Lagardère (entreprise)

entreprise de médias française

Lagardère
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Logo de Lagardère

Création 1992
Fondateurs Jean-Luc Lagardère
Forme juridique Société en commandite par actions (SCA)
Action Euronext : MMB
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Arnaud Lagardère, associé-commandité, gérant
Pierre Leroy, cogérant
Thierry Funck-Brentano, cogérant
Directeurs Arnaud LagardèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Vivendi : 26,66 %
Amber Capital : 19,93 %
Qatar Holding : 13,03 %
Financière Agache : 7,75 %
Lagardère Capital & Management : 7,26 %
Activité Livre et Livre numérique, jeux sur mobile et jeux de société (Lagardère Publishing) ;
Travel Essentials, Duty Free & Fashion et Foodservice (Lagardère Travel Retail) ;
Presse, Radio, licence Elle (Lagardère News) ;
Spectacles, Salles et Artistes (Lagardère Live Entertainment).
Filiales Lagardère Publishing : Astérix, Headline, Anaya, Hatier, Stock, Salvat, Dunod, Little Brown and Company...
Lagardère Travel Retail : Relay, Aelia Duty Free, Discover, Hubiz, Trib’s, Rustichelli Mangione...
Lagardère News : Paris Match, Le Journal du Dimanche, Europe 1, RFM, Virgin Radio , la licence Elle
Lagardère Live Entertainment : Folies Bergère, Casino de Paris, Bataclan, Arkea Arena, Arena du Pays d'Aix...
Effectif 34 691 personnes (2019)
Site web www.lagardere.com

Chiffre d'affaires en augmentation 7,2 Mds€ (2019)
Résultat net 177 M€ (2018)
(15) M€ (2019)
en diminution

Créé en 1992, Lagardère est un groupe de dimension mondiale présent dans plus de 40 pays, comptant plus de 30 000 collaborateurs et dégageant un chiffre d’affaires de 7 211 millions d’euros en 2019. Sous l’impulsion de son Gérant-Associé Commandité Arnaud Lagardère, le Groupe s’est engagé dans un recentrage stratégique sur deux branches prioritaires :

Le siège : 4 rue de Presbourg.

Dans le périmètre du Groupe figurent également Lagardère News (Paris Match, Le Journal du Dimanche, Europe 1, RFM, Virgin Radio, la licence Elle) et Lagardère Live Entertainment.

Héritage des activités aéronautiques et d'armement de guerre de Matra que dirigeait Jean-Luc Lagardère, qui ont servi de base à la fondation du groupe, Lagardère possédait jusqu'en 2013 une participation dans la société EADS. Depuis , Qatar Investment Authority, filiale du fonds souverain de l'émirat du Qatar, est devenu l'actionnaire principal du groupe Lagardère, jusque début 2020. En février de cette année, le fonds d'investissement britannique Amber Capital devient le premier actionnaire.

HistoireModifier

Hachette et Matra, les socles du groupeModifier

La société Matra (Mécanique Aviation TRAction), créée en 1941, dont Jean-Luc Lagardère sera nommé directeur général dès 1963 est à l'origine de plusieurs développements technologiques : la création d'un prototype bimoteur capable d'atteindre 800 km/h, le franchissement du mur du son par le Mac 1,4 en vol vertical pour la première fois en Europe. En 1990, Matra Espace et la division aérospatiale de Gec Marconi s'unissent pour créer Matra Marconi Space, la première société spatiale européenne. Matra Hautes Technologies se rapproche des activités d'Aerospatiale et devient officiellement Aerospatiale Matra le . EADS (Société européenne de l'aéronautique, de la défense et de l'espace) naît le de la fusion d'Aérospatiale Matra, Aeronauticas et DaimlerChrysler Aerospace et lance officiellement le programme A380 la même année. L’avion effectuera son premier vol dès 2005.

Lagardère co-contrôlait la société EADS dont il détenait une participation de 15%, réduite ensuite à 7,5 %, via le holding SOGEADE, constitué avec l'État français. Cette participation est cédée en pour 2,28 milliards d'euros[1].

L’acquisition en 1826 de la librairie parisienne Brédif par Louis Hachette constitue le point de départ d'un gros groupe de Presse. Hachette édite des magazines consacrés à la distraction du grand public (Le Journal pour tous, 1855) et participe aussi à la publication du Dictionnaire de la Langue française de son ami Littré à partir de 1863. En 1953, Hachette lance avec Henri Filipacchi, Le Livre de poche, aujourd'hui encore leader sur son marché. La société est rachetée par Matra (associé à Ténot & Filipacchi) en 1980.

