Paul Magnette

politologue et homme politique belge

Paul Magnette
Illustration.
Paul Magnette en 2012.
Fonctions
Président du Parti socialiste
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 15 jours)
Prédécesseur Elio Di Rupo

(1 an, 6 mois et 5 jours)
Prédécesseur Thierry Giet
Successeur Elio Di Rupo
Bourgmestre de Charleroi
En fonction depuis le
(9 ans et 2 jours)
Élection 14 octobre 2012
Réélection 14 octobre 2018
Coalition PS-MR-cdH (2012-2018)
PS-Ecolo-C+ (depuis 2018)
Prédécesseur Éric Massin
Ministre-président du gouvernement wallon

(3 ans et 5 jours)
Gouvernement Magnette
Législature 6e
Coalition PS-cdH
Prédécesseur Rudy Demotte
Successeur Willy Borsus
Ministre fédéral des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement
(Chargé des Grandes Villes)

(1 an, 1 mois et 11 jours)
Premier ministre Elio Di Rupo
Gouvernement Di Rupo
Prédécesseur Inge Vervotte (Entreprises)
Sabine Laruelle (Science)
Olivier Chastel (Coopération)
Michel Daerden (Villes)
Successeur Jean-Pascal Labille
Ministre fédéral du Climat et de l'Énergie

(3 ans, 11 mois et 15 jours)
Premier ministre Guy Verhofstadt
Yves Leterme
Herman Van Rompuy
Yves Leterme
Gouvernement Verhofstadt III
Leterme I
Van Rompuy
Leterme II
Prédécesseur Marc Verwilghen
Successeur Melchior Wathelet
Ministre wallon de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances

(5 mois et 1 jour)
Ministre-président Rudy Demotte
Gouvernement Demotte I
Prédécesseur Christiane Vienne
Successeur Didier Donfut
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Louvain (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique PS
Diplômé de Université libre de Bruxelles
Profession Professeur d'université

Paul Magnette Paul Magnette
Ministres-présidents wallons
Bourgmestres de Charleroi

Paul Magnette (/pɔl maɲɛt/) est un homme politique belge francophone membre du Parti socialiste, né le à Louvain.

Il grandit à Charleroi puis étudie la science politique à l'université libre de Bruxelles. Il y obtient une licence en 1993, et présente avec succès une thèse de doctorat six ans plus tard.

Il apparaît sur la scène politique après les élections législatives de 2007, où il résout par sa médiation la crise au sein du PS de Charleroi. Il devient ensuite ministre wallon de la Santé, puis au bout de quelques mois ministre fédéral du Climat et de l'Énergie. En 2011, il est nommé ministre fédéral des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement.

Il est élu bourgmestre de Charleroi et remporte une large majorité absolue au conseil communal au cours des élections d'octobre 2012. Désigné trois mois plus tard président du Parti socialiste, il démissionne du gouvernement fédéral. À la suite des élections régionales de 2014, il est investi ministre-président du gouvernement wallon à la tête d'une coalition avec le Centre démocrate humaniste, renonçant quelques mois plus tard à la direction du PS. Il s'illustre notamment par son opposition à l'accord de libre-échange CETA.

Renversé par une motion de censure en 2017, il retrouve pleinement ses fonctions maïorales, dans lesquelles il est facilement réélu à l'occasion des élections d'octobre 2018. Il retrouve en la présidence du Parti socialiste après la renonciation d'Elio Di Rupo puis devient ensuite informateur royal pour cinq semaines. À l'été , il se voit chargé d'une mission de pré-formation aux côtés de Bart De Wever, avant d'être désigné co-formateur en binôme avec Alexander De Croo.

Origines familiales et jeunesseModifier

Ses parents se sont rencontrés à Louvain durant leurs études puis ont déménagé à Charleroi, dans un quartier ouvrier de Marchienne-au-Pont. Sa mère, avocate, a toujours été très engagée socialement. Son père, médecin, a créé les premières maisons médicales[1]. Avec des parents communistes, portés par les luttes de l’après-Mai 68, Paul Magnette grandit dans un milieu résolument politisé à gauche. Ils ont fondé ensemble “L’autre Maison” à Roux, un lieu où les plus défavorisés pouvaient trouver des médecins, des avocats, des kinés, des infirmières[2].

