affaires), et une augmentation d'environ 8 % du nombre d'abonnés[115]. Il compte au total 140 000 abonnés et une équipe de 83 salariés permanents. Mediapart signale également qu'entre 2008 et 2017, 97 actions en justice ont été ouvertes contre le journal. Sur celles-ci 3 condamnations définitives ont été prononcées pour diffamation, 69 décisions l'ont mis hors de cause (désistements, ordonnances de non-lieu, relaxes, nullités et irrecevabilités des poursuites), et 25 procédures sont encore en cours[95].

Chiffres 2019Modifier

En 2018, Mediapart dépasse les 150 000 abonnés actifs payants, avec une hausse notable au mois de en pleine crise des gilets jaunes[116]. Un chiffre en hausse qui fait évoluer son chiffre d'affaires à 13,8 millions d'euros contre 13,7 millions l'année précédente. Mediapart compte désormais 87 salariés en CDI dont 47 journalistes. Le projet de TV Mediapart, avec diffusion sur le web, n'a en revanche pas été poursuivi[117].

Dans la fictionModifier

 
Graffiti « Mediapart nique Macron » lors du mouvement des Gilets jaunes à Paris.
  • Mediapart apparaît dans la série télévisée Baron noir (2016) et joue un rôle décisif dans l'évolution de l'intrigue. Dans cette fiction, la rédaction du site Internet a obtenu des informations extrêmement compromettantes (financement illégal de la campagne électorale présidentielle) pour le président de la République fictif Francis Laugier (Niels Arestrup) et le protagoniste principal Philippe Rickwaert (Kad Merad). Mediapart envoie une lettre au Président Laugier, lui donnant 48 heures, avant publication, pour apporter explications et précisions à intégrer dans l'article. Finalement, les révélations de Mediapart entraînent la démission de Laugier et l'arrestation de Philippe Rickwaert.
  • Dans la série télévisée Les Hommes de l'ombre, le site Internet Mediamag, au sein duquel travaille Apolline Vremler (Valérie Karsenti dans la saison 1, puis Emmanuelle Bach dans les saisons 2 et 3), l'ex-femme du personnage principal Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), est un pastiche de Mediapart.
  • Dans le livre de Karim Amellal, Bleu Blanc Noir (2016), Mediapart est mentionné sous le nom de « MédiaNet », un des seuls journaux à s'émouvoir de la politique anti-terroriste menée par Mireille le Faecq, la nouvelle présidente de la République.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Edwy Plenel, « Mediapart publie ses comptes et résultats 2019 », sur mediapart.fr,
  2. « Qui sommes-nous ? » - Mediapart
  3. Madame Figaro, « Les 50 premières entreprises françaises dirigées par des femmes sont... », sur Madame Figaro, (consulté le 19 décembre 2018)
  4. « Mediapart, son Club et sa démocratie », sur Mediapart,
  5. Edwy Plenel, « Comment MediaPart est devenu Mediapart, second épisode », sur Mediapart, (consulté le 12 février 2021)
  6. Caroline Constant, « Quel avenir pour la presse en France? », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  7. « La presse d’information en ligne crée son syndicat professionnel », sur Stratégies, (consulté le 12 février 2021)
  8. Rémi Douat, « Edwy Plenel : « Pour une radicalité démocratique » », Regards.fr,‎ (lire en ligne)
  9. La rédaction de Mediapart, « L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas» », sur Mediapart, (consulté le 12 février 2021)
  10. « « Mediapart » modifie sa gouvernance pour préserver son indépendance », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 26 avril 2020)
  11. « Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) - Liste des services de presse en ligne reconnus par la CPPAP », sur www.cppap.fr (consulté le 11 janvier 2018)
  12. Media Part, « Qui sommes-nous ? », sur Mediapart (consulté le 26 octobre 2020)
  13. Edwy Plenel, « Une nouvelle direction éditoriale à Mediapart: Stéphane Alliès et Carine Fouteau », sur Club de Mediapart (consulté le 19 décembre 2018)
  14. « L'équipe | MediaPart » (version du 19 janvier 2009 sur l'Internet Archive), sur presite.mediapart.fr,
  15. « Gérard Desportes », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  16. « "Inciyan" | Recherche », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  17. « "Fabrice Lhomme" | Recherche », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  18. « Vincent Truffy », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  19. Pierre Puchot, « Au revoir, à bientôt », sur Club de Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  20. « "Pierre Puchot" | Recherche », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  21. « Qui sommes-nous ? | Mediapart » (version du 26 décembre 2015 sur l'Internet Archive), sur www.mediapart.fr,
  22. a et b « Michel de Pracontal », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  23. Media Part, « Qui sommes-nous ? », sur Mediapart (consulté le 7 mai 2019)
  24. La rédaction de Mediapart, « À l’air libre », sur Mediapart (consulté le 26 octobre 2020)
  25. « Charte de participation à Mediapart », sur Mediapart (consulté le 12 février 2021)
  26. « Connectez-vous », sur Mediapart (consulté le 4 juillet 2019)
  27. Audrey Kucinskas, « "Disclose", le média qui veut révolutionner l'investigation », sur LExpress.fr, (consulté le 16 avril 2019)
  28. Alexandre Piquard, « Mediapart fier de sa « télévision CNRS » », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 10 mars 2017)
  29. Fabrice Arfi, « Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati », sur Mediapart, (consulté le 12 février 2021)
  30. « Mediapart, le mur du silence et le marché aux voleurs ».
