Marcinelle

section de Charleroi, Wallonie (Belgique)

Marcinelle
Marcinelle
Ancien hôtel de ville, inauguré en 1963[1].
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Charleroi
Code postal 6001
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Marcinellois(e)[2]
Population 23 604 hab. (1/1/2022[3])
Densité 1 785 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 51″ nord, 4° 26′ 38″ est
Superficie 1 322 ha = 13,22 km2
Localisation
Localisation de Marcinelle
Localisation de Marcinelle dans la commune de Charleroi
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Marcinelle

Marcinelle (en wallon : Mårcinele) est une section de la ville belge de Charleroi, située en Wallonie dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Le 8 août 1956, un incendie se déclara au charbonnage du Bois du Cazier, causa la mort aux 262 mineurs.

Étymologie modifier

Partie la plus petite de Marchienne. Le mot Marchienne signifie soit domaine de Marcius (nom gallo-romain), soit terres aux limites (du latin marca, via le germain marka et l'ancien français marche)[4].

Géographie modifier

Marcinelle est la deuxième plus grande section de Charleroi en nombre d'habitants (derrière Jumet). Sa partie nord-ouest est essentiellement industrielle et abrite des industries lourdes (sidérurgie, électricité lourde), la partie sud-est étant plus résidentielle, voire verdoyante et cossue. Cette dernière accueille le Centre de délassement de Marcinelle.

Marcinelle se situe légèrement au nord de la « Faille du midi » qui court du nord de la France à Liège presque à l'horizontale. Le sous-sol de de Marcinelle est constitué d'une variété de composants comportant des gisements de houille.

Limites modifier

Marcinelle est bornée au nord, par la Sambre qui la sépare des communes de Dampremy, de Charleroi et de Montignies-sur-Sambre ; à l'est, par les communes de Couillet, Loverval et Nalinnes ; au sud, par Nalinnes et Jamioulx, et à l'ouest, par Mont-sur-Marchienne et Marchienne-au-Pont[5].

Morphologie urbaine modifier

Quartiers modifier

  • La Villette. Au XIIe siècle, la partie nord-ouest de Marcinelle est très peu peuplée et constituée en grand partie de marécages. Elle comprenait toute la partie ouest de l'actuelle gare de Charleroi-sud jusqu'à la Sambre (actuel Boulevard Joseph Tirou)[6]. La chaussée de Mont-sur-Marchienne (actuelle Avenue Pastur) ne fut tracée qu'en 1840 et la Chapelle Beausart, dédiée à Saint Roch. était la seule construction que l'on rencontrait sur le côté nord de la rue Jules Bordet, alors rue Chapelle Beausart, à une trentaine de mètres de la grand-route actuelle. C'est vers 1860 que Michel Leclercq, tenancier d'un café situé à mi-côte de l'avenue Pastur (no 125-127), donnait le nom de « Villette » à un débit de boissons. La paroisse fut érigée en 1899, à l'initiative d'un vicaire de la paroisse-mère Saint-Martin, Monsieur l'abbé Deventer qui devint curé-fondateur. Elle fut placée sous le signe de Notre-Dame des VII douleurs[6].
  • Marcinelle-Centre.
  • Le XII ou Marcinelle-XII. Le no XII a pour origine le douze puits creusé en 1865 par les charbonnages de Marcinelle- Nord[7]. Aujourd'hui il y a des grandes surfaces sur le site de l'ancien puits.
  • Hauchies. Le hameau des Hauchies s'est formé au début du XIXe siècle, comme la Tombe, au carrefour des vieux chemins de la Tombe, Destrée et Huart-Chapel. C'est dans ce quartier que Paul-François Huart-Chapel érigea, en 1823, l'usine des Hauchies, comprenant plusieurs fours à puddler, des laminoirs, une fonderie, un marteau, le tout mû par la première machine à vapeur utilisée en métallurgie dans le pays de Charleroi. En septembre 1827, le premier haut-fourneau au coke du pays, adjoint à l'usine, fournit la première coulée de fonte de moulage. Les terrains et le château occupés par les usines de l'énergie, appartenaient au Prince-Évêque[8].
     
