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Siège de Charleroi (1667)

1667
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Siège de Charleroi.
Siège de Charleroi
Description de cette image, également commentée ci-après
Prise de Charleroi - 12 juin 1667,
par Adam François van der Meulen
Informations générales
Date 31 mai au
Lieu Charleroi, Pays-Bas espagnols
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du royaume de France Royaume de FranceDrapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Louis XIV
Turenne
Vauban
Francisco de Castel Rodrigo

Guerre de Dévolution

Batailles

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Coordonnées 50° 25′ 00″ nord, 4° 26′ 39″ est

Le siège de Charleroi est un épisode de la guerre de Dévolution. La ville de Charleroi, située alors dans les Pays-Bas espagnols depuis le traité des Pyrénées de 1659, est brièvement assiégée par les armées de Turenne avant de se rendre.

ContexteModifier

La construction de la forteresse de CharleroiModifier

Article détaillé : Forteresse de Charleroi.

Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée. Plusieurs places-fortes deviennent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défenses en direction de Bruxelles.

Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Le village de Charnoy, le long de la Sambre, est un des rares endroits propices à l'installation d'une forteresse et appartenant au comté de Namur (donc aux Pays-Bas). Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas.

La construction de la nouvelle forteresse commence vers la mi-septembre. Dès le début de la construction, informé par des espions, Louis XIV décide de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo envisage d'abandonner et même de démolir la forteresse qui a coûté 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quittent les lieux le 27 mai 1667[1].

L'avancée des troupes françaises au début du conflitModifier

En quatre jours 51 000 soldats ont pu être rassemblés entre Mézières et la mer. Ayant quitté Paris le [2], l'armée principale forte de 35 000 hommes, marche sous la conduite du roi lui-même, accompagné du maréchal Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne. À leur gauche, le corps d'armée du maréchal Antoine d'Aumont de Rochebaron avance en longeant les côtes de la Manche. Un troisième corps, commandé par le lieutenant général François de Créquy, protège l'armée principale sur son flanc droit. Le , les trois corps passent à l'attaque et envahissent ensemble le territoire espagnol[3]. Le fait d'y aller massivement avait pour but de garantir la supériorité numérique des Français et d'empêcher l'ennemi de se concentrer sur une seule colonne.

Les Pays-Bas espagnols étant mal préparés à un état de siège, son gouverneur le marquis de Castel Rodrigo constitue une armée de campagne en réunissant une milice et les quelques troupes espagnoles qu'il commande.

La France, qui combat également sur un autre front ou plutôt sur un autre flot, celui de la mer du Nord depuis le , veut maintenant s'en dégager afin de récupérer ses troupes pour les masser contre les Pays-Bas espagnols. Sur la terre ferme, les trois corps d'armée du roi sont près.

Un siège de trois joursModifier

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Document cartographique manuscrit du siège de 1667.

Le premier objectif est la forteresse de Charleroi située au niveau de la Sambre, frontière naturelle délimitant le nord et le sud des possessions espagnoles.

Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. La petite armée du marquis de Castel-Rodrigo essaie d’opposer une résistance face au siège français, mais elle n’y arrive guère surtout après que l'armée française eut détruit les fortifications protégeant la forteresse.

Le Maréchal de Turenne s’empare de Charleroi le . Louis XIV entre dans la ville le jour même et en ordonne la reconstruction. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Thomas de Choisy, Vauban donnant quelques indications pour les demi-lunes au nord et à la ville basse.

Par la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribuée à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

Notes et référencesModifier

  1. Anne Philippart, Charleroi était forteresse 1666-1871 : Notice historique, Charleroi, Société Royale d'Archéologie de Charleroi et Ville de Charleroi, , « La construction de la forteresse espagnole 1666-1667 », p. 13-16
  2. Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot et l'avènement du libéralisme, PUQ, 1987 - 806 pages, p. 195
  3. Jules Roy, Turenne - Sa vie, les institutions militaires de son temps, Paris, 1896, p. 236-244

Sources et bibliographieModifier

  • Colette Parmentier, « Le siège de Charleroi en 1667 », dans Charleroi était forteresse 1666-1871 : Notices historiques, Charleroi, Société Royale d'Archéologie de Charleroi et Ville de Charleroi, , p. 17

Voir aussiModifier

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