Immigration flamande en Wallonie

L' immigration flamande en Wallonie fut un phénomène important dans l'histoire de la Belgique. Le sociolinguiste Kas Deprez (1945-2000) écrit « La première révolution industrielle n'a quasiment aucun incidence en Flandre. Les flamands immigrèrent vers la Wallonie (et d'autres régions) pour fuir la pauvreté »[1].

Les chiffres des recensements linguistiques organisés par le gouvernement belge entre 1866 et 1910 (faisant partie du recensement décennal) et publiés par l'historien wallon Yves Quairiaux révèlent l'ampleur de ce phénomène économique[2].

Le travail dans les minesModifier

Jusqu’en 1965 environ, c’est la Wallonie qui était plus prospère que la Flandre. Par centaines de milliers des Flamands essayaient d’échapper à la pauvreté en s’installant en Wallonie. C’est en particulier la crise agricole des années 1870, la deuxième révolution industrielle (vers 1890) et la crise des années 1930 qui ont attiré en Wallonie de nombreux Flamands [3]. Certains s’y sont installés de façon permanente, d’autres faisaient la navette toutes les semaines, ou même tous les jours, et combinaient leur travail en Wallonie avec une petite exploitation agricole familiale. Au fil du temps, avec le développement du réseau ferroviaire, davantage d’entre eux ont préféré faire la navette plutôt que s’installer en Wallonie de façon permanente[3].

A partir des années 1930, les travailleurs flamands en Wallonie ont dû affronter la concurrence croissante des étrangers (notamment italiens, nord-africains et polonais). L’exploitation des mines du Limbourg, en Flandre, a incité les Flamands à s’y rendre plutôt et les emplois créés en Wallonie ont été alors occupés presque exclusivement par ces étrangers[3]. Si l’émigration concernait toutes les provinces flamandes, la destination différait. Les Limbourgeois et les habitants du Hageland et de la Zuiderkempen s’installaient surtout à Liège et, dans une moindre mesure, à Charleroi, tandis que les travailleurs de Flandre occidentale choisissaient principalement le Hainaut (et le Nord de la France)[3].

Ampleur de l'immigration flamande vers la Wallonie sur base des recensements linguistiques de 1866-1910Modifier

Année de recensement Arrondissement (province) Ath (Hainaut) Charleroi (Hainaut) Mons (Hainaut) Soignies (Hainaut) Thuin (Hainaut) Tournai (Hainaut) Huy (Liège) Liège (Liège) Verviers (Liège) Waremme (Liège) Brabant-Wallon Luxembourg Namur
1866 Population totale:
Flamands:
84.207
1.621
1,93 %
212.446
9.044
4,26 %
189.168
2.205
1,17 %
93.014
2.727
2,93 %
96.283
485
0,50 %
151.434
3.515
2,32 %
80.874
433
0,54 %
290.947
19.242
6,61 %
131.828
5.953
4,52 %
49.019
1.635
3,34 %
156.243
4.466
2,86 %
199.910
645
0,32 %
302.778
2.100
0,69 %
1880 Population totale:
Flamands:
85.856
1.359
1,58 %
286.249
10.565
3,69 %
214.078
2.793
1,30 %
110.591
5.219
4,72 %
108.823
971
0,89 %
153.610
4.957
3,23 %
89.969
431
0,48 %
358.282
24.369
6,80 %
155.382
6.534
4,09 %
54.856
1.570
2,86 %
165.594
4.221
2,55 %
209.118
916
0,44 %
322.654
2.606
0,81 %
1890 Population totale:
Flamands:
84.373
2.173
2,58 %
327.179
15.912
4,86 %
227.835
2.921
1,28 %
121.133
5.895
4,87 %
114.496
1.078
0,94 %
154.936
6.434
4,15 %
95.847
753
0,79 %
425.595
40.423
9,50 %
172.016
5.714
3,32 %
57.450
2.592
4,51 %
169.350
8.502
5,02 %
211.711
842
0,40 %
335.471
4.198
1,25 %
1900 Population totale:
Flamands:
84.649
2.300
2,72 %
377.590
21.266
5,63 %
245.244
3.968
1,62 %
135.303
7.549
5,58 %
125.298
1.806
1,44 %
157.049
6.867
4,37 %
100.387
876
0,87 %
481.849
41.687
8,65 %
176.370
4.765
2,70 %
60.447
2.902
4,80 %
176.390
9.189
5,21 %
219.210
1.225
0,56 %
346.512
4.035
1,16 %
1910 Population totale:
Flamands:
83.790
2.537
3,03 %
421.024
26.986
6,41 %
260.780
4.070
1,56 %
147.879
8.956
6,06 %
137.522
3.327
2,42 %
164.054
7.930
4,83 %
103.385
971
0,94 %
534.981
42.476
7,94 %
178.476
5.052
2,83 %
63.077
2.805
4,45 %
186.354
10.561
5,67 %
231.215
1.546
0,67 %
362.846
5.169
1,42 %