Développement de l'activité médiasModifier

Depuis le recentrage progressif vers les activités de communication opéré dès les années 1980, Matra devenu Lagardère a subi plusieurs échecs significatifs dans son histoire[2]. Durant l'émergence des radios libres au début des années 1980[3], la station Europe 1 contrôlée par Jean-Luc Lagardère alors deuxième radio de France derrière RTL, voit progressivement son audience chuter, en partie au profit des nouvelles antennes de la radio FM comme NRJ[4].

Le groupe connaît ses premiers succès majeurs à l’étranger avec l’acquisition des encyclopédies Grolier aux États-Unis en 1988.

Au milieu des années 1980, Jean-Luc Lagardère se tourne vers la télévision en étant candidat lors de la privatisation de TF1 puis prend le contrôle de La Cinq trois ans plus tard, ce qui se soldera par un échec. En 1987, candidat malheureux à la reprise de TF1 lors de sa privatisation, Lagardère voit la première chaîne nationale de France être attribuée à son concurrent, le groupe Bouygues. L'un des proches conseillers de Jean-Luc Lagardère, Étienne Mougeotte, rejoint alors son concurrent pour diriger TF1. Trois ans plus tard, Lagardère tente à nouveau de revenir dans la course en prenant le contrôle de La Cinq à partir de 1990. Mais en moins de deux ans, pour la première fois dans l'histoire de la télévision française, une chaîne nationale fait faillite et débouche sur un écran noir[5], en interrompant définitivement ses émissions, le . En 1992, après une année de profondes restructurations, les sociétés Matra Hachette et Lagardère Groupe voient le jour.

Hachette Livre lance en 1994 Axis, la première encyclopédie multimédia, qui lui permet d’avoir une position dominante dans le multimédia. La même année, Matra Hachette Multimédia présente EPSIS, le premier procédé de substitution d’image à usage publicitaire. En 1998, Hachette Multimédia naît du regroupement du pôle multimédia de Hachette Livre et de Grolier Interactive (services en ligne éducatifs). Un accord stratégique conclu en 2000 entre Lagardère et Deutsche Telekom dans la fourniture d’accès à Internet, aboutit à la fusion de T-Online et de Club Internet.

Grâce à l’acquisition de la première chaîne de magasins de presse USC au Canada en 1995, Hachette devient le troisième opérateur dans le secteur du commerce de détail de presse. La même année, Hachette Livre acquiert le groupe Hatier.

En 1997, Hachette Livre remporte une série de prix littéraires comme le prix Goncourt et le prix de l'Académie française avec La Bataille de Patrick Rambaud (Grasset). La même année, Europe 1 et Club Internet lancent Europe Info développé par le Studio Grolier. En 2000, Hachette Distribution Services crée l'enseigne internationale de vente de produits de presse en zones de transport, Relay. La même année, les groupes Lagardère et Canal+ se lancent dans la télévision numérique[6]. L'année suivante, Lagardère acquiert la marque Virgin Stores et les magasins Virgin Megastore en France. Hachette Filipacchi Médias poursuit son développement avec une prise de participation de 42 % dans le Groupe Marie Claire.

Le groupe reste éloigné de la télévision mais continue à s'y intéresser de près[7]. Deux ans après, Lagardère tente un retour en 1996, en cofinançant un projet de Thierry Ardisson baptisé « Free One » destiné à être diffusé par Canalsatellite mais qui ne verra jamais le jour[8]. Lancée en par son partenaire Canal+, la chaîne « Forum Planète »[9] ferme définitivement son antenne en , deux ans après l'arrivée de Lagardère au capital de sa société éditrice MultiThématiques. En , le groupe acquiert la chaîne « Médecine Plus » créée quelques mois plus tôt[10] et qui cessera sa diffusion en . Le service interactif « Le Journal de Chez Vous », lancé par Canal+ en 1999 puis racheté par Lagardère en 2000[11], diffusé par Canalsatellite et TPS, est arrêté deux ans plus tard. De même, la chaîne Santé Vie[12] créée en 2000, devra être cédée en [13], avant de s'arrêter une année plus tard.

Constat d'échec également pour la chaîne Gourmet TV, cofinancée par les groupes France Télévisions et France Télécom et créée par Joël Robuchon et Guy Job en [14] qui est contrainte de fermer son antenne en , en dépit d'une action en justice de son fondateur Guy Job[15].

D’un conglomérat à un groupe diversifié dans les médias et le sportModifier

Au décès de Jean-Luc Lagardère le , Arnaud Lagardère est nommé gérant commandité de Lagardère. Cette même année, Lagardère cède l'intégralité de sa participation dans Renault ainsi que ses activités d'ingénierie automobile. En 2004, le groupe fait l’acquisition de 40 % d’Editis (ex-Vivendi Universal Publishing).