Après la séparation de ses parents, Paul Magnette va connaître de nombreux déménagements dans les différentes entités de Charleroi, ce qui renforcera sa sensibilité carolo. Son père est mort précocement de maladie, à l’âge de 39 ans. Paul Magnette n’a alors que 17 ans et est l’aîné de deux frères et une sœur[3].

Son premier engagement politique sera sa participation en 1985 à la campagne « Touche pas à mon pote » de SOS Racisme[4],[2].  

Il a hésité à entreprendre des études de journalisme, avant de se tourner vers les sciences politiques[1].

À la fin de son cursus, il consacre son mémoire, publié en 1995[5], au poète Pier Paolo Pasolini[6].

Carrière académiqueModifier

Passionné de Tocqueville, il commence sa carrière dans l'enseignement lors de l'année académique 1999-2000 pendant laquelle il est professeur invité à l'IEP de Paris. Pendant l'année académique 2000-2001, il devient maître de conférence en science politique à l'ULB et est professeur invité à l'IEP de Bordeaux. Depuis l'année académique 2001-2002, Paul Magnette est professeur de science politique à l'ULB. Il est directeur de l'Institut d'études européennes de l'ULB de 2001 à 2007.

Il est également professeur invité à l'École supérieure Sainte-Anne de Pise entre 2001 et 2002, de l’université de Lausanne en 2005, et de l’Institut universitaire européen de Florence la même année. Une chaire Jean Monnet ad personam lui est attribuée en 2003. Il est membre de l’Académie royale de Belgique depuis 2013.

Spécialiste de la constitutionnalisation de l'Union européenne et des théories de la démocratie, il travaille sporadiquement sur le système politique belge et est régulièrement consulté par les médias sur des questions théoriques concernant l'Union européenne[7]. Il continue à échanger avec des universitaires sur ces questions, comme avec Thomas Piketty[8], et à donner des conférences consacrées à Pasolini[9] Tocqueville ou encore Machiavel.

Paul Magnette est l’auteur et coauteur d’une trentaine de livres et d’une centaine de chapitres et articles scientifiques, notamment en collaboration avec Olivier Costa[10], Renaud Dehousse, Justine Lacroix, ou encore Kalypso Nicolaïdis.

Il a également tenu une chronique dans les journaux De Morgen et De Standaard pendant plusieurs années.

Carrière politiqueModifier

Débuts au premier planModifier

Après les élections législatives du , Elio Di Rupo, alors président du Parti socialiste wallon, lui demande un rôle de médiation à la ville de Charleroi, dont de nombreux membres PS du collège échevinal sont inculpés dans différentes affaires de corruption. Paul Magnette obtient la démission des personnes inculpées et un nouvel accord de majorité PS-MR-cdH, avec Jean-Jacques Viseur comme bourgmestre. C'est la première fois que Paul Magnette exerce alors un pouvoir politique effectif. Quelques semaines plus tard, Di Rupo effectue un remaniement des membres socialistes du gouvernement wallon, et nomme Paul Magnette ministre : le , Paul Magnette prête serment et devient ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances de la Région wallonne.

Ministre fédéralModifier

 
Entre et , Paul Magnette est ministre du gouvernement fédéral.

Cinq mois plus tard, le , Paul Magnette est nommé ministre fédéral du Climat et de l'Énergie, qui comprend le Développement durable et l'Environnement dans ses attributions, au sein du gouvernement Verhofstadt III et du gouvernement Leterme I. Avec cette compétence fédérale, Paul Magnette rétablit le rapport de force entre les autorités publiques et la société de distribution électrique Electrabel par la mise en cause de la situation monopoliste du groupe historique, alors que le marché énergétique européen est libéralisé : il obtient une contribution des producteurs d’électricité nucléaire au budget fédéral 2008 afin de restituer aux consommateurs une partie de la rente perçue par les producteurs à la suite de l’amortissement accéléré des centrales nucléaires de Belgique. Sa nouvelle compétence fédérale lui permet également d'établir une politique sociale énergétique, à un moment où les prix du gaz et de l’électricité atteignent des sommets inédits en Europe.

Initiateur du « Printemps de l’environnement »[11], il encourage les différentes régions à coordonner leur politique environnementale et lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique. Lors des élections législatives fédérales du 13 juin 2010, il est candidat en tête de liste du Parti socialiste au Sénat. Au niveau fédéral, le PS totalise 13,6 % des voix et 7 sénateurs, soit une progression de trois points et deux élus ; le score personnel du ministre fédéral est de 264 167 voix.