    Vue aérienne du quartier des Bruyères à Marcinelle et une partie du village de Jamioulx.
  • La Bruyère. Le quartier de la Bruyère est un plateau sablonneux d'une superficie de 20 hectares, situé sur le point culminant de la commune. Il tire son nom des bruyères qui font la parure depuis les temps les plus reculés[8]. Quartier qui se situe au sud de Marcinelle, un sanatorium avait été construit en 1929. Aujourd'hui le bâtiment a été démoli pour cause de vétusté, un nouveau bâtiment a été construit et sert maintenant une résidence pour personnes âgées[9].
  • Les Haies. D'origine médiévale, le hameau de Marcinelle-Haies était né de la volonté d'un seigneur de procéder en cet endroit à un défrichement forestier en vue d'y créer une « ville neuve ». Les lieux seraient restés agricoles, n'aurait été, milieu du XIXe siècle, l'exploitation de houille d'abord dans des cayats, ensuite dans des fosses de plus en plus profondes. À partir de 1860, la demande croissante en main-d'œuvre par le charbonnage du Bois du Cazier contribua largement au peuplement du hameau. En 1863, la construction d'une école communale est décidée. Les milieux ecclésiastiques décidèrent en 1869 d'y implanter une église : une école libre et le presbytère verront le jour à ses côtés[10].
  • Sart-Saint-Nicolas.
  • Cherbois. Le hameau du Cherbois, appelé autrefois les Trieux, est une agglomération remontant aux premiers âges de Marcinelle[11].
  • La Tombe. Ce nom a été donné à l'origine à un tumulus gallo-romain. Ce tumulus est situé à la cote 160, à la bifurcation des plus anciens chemins de Marcinelle. Quelques modestes habitations et une ferme existaient, dès le XVIIIe siècle, au croisement de ces routes[12].
  • Hublinbu.

Cités modifier

  • La cité-parc.
  • Cité de l'Enfance.
  • Cité Empain.

Lieux-dits modifier

  • Bierchamps.
  • Le Bois Planté.
  • Lagrange.
  • La Ferme Bal.
  • Le Champ de Courses.
  • Les Glacières.
  • Le Beau Site.
  • Belle-Vue.

Hydrographie modifier

  • Marcinelle est bordée au nord par La Sambre. La Sambre quitte Marchienne pour atteindre le territoire de Marcinelle à la limite ouest des importantes usines de Thy-Marcinelle[13]. Avant la construction du chemin de fer de Braine-le-Comte à Charleroi, en 1843, le ruisseau du Maheury faisait, en cet endroit, la limite entre les deux communes. Après avoir longé, sur une distance de près d'un kilomètre, les vastes installations précitées, Ia rivière passe en vue de l'ancienne chaîneterie, à demi enfouie par suite de l'affaissement de terrain occasionné par les travaux miniers, et atteint bientôt la nouvelle écluse. Celle-ci, construite sur le territoire de Marcinelle, en amont du pont de Louvain, mesure 110 mètres de longueur sur 12,50 mètres de largeur. avec un mouillage minimum de 3 mètres. Ces chiffres étaient respectivement, pour l'ancienne écluse: 42 mètres, 5,20 mètres et 2 mètres, Cette écluse permet le passage, en une seule manœuvre, d'un remorqueur tirant deux bateaux de 600 tonnes et deux de 300 tonnes. Ce travail d'art fut mis en service après le chômage de la navigation sur les biefs 12 et 13, situés en aval de l'écluse de Charleroi, qui permit de démolir l'ancienne écluse et d'approfondir les passes des ponts de Gare et de la Prison[14],[15].
  • Ruisseau de la Fontaine qui bout.
  • Ruisseau du Prince.
  • Ruisseau du Fond des Haies.
  • Ruisseau de l'Orgère.
  • Ry Oursel.