En en partenariat avec le groupe public France Télévisions, Lagardère profite du développement de la TNT pour lancer la chaîne Gulli, première chaîne nationale gratuite principalement destinée à la jeunesse[16]. Arnaud Lagardère crée en 2006, Lagardère Sports, nouvelle branche du Groupe spécialisée dans l’économie du sport et les droits sportifs. Lagardère devient également le nouveau concessionnaire des sites sportifs et de loisirs de la Croix-Catelan (bois de Boulogne, Paris) et de la rue Éblé pour une période de vingt ans.

Lancée avec une campagne de promotion nationale d'envergure le , la chaîne Match TV qui est présentée comme le nouveau fleuron du groupe est contrainte de cesser sa diffusion, le [17]. Le groupe doit également céder La Chaîne météo, revendue à la société Météo Consult, à compter de . Conséquences négatives également pour les chaînes Planète Choc et Ma Planète lancées par MultiThématiques longtemps contrôlées à parité par Lagardère et Canal+[18] et qui doivent cesser leur diffusion en . Lancée en , Filles TV doit revoir totalement sa programmation le et changer son positionnement marketing en devenant June. Faute de succès, la déclinaison de la chaîne musicale MCM Belgique doit également être arrêtée, le . Lancée le sous le titre Europe 2 TV avant d'être reformatée en Virgin 17, la chaîne musicale est revendue au groupe Bolloré en qui la transforme dès lors, en Direct Star. Fleuron du groupe, la station Europe 1 subit une significative érosion d’audience, notamment en 2010[19].

Entre-temps, Arnaud Lagardère est membre en 2005 du comité de candidature des JO 2012 à Paris[20]. Lorsque la capitale française se fait battre au profit de Londres, le chef d'entreprise souhaite prendre une revanche et reçoit sans ménagement les 14 présidents de fédérations françaises. Mal perçu, il s'oriente sur une autre voie et décide alors de créer le « Team Lagardère » avec cinq millions par an de budget, pour gérer la carrière de sportifs de haut niveau[20]. L'année suivante, la concession du Racing Club de France et son stade sont achetés ; dans la foulée, en novembre, la société de marketing sportif Sportfive fondée Jean-Claude Darmon passe sous le giron de Lagardère pour 865 millions d'euros, somme largement surévaluée[20]. Mais les déboires vont s'accumuler. Quatre ans après ce couteux rachat, Sportfive perd le contrat de la Fédération française de football, puis le PSG l'année suivante. Peu après en 2012, la filiale sportive, pourtant donnée gagnante par les analystes, échoue devant l'UEFA à obtenir les droits marketing de l'Euro 2016 ; c'est l'américain CAA Eleven qui rafle la mise[20]. Dans la foulée un gros contrat avec la Confédération asiatique de football est perdu.

Dix-sept ans après la création de la commandite, un activiste américain[21] tente de contester pour sa première fois, la société en commandite par actions est confortée par près de 80 % des actionnaires lors de l’assemblée générale du [22].

En , Mezzo Live HD, déclinaison de la chaîne Mezzo, consacrée à la musique classique, au jazz et à la danse est lancée en complément[23]. Le , Lagardère Sports change de nom et devient Lagardère Unlimited, une nouvelle branche du groupe spécialisée dans le sport et l’entertainment.

Le , Lagardère a signé le contrat de vente de ses activités de presse magazine à l’international (102 titres) à Hearst Corporation, pour un montant de 651 millions d’euros. L’opération prévoit la signature d’un accord cadre de licence pour la marque ELLE dans les 15 pays concernés par la cession, en contrepartie duquel le groupe recevra une redevance annuelle. Lagardère conserve la pleine propriété des activités magazines en France et de la marque commerciale ELLE dans le monde entier. Dans certains pays, la réalisation de l’opération reste soumise à l’approbation du partenaire local, ou encore à l’approbation de certaines autorités réglementaires ou de la concurrence[24].

Dans un communiqué daté du , le groupe Lagardère avoue près de 900 millions d'euros de « dépréciations d'actifs » pour les comptes de l'année 2011. Selon le groupe, le mauvais résultat est engendré à cause de son activité dans l'activité sportive et d'une moindre valorisation de ses titres Canal+ France. Lagardère confirme de plus, qu'en dépit de deux précédentes révisions à la baisse, le résultat de ses activités « médias », devrait se replier davantage en 2011[25]. Son chiffre d'affaires annuel de 2011 s'élève à 7,6 milliards d'euros. Il est stable en données comparables mais il accuse une baisse de 3,9 %.

La participation de 25 % dans le Groupe Amaury, acquise en 1983, est cédée en 2013[26]. La participation de 20 % de Lagardère dans Canal+ France, héritage de Canalsat, bouquet lancé ensemble en 1992, est cédée à Vivendi en , pour plus d'un milliard d'euros[27]. Les deux groupes ont annoncé la poursuite de leur coopération dans les domaines de la production de programmes et l'édition et la distribution de chaînes de télévision[28]. Le , Lagardère Services est renommée Lagardère Travel Retail.

