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Jules Adler

peintre français
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Jules Adler
Autoportrait Jules Adler.JPG
Autoportrait de Jules Adler.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation

Jules Adler (né le à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) et mort le à Nogent-sur-Marne) est un peintre naturaliste[1] français, surnommé « le peintre des humbles ».

BiographieModifier

Troisième fils d'un marchand d'étoffe de Luxeuil-les-Bains, Jules Adler quitte la Franche-Comté à l'âge de 17 ans. Il s'installe alors à Paris avec sa famille. Il étudiera dans un premiers temps à l’École des arts décoratifs, où il est l'élève de William Bouguereau, de Tony Robert-Fleury et enfin aux Beaux-Arts avec Pascal Dagnan-Bouveret. En parallèle, dès 1883, il suit les cours de l'Académie Julian. Après un premier échec, il réussit son entrée en 1884 à l'École des Beaux-Arts de Paris.

Massié[Quoi ?] à l'Académie Julian, il créera le bal masqué de l'académie qui deviendra plus tard le Bal des Quat'z'Arts.

En 1888, il débute au Salon avec sa toile, Misère. Adler est plusieurs fois médaillé au salon et participe à de nombreuses expositions, son thème de prédilection est le monde ouvrier et il est surnommé le peintre des humbles. Il obtient une médaille d'or avec son tableau, Joies populaires ; l'une de ses toiles les plus célèbres est, La Grève-Le Creusot, exposée au Salon de 1900 qui a énormément de succès. Le 7 août 1899 s'ouvre le second procès du Capitaine Dreyfus, à Rennes, Adler prendra parti dans l'Affaire et sa maison deviendra un centre de dreyfusards. En 1903 il est membre fondateur du Salon d'automne au Petit Palais.

De 1914 à 1918, il installe place Pigalle, une cantine d'aide aux artistes, qui servira plusieurs milliers de repas et offrira des vêtements aux artistes. En 1914, le peintre est chargé de mission artistique à Verdun (Meuse) et rapporte des dessins, croquis et photographies. Il est nommé professeur aux Beaux-Arts de Paris en 1928 où il a son neveu, Jean Adler pour élève.

Attaché à ses racines franc-comtoises, il participe à des expositions locales, comme en 1924 à Belfort (Territoire de Belfort), aux côtés de peintres franc-comtois, lorrains et alsaciens tels Georges Fréset, Joseph-Paul Alizard, Jules-René Hervé et Jules-Alexis Muenier, ou également à Langres (Haute-Marne) aux côtes de Georges Fréset, Jules-René Hervé, et René-Xavier Prinet.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté en mars 1944 sur dénonciation d'un pharmacien pour s'être promené dans le square des Batignolles[2] alors interdit aux Juifs et interné à l'hospice Picpus, annexe du camp de Drancy[3]. Il échappe à la déportation.

Il meurt en 1952 dans une relative pauvreté à la maison de retraite pour artistes à Nogent-sur-Marne[4]. Il est inhumé au cimetière Saint-Vincent, dans le quartier de Montmartre.

HommagesModifier

ŒuvresModifier

ExpositionsModifier

BibliographiesModifier

  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, Tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 16-17
  • David Baguley, Le naturalisme et ses genres, Nathan Université, coll. « Le texte a l'oeuvre », (ISBN 978-2091908151)
  • Angelo Mariani, Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani, vol. 8, Henri Floury, disponible sur Gallica
  • Collectif, Jules Adler - Peindre sous la IIIème République, Silvana, coll. « Arte », (ISBN 978-8836636327)
  • Yann Gobert-Sergent, « Jules Adler : Regard social sur la Marine Boulonnaise au début du 20ème siècle », Mémoire d’Opale n° 11, Etaples, décembre 2019.

Notes et référencesModifier

  1. Universalis.fr, Naturalisme [1].
  2. Lettre de Jules Adler présentée lors de l'exposition qui lui est consacrée au mahJ
  3. Yael Hirsch, « Jules Adler, redécouverte d’un peintre du peuple au mahJ », sur le site du mahJ,
  4. La Maison des Artistes [2].
  5. Jules Adler. Peintre du peuple
  6. Notice de l'œuvre (Musée d'Orsay) [3].
  7. Dans le catalogue de l'Exposition, Adler fait référence à un passage du livre d'Émile Zola, L'Assommoir : « Ils marchaient sans un rire, sans une parole dite à un camarade, les joues terreuses, la face tendue vers Paris, qui un à un les dévorait… »
  8. Retour de pêche à Boulogne [4].

Liens externesModifier