Bois modifier

  • Bois du Prince.

Terrils modifier

Les terrils de Marcinelle sont ceux de Saint-Charles, du Cerisier, des Hauchies et des Hiercheuses.

Histoire modifier

 
Le tumulus de Marcinelle[16] atteste une présence gallo-romaine.

Antiquité modifier

L'on note une présence romaine dans l'Antiquité dans le quartier de la Tombe. La rue de la Tombe, à cheval avec le territoire de Mont-sur-Marchienne conduit à un tumulus gallo-romain du IIe siècle apr. J.-C..

Moyen Âge modifier

La paroisse de Marcinelle est mentionnée pour la première fois en l’an 980 (Église Saint-Martin)[17] par le polyptyque de l'Abbaye de Lobbes. Comme Marchienne-au-Pont, elle faisait partie de la Principauté de Liège.

Le hameau des Haies fut fondé en 1255.

XIXe siècle modifier

Lors de l'attaque surprise des troupes napoléoniennes peu avant la bataille de Waterloo, le général Pajol est le premier en action : parti à 2 heures et demie du matin, dans la grisaille d'un « petit jour brumeux et lourd », le , il réussit le premier mouvement qui le mène à Marcinelle, à 8 heures et demie[18].

En 1878, les habitants du hameau des Haies souhaitaient séparer ce hameau de la commune de Marcinelle pour en faire une nouvelle commune.

XXe siècle modifier

 
L'ancienne maison communale détruite en 1944.

En 1907, ouverture du champ de course dans le bois de la Patte, rue de la Bruyère[19].

En 1909, essais infructueux du premier dirigeable construit par Albert Loudèche, de Marcinelle, sur la piste du champ de course[19].

Le 22 février 1919, le Premier Ministre d'Australie tenait un meeting sur la Grand'Place[20].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 28 octobre 1942, les Allemands opèrent de nombreuses arrestations dans les rangs des résistants belges de la Légion Belge de Charleroi dont le commandant de celle-ci, Alfred Servais. Ils sont condamnés à mort par le Tribunal de Guerre de Charleroi et fusillés par les Allemands au Tir de Marcinelle-Villette, le 2 juin 1943. Le corps d'Alfred Servais a été transféré au cimetière de Marcinelle, où il repose toujours, près de la pelouse d’honneur. Des commémorations patriotiques ont lieu périodiquement en souvenir de cet épisode au cimetière de Marcinelle. En juin 1957, un mémorial a été érigé derrière le stand de tir de Marcinelle où ont été exécutés Alfred Servais, le commandant Massart et cinquante patriotes belges[21]. Les autorités communales marcinelloises ont donné son nom à une rue de Marcinelle : la rue Major Alfred Servais[22].

La catastrophe du Bois du Cazier modifier

Le matin du 8 août 1956, la plus grande catastrophe minière de l'histoire de la Belgique se produisait au charbonnage du Bois du Cazier à Marcinelle. Elle fait 262 morts de 12 nationalités différentes, principalement d'origine italienne (136) et belge (95) et laissant derrière eux des centaines de veuves et d'orphelins. Cette catastrophe va à nouveau mettre à l'avant-plan les pénibles conditions de travail et de vie des mineurs, et déboucher sur l'arrêt de l'envoi de travailleurs italiens vers la Belgique pour travailler dans les mines ; 50.000 mineurs italiens avaient jusqu'alors déjà fait le voyage. La réglementation concernant la sécurité du travail va être également renforcée par la suite[23].

À la suite du drame du Bois du Cazier, des mesures ont été prises, notamment par la CECA. Aujourd’hui propriété de la Région wallonne et géré par l'ASBL « Le Bois du Cazier », l’ancien charbonnage, requalifié grâce aux fonds européens de l'Objectif 1, est un site culturel majeur du pays de Charleroi.