En , Lagardère acquiert pour 530 millions de dollars Paradies, une entreprise américaine de distribution dans les aéroports, renforçant sa filiale Lagardère Travel Retail[29].

Le , Lagardère annonce le changement de nom de Lagardère Unlimited, l'une des quatre branches du groupe Lagardère, qui devient Lagardère Sports and Entertainment. Les agences de marketing sportif de la division, notamment Sportfive, World Sport Group, IEC in Sports, Sport Marketing and Management et Lagardère Unlimited Inc., sont renommées Lagardère Sports. Lagardère Live Entertainment regroupe toutes les activités de divertissement[30]. Le , Lagardère Entertainment, filiale de Lagardère Active, spécialisée dans la production audiovisuelle, devient Lagardère Studios.

Recentrage stratégiqueModifier

En , Lagardère annonce la vente de Doctissimo à TF1 pour 60 millions d'euros et en parallèle, il annonce la vente de Mondocteur à Doctolib[31]. En , Lagardère annonce l'acquisition de Hojeij Branded Foods, une entreprise américaine spécialisée dans la restauration dans les aéroports, pour 330 millions de dollars[32].

En , le groupe Lagardère a finalisé la cession de l’essentiel de ses titres de presse magazine en France, à savoir Elle et ses déclinaisons, Version Femina, Art & Décoration, Télé 7 Jours et ses déclinaisons, France Dimanche, Ici Paris et Public, pour un montant de 52 millions d’euros à la société Czech Media Invest (CMI)[33].

Le , le groupe M6 rachète les chaînes de télévision du pôle TV du Groupe Lagardère pour 215 millions d'euros[34],[35]. Les chaînes Gulli, Canal J ou encore Tiji sont incluses dans la transaction mais pas Mezzo[36]. En , Lagardère annonce l'acquisition de International Duty Free, une entreprise belge, pour 250 millions d'euros[37] se renforçant ainsi dans le secteur de la distribution spécialisée.

Le recentrage du groupe sur ses activités rentables fait que la cession de la filière sportive est envisagée au milieu de 2019 à Wasserman Media Group, pour une valorisation de 250 millions d'euros ; mais Lagardère est trop gourmand et l'opération échoue[20]. La confédération africaine de football dénonce en l'important contrat qui la lie à Lagardère[20]. Ceci précipite l'obligation de s'en séparer et le mois suivant, l'entreprise annonce alors la vente d'une participation de 75 % dans Lagardère Sport à HIG Capital, un fonds d'investissement basé à Miami. Elle garde sa participation à 100 % dans Lagardère Live Entertainment[38]. La filiale « Sports » reste un échec : elle a couté plus d'un milliard d'euros au groupe, en une quinzaine d'années[20]. Perdant en quelques mois plus de la moitié de sa valeur, cette filiale est alors valorisée seulement 110 millions d'euros, très peu par rapport aux branches « Édition » et « Retail » (par exemple les boutiques d'aéroport) réalisant, à elles deux, plus de cinq milliards de chiffre d'affaires sur la dernière année[20]. Personnellement voulue par Arnaud Lagardère grand amateur de sports, mais sans réel modèle économique, la rentabilité n'a jamais été le premier critère de choix pour Lagardère Sport. Avec recul, les erreurs sont multiples : manque d'investissement personnel, voire absence d'Arnaud Lagardère lors de diverses négociations importantes, errements dans la stratégie, instabilité du management, recrutements aléatoires[20]. Malgré l'achat d'autres agences marketing, le chiffre d'affaires ne bouge pas depuis de nombreuses années, moins de 500 millions d'euros annuels[20]. Le 16 décembre 2020, le groupe Lagardère annonce avoir reçu une offre d'achat de H.I.G. Capital portant sur 75 % de Lagardère Sports[39]. Cette opération a été finalisée le 22 avril 2020[40].

Crise du Covid-19Modifier

Dans le contexte de crise du Covid-19, le Groupe Lagardère indique le 25 mars 2020 suspendre ses prévisions pour l'année 2020[41]. En parallèle, le groupe met également en œuvre un plan d’actions afin de réduire les impacts financiers liés à la crise.

Le 7 avril 2020, à l’initiative d’Arnaud Lagardère et en accord avec le Conseil de Surveillance, le groupe annonce la suppression de la proposition de dividende ainsi que la création d’un fonds de solidarité Covid doté de 5 millions d'euros, prélevés sur la trésorerie initialement allouée à ce dividende, afin de soutenir les initiatives du groupe en faveur de ses salariés[42].