Ces recensements linguistiques fixaient par commune la connaissance de la langue (flamand (maintenant néerlandais), français ou allemand) de ses habitants. Quairiaux considère pour estimer le nombre de flamands en Wallonie que ceux-ci, à cette période, parlaient soit uniquement flamand ou étaient bilingues (flamand-français). Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils n'intègrent la culture et la langue locale (et davantage le wallon ou le picard que le français, sûrement au début).

Ces données proviennent de chiffres officiels publiés dans le Moniteur belge. En cumulant les chiffres des arrondissements situés le long de la frontière linguistique, les communes qui alors était déjà à majorité néerlandophone sont considérées comme faisant partie des Flandres et les communes actuellement à facilités (comme Enghien) ne sont par reprises. Inversement, toutes les communes qui alors étaient majoritairement francophones et qui se trouvaient en région flamande et maintenant en région wallonne sont reprises. Dans son livre, le journaliste flamand Pascal Verbeken utilise également[4] ces chiffres pour montrer l'ampleur du phénomène.[réf. non conforme] Verbeken, comme Quairiaux, conviennent que cette migration fut très importante dans la genèse de la Belgique ou, au moins, pour la formation de l'identité de ses populations les plus importantes : les Wallons et les Flamands.

Dans les zones industrielles le long du Sillon Sambre-et-Meuse (la vallée industrielle entre Mons et Verviers), le Borinage (à l'ouest de la Wallonie) et la région autour de Verviers (dans l'est) sont moins impliquées par le phénomène tandis que les provinces du Brabant-Wallon, de Namur et Luxembourg ne le furent que très peu.

Les zones industrielles de Charleroi, Liège et la région du Centre autour de la Louvière sont les zones où l'immigration flamande fut la plus importante. Sur la période sur laquelle porte les recensements linguistiques publiés par Quairiaux, c'est environ 500.000 flamands qui migrèrent pour trouver du travail en Wallonie.

Communes de l'axe industriel en Wallonie avec la plus grande part de migrants flamandsModifier

Sur base des mêmes critères (néerlandophones et bilingues = Flamands), comme pour les chiffres par arrondissement, on peut sur base des recensements linguistiques, également retrouver la proportion de flamands par commune à l'apogée de la métallurgie et de l'exploitation du charbon en Wallonie. Les proportions les plus élevées s'observent dans le bassin liégeois.

Bassin de LiègeModifier

Recensement linguistique Année 1866 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947
Liège Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
99.073
11.677
11.79%
123.087
12.878
10,46%
147.614
18.893
12,80%
150.010
18.790
12,53%
162.933
16.760
10,29%
156.258
14.461
9,25%
160.179
12.582
7,85%
150.693
13.856
9,19%
Tilleur Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
3.107
843
27,13%
4.306
965
22,41%
5.679
1.855
32,66%
6.239
1.362
21,83%
6.487
1.960
30,21%
6.109
1.258
20,59%
6.374
1.486
23,31%
5.956
639
10,73%
Montegnée Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
3.451
124
3,59%
4.896
423
8,64%
6.103
1.174
19,24%
7.856
1.675
21,32%
9.096
2.000
21,99%
9.307
1.845
19,82%
9.920
1.652
16,65%
9.968
1.285
12,89%
Saint-Nicolas Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
3.044
269
8,84%
4.536
763
16,82%
6.547
1.787
27,29%
7.391
2.050
27,74%
8.546
1.743
20,40%
8.229
1.865
22,66%
8.510
1.444
16,97%
8.477
925
10,91%
Ans Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.782
240
4,15%
5.636
253
4,49%
6.872
572
8,32%
8.141
910
11,18%
10.116
930
9,19%
10.966
1.227
11,19%
12.246
1.321
10,79%
13.329
1.092
8,19%
Glain* Population totale:
Flamands:
Proportion (%):