De nos jours, les activités minières ont cessé, seuls restent les terrils pour témoigner de celles-ci, dont le terril du Bois du Cazier. Celui-ci est aujourd'hui classé comme site de grand intérêt biologique à cause des nombreuses espèces végétales et animales qu'on y retrouve[24].

Fusion des communes modifier

Marcinelle est intégrée dans la ville de Charleroi, le 1er janvier 1977, à la suite de la loi sur la fusion des communes.

Démographie modifier

Évolution de la population[25],[26]
1801 1846 1900 1947 1977[27] 2001
699 2 103 14 234 23 091 26 295 23 094

Monuments, mémoriaux et bâtiments modifier

L'église Saint-Martin modifier

Le cimetière militaire modifier

  • Au cimetière de Marcinelle, le carré militaire avec le monument aux morts.

Autres monuments modifier

  • Monument à Jules Destrée ; situé sur la Grand-Place de Marcinelle et adossé à un muret derrière l’église romane Saint-Martin, un petit monument à Jules Destrée a été le lieu de commémorations liées au Mouvement wallon, à l’initiative de la commune de Marcinelle, à partir de 1950. Un autre exemplaire de ce buste, en pierre, se trouve au palais des Académies à Bruxelles et un troisième, en bronze lui aussi, est installé dans un des halls du palais de Justice de Bruxelles[29].
  • Monument de Paul Pastur, dans le parc près de l'hôtel de ville.
  • Monument à Jules et Édouard Cognioul, avenue Paul Pastur.
  • Plaque commémorative à René Dethier, directeur de la Jeune Wallonie, avenue Marius Meurée.
  • Monument aux victimes du Bois du Cazier, cimetière de Marcinelle.
  • Monument au roi Albert 1er, grand-place à proximité du monument Jules Destrée.
  • Mémorial aux résistants, fusillés au cours de la Seconde Guerre mondiale, au Tir national de Marcinelle-Villette.

Autres bâtiments modifier

  •  
    Un pavillon de la cité de l'enfance.
    Hôtel de ville, avenue Eugène Mascaux. L'Hôtel de Ville de Marcinelle avait été construit dans le style Second Empire, un classicisme éclectique alliant les architectures de l'antiquité gréco-romaine au néoclassicisme de l'Ancien Régime[30]. Cet hôtel de ville se trouvait sur la grand'place derrière l'église Saint-Martin, il est détruit par une bombe larguée par erreur. L'actuel hôtel de ville actuel a été construit par l'architecte Joseph André sur l'avenue Mascaux, la première pierre fut posée en 1956 et inaugurée en 1963.
  • Église Notre-Dame des sept Douleurs : elle se situe dans le quartier de La Villette. Sanctuaire néo-gothique en briques et calcaire bâti en 1905 par l'architecte Hector Leborgne de Gilly[31].
  • Résidence Albert, bâtiment construit en 1938 par Marcel Leborgne. Classé en 2010[32]. Au rez-de-chaussée on trouve un local du Cercle Royal de Bridge de Charleroi (jeux de cartes).
  • Église Saint-Louis, elle se situe dans le quartier des Haies construite en 1875 en style néo-gothique par l'architecte Émile Riez[33]. Une tour épaulée par une tourelle à pans coupés précède les collatéraux et une nef à cinq travées[34].
  • Siège de la société ACEC Transports, réaménagé par les architectes Dulière et Dossogne en 1989[35].
  • Église du Sacré-Cœur (ou du Quartier n°XII). Église décanale en moellons de grès dessinée par l'architecte Joseph André en 1927-1928[36].
  • Temple protestant. Construit pour les fidèles de l'Eglise réformée en 1906.
  • Cité de l'Enfance, ensemble de pavillons, construits par l'architecte Marcel Leborgne en 1938. C'était un ancien orphelinat reconverti en quartier résidentiel.
  • Pouponnière Le Berceau, construite de 1950 à 1955.
  • Le Home Joseph Cappelen, du nom du directeur gérant d'Amercœur (ainsi que du Bois du Cazier), était destiné à accueillir les ouvriers mineurs italiens célibataires ou isolés. Sa capacité était de 47 chambres à 2 lits et de 13 chambres à 4 lits, soit un total de 146 places. Inauguré le 6 janvier 1948 par le ministre Jean Duvieusart, le phalanstère du Bois du Cazier entra aussitôt en service et fonctionna comme tel durant de nombreuses années. C'est aujourd'hui un bâtiment scolaire dépendant de la Haute Ecole Provinciale de Hainaut-Condorcet[37].