Après une longue période de crise politique, le gouvernement fédéral d'Elio Di Rupo est assermenté le . Paul Magnette devient alors ministre fédéral des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement.

Bourgmestre de CharleroiModifier

 
Paul Magnette est élu bourgmestre de Charleroi en .

Deux ans plus tard, il se présente aux élections communales du 14 octobre 2012 comme tête de liste du PS à Charleroi. La candidature socialiste remporte une majorité absolue de 30 sièges sur 51 et lui-même se trouve élu bourgmestre avec plus de 24 000 votes nominatifs, soit 32,7 % des voix préférentielles obtenues par les candidats PS[12]. Choisissant de conserver pendant quelques semaines son poste de ministre fédéral pour clore le dossier de la réorganisation de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB), il se trouve en situation d'empêchement le jour de sa prise de fonction et désigne donc sa première échevine Françoise Daspremont comme bourgmestre faisant fonction[13],[14]. Pour former son collège communal, il constitue une coalition avec le Mouvement réformateur et le Centre démocrate humaniste[15].

Au cours d'une réunion extraordinaire tenue le , le bureau du Parti socialiste accepte de décharger le chef du groupe à la Chambre des représentants Thierry Giet de ses responsabilités de président faisant fonction. Les dirigeants du parti proposent à Paul Magnette de lui succéder, ce que ce dernier accepte avant d'indiquer le nom de Jean-Pascal Labille pour le remplacer comme ministre fédéral, un choix validé par l'exécutif socialiste[16].

Lors de son premier conseil communal le , il annonce ce qu’il considère être ses priorités pour la Ville telle la redynamisation des centres urbains, l’essor de la mobilité douce, l’option de la culture comme levier important pour le redéploiement économique ou encore des efforts en matière de Charleroi ville verte, confirmant son désir de relever un « défi carolo »[17],[18].

Il postule à un second mandat au cours des élections communales du 14 octobre 2018. Il y remporte 22 475 voix de préférence, soit 33 % des suffrages préférentiels de la liste du PS[19]. Avec 41,3 % des voix, celle-ci conserve de justesse sa majorité au conseil communal, totalisant 26 élus sur 51[20]. Après avoir échoué à former une coalition avec le Parti du travail de Belgique (PTB)[21], le bourgmestre s'associe finalement dans une alliance tripartite avec Ecolo et le parti local C+ ; dans le collège communal, Paul Magnette s'attribue les compétences en matière de budget, de sécurité, d'aménagement, de nature en ville et de communication, et nomme Julie Patte première échevine en remplacement de Françoise Daspremont, qui devient quatrième échevine[22].

Premier mandatModifier

 
Paul Magnette propose en 2013 de créer un poste de bouwmeester.
 
Nouvelle identité graphique pour Charleroi en 2015.

Paul Magnette propose en au collège communal de lancer un appel à candidatures afin de créer le poste de Charleroi Bouwmeester[a], s’inspirant du statut existant déjà en Flandre et à Bruxelles. Georgios Maïllis est nommé en 2013 et est reconduit pour un deuxième mandat en 2018[23] afin de mener une série de chantiers architecturaux et urbains mais aussi culturels et graphiques[24].

Un vaste projet de restructuration du secteur nord-ouest du centre-ville, baptisé Charleroi District Créatif est lancé en . Il est initié par la Ville et le Bouwmeester avec l’appui Fonds européen de développement régional[25]. Cette même année 2014, est publié « Charleroi Métropole, Un schéma stratégique 2015 – 2021 », qui présente tous les projets qui seront développés par la ville de Charleroi et dans lequel Paul Magnette expose que la vile " est entrée dans une phase de profonde rénovation"[26].

En , la nouvelle identité graphique de la ville de Charleroi est dévoilée, symbolisée par un nouveau logo, un "C" surmonté d'un pictogramme en trois triangles[27],[28].

En , la Région wallonne approuve le Left Side Business Park, un périmètre de remembrement urbain initié par la Ville et le Bouwmeester[29]. Le site, visant une augmentation de l'activité urbaine et économique en créant un quartier mixte de bureaux et de logements dans un très vaste périmètre[30], comprendra notamment la future tour de la FGTB, des tours résidentielles et la cité administrative qui, selon Paul Magnette, devrait être opérationnelle en [31],[32].