1.517
213
14,04%
2.150
431
20,05%
2.561
573
22,37%
2.788
689
24,71%
2.693
855
31,75%
3.006
540
17,96%
3.048
467
15,32%
Seraing Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
19.451
1.448
7,44%
27.380
1.851
6,76%
33.265
2.290
6,88%
35.711
2.144
6,00%
39.500
2.132
5,40%
36.646
2.331
6,36%
41.824
2.371
5,67%
40.326
1.969
4,88%
Ougrée Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.756
82
1,42%
7.978
315
3,95%
10.237
474
4,63%
12.271
701
5,71%
16.470
1.199
7,28%
16.743
1.388
8,29%
18.862
1.299
6,89%
17.785
1.593
8,96%
Jemeppe Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
4.546
483
10,62%
6.252
580
9,28%
8.397
1.036
12,34%
9.798
966
9,86%
11.428
997
8,72%
11.792
1.407
11,93%
13.185
995
7,55%
13.152
762
5,79%
Bressoux* Population totale:
Flamands:
Proportion (%):


2.243
45
2,01%
3.495
211
6,04%
6.762
648
9,58%
11.564
1.237
10,70%
12.866
1.127
8,76%
14.637
837
5,72%
15.058
1.103
7,33%
Grivegnée Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
6.036
237
3,93%
7.170
251
3,50%
9.569
1.049
10,96%
9.417
500
5,31%
11.513
787
6,84%
11.748
901
7,67%
13.873
734
5,29%
17.899
1.050
5,87%
Angleur Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
2.554
192
7,52%
4.357
368
8,45%
5.901
534
9,05%
8.402
695
8,27%
10.575
722
6,83%
10.248
586
5,72%
10.681
721
6,75%
9.638
724
7,51%
  • Glain appartenait jusqu'en 1874 à la commune d'Ans
  • Bressoux appartenait jusqu'en 1871 à la commune de Grivegnée