En outre, dans une interview au journal Le Figaro en date du 14 avril 2020, Pierre Leroy (co-gérant du groupe Lagardère) annonce que les hauts dirigeants de Lagardère vont réduire leur salaire de 20 % jusqu’à l’été et davantage si la situation se prolonge[43].

MétiersModifier

Branches de LagardèreModifier

Lagardère PublishingModifier

Troisième éditeur de livres grand public et d’éducation dans le monde (premier français, deuxième anglais, troisième espagnol et quatrième américain). Elle regroupe les marques de Hachette Livre dans les domaines de la littérature générale, de l'éducation, de la jeunesse, du pratique, du livre illustré, des dictionnaires et encyclopédies, auxquels s'ajoute l'édition de fascicules, vendus en kiosque. Son activité s'étend également à des domaines connexes de l'édition : les jeux sur mobiles et les jeux de société.

Lagardère Travel RetailModifier

Présent dans 39 pays en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, Lagardère Travel Retail est le quatrième opérateur mondial du commerce en zone de transport. La branche opère sur trois segments d’activités (travel essentials, duty free et mode, restauration) et anime plus de 4 800 points de vente de produits de loisirs culturels, de services de proximité, d’articles de luxe et duty free, et de restauration implantés dans un millier d’aéroports, de gares et stations de métro.

Autres activitésModifier

ParticipationsModifier

  • Éditions J'ai lu (à 35 %)
  • S.D.A. (Société de Distribution Aéroportuaire) (à 45 %)

DirigeantsModifier

  • Arnaud Lagardère, associé-commandité, gérant de Lagardère SCA (comité exécutif, COMEL - comité élargi)
  • Pierre Leroy, cogérant de Lagardère SCA (comité exécutif, COMEL)
  • Thierry Funck-Brentano, cogérant de Lagardère SCA (comité exécutif, COMEL)
  • Ramzi Khiroun, porte-parole de Lagardère SCA, directeur des Relations extérieures (comité exécutif, COMEL)
  • Gérard Adsuar, directeur financier de Lagardère SCA (comité exécutif, COMEL)
  • Arnaud Nourry, président-directeur général de Hachette Livre (COMEL)
  • Dag Rasmussen, président-directeur général de Lagardère Travel Retail (COMEL)
  • Constance Benqué, Directrice Générale de Lagardère News (COMEL)
  • Eric Thomas, directeur juridique de Lagardère SCA (COMEL)
  • Isabelle Juppé, directrice de la RSE de Lagardère SCA (COMEL)

Conseil de surveillanceModifier

En 2020[44] :

  • Patrick Valroff, ancien directeur général de Crédit agricole CIB
  • Soumia Belaidi Malinbaum, directrice associée chargée du Business Development du groupe Keyrus (conseil et service numérique)
  • Jamal Benomar, Conseiller spécial du Secrétaire Général de l’ONU Secrétaire Général Adjoint
  • Gilles Petit, Ancien Directeur Général de Carrefour France
  • Susan M. Tolson, ancienne Senior vice-président de The Capital Group Companies, épouse de Charles Rivkin ambassadeur des États-Unis en France jusqu'en 2013
  • Nicolas Sarkozy (membre indépendant ; conseil stratégique)[45]
  • Guillaume Pepy (membre indépendant ; conseil stratégique)[45]
  • Valérie Bernis, ancienne Directrice Générale adjointe de Suez et PDG de Paris Première

LogotypeModifier

Données financièresModifier

Données présentées dans les résultats financiers de 2019[46] :

Compte de résultat consolidé en M€
Année 2013 2014 2015 2016 2017** 2018*** 2019 ∆ 2019/2018
Chiffres d'affaires 7 216 7 170 7 193 7 391 7 084 6 868 7 211 + 5,0 %
Résultat opérationnel courant 327 342 378 395 399 385 378 - 7 M€
Charges financières nettes (91) (73) (66) (49) (73) (57) (53) + 4 M€
Impôts (117) (87) (37) (69) 2 (124) (55) + 69 M€
Résultat net - part du groupe 1 307 41 74 175 176 177 (15) - 192 M€
Résultat net ajusté - part du groupe* 172 185 240 238 214 200 200 + 0 M€

(* Hors éléments non récurrents - non opérationnels) / (** Retraité IFRS 15) / (*** Retraité IFRS 16)


Répartition du chiffre d'affaires par zone géographique
Année 2019
France 28 %
Europe de l'Ouest 24 %
Europe de l'Est 11 %
États-Unis et Canada 25 %
Asie-Pacifique 10 %
Autres pays 2 %

Données boursièresModifier

Répartition du capital et des droits de vote au 31/12/2019
% du capital % des droits de vote
Lagardère Capital & Management[47] 7,26 11,03
Investisseurs institutionnels français 11,82 12,61
Actionnaires individuels 10,46 12,21
Investisseurs institutionnels étrangers 66,41 61,49
Salariés et FCP du Groupe 2,26 2,66
Autodétention 1,79 -
Total 100 100

En , Qatar Investment Authority, filiale du fonds souverain de l'émirat du Qatar, est devenu l'actionnaire principal du groupe. Déjà détenteur de 7,58 % du capital social, il augmente ses parts jusqu'à 10,1 %[48] puis 13,03 % à fin 2019 (pour 19,45 % des droits de vote)[49]. À cette date, le second actionnaire reste Arnaud Lagardère avec 7,33 % des parts et le troisième Amber Capital (5,04 % fin 2018, puis 6,73 % fin 2019).