Inauguré en , le centre commercial Rive Gauche marque le renouveau de la ville Basse[33] grâce à une surface exploitable de 38.000 m², des centaines d'emplois créés et des millions de visiteurs annuels.

En , Paul Magnette présente, avec le ministre wallon de l'Économie Jean-Claude Marcourt, le Plan CATCH Catalysts for Charleroi, visant la croissance de l’emploi dans la région de Charleroi d’ici 2025, et la création de 10 000 emplois sur le site réaménagé de Caterpillar à Gosselies, racheté pour un euro symbolique[34],[35],[36]. De nombreux secteurs seront développés ou renforcés comme les activités aéroportuaires et logistiques, l’industrie créative, le secteur digital, la santé, le Biopark, véritable pôle d'excellence consacré aux différentes biotechnologies[37]... La mobilité est aussi un point important, avec notamment une amélioration des connexions entre le centre-ville de Charleroi et Gosselies grâce à une extension de la ligne de tram existante et la création d'un nouvel échangeur routier[38].

Deuxième mandatModifier

Au printemps 2019, le Carol’Or, première monnaie « locale citoyenne et solidaire » de la région de Charleroi, est lancée afin de soutenir les commerces et prestataires de services locaux[39]. Les premiers billets sont officiellement mis en circulation le . Avec la crise du Covid en 2020, et dans le cadre de son Plan de relance, la Ville de Charleroi distribue un titre de 20 Carol’Or à chaque habitant de Charleroi, à dépenser dans les commerces locaux. Initialement prévue au , la date de validation de ces titres est reportée au . Il est également décidé qu'à partir du , un titre peut être échangé en monnaie Carol'Or[40],[41]

Présenté en 2019, le Projet de ville établit la participation citoyenne et la cohésion sociale parmi les axes principaux de la politique que Paul Magnette entend poursuivre[42]. La ville met en place un conseil communal citoyen, des Conseils de participations et des Relais de quartier ou encore augmente les budgets participatifs[43].

Parallèlement, un plan communal de développement de la nature est instauré. Paul Magnette annonçait, dès 2018, son souhait d’inclure le poste de « Nature en ville » dans ses attributions de bourgmestre[44]. La fonction vise la promotion et la valorisation de tous les espaces verts, terrils, parcs, carrières, la protection de la biodiversité, une cartographie des espaces verts, la plantation d’arbres. L'asbl Charleroi Nature, communément nommée Chana et qui s'occupe de la valorisation du patrimoine naturel de la Ville de Charleroi, s’est vue confier la coordination de ce Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN)[45],[46]. Le quartier pilote choisi pour initier ce projet de végétalisation est celui de Dampremy. Paul Magnette: "Nous allons pouvoir y apporter une multitude d’interventions...: végétaliser le cimetière, réaménager des aires de jeux dans le parc, retracer un parcours sur les terrils…. Il existe un deuxième projet-pilote que nous aimerions lancer : la Cité Parc à Marcinelle. Il s’agit d’une tout autre typologie urbaine, avec 1000 logements sociaux, de grandes tours, des petites cités jardins... Avec la Sambrienne, la société de logements, mais aussi les habitants nous voulons recréer des étangs, des potagers, des vergers… Installer une nouvelle diversité naturelle. »[47]

La stratégie de "Nature en ville" se concentre sur 5 axes: Super Sambre, Nature Urbaine, Cité de l'Alimentation, Réservoirs Écologiques et Itinéraires de Découvertes[48],[49].

En 2020, la Ville annonce la programmation de la rénovation de 17 places et squares à Charleroi[50].

Dans le cadre des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 en Belgique, la commune décide en que chaque habitant recevra 20 euros à dépenser dans les magasins, le secteur Horeca (hôtellerie, restauration, cafés), et même le secteur associatif. Un total de 4 millions d’euros est débloqué[51],[52].

Un espace mémorial baptisé "Entre terre et ciel" est prévu à la place de la maison de Marc Dutroux à Marcinelle. Sur une décision de la Ville et de Charleroi Bouwmeester, avec consultation des parents des enfants victimes, le lieu appelle au recueillement. « La commune voulait la remplacer par un mémorial mais nous comprenions aussi la position des parents. Nous sommes finalement tombés d’accord sur l’idée d’un mémorial. C’est important pour la Ville et pour les familles qui ont été profondément marquées. Un jardin, c’est symbole de vie. Il sera surélevé et aura vocation d’apaiser la mémoire. » déclare le bourgmestre Paul Magnette lors de la présentation du projet le 2 avril 2021[53]. Louisa Albert, maman de la petite Mélissa, souligne l'importance d'avoir été intégré au projet. "Ce jardin, c'est un lien entre nous et les petites" déclare-t-elle. Gino Russo, papa de la petite Julie, explique que les parents ont exigé "que les sous-sols restent accessible, pour peut-être de futures fouilles"[54].