Bassin de CharleroiModifier

Recensement linguistique Année 1866 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947
Charleroi Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
11.852
1.768
14,92%
16.339
1.290
7,90%
20.652
2.515
12,18%
23.193
2.616
11,28%
27.174
2.601
9,57%
26.647
2.127
7,98%
27.866
1.990
7,14%
24.846
1.834
7,38%
Châtelineau Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.185
237
4,57%
8.283
1.016
12,27%
10.188
816
8,01%
12.519
1.330
10,62%
14.876
1.542
10,37%
15.573
1.057
6,79%
17.362
1.751
10,09%
16.772
1.612
9,61%
Couillet Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
4.673
569
12,18%
7.142
740
10,36%
8.323
765
9,19%
9.329
1.022
10,96%
10.751
962
8,95%
11.498
1.563
13,59%
12.145
1.053
8,67%
12.264
884
7,21%
Courcelles Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
7.458
68
0,91%
11.187
98
0,88%
12.652
269
2,13%
14.564
573
3,93%
17.310
1.008
5,82%
16.975
1.340
7,89%
17.219
1.323
7,68%
15.489
1.237
7,99%
Dampremy Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.012
286
5,71%
7.895
257
3,26%
8.940
564
6,31%
10.332
936
9,06%
12.055
1.627
13,50%
12.587
1.743
13,85%
12.507
1.692
13,53%
10.801
1.229
11,38%
Gilly Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
15.394
2.647
17,20%
17.716
2.233
12,60%
20.449
3.337
16,32%
21.423
3.837
17,91%
23.281
3.735
16,04%
23.593
3.294
13,96%
24.959
3.645
14,60%
23.027
2.208
9,59%
Jumet Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
15.363
296
1,93%
20.705
194
0,94%
23.927
473
1,98%
24.636
605
2,46%
27.061
719
2,66%
26.936
1.208
4,48%
26.615
1.319
4,61%
27.104
1.677
6,19%
Marchienne-au-Pont Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
7.600
563
7,41%
11.996
655
5,46%
15.153
1.320
8,71%
18.046
1.931
10,70%
20.718
3.195
15,42%
21.127
3.505
16,59%
22.594
3.622
16,03%
20.019
2.381
11,89%
Marcinelle Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.362
425
7,93%
9.237
566
6,02%
11.180
765
6,84%
13.409
895
6,67%
17.256
1.065
6,17%
19.009
1.800
9,47%
20.463
1.593
7,78%
21.412
1.653
7,64%
Monceau-sur-Sambre Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
3.370
62
1,84%
6.304
132
2,09%
7.151
217
3,03%
7.951
577
7,26%
8.527
508
5,96%
8.679
866
9,98%
9.031
1.271
14,07%
9.197
944
10,26%
Montignies-sur-Sambre Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
10.136
484
7,41%
13.325
711
5,46%
15.475
948
8,71%
17.613
1.384
10,70%
20.874
2.543
15,42%
22.294
3.034
16,59%
23.630
3.631
16,03%
22.137
2.411
11,89%
Roux Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
5.198
390
7,50%
7.514
445
5,92%
8.430
388
4,60%
9.064
411
4,53%
9.727
882
9,07%
9.910
909
9,17%
10.243
855
8,35%
9.242
641
6,94%

Bassin de La Louvière (Centre)Modifier

Recensement linguistique Année 1866 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947
La Louvière* Population totale:
Flamands:
Proportion (%):


11.859
1.556
13,12%
14.257
843
5,91%
17.570
1.447
8,24%
20.479
2.505
12,23%
21.435
2.989
13,94%
22.803
3.172
13,91%
20.468
2.836
13,86%
Bois-d'Haine Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
1.315
18
1,37%
1.654
37
2,24%
1.954
27
1,38%
2.398
269
11,22%
3.821
209
5,47%
4.047
296
7,31%
4.040
458
11,34%
3.911
415
10,61%
Haine-Saint-Paul Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
2.824
6
0,21%
4.253
85
2,00%
4.858
98
2,02%
5.940
209
3,52%
6.854
249
3,63%
7.144
447
6,26%
7.826
779
9,95%
6.648
641
9,64%
Haine-Saint-Pierre Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
2.568
8
0,03%
3.383
84
2,48%
4.186
150
3,58%
5.064
159
3,14%
6.827
545
7,98%
6.944
343
4,94%
6.886
677
9,83%
5.959
586
9,83%
Saint-Vaast Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
7.635
167
2,19%
1.255
3
0,24%
1.451
39
2,69%
1.578
41
2,60%
1.808
38
2,10%
1.893
23
1,22%
2.342
206
8,80%
2.701
347
12,85%
Houdeng-Aimeries Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
4.653
382
8,21%
5.921
207
3,50%
6.818
498
7,30%
7.115
467
6,56%
7.291
482
6,61%
7.426
398
5,36%
7.685
772
10,05%
7.119
683
9,59%
Houdeng-Gœgnies Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
4.354
54
1,24%
5.274
133
2,52%
6.031
162
2,69%
7.269
698
9,60%
8.133
772
9,49%
8.833
852
9,65%
8.753
1.150
13,14%
8.379
1.054
12,58%
Manage* Population totale:
Flamands:
Proportion (%):