Liste des Bourgmestres modifier

  • François-Joseph Larbalestrier, de 1820 à 1831, maire puis bourgmestre (Parti Catholique).
  • Alexendre Delgrouffre, faisant fonction de 1831 à 1833.
  • Stanislas-Louis Lebacq, de 1833 à 1846 (Parti Catholique).

Culture modifier

 
La Ruche Théâtre.

Théâtre modifier

La Ruche Théâtre, avenue Marius Meurée.

Bibliothèque modifier

Bibliothèque Jules Destrée, avenue Eugène Mascaux.

Bande dessinée : l'École de Marcinelle modifier

 
Première couverture du célèbre Journal de Spirou, paru en 1938 sous la direction du dessinateur Jijé.

En bande dessinée, l'École de Marcinelle est le surnom de l'équipe de dessinateurs affiliés au « Journal de Spirou », fondé à Marcinelle par Jean Dupuis en 1938.

L'École de Marcinelle, autour du dessinateur Jijé, est adepte de l'humour et de la caricature, et d'un dessin « au trait dynamique, naïf et tout en rondeur ». Les principaux dessinateurs de ce courant sont Franquin, Morris, Will, Tillieux, Jean Roba, Jidéhem, Peyo, Gos[39].

Folklore modifier

Marche Saint-Louis[40], cette marche se déroule dans le quartier des Haies le dernier dimanche d'août.

Marche du Sacré-Cœur, marche qui se déroule chaque mois d'octobre.

Enseignement modifier

Écoles dans le réseau communal de Charleroi modifier

  • Belle-Vue.
  • Cité-Parc.
  • Hublinbu.
  • Bruyère.
  • Centre.
  • Petite Chenevière.
  • École d'Enseignement adapté « Les Cerisiers ».

Autres écoles modifier

  • Athénée royal Jules Destrée.
  • EHTM, école hotellière tourisme Marcinelle.
  • Institut Médico-Pédagogique René Thône de Marcinelle.
  • École du Bois Marcelle.
  • École de L'Univers du Petit Prince.
  • École libre du XII (Institut Saint-Joseph).
  • École « Les Perles ».
  • École fondamentale Saint-Martin.
  • École libre de la Villette.

Économie modifier

Tissu économique modifier

Le nord-ouest, jouxtant Charleroi et Marchienne-au-Pont où l'on trouvait traditionnellement des industries lourdes accueille désormais également de grandes entreprises internationales de haute technologie :

La localité comporte encore de nombreux terrils, témoins d'un important passé minier, qui, verdurisés, deviennent des lieux de promenade.

Marcinelle est aussi le siège des éditions Dupuis (bande dessinée).

Santé modifier

Maisons de repos modifier

  • Maison de repos et de soins "Sart Saint-Nicolas", faisant partie du CPAS de Charleroi, rue de Nalinnes.
  • La Tramontagne, avenue Mascaux.
  • Notre Foyer, rue Cambier Dupret.

Hôpital modifier

  • Centre psychothérapeutique de jour Charles-Albert Frère, faisant partie du Grand Hôpital de Charleroi (CHdC), rue de Nalinnes.