Ministre-président du gouvernement wallonModifier

Au lendemain des élections régionales du 25 mai 2014, Paul Magnette est désigné par le bureau du PS comme chef de file en Région wallonne, où le parti est arrivé premier avec une majorité relative[55]. Il conclut ainsi une coalition avec le Centre démocrate humaniste (cdH) et devient ministre-président du gouvernement wallon deux mois plus tard, le  ; il succède ainsi à Rudy Demotte, qui cumulait cette fonction avec celle de ministre-président de la Communauté française de Belgique[56]. Étant de nouveau empêché, il transfère ses fonctions de bourgmestre à Françoise Daspremont mais ne la nomme pas « bourgmestre faisant fonction », ce qui lui permet de conserver notamment la présidence du conseil communal[57].

 
Paul Magnette porte en le refus du gouvernement wallon de ratifier le CETA.

En il s'oppose, au nom de son gouvernement et au terme de nombreuses séances de discussions, de réflexions, d’auditions pendant sept ans[58], à la signature de l'Accord économique et commercial global (CETA) entre l'Union européenne et le Canada, bloquant ainsi son processus de ratification et induisant le report du sommet Union européenne-Canada au cours duquel le traité devait officiellement être signé le [59], au grand dam des autres membres de l'Union et du Canada. Il justifie sa position en expliquant que la déclaration interprétative accompagnant le traité n’offrait pas assez de garanties[60],[61]. Son discours prononcé devant le Parlement wallon le sera évoqué par nombre de médias étrangers[62],[63],[64] notamment en France où il fera l’objet d’une émission spéciale d’Arte[65].

Son action est saluée et soutenue par onze universitaires canadiens, spécialistes des traités de libre-échange, par « une lettre ouverte dans laquelle ils demandent aux autorités wallonnes de résister aux pressions visant à leur faire changer de position sur le traité de libre-échange UE-Canada »[66].

À la suite de cette prise de position, la Wallonie a obtenu plusieurs amendements qui ont permis la signature du traité.

Alors que son gouvernement continue les ventes d'armes à l'Arabie saoudite, Amnesty International estime qu'il s'agit d'une violation du Traité sur le commerce des armes, signé par la Belgique, ces armes étant dans de nombreuses attaques « dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil » au Yémen[67]. Le gouvernement de Paul Magnette répond aux critiques en estimant que ces ventes devraient faire l'objet d'une politique commune de l'Union européenne[67].

 
Le libéral Willy Borsus remplace Paul Magnette à l'Élysette en .

Paul Magnette est contraint de quitter ses fonctions le , après que le Parlement wallon a voté à son encontre une motion de méfiance constructive par 39 voix pour et 35 voix contre en raison d'un renversement d'alliance du cdH en direction du Mouvement réformateur (MR)[68]. Ce changement de partenaire de la part des démocrates humanistes s'explique par la décision, prise le précédent, de rompre leurs accords avec les socialistes en raison de scandales politico-financiers, notamment l'affaire du Samusocial à Bruxelles[69]. Cédant ses fonctions le lendemain à son successeur libéral Willy Borsus après un entretien à l'Élysette[70], il choisit d'abandonner son mandat de député wallon pour conserver uniquement le maïorat de Charleroi afin de respecter ses engagements en matière de décumul, bien que son nombre de votes nominatifs l'autorise à exercer simultanément ces deux responsabilités[71].

Présidence du Parti socialisteModifier

 
En , Paul Magnette remplace Elio Di Rupo à la présidence du PS.

Paul Magnette annonce le sa volonté d'être candidat à la présidence du Parti socialiste, après qu'Elio Di Rupo a décidé d'abandonner cette responsabilité au profit du poste de ministre-président du gouvernement wallon. Lors du vote des militants organisés les et , Magnette est le seul candidat en lice et recueille 95,4 % des suffrages exprimés[72].