  31. a et b Sophie des Déserts, « L'ombre d'un doute », Vanity Fair no 54, février 2018, pp. 78-85 et 110-111 (Lire en ligne).
  32. Mediapart, « Sarkozy, Woerth, fraude fiscale : les secrets volés de l'affaire Bettencourt », 16 juin 2010, contenu payant.
  33. Claire Thibout dénonce « la romance de Mediapart » - Le Figaro, 8 juillet 2010.
  34. « Fabrice Lhomme, de Mediapart : « Claire Thibout est en panique » », sur Rue89, (consulté le 12 février 2021)
  35. Mediapart : « Romancer les propos de la comptable, ça aurait été signer notre arrêt de mort » - Libération, 9 juillet 2010.
  36. Eric Pfanner, « French News Web Site Shakes Up Sarkozy Camp », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 11 mars 2017).
  37. Par Le 4 juillet 2011 à 22h37, « Bertrand mis en examen pour diffamation envers Mediapart », sur leparisien.fr, (consulté le 12 février 2021)
  38. « Mediapart poursuit Xavier Bertrand en diffamation », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017).
  39. « La plainte de Mediapart contre Xavier Bertrand », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017).
  40. AFP, « Accusé d'avoir diffamé Mediapart, Xavier Bertrand relaxé », sur Libération, (consulté le 12 février 2021)
  41. « Financement libyen : le document entre Sarkozy et Kadhafi est authentique, selon la justice française », sur Les Echos, (consulté le 12 février 2021)
  42. « Mediapart porte plainte pour dénonciation calomnieuse contre Nicolas Sarkozy », sur Challenges, (consulté le 12 février 2021)
  43. « Affaire Cahuzac : Edwy Plenel n'est pas convaincu par les explications de Moscovici » (version du 9 avril 2013 sur l'Internet Archive), sur itele.fr, .
  44. « Affaire Cahuzac : pour Edwy Plenel, Pierre Moscovici a «mal travaillé» », sur Les Echos, (consulté le 12 février 2021)
  45. « Affaire Baupin : relaxe pour les journalistes et les femmes qui accusaient l’ancien député », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2019)
  46. « Accusé de harcèlement sexuel, Denis Baupin perd son procès en diffamation contre des médias et ses accusatrices », Le Monde, (consulté le 20 avril 2019)
  47. « Le parquet de Paris a tenté de perquisitionner Mediapart », sur mediapart.fr, (consulté le 7 février 2019)
  48. « Affaire Benalla: Matignon a provoqué l’enquête sur les sources de Mediapart », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  49. « L’enquête qui vise Mediapart est un scandale politique », sur mediapart.fr, (consulté le 7 février 2019)
  50. Louise Couvelaire, « Le chroniqueur Mehdi Meklat rattrapé par ses tweets haineux », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 27 octobre 2017)
  51. Joseph Confavreux, « Docteur Mehdi et Mister Meklat », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  52. « L'affaire Mehdi Meklat revue et corrigée par les conspirationnistes », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2017)
  53. « Alain Finkielkraut: l'affaire Meklat ou «la convergence des haines» », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  54. « Pascal Bruckner : «L'affaire du Bondy Blog est le Titanic de la gauche branchée» », sur lefigaro.fr,
  55. « Medhi Meklat, comédien et martyr de l'info alternative », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  56. SDJ de Mediapart, « Mises au point de Mediapart à ses détracteurs », sur mediapart.fr,
  57. « Après une longue omerta, deux femmes dénoncent des viols par Tariq Ramadan - Par La rédaction | Arrêt sur images », sur www.arretsurimages.net, (consulté le 30 décembre 2020)
  58. a et b Daniel Schneidermann, « Ramadan : que savait Mediapart ? », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  59. « Entre « Charlie » et « Mediapart », l’histoire d’une haine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 décembre 2020)
  60. « Manuel Valls, un retour plein de bruit et de rage », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 décembre 2020)
  61. Etienne Jacob, « Ramadan, Plenel, Charlie Hebdo : la polémique en quatre actes », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  62. Mathieu Magnaudeix, « Tariq Ramadan, enquête sur un épouvantail », Mediapart, .