Charbonnages modifier

Sous l'ancienne législation, il était de principe dans la région que les richesses minérales enfouies dans le sol étaient le domaine seigneurial. Le seigneur seul avait le droit de les extraire ou de les concéder moyennant certaines redevances réglées par conventions. Déjà en 1251, dans l'accord entre l'abbé de Lobbes et Nicolas, évêque de Cambrai, la permission d'ouvrir la terre dépend du seigneur. Toutefois, en certains endroits, des houillères appartenaient à la communauté. Il en était ainsi à Dampremy, à Jumet, à Châtelineau, à Gilly, à Auvelais. À Gilly, la communauté possédait des veines au Louvy qui étaient mises en adjudication chaque année, au début de janvier. En d'autres endroits, à Auvelais par exemple, les propriétaires pouvaient utiliser, sans autorisation spéciale, les affleurements. Mais on ne savait, en ce cas, où s'arrêtaient les droits du propriétaire superficiel, ni où commençaient ceux du seigneur. L'usage finit par consacrer que la houille proprement dite gisant d'ordinaire à une certaine profondeur, appartenait au seigneur et que la houille de la surface revenait aux particuliers[41].

Le charbonnage du Bois du Cazier modifier

Antérieurement à la concession du Bois de Cazier, accordée le 30 septembre 1822 à Mme. la douairière Desmanet, née vicomtesse de Propper, propriétaire des bols de Cazier et de l'Hublinbu, l'exploitation des affleurements situés principalement dans le Bon Bois, les bois de la Patte et de l'Hublinbu, a dû prendre une certaine importance d'après les excavations précitées[42].

Le un incendie dans la mine du Bois du Cazier fait 262 victimes. Le site a été récemment refondé et restauré en centre culturel et musée. Une marche funèbre porte le nom de « Marcinelle » en hommage aux victimes de cette catastrophe.

La S. A. des Charbonnages de Marcinelle-Nord modifier

Bien que l'exploitation de la concession (1 681 ha) qui fut accordée aux Charbonnages de Marcinelle-Nord commença après celle du Bois du Cazier, son expansion fut beaucoup la plus rapide grâce à sa fusion avec une usine métallurgique de Couillet, elle-même avantageusement située en bordure ou à proximité des voies de communication, qu'elles soient routières, fluviales ou ferroviaires. Dans ce but, la société minière avait procédé au fonçage d'un grand nombre de puits numérotés de 1 à 12 dans le sous-sol marcinellois. À la veille de la Première Guerre mondiale, des cinq sièges d'exploitation en activité que possédait encore la Société des Charbonnages de Marcinelle-Nord, trois les nos 10 (Le Cerisier), 11 et 12 étaient situés à Marcinelle (les deux autres, ceux du Péchon, nº 5, puis 25, et des Fiestaux, n° 24. se trouvaient à Couillet). En 1921, la société, avec l'ajout de diverses concessions sous les localités voisines, disposait d'une superficie de 2.300 ha. À la suite de sa fusion avec Monceau-Fontaine, furent fermés en 1932 les puits nos 11 et 12. Seul resté en activité, le puits n° 10 (Le Cerisier) arrêta l'extraction de charbon en 1966[43].