InformateurModifier

Alors que la Belgique se trouve sans gouvernement fédéral investi de la confiance des représentants depuis 164 jours, le roi Philippe annonce de manière plutôt inattendue qu'il confie à Paul Magnette une mission d'information en vue d'établir une coalition majoritaire à la Chambre des représentants ; il prend ainsi la suite de Geert Bourgeois et Rudy Demotte, qui avaient indiqué la veille avoir échoué dans leur mandat d'informateurs[73]. Il remet son premier rapport au monarque le , et ce dernier annonce qu'il le reconduit pour une semaine[74]. À cette occasion, Paul Magnette fait savoir qu'il a rencontré dix partis politiques et qu'aucun d'entre eux n'exclut par principe de participer au gouvernement ; il insiste sur plusieurs objectifs, notamment la hausse du taux d'emploi, le rétablissement des finances publiques, l'augmentation du budget de la police et de la justice qui font consensus, et dit ne pas être opposé à une nouvelle réforme institutionnelle[75].

Il remet un nouveau rapport intermédiaire le , après une semaine de consultations avec les partenaires sociaux, les associations de lutte contre la pauvreté et pour le climat. Il appelle les dix partis qui se disent prêts à intégrer un cabinet fédéral à la responsabilité, soulignant que le pays est en situation d'affaires courantes depuis bientôt un an et que cela a des conséquences notamment sur le budget de l'État et de la Sécurité sociale, même s'il admet que « nous avons développé un certain art de gérer de situations [et] que les gouvernements des Régions et des Communautés sont, eux, de plein exercice »[76]. Remettant son rapport final au souverain lors d'une audience au palais royal le , l'informateur demande à être déchargé de sa mission, estimant avoir défriché des convergences et solutions[77]. Le lendemain, le roi des Belges le relève effectivement de son mandat au profit de Joachim Coens du CD&V et Georges-Louis Bouchez du MR[78].

Pré-formateur avec Bart De WeverModifier

 
Entre et , Paul Magnette mène sans succès une mission de pré-formation en binôme avec Bart de Wever.

Le , Paul Magnette est chargé — conjointement avec le président de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) Bart De Wever — par le roi Philippe de « prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement qui s’appuie sur une large majorité » parlementaire. Cette mission confiée aux dirigeants du premier parti francophone et du premier parti flamand ressemble à celle d'un formateur mais sans que ce terme ne soit explicitement employé, et alors que le gouvernement n'est pas en situation d'affaires courantes, ce qui constitue un fait inédit selon Hugues Dumont, professeur de droit constitutionnel à l’université de Saint-Louis à Bruxelles[79]. Dans une vidéo qu'il publie sur ses réseaux sociaux, Paul Magnette indique se donner 50 jours pour réussir, et avoir comme priorités la préparation d'un plan d'urgence en cas de reprise de la pandémie de Covid-19, la mise en place d'un plan de relance pour soutenir l'économie face aux conséquences de la crise sanitaire, la consolidation de la Sécurité sociale — dont il affirme qu'elle a été mise à mal par la politique du gouvernement fédéral de Charles Michel — et la clarification du système institutionnel[80].

De Wever et lui remettent leur démission conjointement le , après que l'Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD) et le Mouvement réformateur (MR) d'un côté, Ecolo et Groen de l'autre leur ont demandé de dire clairement s'ils préféraient s'associer avec les libéraux et les écologistes ; les deux mandataires royaux se révèlent donc incapables d'élargir la « bulle des cinq » formée par la N-VA, le Parti socialiste, Socialistische Partij Anders (sp.a), Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V) et le Centre démocrate humaniste (cdH)[81]. Leur renoncement est accepté le lendemain par le roi Philippe, qui charge le libéral flamand Egbert Lachaert d'une mission de préformation[82].

Co-formateur avec Alexander De CrooModifier

 
Avec Alexander De Croo, Paul Magnette conduit avec succès la formation du nouveau gouvernement fédéral en .

Après la fin de mission réussie des pré-formateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau, parvenus à dégager une note de synthèse acceptable par le PS, le sp.a, le CD&V, l'Open VLD, le MR, Ecolo et Groen le [83], le monarque charge Paul Magnette, en binôme avec le vice-Premier ministre fédéral libéral néerlandophone Alexander De Croo, de former le nouveau gouvernement fédéral, sur la base de la « coalition Vivaldi » réunissant socialistes, chrétiens-démocrates (flamands uniquement), libéraux et écologistes[84].