  63. a b et c François Bonnet, « Affaire Ramadan: la croisade des imbéciles », sur Mediapart, (consulté le 30 décembre 2020)
  64. Tristan Berteloot, « Affaire Ramadan : «Mediapart» répond à la une de «Charlie Hebdo» caricaturant Edwy Plenel », sur Libération, (consulté le 12 février 2021)
  65. « Le Guen se désiste contre un journaliste qui reconnaît l'avoir présenté à tort comme ancien du GUD », sur la-croix.com, .
  66. Le Figaro avec AFP, « Affaire libyenne: attaqué en diffamation par le directeur du JDD, Mediapart relaxé en appel », sur lefigaro.fr, (consulté le 3 février 2020)
  67. « Poursuivi en diffamation par deux ministres, « Mediapart » est relaxé », sur www.20minutes.fr (consulté le 17 novembre 2020)
  68. « Location de Darmanin et Lecornu en Corse : Mediapart relaxé », sur Corse Matin, (consulté le 17 novembre 2020)
  69. « Poursuivi en diffamation par deux ministres, « Mediapart » relaxé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2020)
  70. « Médias: Mediapart relaxé en appel dans un procès pour diffamation intenté par Bolloré », sur RFI, (consulté le 13 février 2021)
  71. Edwy Plenel, « Le groupe Bolloré perd en appel son procès contre Mediapart », sur Club de Mediapart, (consulté le 13 février 2021)
  72. « Mediapart condamné pour une enquête « à charge » à la suite d’une plainte de Bolloré », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  73. « Affaire Benalla : quatre journalistes de Mediapart convoqués par la police », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  74. La Rédaction De Mediapart, « Mediapart et Xavier Niel: sur un racontar », sur Club de Mediapart (consulté le 1er septembre 2019)
  75. « Mediapart, un avenir incertain », sur embruns.net, (consulté le 11 mars 2017)
  76. François Bonnet, Laurent Mauduit, Edwy Plenel et Marie-Hélène Smiejan-Wanneroy, « Mediapart rend son indépendance irréversible », sur Mediapart (consulté le 5 juillet 2019)
  77. « « Mediapart » modifie sa gouvernance pour préserver son indépendance », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2019)
  78. Edwy Plenel, « Mediapart n’a plus d’actionnaires », sur Club de Mediapart (consulté le 18 octobre 2019)
  79. tarifs en 2008 : 9  par mois, 5  pour les étudiants et chômeurs, 15  pour un abonnement de soutien ; abonnements annuels à 90, 50 et 150 
  80. « Mediapart : mort-né ! », sur tcrouzet.com (consulté le 11 mars 2017)
  81. Pascale Santi, « Rue89, Bakchich, MediaPart... le pari des », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  82. « Portrait d'un tout petit monde qui tourne autour du «Monde» », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  83. « Mediapart a gagné 5000 abonnés en juin », LExpansion.com,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  84. « Edwy Plenel, le modèle économique de Mediapart », sur frenchweb.fr
  85. Emmanuel Paquette, « Mediapart aurait atteint l'équilibre financier » [archive du ], sur lexpress.fr,
  86. « Trois ans: en direct de Mediapart », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  87. L'État décide de financements aux sites d'information en ligne
  88. « Polémique sur les subventions de la presse en ligne », sur Observatoire des gaspillages, (consulté le 11 mars 2017)
  89. « Le bilan de Mediapart », sur SudOuest.fr, (consulté le 11 mars 2017)
  90. Antoine Izambard, « Mediapart proche des 75.000 abonnés », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  91. « A qui appartient votre journal ? », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  92. Jacques LECOQ, « 100.000 abonnés ! Jeudi, Mediapart dit tout lors d'un live exceptionnel », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  93. « Mediapart a 7 ans : voici nos comptes », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  94. « Les nouveaux tarifs de Mediapart », sur Club de Mediapart (consulté le 9 avril 2016)