'
2.678
65
2,43%
3.193
184
5,76%
3.703
284
7,67%
4.839
278
5,74%
5.088
280
5,50%
5.105
400
7,84%
4.978
387
7,77%
Fayt-lez-Manage Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
2.991
4
0,13%
3.574
25
0,70%
3.756
124
3,30%
4.043
147
3,64%
4.764
242
5,08%
4.920
298
6,06%
5.057
352
6,96%
4.914
473
9,63%
Strépy Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
2.403
2
0,08%
4.130
32
0,77%
5.070
73
1,44%
6.258
59
0,94%
7.270
138
1,90%
7.872
191
2,43%
8.100
292
3,60%
8.163
377
4,62%
Trivières Population totale:
Flamands:
Proportion (%):
1.083

'
1.375
4
0,29%
1.556
4
0,26%
1.997
100
5,01%
2.570
133
5,18%
2.869
322
11,22%
3.116
293
9,40%
3.223
381
11,82%
  • Jusqu'en 1869, La Louvière faisait partie de la commune de Saint-Vaast.
  • Jusqu'en 1880, Manage faisait partie de la commune de Seneffe.

Nota Bene: Dans le nombre d'habitants, ne sont pas repris ceux déclarés ne parlant aucune langue, c'est-à-dire les enfants de moins de 2 ans et cela pour les recensements à partir de 1900.

Effet de l'immigration sur la littérature wallonneModifier

La littérature wallonne (en tant que langue régionale) eut son siècle d'or durant le pic d'immigration flamande. Selon Steven Kellman c'est à cette époque qu'est apparue la littérature wallonne, que les pièces de théâtre et la poésie ont prospéré et que beaucoup de journaux et troupes de théâtrale furent fondées[5].

SourceModifier

NotesModifier

  1. « De eerste industriële revolutie ging Vlaanderen bijna geheel voorbij. Vlamingen immigreerden naar Wallonië (en andere regio's) om aan de armoede thuis te ontsnappen » ; Simposi Pompeu Fabra : Jornades Científiques de l'Institut d'Estudis Catalans, Secció Filològica, Volum 19, Volum 7 de Sèrie Jornades científiques Simposi Pompeu Fabra: Jornades Científiques de l'Institut d'Estudis Catalans, Secció Filològica, Joan A. Argenter, Institut d'Estudis Catalans, 2000, p. 304. (ISBN 8472835243), (ISBN 9788472835245)
  2. Yves Quairiaux, L'image du Flamand en Wallonie : Essai d'analyse sociale et politique (1830-1914), Bruxelles, Labor, , 126 p. (ISBN 2-8040-2174-2, lire en ligne)
  3. a b c et d (nl) Jef Abbeel, « 'Vlaamse migranten in Wallonië': veelzijdige thematiek », sur DeWereldMorgen.be, (consulté le 23 septembre 2019)
  4. Pascal Verbeken, La Terre promise; Flamands en Wallonie, Bruxelles, Le Castor astral, (ISBN 978-2-85920-801-1)
  5. (en) Steven Kellman, Switching Languages : Translingual Writers Reflect on Their Craft, Lincoln, University of Nebraska Press, , 153 p. (ISBN 978-0-8032-2747-7)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Poulain et Michel Foulon, « L’Immigration flamande en Wallonie : Évaluation à l’aide d’un indicateur anthroponymique », Revue belge d’histoire contemporaine, vol. 12, nos 1-2,‎ , p. 205-244 (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2016).
  • Guido Fonteyn (trad. du néerlandais par Erik Cuypers), Rue des Flamands : Le Périple des migrants flamands en Wallonie, Ottignies, Quorum, , 126 p. (ISBN 2-87399-016-3).
  • (nl) Guido Fonteyn, Boerenpsalm : Vlaamse boeren in Wallonië, Anvers, Manteau-Standaard, , 165 p. (ISBN 978-90-8542-068-2).
  • Pascal Verbeken (trad. du néerlandais par Anne-Laure Vignaux), La Terre promise : Flamands en Wallonie, Bègles, Le Castor astral, coll. « Escales des lettres », , 320 p. (ISBN 978-2-85920-801-1).
  • Idesbald Goddeeris (dir.) et Roeland Hermans (dir.), Migrants flamands en Wallonie : 1850-2000, Bruxelles, Racine, coll. « Campus », , 248 p. (ISBN 978-94-014-0146-3).

Liens externesModifier