La Société de Marcinelle-Nord introduisit, en janvier 1912, une demande d'extension de concession qui ne devait avoir sa résolution qu'après la guerre, le 12 janvier 1921, date à laquelle fut accordée la concession des mines de houille gisant sur une étendue de 325 Ha 98 ares, sous le territoire des communes de Couillet, Bouffioulx, Loverval, Acoz Gerpinnes et Joncret, portant la superficie de la concession à 2307 Ha 39 ares. Enfin, le 3 octobre 1922, une petite rectification de la limite du Charbonnage de Cazier apportait à la Société une augmentation de 9 Ha 29 ares, élevant la superficie totale à 2.316 Ha 68 ares. En 1930, la Société Anonyme des Charbonnages de Marcinelle-Nord exploitait son gisement par cinq puits. La division de Couillet comportait deux sièges d'extraction: le N° 4, Sainte-Marie des Fiestaux, et le No 5, Blanchisserie. Ce dernier a été mis en creusement en 1910. La division de Marcinelle comportait trois sièges: les No 11, 12 et 10, dit Cerisier, qui a repris l'exploitation de l'ancienne concession de la Réunion de Mont-sur-Marchienne. L'extraction a été de 444.500 T., avec un personnel de 2.944 ouvriers. Les produits sont des charbons demi-gras et trois quarts gras. La fusion de Marcinelle-Nord avec Monceau-Fontaine, décidée par les assemblées générales extraordinaires tenues à Bruxelles les 2 et 22 décembre 1930, fut très funeste à l'industrie houillère de Marcinelle. Le puits d'extraction du Cerisier, avec un personnel de 370 ouvriers. resta seul en activité[44].

Transports modifier

Lieux publics modifier

Parcs modifier

Parc de l'hôtel de ville, rue de l'Hôtel de Ville, Parc Zenobe Gramme, rue Fernand Dineur.

Cimetière modifier

Cimetière de Marcinelle, rue des Sarts.

Sports modifier

Clubs modifier

Football : F.C. Charleroi.

Infrastructures modifier

Centre sportif de Belle-Vue, rue des Monts. Terrains de football du F.C. Charleroi.

Loisirs modifier

 
Le Centre de délassement en 2020.

Le Centre de délassement de Marcinelle est un centre de loisirs situé à cheval sur les communes de Marcinelle et Loverval, en Belgique. Il est entouré d'un domaine boisé de 150 ha parsemé de nombreux sentiers. Il comprend une piscine à ciel ouvert, des courts de tennis, un mini-golf, un parcours sportif et accrobranche, une plaine de jeux et des étangs. Il attire de nombreuses familles en été. Sur les courts de tennis, se dispute chaque année à la fin mai-début juin l'Astrid Bowl Charleroi, tournoi international de tennis pour juniors (masculin et féminin) sur terre battue (Astrid Bowl). Parmi les compétiteurs, l'on trouve d'anciennes futures vedettes internationales telles que Martina Navratilova, Justine Henin, Roger Federer et Gustavo Kuerten[45];

Personnalités modifier

  • Fernand Carette (1921-2005), artiste peintre né à Marcinelle ;
  • Jules Destrée (1863-1936), homme politique belge et avocat né à Marcinelle ;
  • Jacques Duquesne (1940-2023), footballeur belge ;
  • Angelo Galvan (1920-1988), sauveteur lors de la catastrophe du Bois du Cazier ;
  • Lucien Harmegnies (1916-1994), ministre, dernier bourgmestre de Marcinelle et premier du grand Charleroi en 1977 ;
  • Paul Pastur (1866-1938), député permanent de la province de Hainaut, il est le fondateur de l'enseignement provincial du Hainaut ;
  • Alfred Servais (1890-1943), chef de la résistance carolorégienne fusillé par les Allemands au Tir national de Marcinelle.

Jumelage modifier

 
Jumelages et partenariats de Marcinelle. 
Jumelages et partenariats de Marcinelle. 
VillePaysPériode
 Hirson Francedepuis
Manoppello Italiedepuis
 Schramberg Allemagnedepuis