Au soir du , les co-formateurs présentent un rapport au roi, qui les invite à conclure un accord de coalition dans les délais les plus brefs[85].

DistinctionsModifier

Prix académiquesModifier

Vie privéeModifier

Paul Magnette est père de quatre enfants, Jean (1997), Pauline (2000) et Victoire (2002)[89] nés de son premier mariage , et Louis (2014) avec sa compagne Maude Evrard[90].

Publications (liste partielle)Modifier

(classée chronologiquement - livres publiés ou dirigés uniquement)

  • De l'étranger au citoyen, construire la citoyenneté européenne, De Boeck Université, collection "L'homme, l'étranger" (direction) 1997.
  • De Maastricht à Amsterdam, L’Europe et son nouveau traité, Complexe, collection Études européennes (codirection), 1998.
  • Union européenne et nationalités - Le principe de non-discrimination et ses limites, Bruylant (codirection), 1999.
  • Gouverner la Belgique - Clivages et compromis dans une société complexe, PUF, collection "Politiques d’aujourd’hui" (codirection), 1999.
  • À quoi sert le Parlement européen ? - Stratégies et pouvoirs d’une assemblée transnationale, Complexe, collection "Études européennes" (codirection), 1999.
  • La citoyenneté européenne - Droits, politiques, institutions, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection "Études européennes", 1999.
  • La constitution de l'Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Études européennes", 2000, 201 pages, (direction).
  • Le nouveau modèle européen, Vol. I, Institutions et gouvernance, Vol. II, Politiques et relations extérieures, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Études européennes", 2000, 174 + 242 pages, (codirection, avec Éric Remacle).
  • Le souverain apprivoisé, l'Europe, L'État et la démocratie, Bruxelles, Complexe, collection "Études européennes", 2000, 250 pages.
  • La citoyenneté - Une histoire de l'idée de participation civique, préface de John Dunn, Bruxelles, Bruylant, 2001, 283 pages.
  • La constitution de l'Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, collection "Études européennes", 2002, 2e édition (direction).
  • (en) The Convention on the Future of Europe, Working Towards a Constitution, Londres, Federal Trust, 2003, with Jo Shaw, Lars Hoffmann and Anna Vergès Bausili.
  • Le régime politique de l’Union européenne, Paris, Presses de Sciences Po, 2006 [2e éd.], 287 pages.
  • Contrôler l’Europe - Pouvoir et responsabilités dans l’Union européenne, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection « Études européennes », 2003, 175 pages.
  • La grande Europe, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, Collection de l'Institut d'études européennes, (codirection) 2004.
  • Vers un renouveau du parlementarisme ? coédité avec O. Costa et E. Kerrouche, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, (codirection), 2004.
  • (en) What is the European Union?, Basignstoke, Palgrave, 2005.
  • (en) Citizenship - The history of an Idea, Londres, ECPR Book Series, 2005.
  • Au nom des peuples, le malentendu constitutionnel européen, Paris, éditions du Cerf, 2006.
  • Grandeur et misère de l'idée nationale, Liège, Luc Pire, 2011
  • La Gauche ne meurt jamais, Liège, Luc Pire, 2015
  • Pasolini ou la raison poétique suivi de Pasolini politique, Collection Essais, Éditions L’Arbre à paroles, Bruxelles, 2016
  • CETA Quand l'Europe déraille, Liège, Luc Pire, 2017
  • Le chant du pain, Petit traité de l'art boulanger, Photographies Jean-Pierre Gabriel, Renaissance du Livre, Waterloo, 2019

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le bouwmeester (ou maître-architecte) conseille le collège communal et le conseil communal en vue d’un développement urbain, paysagé et architectural cohérent.

RéférencesModifier

  1. a et b Martine Dubuisson , Mathieu Colinet et Béatrice Delvaux, « Paul Magnette au «Soir»: « Le PS n’est pas une religion mais un engagement spirituel» », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Martial Dumont, « Itinéraire d’un enfant de la gauche », L'Avenir,‎ (lire en ligne)
  3. « Magnette: "Je ne suis vraiment pas un grand frère sicilien" », La DH,‎ (lire en ligne)
  4. François Brabant, « Paul Magnette fut biberonné aux idéaux de gauche », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
  5. Paul Magnette, Pasolini : La passion politique (1995) (ISBN 978-2872460397).
  6. Guy Duplat, « Paul Magnette écrit sa passion pour Pier Paolo Pasolini », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne)
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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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