  95. a et b Edwy Plenel, « Mediapart a neuf ans: nos comptes, nos résultats », sur mediapart.fr,
  96. Edwy Plenel, « Entretien Macron : quand la forme révèle le fond », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018)
  97. a b et c David Legrand, « TVA à 2,1 % : la presse en ligne alignée sur la presse papier dès février », sur www.nextinpact.com, (consulté le 12 décembre 2020)
  98. « La TVA à taux réduit, un impératif pour la presse numérique », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  99. « Le Spiil interpelle François Hollande sur la TVA pour la presse numérique », sur Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne, (consulté le 11 mars 2017)
  100. « Mémoire sur la TVA pour la presse numérique », sur Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne, (consulté le 11 mars 2017)
  101. Dossier législatif de la proposition de loi d’harmonisation des taux de TVA de la presse imprimée et en ligne, promulguée le 27 février 2014.
  102. « La TVA ramenée à 2,1 % pour la presse en ligne », sur Le Monde, (consulté le 30 mai 2018)
  103. Marc Rees, « Presse en ligne : la rétroactivité du taux de TVA à 2,1 % en question », sur www.nextinpact.com, (consulté le 12 décembre 2020)
  104. « Le fisc réclame 4,2 millions € à Mediapart », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  105. a et b Enguérand Renault, « Mediapart condamné à payer une pénalité de 1,4 million au fisc français », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  106. Marc Rees, « TVA sur la presse en ligne : les députés à la rescousse de Mediapart et Arrêt sur Images », sur www.nextinpact.com, (consulté le 12 décembre 2020)
  107. Olivier Ubertalli, « Quand 11 députés effacent l'ardoise de Mediapart… », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2017)
  108. « Les dernières innovations fiscales des députés », sur Capital, (consulté le 11 mars 2017)
  109. Mediapart : le redressement fiscal confirmé par les députés - Alexandre Debouté, Le Figaro 16 décembre 2015.
  110. « Condamné à verser une pénalité de près de 1,4 million d’euros au fisc, Mediapart se tourne vers le Conseil d’Etat », sur L'Obs (consulté le 12 décembre 2020)
  111. « Jugement du Tribunal administratif de Paris du 22 mai 2018 - Société éditrice de mediapart », sur Mediapart, (consulté le 27 mai 2017)
  112. Agence France Presse, « La justice confirme le redressement fiscal de Mediapart mais reconnaît sa « bonne foi » », Le Monde, (consulté le 7 septembre 2020)
  113. « Mediapart, en redressement fiscal, échappe à une grosse amende », sur www.20minutes.fr, (consulté le 12 décembre 2020)
  114. « Mediapart de nouveau bénéficiaire en 2012 », Les Échos,
  115. https://static.mediapart.fr/files/2018/03/05/carnet-10ans.pdf
  116. « Mediapart a dépassé les 150.000 abonnés en 2018 », sur France 24, (consulté le 13 mars 2019)
  117. « Mediapart a dépassé les 150.000 abonnés en 2018 », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 mars 2019)

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Catherine Dubouloz, « Média à part », Le Temps, numéro 4568, mardi , page 20
  • Edwy Plenel, Combat pour une presse libre. Le Manifeste de Mediapart, éditions Galaade, 2012, 54 pages
  • Athissingh Ramrajsingh, Les pure players d'information générale : support technologique, idéal journalistique, structure et discours économiques, Les Enjeux de l'information et de la communication, 1/2011 (Volume 2011), pp. 112-131

Liens externesModifier