Le fonds d'investissement britannique Amber entre au capital du groupe également en 2011, puis revend sa participation deux ans plus tard avec une plus-value. Pourtant, en 2016 lorsque le cours de l'action chute très bas, Amber prend de nouveau des parts. Fonds « activiste » et troisième actionnaire en 2019 par importance des parts, celui-ci propose, dès son arrivée, plusieurs fois des stratégies pour le groupe à mettre en place de façon urgente : sortie du sport, des médis, concentration l'édition et sur les boutiques de gares ou d'aéroport ; ce que fera finalement le groupe à partir de 2018, en misant sur Lagardère Publishing et Lagardère Travel Retail, après de lourdes pertes sur le sport ou la cession de certaines radios par exemple[49]. Amber tente d'entrer au conseil de surveillance fin 2018, acte perçu comme une agression par Lagardère[50], mais échoue, le Qatar Investment Authority votant contre[51].

Par la suite, après les multiples échecs de stratégie, de décisions et d'opérations financières à pertes de la part du groupe, Amber augmente sa participation à 6,73 % au sein du capital et demande des comptes[49] : le fonds reproche la mauvaise gouvernance d'Arnaud Lagardère, les niveaux de rémunération excessifs, le montant inconnu des dividendes versés, la sous-performance chronique de l'action en bourse, le manque global de transparence ou encore que la branche médias déficitaire face chuter les résultats[50],[52]. Amber souhaite plus particulièrement tirer au clair le rôle de Lagardère Capital & Management (LC & M) qui ne publie pas ses comptes. Cette structure opaque est une holding possédant les 7,33 % du groupe propriété de Arnaud Lagardère, mais également ses dettes personnelles contractées pour l'achat de ces mêmes parts. Ce dernier, grâce au statut particulier de Société en commandite par actions lui assurant pleinement le contrôle, reste pratiquement inamovible puisqu'il n'est pas désigné par les actionnaires ; et ce, même s'il ne possède qu'un faible nombre de parts. De plus le fonds souverain du Qatar, alors le premier actionnaire en 2019, lui apporte son soutien.

Amber, comme le Financial Times, soutient que la dette reste bien supérieure à la valeur des parts possédées personnellement par Arnaud Lagardère, ce que dément le groupe sans apporter de comptes[49]. De plus, une partie est garantie par un prêt du Crédit agricole, qui souhaite « récupérer sa mise »[52]. Mi-octobre, le tribunal oblige la holding à publier ses comptes, mais Lagardère refuse, fait appel[49],[53]. Pour contrattaquer, le groupe Lagardère attaque Amber une fois de plus en justice, lui reprochant que sa démarche fasse baisser le cours de bourse du groupe, entrainant une perte de valorisation et donc un préjudice[50],[54]. L'entreprise demande 84 millions d'euros de dédommagements pour « harcèlements », « dénigrements » et « déstabilisation »[45].

Mais, malgré cette riposte judiciaire, toujours en difficulté face au fonds activiste Amber (détenteur peu à peu de 10,32 % du capital et de 7,73 % des droits de vote fin 2019) qui remet en question la stratégie du groupe, Arnaud Lagardère tente de faire entrer Nicolas Sarkozy au sein du conseil de surveillance. Il s'agit pour le dirigeant d'améliorer sa position en exploitant les relations amicales entre l'ancien président et le Qatar, le fonds souverain du Qatar détenant 13 % du capital[55]. Finalement, avec la nomination au « conseil stratégique » de l'entreprise au premier trimestre 2020 de Nicolas Sarkozy et de Guillaume Pepy[56], président au Medef du « comité France Qatar », Arnaud Lagardère renforce ses liens avec l'un de ses principaux actionnaires et sécurise sa position en tant que gérant de la commandite[45]. Entre-temps, Amber devient le premier actionnaire du groupe à fin février 2020 avec 14 % des parts[45] puis 15 % au début du mois suivant[52]. Ce dernier, au delà de la demande de la publication des comptes de la holding, reproche aussi que seulement 15 % des neuf milliards de cession d'actifs de ces dernières années n'aient été réinvesti[45]. Les deux parties opposées décident finalement de se parler par l'intermédiaire de la banque d'affaires Rothschild accompagnée de Grégoire Chertok[52].