Notes et références modifier

  1. Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11), , 64 p., p. 48-52
  2. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 31
  3. https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  4. Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Belgique, Éditions Racine, , 649 p. (ISBN 978-2-87386-409-5, lire en ligne), p. 400.
  5. Clause 1948, p. 15.
  6. a et b Bultot 1995, p. 179.
  7. Bultot 1995, p. 181.
  8. a et b Clause 1948, p. 23.
  9. L'ancien sanatorium se trouvait à la limite de Jamioulx.
  10. Lejeune et Pirson 2017, p. 55.
  11. Clause 1948, p. 24.
  12. Clause 1948, p. 22.
  13. Aujourd'hui l'aciérie Thy-Marcinelle.
  14. La prison a été démolie dans les années 1970, aujourd'hui la tour des finances est construite à son emplacement.
  15. Clause 1948, p. 16.
  16. Il se trouve derrière une habitation privée rue de la Tombe, il y a un arbre qui est planté à l'époque aujourd'hui mort.
  17. « Eglise Saint-Martin de Marcinelle », sur philagodu.be (consulté le ).
  18. 18 juin 1815, Waterloo par Robert Margerit, NRF Gallimard, dans la série Les trente jours qui ont fait la France.
  19. a et b Clause 1948, p. 83.
  20. Lejeune et Pirson 2017, p. 42.
  21. « A la mémoire du major Servais », Le Soir,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  22. « Servais, Alfred », sur Charleroi-decouverte,
  23. « La catastrophe minière du Bois du Cazier », sur www.charleroi-découverte.be
  24. « 2349 - Terril du Cerisier | Rechercher un site intéressant ou protégé | Sites | La biodiversité en Wallonie », sur biodiversite.wallonie.be (consulté le )
  25. Sauf 1977 - Michel Poulain (dir.), Ville de Charleroi : Atlas géostatistique des quartiers, Charleroi, , p. 55
  26. 1977 - Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum, , 466 p. (ISBN 2-930014-42-3), p. 337
  27. Fusion de communes en Belgique
  28. Patrimoine monumental de Belgique, tome 20, p. 146-148
  29. « Buste Jules DESTREE », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le )
  30. Lejeune et Pirson 2017, p. 9.
  31. Le patrimoine monumental de la Belgique, tome 20, p. 154.
  32. Patrimoine monumental de Belgique, tome 20, p. 151-152
  33. Le même architecte qui avais construit l'église de Lodelinsart aujourd'hui démolie.
  34. Bultot 1995, p. 177.
  35. Le patrimoine monumental de la Belgique, tome 20, p. 148.
  36. Le patrimoine monumental de la Belgique, p. 151.
  37. Lejeune et Pirson 2017, p. 93.
  38. Patrimoine monumental de Belgique, tome 20, p. 149
  39. [PDF] Les grands courants de la bande dessinée, Agnès Deyzieux, Le Français aujourd'hui, no 161, février 2008
  40. Du nom du saint patron de la paroisse.
  41. Bultot 1995, p. 136.
  42. Clause 1948, p. 174.
  43. Lejeune et Pirson 2017, p. 82.
  44. Clause 1948, p. 190.
  45. « Astrid Bowl », sur Le site du tennis belge (consulté le ).

Voir aussi modifier

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Articles connexes modifier

Bibliographie modifier

  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0, lire en ligne)
  • Redécouvrir son quartier sous un autre regard... Charleroi : Section de Marcinelle, Charleroi, Espace Environnement, , 22 p. (lire en ligne)
  • Emmanuel Brutsaert (Rédacteur en chef), Gilbert Menne (Secrétaire d'édition) et Johan De Meester (Mission photographique), Histoire et patrimoine des communes de Belgique : Province du Hainaut, Bruxelles, Éditions Racine, , 608 p. (ISBN 978-2-87386-599-3), p. 157-159
  • André Bultot, L'histoire de Marcinelle, Marcinelle, André Bultot, , 233 p.
  • Louis Clause, Aperçu historique de la commune de Marcinelle, Charleroi, Éditions J. Dupuis, fils et Cie, , 239 p.
  • Bernard Lejeune et Jean-Claude Pirson, Reflets du passé marcinellois, Nalinnes, coll. « Publication du syndicat d'initiative de Nalinnes » (no 12), , 126 p.
  • Tulia Adam, Marcinelle fleur du Pays Noir, Syndicat d'initiative marcinellois, , 29 p.

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