En , Amber Capital demande la révocation de l'ensemble du conseil de surveillance[57]. Patrick Sayer se porte candidat pour la présidence de celui-ci.

En raison de la crise du Covid-19 et des annonces gouvernementales, en avril 2020 et à l’initiative d'Arnaud Lagardère, le groupe annonce la suppression de la proposition de dividende[58]. Patrick Sayer avait d’ailleurs exprimé ses réserves sur le versement de 139 millions d'euros de dividendes dans le contexte Covid-19, versement qui, selon lui, serait dicté par le besoin d'Arnaud Lagardère de financer sa dette personnelle de 204 millions d'euros[59]. Le 15 avril 2020, le groupe Lagardère s'étonne du maintien de Patrick Sayer en tant que candidat au conseil de surveillance de Lagardère en qualité de « membre indépendant » suite à sa démission de ses fonctions de juge consulaire au Tribunal de commerce de Paris. Cette démission est intervenue après que Lagardère ait révélé une série d'interférences personnelles de Patrick Sayer dans les contentieux opposant le groupe à Amber Capital, alors même que le Tribunal de commerce de Paris au sein duquel il était juge, est saisi de ces contentieux[60].

Par ailleurs, Patrick Valroff (Président du conseil de surveillance de Lagardère) déclare dans une interview au journal le Figaro que les candidatures proposées par Amber n’apportent pas d’expertise supplémentaire et ne fournissent aucune plus-value au groupe[61]. En outre, Lagardère juge « irresponsable » l’attitude du fonds activiste dans le contexte de la crise du Covid-19 qui affecte le groupe, d’autant que Amber « reconnait lui-même la performance opérationnelle du groupe et approuve la stratégie arrêtée par la gérance avec le soutien du conseil de surveillance »[62]. S'agissant de sa structure organisationnelle, Lagardère rend public fin avril 2020 un audit mené sur Lagardère Capital & Management (LC&M) qui confirme que « les montants facturés par LC&M ont diminué de près de 37 % depuis 2014 et correspondent à des charges réelles »[63]. Enfin, un plan de restructuration de la holding est mis en œuvre depuis le début de l'année 2020 et aboutira à une économie annuelle récurrente de coûts de l'ordre de 15 M€[64].

Lors de l’assemblée générale du 5 mai 2020, les actionnaires de Lagardère SCA approuvent toutes les résolutions proposées par la Gérance à l’exception du renouvellement de Madame Martine Chêne et rejettent toutes les résolutions soumises par le fonds activiste Amber Capital[65].

Fondation Jean-Luc LagardèreModifier

La Fondation Jean-Luc Lagardère a été créée en 1989 sous l'égide de la Fondation de France. Elle est partenaire de projets dans les domaines de la culture, de la solidarité et du sport, en France et à l’international. La Fondation récompense notamment chaque année des talents issus du monde de la culture et des médias, à travers l’attribution de bourses[66].

Notes et référencesModifier

  1. Fin de l'ère EADS chez Lagardère lemonde.fr, 9 avril 2013.
  2. (fr) Nathalie Silbert « Lagardère et la malédiction audiovisuelle », Les Échos, août 2011.
  3. (fr) Anne-Marie Gustave « Que reste-t-il de nos FM ? », Télérama, .
  4. (fr) [PDF] Jean-Jacques Cheval « Dispositifs radiophoniques pour un public convoité », i-Revues, Médiamorphoses, octobre 2004.
  5. [PDF] « Écran noir pour Lagardère », Le Nouvel Observateur, .
  6. « Lecture : l’exposition manifeste d’Alain Fleischer », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2020).
  7. Raphaël Garrigos Le groupe garde l'ambition de s'y investir. Lagardère hypnotisé par le petit écran , Libération, .
  8. Isabelle Roberts Avec la «radiovision», Ardisson tient son nouveau concept. Il a imaginé Free One, chaîne destinée à CanalSatellite, Libération, .
  9. Nicolas Santolaria «Dossiers de l'écran» version Canalsatellite. Le bouquet numérique lance Forum Planète, chaîne de débats «janséniste», Libération, .
  10. Europe 1 rachète la chaîne Médecine Plus, Stratégies, .
  11. Raphaël Garrigos Lagardère rachète le Journal de chez vous, Libération, .
  12. La chaîne Santé-Vie renforce son exposition sur le câble, Stratégies, .
  13. Lagardère cède la chaîne Santé Vie, sur Fusacq.com, .
  14. Le lancement de la chaîne gastronomique Gourmet TV, Télé Satellite, .
  15. La chaîne thématique Gourmet TV consacrée à la gastronomie et à l'art de vivre, créée il y a trois ans par Guy Job, a cessé, Télé Satellite, .
  16. http://www.mediametrie.fr/television/communiques/l-audience-de-la-television-en-2011.php?id=583
  17. Lagardère Active a arrêté la diffusion de sa chaîne déficitaire Match TV, Télé Satellite, .
  18. Isabelle Roberts «Planète» met «Future» sur orbite., Libération, .
  19. Emmanuel Torregano Europe 1 : la radio de la méduse, sur electronlibre.info, rubrique « Old fashion media », .
  20. a b c d e f g h i et j Sébastien Pommier, « Lagardère Sports : jeu, set et crash », L'Express, no 3577,‎ , p. 52 à 53 (ISSN 0014-5270)
  21. Le Monde avec Reuters, « Les actionnaires de Lagardère refusent d'élire le financier Guy Wyser-Pratte », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 29 juillet 2020).
  22. Article Libération.fr, 27 avril 2010.
  23. http://www.lejdd.fr/Medias/Television/Depeches/Mezzo-live-HD-disponible-des-le-14-avril-185041/
  24. « Entreprises - Economie d'entreprise », sur LExpansion.com (consulté le 29 juillet 2020).
  25. (fr) « Le sport et Canal+ vont "plomber" les comptes 2011 de Lagardère », sur JeanMarcMorandini.com, .
  26. Lagardère cède ses 25 % dans Amaury, lefigaro.fr, 2 avril 2013.
  27. Vivendi et Lagardère signent un accord sur Canal+, lemonde.fr, 28 octobre 2013.
  28. Lagardère : accord pour la cession des 20 % de Canal+ France pour 1,02 milliard d'euros, Boursier.com, 30 octobre 2013.
  29. France's Lagardere expands in North American airport retail, Reuters, 11 août 2015.
  30. Lagardère: rebaptise sa branche Lagardère Unlimited lefigaro.fr, 15 septembre 2015.
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  33. « Lagardère finalise la vente de ses magazines à Czech Media Invest », sur LeFigaro.fr,
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  35. « M6 rachète le pôle TV de Lagardère pour 215 millions d'euros », sur FIGARO, (consulté le 27 mai 2019)
  36. Annick Berger, « M6 prend le contrôle des chaînes de télé de Lagardère », sur Capital.fr, (consulté le 27 mai 2019)
  37. « Lagardère acquiert le belge International Duty Free pour 250 millions d'euros », sur Le Figaro,
  38. Loïc Danton, « Lagardère a trouvé un repreneur pour sa branche Sports », sur Le Figaro,
  39. Le Figaro avec AFP, « Lagardère a reçu une offre du fonds HIG Capital pour acquérir 75% de Lagardère Sports », sur Le Figaro.fr, (consulté le 4 août 2020)
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  45. a b c d e et f Marc Baudillier, « Lagardère sort sa carte people pour résister à Amber Capital », Challenges, no 644,‎ , p. 45 (ISSN 0751-4417)
  46. Résultats financiers 2018
  47. M. A. Lagardère, la société Lagardère (SAS) et sa filiale Lagardère Capital & Management.
  48. QATAR HOLDING, ACTIONNAIRE no 1 DE LAGARDERE, Laetitia LEROUX, iredic, 31 janvier 2012
  49. a b c d et e Clément Lacombe, « La« boîte noire » d'Arnaud lagadère », L'Obs, no 2875,‎ , p. 68 à 70 (ISSN 0029-4713)
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  54. « LAGARDERE : Amber Capital réagit aux accusations », sur capital.fr, (consulté le 12 janvier 2020)
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  57. « Le fonds d’investissement Amber va tenter un coup d’Etat chez Lagardère », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 mars 2020)
  58. « LAGARDERE : pas de dividende cette année », sur capital.fr,
  59.   (en) « Amber Capital makes move to oust Lagardère board », sur www.ft.com (consulté le 26 mars 2020)
  60. « LAGARDERE s'étonne du maintient de Patrick Sayer en tant que candidat à son conseil de surveillance », sur capital.fr,
  61. « Patrick Valroff: «Amber tente un hold-up au conseil de surveillance du groupe Lagardère» », sur lefigaro.fr,
  62. « LAGARDÈRE JUGE «IRRESPONSABLE» LA FRONDE D'AMBER CAPITAL », sur strategies.fr,
  63. « Arnaud Lagardère et Amber affûtent leurs armes », sur lemonde.fr,
  64. « LAGARDÈRE MET AMBER CAPITAL FACE À SES RESPONSABILITÉS », sur cbnews.fr,
  65. « Arnaud Lagardère résiste à l'offensive d'Amber Capital », sur investir.lesechos.fr,
  66. La Fondation Lagardère décerne ses bourses Livres Hebdo, 28/01/2015

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